Marguerite Yourcenar
Sur Virginia Woolf
Editions Gallimard
1989 - 2026
Est-ce que l’angoisse humaine s’apaise dans la contemplation paisible des choses, comme l’affirme M. Yourcenar ? Le débat est lancé. Je ne le crois pas. (1)
En 1937, elle rencontre Virginia Woolf inquiète, tourmentée, fragile, excessive. (p 23). (2)
En 1972, elle trouve que Virginia Woolf est sereine, nette, limpide. Tout le contraire ! (p 26).
Sur Poussin, en parlant de la Jeune fille de la « Sainte famille » par Whitcomb », elle parle d’une émotion sacrée et une autre mystique. Quelle est la différence ? (p 33) (3)
Elle décrit des figures lourdes, fortement charpentées. Les femmes sont italiennes et/ou romaines. (p 36).
Il s’est promené à Livourne et à Civita-Vecchia. (p 37). (4)
Le génie créatif de Mozart était un fleuve limpide dont la source est située à Salzbourg. Il est mort de tuberculose. (5) Son père était avide des revenus générés par son talent (tiens, tiens, le père de Britney Spears n’a rien inventé…). Mozart n’était pas aimable, mais sarcastique et sec. (6) Son mariage était malheureux. (7) (p 45).
Homère était un vagabond aveugle. (p 53). (8)
Marguerite YourcenarVocabulaire :
Un théorbe : (p 43) instrument à cordes pincées de la famille du luth, doté d’un long manche et de cordes graves supplémentaires, utilisé principalement à l’époque baroque pour accompagner le chant et les ensembles instrumentaux. (Qwant)
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(1) L’idée que la contemplation paisible apaise l’angoisse apparaît dans plusieurs courants philosophiques et pratiques :
- Stoïcisme : les stoïciens recommandent la réflexion sur la nature et la place de l’homme pour relativiser les émotions négatives.
- Bouddhisme / Méditation de pleine conscience : l’observation détachée des sensations et des pensées vise à réduire le stress et l’anxiété.
- Philosophie existentialiste : certains auteurs (ex. Camus) suggèrent que l’émerveillement devant le monde peut offrir un répit face à l’absurdité.
Ces approches partagent le principe que porter son attention sur des éléments extérieurs, calmes et harmonieux aide à diminuer la tension intérieure. (Qwant)
(2) Rencontre de Marguerite Yourcenar avec Virginia Woolf en 1937
En février 1937, Marguerite Yourcenar se rend à Londres pour rencontrer Virginia Woolf à la suite de la traduction de son roman The Waves (Les Vagues) pour les Éditions Stock. Cette visite, décrite dans plusieurs témoignages, a duré deux brèves heures et s’est déroulée dans une chambre de Bloomsbury, où Woolf l’a accueillie dans une atmosphère à la fois étincelante et timide (journals.openedition.org)
Cette rencontre a été saluée par Yourcenar comme une récompense précieuse pour son travail de traduction, et elle a renforcé son estime pour Woolf, qu’elle considérait parmi les grands virtuoses de la langue anglaise (fabula.org)
(3) Dans le seul extrait où le nom Whitcomb apparaît , il est mentionné parmi une liste de tableaux de Nicolas Poussin : Vénus et Adonis, La Sainte Famille, Whitcomb, La Crucifixion (yourcenariana.org)
Différence entre émotion sacrée et émotion mystique
Aspect | Émotion sacrée | Émotion mystique |
Objet | Le sacré (dieu, saint, lieu, rituel) | L’union ou la présence directe du divin |
Nature | Sentiment de respect, révérence, crainte (ex. awe, gratitude) | Sentiment d’extase, d’unité, d’ineffabilité |
Contextualisation | Se vit dans le cadre rituel ou communautaire (messe, pèlerinage) | Se vit souvent hors du cadre rituel, en expérience intérieure profonde |
Temporalité | Réaction à un symbole ou à un acte sacré | État prolongé de conscience transcendante |
Expression | Peut être partagée (chants, prières) | Souvent individuelle, difficile à verbaliser |
En résumé, l’émotion sacrée est une réponse affective à ce qui est considéré comme sacré, tandis que l’émotion mystique désigne une expérience intérieure de connexion directe et souvent ineffable avec le divin.
(4) Nicolas Poussin a bien voyagé vers l’Italie et s’est rendu à Livourne et à Civita‑Vecchia.
- Le journal de Rome de 1825‑26 rapporte qu’il a quitté Gênes en bateau, est arrivé à Livourne puis a continué vers Civita‑Vecchia, où il est arrivé le 15 août (omiworld.org)
- Le même itinéraire est mentionné dans Le voyage d’Italie, qui décrit le trajet de Livourne à Civita‑Vecchia après avoir quitté Pise (books.openedition.org)
- Dans les Archives de l’art français, on note qu’il était à Livourne le 13 juillet 1643, ce qui confirme son passage dans cette ville (dn790007.ca.archive.org)
(5) Les sources indiquent que la tuberculose n'est plus considérée comme la cause probable de la mort de Mozart, contrairement à des théories abandonnées depuis longtemps.
Les documents consultés ne confirment pas que la tuberculose ait été la cause définitive du décès de Mozart le 5 décembre 1791.
Au contraire, ils montrent que la question reste ouverte et que la tuberculose n’est qu’une des nombreuses hypothèses proposées.
- Liste des causes possibles
Un article de Slate.fr mentionne qu’une récente étude a réintroduit l’hypothèse d’une tuberculose parmi les 140 causes recensées
Cette mention se situe dans un contexte de « inflation de diagnostics »
- Contexte médical
D’autres sources évoquent des infections bactériennes, des maladies rénales, des fièvres (typhoïde, typhus, scarlatine) ou des complications méningococciques comme causes possibles
Aucune de ces hypothèses, y compris la tuberculose, n’est présentée comme vérifiée par des preuves concluantes.
- Conclusion
La tuberculose est donc une théorie parmi de nombreuses : elle n’est pas confirmée et ne constitue pas la cause officielle du décès de Mozart.
Les spécialistes continuent de débattre, et les données historiques restent insuffisantes pour établir une cause unique et définitive (slate.fr) - (6) Caractère général : décrit comme vif, plein d’humour et parfois impulsif.
- Sarcasme : plusieurs lettres et anecdotes montrent qu’il usait d’un ton ironique, surtout avec ses amis proches.
- Sévérité : pouvait se montrer exigeant et impatient, notamment lors de répétitions ou de compositions.
- Amitiés : malgré ces traits, il entretenait des relations chaleureuses avec de nombreux collègues et mécènes.
Sources principales : correspondance de Mozart, mémoires de ses contemporains (e.g. Leopold Mozart, Gottfried van Swieten).
(7) Mozart — son mariage
- Épouse : Constanze Weber (mariés le 4 avril 1782).
- Contexte : mariage arrangé par la famille de Constanze, qui espérait profiter du prestige de Mozart.
- Vie conjugale :
- Relations affectueuses, mais marquées par des tensions financières et des disputes fréquentes.
- Plusieurs enfants (six), dont deux sont morts en bas âge, ce qui a ajouté du stress.
- Mozart a souvent été absent à cause de ses engagements professionnels, ce qui a alimenté les conflits.
- Fin du mariage : Mozart est décédé en 1791, laissant Constanze veuve mais engagée à préserver son héritage.
En résumé, le mariage de Mozart avec Constanze était caractérisé par une affection mutuelle mais aussi par des difficultés économiques et des tensions domestiques, ce qui a pu le rendre « malheureux » à certains moments. (Qwant)
(8) L'image du « barde aveugle » est un lieu commun de la littérature grecque. Un personnage d'un discours de Dion Chrysostome remarque ainsi que « tous ces poètes sont aveugles, et croient qu’il serait impossible de devenir un poète autrement » ; Dion répond que les poètes se transmettent cette particularité comme une sorte de maladie des yeux[13]. De fait, le poète lyrique Xénocrite de Locres est réputé être aveugle de naissance[14] ; Achaïos d'Érétrie devient aveugle après avoir été piqué par des abeilles, symboles des Muses[15] ; Stésichore perd la vue parce qu'il a dit du mal d'Hélène de Sparte[16], et Démocrite s'ôte la vue pour mieux voir[17].
Tous les poètes grecs ne sont pas aveugles, mais la fréquence avec laquelle la cécité est associée à la poésie pousse à s'interroger. Martin P. Nilsson remarque que, dans certaines régions slaves, les bardes sont rituellement qualifiés d'« aveugles »[18] : comme le soutient déjà Aristote[19], la perte de la vue est supposée stimuler la mémoire. De plus, la pensée grecque associe très fréquemment cécité et pouvoir divinatoire : les devins Tirésias, Ophionée de Messène, Événios d'Apollonie ou Phinée sont tous privés de la vue. Plus prosaïquement, le métier d'aède est l'un des rares accessibles à un aveugle dans une société comme celle de la Grèce antique[20]. (Wikipedia)
On sait peu de choses sur sa biographie, mais on pense qu'il a vécu vers le VIIIe siècle avant J.-C. quelque part en Grèce. (Maestro vituale)
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