samedi 4 avril 2026

Extrême droite - Némésis - Financement - Impôt - Défiscalisation - Streameuse Ultia et le CNC - Attaques - V. Bolloré - Cadeau fiscal -

 

V Bolloré

Bercy efface une amende de 320 millions d'euros

Beau cadeau fiscal.

Effacement de l’amende de 320 millions d’euros de Vivendi (groupe Bolloré)

Contexte de l’affaire

  • En 2004, Vivendi (propriété de Vincent Bolloré) a vendu sa filiale Vivendi Universal Entertainment à General Electric pour 8 milliards d’euros, dont 5 milliards ont été payés sous forme d’actions.
  • Ces actions ont été comptabilisées comme « titres de portefeuille » plutôt que comme « titres de participation ». Cette qualification a permis à Vivendi de déduire une perte de 2,4 milliards d’euros, économisant ainsi environ 800 millions d’euros d’impôts futurs.
  • Le fisc a jugé qu’il s’agissait d’une « erreur délibérée » et a imposé un redressement fiscal de 2,4 milliards d’euros et une amende de 320 millions d’euros (40 % du montant d’impôt évité) (20minutes.fr)

Effacement de l’amende par Bercy

  • Le ministère de l’Économie et des Finances (Bercy) a annulé l’amende de 320 millions d’euros sans fournir d’explication officielle.
  • Le Conseil d’État a confirmé le redressement fiscal mais a abandonné la majoration pour « manquement délibéré », estimant que l’incertitude juridique et la complexité des règles rendaient difficile la preuve d’une intention délibérée (lecanardenchaine.fr)
  • Le ministère des Comptes publics a déclaré que, puisque la pénalité n’aurait pas eu d’impact financier réel (la perte de déficit reportable n’augmentait pas les impôts dus), il n’y avait pas de matière à amende (npa-revolutionnaires.org)
  • Cette décision a suscité la protestation de la France Insoumise, qui a qualifié l’action de « scandale d’État » et a demandé des explications sur le « cadeau fiscal » accordé à un grand patron (20minutes.fr)

Résumé

  • Redressement fiscal : 2,4 milliards d’euros.
  • Amende initiale : 320 millions d’euros.
  • Effacement : Bercy a annulé l’amende sans justification officielle, se basant sur l’absence de preuve d’une intention délibérée et sur l’absence d’impact financier réel.
  • Réaction politique : LFI a dénoncé le geste comme un privilège accordé à Vincent Bolloré. (Qwant).

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Défiscalisation de Némésis

  • Némésis est un collectif d’extrême droite qui s’est déclaré association d’intérêt général.
    Cette déclaration permet à ses donateurs de bénéficier d’une déduction fiscale de 66 % sur le montant de leurs dons, ce qui constitue un financement public indirect pour le groupuscule (liberation.fr)

Enjeux

  • La défiscalisation permet à Némésis de mobiliser des ressources financières sans contribution directe de l’État, tout en bénéficiant d’une image de légitimité grâce à son statut d’intérêt général.
  • Les autorités et les partis d’extrême gauche considèrent ce dispositif comme un outil de financement de l’extrême droite et appellent à une dissolution du groupuscule.

« C’est un scandale, je ne vais pas laisser passer » – déclaration d’Éric Coquerel face à la découverte de la défiscalisation (liberation.fr)

En résumé, la défiscalisation de Némésis consiste en une déduction fiscale de 66 % pour les donateurs, ce qui constitue un financement indirect provenant de l’État. Cette pratique a suscité l’interpellation du gouvernement et l’appel à une enquête pour vérifier la légitimité de ce financement. (Qwant).

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Critique de l’extrême droite sur la streameuse Ultia et le CNC

Contexte de la polémique

  • Ultia (Carla Giardina) a été nommée membre d’une commission du CNC Talent (fonds d’aide à la création pour les plateformes sociales) le 25 mars 2026.
  • Lors d’un live Twitch, elle a déclaré qu’elle refuserait les projets d’extrême droite et qu’elle soutiendrait les dossiers de personnes qu’elle apprécie.
  • Ces propos ont été extraités et déformés par un compte X nommé TwitchGauchiste, largement suivi par des milieux d’extrême droite.
  • Le montage vidéo a été partagé plus de 7 millions de fois, alimentant une campagne de harcèlement contre Ultia et le CNC.

Points de la critique d’extrême droite

Point

Détails

Source

Accusation de partialité

Ultia aurait favorisé des projets de ses amis et rejeté ceux d’extrême droite, ce qui, selon les critiques, montre un conflit d’intérêts.

republicain-lorrain.fr

Déformation des propos

Le compte TwitchGauchiste a coupé les extraits pour les présenter comme un refus systématique de l’extrême droite, alors que Ultia a précisé qu’elle ne pouvait pas se noter elle‑même.

republicain-lorrain.fr

Attaque contre le CNC

Les milieux d’extrême droite ont utilisé ces propos pour décrier le CNC comme un organisme favorisant la gauche, prétendant que le fonds finance des projets « à gauche ».

humanite.fr

Réaction du CNC

Le CNC a déclaré que les propos de Ultia contraignaient l’obligation de neutralité, d’indépendance et d’impartialité des jurés, et a mis fin à ses fonctions avec effet immédiat.

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leparisien.fr

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