dimanche 10 mai 2026

Fascismomètre - Pétain - Glorification - Carpentras - Canet-en-Roussillon - Vierzon - Abolition de l'esclavage - Liévin - Mémoire ouvrière - Carcassonne - Syndicats -

 




Fascismomètre

1 - Liberté et participation.

2 - Vigilance les fissures

3 - Autoritarisme assumé

4 - Fascisme actif 

Fascismomètre

 Fascismomètre – niveaux d’autoritarisme

Niveau

Description concise

1 – Liberté et participation

Société démocratique où les droits individuels sont respectés et la participation citoyenne est encouragée.

2 – Vigilance les fissures

Signes d’érosion des libertés (censure partielle, discours populiste) mais les institutions restent majoritairement intactes.

3 – Autoritarisme assumé

Concentration du pouvoir, restrictions importantes des libertés publiques, opposition marginalisée.

4 – Fascisme actif

Régime totalitaire, idéologie fasciste affichée, suppression totale de la dissidence et contrôle complet de la société.

 Le site:

Fascismomètre - De la démocratie au contrôle total

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Ndlr : accidentelle, vous y croyez, vous ? La concordance des mairies fascistes est …fascinante…pour  l’émission de cette chanson…

Fascisme

Carpentras et dans le Roussillon

« Maréchal nous voilà »

Pétain glorifié le 8 mai, jour de la défaite du nazisme.

Diffusion accidentelle d’un chant pétainiste lors des commémorations du 8 mai

Contexte général

Le chant « Maréchal, nous voilà », à la gloire du maréchal Pétain et du régime de Vichy, a été diffusé à Carpentras (Vaucluse) et à Canet‑en‑Roussillon (Pyrénées‑Orientales) le vendredi 8 mai 2026, jour de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’événement a suscité une vive polémique, les autorités locales dénonçant une « manipulation politique » et la diffusion d’un hymne inapproprié à une journée de mémoire.

Carpentras

  • Diffusion : Le chant a été joué depuis les haut‑parleurs de la mairie vers 17 h 30, au milieu d’autres musiques liées à la Libération.
  • Réaction du maire : Hervé de Lépinau, élu Rassemblement national, a d’abord contesté les images, puis confirmé que le morceau avait bien été diffusé « à son insu ». Il a affirmé ne pas avoir été informé de la playlist et a accusé la précédente majorité de gauche d’être à l’origine de l’erreur.
  • Explication du prestataire : La radio associative RTV FM a présenté ses excuses, expliquant que le technicien de 33 ans avait ajouté le morceau par inadvertance à une playlist intitulée « 1939‑1945 en chansons – Le bal de la Libération », pensant l’avoir entendu dans le film Les Choristes.
  • Conséquences : Le maire a annoncé une plainte pour malveillance auprès du parquet de Carpentras, tandis que RTV FM a précisé que la municipalité n’était pas responsable.  (liberation.fr) 

Canet‑en‑Roussillon

  • Diffusion : Le même chant a été entendu lors d’une reconstitution de la Libération organisée par l’association MVCG Languedoc‑Roussillon.
  • Réaction de l’association : L’association a qualifié l’incident d’« erreur » et a indiqué que la chanson avait été immédiatement arrêtée et retirée de la playlist.
  • Responsabilité : La régie sonore, assurée par un prestataire de l’office de tourisme, a reconnu l’erreur et a assuré qu’elle n’était pas liée à une intention politique.  (actu.orange.fr)

Points clés

  • Nature de l’erreur : Toutes les parties impliquées (mairie, radio, association) reconnaissent qu’il s’agit d’une erreur de playlist et non d’une intention de glorifier Pétain.
  • Réactions politiques : Le maire de Carpentras a évoqué une « manipulation politique », tandis que les responsables de la radio et de l’association ont insisté sur le caractère accidentel de la diffusion.
  • Mesures prises : Le prestataire a présenté ses excuses, la municipalité envisage une plainte, et la chanson a été retirée des programmes.  (liberation.fr)

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Fascisme

Vierzon

Abolition de l'esclavage

Annulation de la cérémonie.

Annulation de la cérémonie d’abolition de l’esclavage à Vierzon

Contexte

En mai 2026, la municipalité d’extrême droite de Vierzon (Cher) a décidé d’annuler la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage, prévue le 10 mai. Cette décision intervient après la victoire d’une liste d’union d’extrême droite à la mairie, un bastion communiste depuis longtemps  (liberation.fr)

Motifs invoqués par la mairie

  1. Contraintes budgétaires – Le coût estimé de la cérémonie (dépot de gerbe, micro, etc.) serait d’environ 1 500 €
  2. Manque d’intérêt des habitants – L’événement ne rassemblerait pas suffisamment de participants, selon l’adjoint Yves Husté
  3. Non‑inclusion dans les journées nationales officielles – Bien que le décret du 31 mars 2006 institue une « commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage » le 10 mai, la mairie affirme que cette date ne figure pas parmi les 12 journées nationales reconnues

Réaction de l’opposition

Le député communiste Nicolas Sansu (PCF) a dénoncé la décision comme une faute de la municipalité d’extrême droite et a organisé, lui‑même, une cérémonie à 11 h le même jour, sur la place Aimé Césaire

.Il a souligné l’importance de rappeler que « il n’y a pas de races » et a invité la nièce de Aimé Césaire, Christelle Césaire, à lire des poèmes de l’écrivain martiniquais

En résumé

  • Décision : annulation de la cérémonie du 10 mai 2026 par la mairie d’extrême droite de Vierzon.
  • Justifications : coût de 1 500 €, faible participation, absence de reconnaissance officielle.
  • Contre‑action : organisation d’une cérémonie alternative par Nicolas Sansu pour souligner la mémoire de l’abolition et la lutte contre le racisme  (franceinfo.fr)

Cette situation a suscité une vive polémique locale, mettant en lumière les tensions entre la nouvelle majorité d’extrême droite et l’opposition communiste qui défend la commémoration officielle. (Qwant)

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Fascisme

Liévin

Dany Paiva

Drapeaux Décrochés

1er mai amputé.

Situation à Liévin – actions du maire Dany Paiva (RN)

Retrait des drapeaux étrangers

À la mairie de Liévin, le fronton a été dépourvu des drapeaux des États‑Unis, Canada, Royaume‑Uni, Belgique, Pologne et Russie. Le maire a demandé leur retrait, ne souhaitant afficher que le drapeau français (lemonde.fr)

Annulation de la cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai

Dany Paiva a décidé d’éliminer la cérémonie annuelle d’hommage aux mineurs, qui se tenait chaque 1ᵉʳ‑Mai avec les syndicats. Il a qualifié les syndicats de « propagande » et a maintenu uniquement le dépôt de gerbes en hommage aux 42 mineurs décédés lors du coup de grisou de 1974  (lcp.fr)

Contexte historique

Le 27 décembre 1974, un grisou a fait 42 morts parmi les mineurs de Liévin, marquant profondément la mémoire ouvrière locale 

La cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai servait à commémorer ces victimes et à rappeler les luttes ouvrières  (marianne.net)

Réactions

La décision a suscité de vives réactions politiques et sociales, dénonçant une tentative d’effacer la mémoire ouvrière et de supprimer une tradition locale  (lcp.fr)

En résumé, le maire Dany Paiva (RN) a retiré les drapeaux étrangers du fronton de la mairie et a annulé la cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai, ne conservant que le dépôt de gerbes en hommage aux mineurs de 1974, ce qui a provoqué une polémique autour de la suppression d’une tradition ouvrière. (Qwantt)

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Fascisme

Carcassonne

FSU, CGT, CFDT

Locaux retirés

Démocratie malmenée.

Situation à Carcassonne : retrait des locaux syndicaux

Le maire Christophe Barthès (RN) a décidé de retirer la mise à disposition des locaux municipaux aux organisations syndicales CFDT, Sud Solidaires, CGT et FSU. Cette décision a été prise à la suite d’une manifestation contre l’extrême droite organisée le 29 avril 2026 par le collectif Nous Carcassonne (lefilactu.fr)

Contexte de la décision

  • Date de l’annonce : 30 avril 2026, lors d’une séance du conseil municipal 
  • Motif invoqué : l’occupation des locaux par des syndicats ayant participé à la marche contre l’extrême droite 
  • Réponse des syndicats : ils qualifient la mesure de « mesure de rétorsion politique » et affirment qu’ils payent eux‑mêmes l’eau, l’électricité, l’assurance et assurent le nettoyage des locaux 
  • Réaction des syndicats : ils ont lancé une pétition en ligne (plus de 2 300 signatures) et ont sollicité le soutien d’autres unions locales 

Conséquences pour la démocratie locale

  • La décision est perçue comme une attaque directe sur les libertés syndicales et, par extension, sur la démocratie sociale de la ville 
  • Le maire a proposé la possibilité d’acquérir le bâtiment pour 300 000 € — une offre que les syndicats ont accueillie avec ironie  (lefilactu.fr)
  • Les syndicats soulignent que la Bourse du travail (où la CGT est installée depuis 89 ans) est un lieu historique de rassemblement et de formation (environnementsantepolitique.fr)

Position des syndicats

  • Sud Solidaires rappelle qu’ils accueillent régulièrement des salariés en difficulté et qu’ils ont accompagné plusieurs centaines de personnes en surendettement depuis 2016 
  • La CFDT a lancé une pétition pour conserver les locaux de la Bourse du travail  (lefilactu.fr)
  • Le bureau national de Solidaires a été alerté et étudie les recours juridiques possibles  (sudeducation11.fr)

Résumé

Action

Acteur

Conséquence

Réaction

Retrait des locaux

Christophe Barthès (RN)

Suppression de l’accès aux locaux municipaux

Retorsion politique, pétitions, soutien d’autres syndicats

Propositions d’achat

Christophe Barthès

Offre de 300 000 €

Ironie, refus des syndicats

Manifestation contre l’extrême droite

Nous Carcassonne

Participation des syndicats

Base de la décision du maire

En résumé, le retrait des locaux syndicaux à Carcassonne est perçu comme une interférence politique dans les activités syndicales, remettant en cause les principes de liberté d’expression et de démocratie sociale dans la commune  (lefilactu.fr)

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