Droits humains
Pétition
2021.
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Ecriture cunéiforme.Complaint tablet to Ea-nāṣir, a complaint letter written in stone.
Tablette de plainte à Ea-nāṣir, une lettre de plainte écrite dans la pierre.
Tablette de plainte à Ea‑nāṣir
- Période : Vers 2000 av. J.-C. (dynastie d’Ur III)
- Langue : Akkadien (cuneiforme)
- Support : Argile cuite, format de tablette rectangulaire
- Destinataire : Ea‑nāṣir, marchand d’Ur (probablement un intermédiaire commercial)
- Auteur : Un client ou un représentant d’un producteur de céréales, identifié comme « l’expéditeur » dans le texte
- Objet : Réclamation concernant la qualité et la quantité d’une livraison de grain (orge) qui aurait été insuffisante ou détériorée. Le plaignant exige le remboursement ou la compensation.
- Contexte : Témoignage rare de la vie économique et juridique en Mésopotamie, montrant l’existence de contrats écrits et de procédures de plainte.
Extrait de la traduction (français)
« À Ea‑nāṣir, que la justice soit rendue : j’ai reçu votre cargaison d’orge, mais elle est partiellement brûlée et le poids est inférieur à ce qui était convenu. Remboursez‑moi la différence ou envoyez une nouvelle livraison conforme. »
Localisation actuelle
- Conservée au British Museum (catalogue BM 124963).
Importance
- Illustre les pratiques commerciales et les recours juridiques dans l’ancienne Mésopotamie.
- Fournit des données sur les mesures de poids, les termes contractuels et le vocabulaire juridique de l’époque.
Sources : publications académiques sur les archives d’Ur, catalogue du British Museum.
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Ecriture
Reçus fiscaux
Premiers écrits
Langage - 100 000 ans.
Écriture : premiers reçus fiscaux et l’âge de la langue
Les premiers textes écrits de l’humanité ne sont pas des poèmes ou des mythes, mais des reçus fiscaux et des inventaires.
- En Mésopotamie, les jetons d’argile (calculis) servaient à compter les marchandises, puis à être gravés sur des tablettes d’argile pour consigner les transactions commerciales ; ces tablettes sont les premières traces d’écriture cunéiforme (sciencepost.fr)
- De façon quasi simultanée, l’Égypte a développé les hiéroglyphes vers 3200 av. J.-C. pour étiqueter des jarres et tenir des registres administratifs (mnhn.fr)
Quand l’écriture est née ?
- Les premières écritures « réelles » (cunéiforme sumérien, hiéroglyphes égyptiens) datent d’environ 6000 ans avant notre ère : 3300 av. J.-C. pour la Mésopotamie et 3000 av. J.-C. pour l’Égypte (hominides.com)
- L’écriture a émergé indépendamment dans au moins quatre civilisations : Mésopotamie, Égypte, Chine (vers 1200 av. J.-C.) et la civilisation maya (300–900 ap. J.-C.) (fr.wikipedia.org)
La langue avant l’écriture
- La capacité de parler aurait existé depuis plus de 100 000 ans (ec-hardricourt.ac-versailles.fr)
Le fragment de tablette cunéiforme récemment découvert contient un texte d’une section du traité de Kadesh relative au traitement des réfugiés hittites et égyptiens à l’âge du bronze (vers 1269 av. J.-C.).
Contexte de la découverte
- Le fragment a été exhumé sur le site de Hattusa (actuelle Büyükkale, en Turquie), ancienne capitale de l’Empire hittite, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Il a été présenté officiellement le 21 septembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.
- Les fouilles ont été menées dans le secteur palatial de Büyükkale, près du bâtiment E.
Contenu du fragment
- Le texte correspond aux articles 12 à 20 du traité de Kadesh, rédigé en akkadien (langue diplomatique de l’époque).
- Il détaille des clauses spécifiques sur :
- L’extradition des réfugiés entre les deux empires.
- La protection de leur dignité et de leurs biens : les maisons des réfugiés ne devaient pas être détruites, et leur sécurité était garantie.
- Un principe humanitaire rappelant la protection des populations civiles, comparable aux idéaux modernes du droit international.
Signification historique
- Le traité de Kadesh (vers 1269 av. J.-C.) est l’un des plus anciens accords de paix documentés entre l’Égypte (pharaon Ramsès II) et l’Empire hittite (roi Hattusili III).
- Ce fragment confirme que les deux empires avaient déjà établi des règles précises pour gérer les mouvements de populations et les réfugiés, bien avant les conventions contemporaines.
- La version égyptienne du traité est gravée en hiéroglyphes sur les murs des temples (comme à Karnak ou au Ramesseum), tandis que les copies akkadiennes, comme ce fragment, étaient conservées à Hattusa.
Autres éléments clés
- Hattusa abrite les archives cunéiformes les plus riches du monde hittite, inscrites au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO depuis 2001.
- D’autres sections du traité sont conservées dans des musées (Istanbul, Ankara, Berlin, Saint-Pétersbourg).
- Les fouilles se poursuivent à Büyükkale, où d’autres fragments pourraient encore être découverts. (Qwant)





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