Enseignement
Baccalauréat
Epreuve - Hauts-de-Seine
Dans un parking souterrain à Rueil-Malmaison
Les parkings souterrains sont des lieux où les températures peuvent devenir très élevées en période de canicule, ce qui pose des risques pour la santé (malaise, déshydratation, etc.). (Qwant)
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Passeport du civisme : endoctrinement réactionnaire des élèves.
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Aspect |
Description |
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Objectif officiel |
Proposer aux élèves de CM2 et aux collégiens un parcours « ludique et pédagogique » pour les amener à s’impliquer dans la vie de leur commune et à développer un « esprit de citoyenneté » (passeportducivisme.fr)
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Origine |
Créé en 2015, à la suite des attentats de Charlie Hebdo, par Maxence de Rugy, maire de Talmont‑Saint‑Hilaire (Vendée) (lecanardenchaine.fr) |
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Déploiement |
Présent dans plus de 500 communes, avec environ 100 000 élèves ayant « validé » le passeport à la fin de l’année scolaire (lecanardenchaine.fr) |
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Critiques principales |
• Instrumentalisation politique : un syndicat de la Vendée a dénoncé une « propagande politique » et une « instrumentalisation » des jeunes au profit d’une offensive réactionnaire (ouest-france.fr)
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• Militarisation et symboles : visites de bases militaires, parcours du combattant, présence de drapeaux et d’hélicoptères lors des cérémonies, perçus comme une glorification de l’armée et du nationalisme (humanite.fr) Réactions du corps enseignant |
Plusieurs enseignants et syndicats ont refusé de faire participer leurs classes, dénonçant un « temple du révisionnisme » et une atteinte à la liberté pédagogique (sudeducation85.org)
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Position du ministère |
Malgré le soutien affiché par le ministère de l’Éducation nationale sur le site du dispositif, le SE‑UNSA a obtenu en 2025 la reconnaissance officielle du refus d’agrément, poussant le ministre à retirer le logo ministériel des supports (se-unsa.org) |
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En bref
Le Passeport du civisme se présente comme un outil d’éducation civique, mais il suscite de vives critiques : des syndicats et des organisations de défense de la laïcité le qualifient d’instrument de droite, voire d’endoctrinement réactionnaire, en raison de pratiques imposées (uniformes, chants patriotiques, visites militaires) et d’un manque de neutralité politique. Plusieurs collectivités et enseignants ont donc choisi de ne pas y participer. (Qwant)
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Enseignement
Fascisme
Cérémonies patriotiques, militaires
Généralisation et obligation dès la rentrée scolaire.
Primaires, collèges et et lycées, publics ou privés sous contrat, ainsi que les établissements du réseau de l’enseignement français à l’étranger – doivent organiser chaque année une cérémonie commémorative en hommage aux « Morts pour la France ».
Principaux points de la mesure
Cette généralisation vient mettre fin à la pratique antérieure, où les cérémonies patriotiques et militaires étaient limitées à des projets volontaires ou à des établissements spécifiques (lycées militaires, clubs d’histoire). La mesure s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives récentes visant à renforcer la dimension civique et militaire de l’enseignement (service national volontaire, projets pédagogiques autour du 11 novembre) (blogs.mediapart.fr)
Risque de dépolitisation de l’éducation
- Imposer des rites patriotiques ou militaires à tous les élèves peut transformer l’école en un lieu de propagande plutôt qu’en un espace d’apprentissage critique.
- La neutralité pédagogique, pilier de l’enseignement public, est compromise lorsqu’on oblige les jeunes à participer à des cérémonies dont le sens idéologique n’est pas débattu.
2. Atteinte à la liberté de conscience
- La Constitution française garantit la liberté de pensée et de religion. Obliger chaque élève à assister à des cérémonies à caractère militaire ou national peut entrer en conflit avec ces libertés, notamment pour les familles qui, pour des raisons philosophiques ou religieuses, refusent toute forme de militarisation de la jeunesse.
3. *Effet de normalisation de la militarisation
- En intégrant systématiquement des rites militaires dans le calendrier scolaire, on banalise la présence des forces armées dans la vie civile.
- Cette normalisation peut réduire la capacité des jeunes à questionner le rôle des armées dans la société et à développer un regard critique sur les conflits armés.
4. Impact sur la cohésion sociale
- Les cérémonies imposées peuvent créer des fractures entre élèves qui les perçoivent comme un devoir civique et ceux qui les voient comme une contrainte.
- Au lieu de renforcer le sentiment d’appartenance, elles risquent de générer du ressentiment et de marginaliser les élèves ou les familles opposés.
5. Pédagogie et alternatives
- L’éducation civique peut être enseignée de façon interactive (débats, projets, visites d’institutions) sans recourir à des cérémonies obligatoires.
- Des initiatives volontaires, comme des journées de commémoration ou des rencontres avec des anciens, respectent davantage la liberté de choix tout en transmettant les valeurs républicaines.
6. Exemple de pratiques équilibrées
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Pratique |
Caractère obligatoire |
Objectif pédagogique |
Risque principal |
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Cérémonie du 14 juillet avec discours officiel |
Oui |
Célébrer la République |
Propagande |
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Projet « Histoire des droits humains » en classe |
Non |
Analyse critique |
Aucun (si bien encadré) |
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Visite d’une base militaire sur volontariat |
Non |
Découverte du rôle des armées |
Risque de militarisation si imposée |
Conclusion
Imposer dès la rentrée scolaire des cérémonies patriotiques et militaires à l’ensemble des élèves entre en conflit avec les principes de neutralité, de liberté de conscience et de pédagogie critique. Une approche volontaire, diversifiée et centrée sur le débat permettrait de transmettre les valeurs républicaines tout en respectant les droits individuels et en évitant la banalisation de la militarisation dans l’éducation. (Qwant)
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