samedi 28 février 2026

Avortement - Parlement européen - Pétition - Succès mitigé - Pologne - Médecins condamnés -

 

La pétition pour l’avortement en Europe "My voice, my choice" obtient une avancée en demi-teinte.

Les femmes européennes pourront désormais avorter gratuitement dans le pays membre de leur choix. L’initiative citoyenne "My voice, my choice", une pétition européenne qui a rassemblé 1,12 million de signatures a obtenu gain de cause sur ce principe. Ce n’était pas précisément leur demande. D’où une certaine déception du côté des pétitionnaires. Mais les élus progressistes ont dû trouver un compromis face aux commissaires conservateurs et d’extrême droite. Une avancée en demi-teinte.

(…) Signe de l’ambiance au sein des institutions européennes, une altercation entre des élus italiens du parti d’extrême droite Fratelli d’Itallia et des élus socialistes du groupe de l’alliance progressiste du Parlement européen éclate en décembre 2025, à Strasbourg. La députée belge socialiste, Estelle Ceulemans était présente. Elle explique que "nous étions informés que des élus d’extrême droite avaient organisé une action anti-avortement avec des représentants des églises. Nous nous sommes rendus devant la salle où se tenait cette réunion et certaines de mes collègues italiennes se sont fait insulter. Un élu italien a hurlé sur une députée italienne "Vergogna, va a casa !" Ce qui veut dire "Salope, retourne à la maison". (Ndlr : Vergogna fait plutôt référence à la honte, à la disgrâce). Pour Estelle Ceulemans, cet incident est révélateur de la montée de l’extrême droite au sein du Parlement européen.

L’Europe n’aura peut-être pas répondu totalement aux attentes des pétitionnaires mais elle aura démontré que le principe d’initiative citoyenne qui oblige l’exécutif à se saisir d’un dossier à partir d’un million de signatures, apporte des résultats.

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Avortement

Pologne

3 médecins condamnés

Une femme morte d'un choc septique

Mis trop de temps à le pratiquer.

Contexte de l’affaire

En septembre 2021, Izabela, une femme de 30 ans, a été admise à l’hôpital de Pszczyna (sud de la Pologne) pour des complications graves liées à sa grossesse. Les médecins de l’établissement ont refusé de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG), estimant que le fœtus devait mourir naturellement avant toute intervention. La patiente est décédée peu de temps après, victime d’un choc septique  (sudouest.fr)

Réactions et contexte juridique

  • Manifestations : L’affaire a déclenché de vastes protestations contre les lois très restrictives encadrant l’IVG en Pologne. Le slogan « Pas une de plus » a résonné dans les rues  (cnews.f
  • Législation : La loi polonaise autorise l’IVG uniquement en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère. Avant la décision du Tribunal constitutionnel qui a interdit l’IVG en cas de malformation grave du fœtus, 98 % des IVG légales concernaient cette situation. Depuis, le nombre d’IVG légales a chuté à 411 en 2025, contre plus de 130 IVG clandestines par jour, selon Avortement sans frontières  (cnews.fr)
  • Appel : La défense a annoncé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême, contestant à la fois la culpabilité et la peine prononcée  (20min.ch)
  • 03 26 

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