vendredi 12 juin 2026

Censure - Disclose - Egypte - Crimes d'état - France, complice -

 

Disclose visée pour les crimes d'Etat en Egypte avec une France complice

Anne Lavrilleux mise en examen.

Censure de l’enquête Egypt Papers et mise en examen d’Ariane Lavrilleux

Contexte juridique

·         Le parquet général de Paris a déposé, le 20 mai 2026, une demande de réouverture de l’enquête judiciaire sur l’enquête Egypt Papers publiée par Disclose en 2021.

    • Objectif : faire disparaître les informations sur la complicité française dans les crimes d’État en Égypte, notamment l’opération Sirli.

Demande : censure de l’enquête et du documentaire diffusé sur Complément d’enquête (France 2)

·         Le procureur a également reclamé la mise en examen d’Ariane Lavrilleux pour « appropriation et divulgation d’un secret de la défense nationale ».

Bien qu’elle ait bénéficié d’un non‑lieu en octobre 2025, le parquet général a fait appel de cette décision et sollicite désormais une nouvelle procédure pénale

·         La chambre de l’instruction doit se prononcer le 8 juillet 2026 sur la réouverture de l’enquête et la possibilité de la mise en examen de la journaliste  (disclose.ngo)

Historique des actions contre la journaliste

Date

Événement

Source

19 septembre 2023

Perquisition du domicile d’Ariane Lavrilleux et 39 heures de garde à vue

telerama.fr

3 décembre 2024

Convocation au tribunal de Paris pour une possible mise en examen

humanite.fr

17 janvier 2025

Audience prévue pour la mise en examen

humanite.fr

20 mai 2026

Demande de réouverture de l’enquête et de mise en examen

disclose.ngo

  • La journaliste a également fait l’objet de surveillance policière (géolocalisation, analyse de ses comptes bancaires, surveillance de ses déplacements) par la DGSI (telerama.fr)

 

Réactions de la communauté journalistique

·         Reporters sans Frontières a dénoncé l’acharnement judiciaire et la criminalisation inquiétante du journalisme.

    • La protection du secret‑défense ne doit pas servir à piétiner la liberté de la presse ni à vider de sa substance la notion d’intérêt public  (disclose.ngo) 

·         La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a condamné la convocation d’Ariane Lavrilleux et appelé à respecter le principe de protection des sources journalistiques.

·         Amnesty International a exprimé son inquiétude quant à la censure et à la perte de transparence sur les crimes d’État en Égypte, soulignant que la France serait complice via l’opération Sirli  (amnesty.org)

Enjeux

  • Liberté d’information : La censure de l’enquête empêcherait la diffusion d’informations d’intérêt public sur la complicité française dans des exécutions arbitraires en Égypte.
  • Protection des journalistes : La mise en examen d’Ariane Lavrilleux, déjà confrontée à des perquisitions et à une garde à vue, pourrait constituer un message d’intimidation envers les journalistes d’investigation.
  • Respect de la vie privée : Les mesures de surveillance et de saisie de données personnelles de la journaliste soulèvent des questions sur la proportionnalité et la légitimité des moyens utilisés par les services de renseignement.

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