Disclose visée pour les crimes d'Etat en Egypte avec une France complice
Anne Lavrilleux mise en examen.
Censure de l’enquête Egypt Papers et mise en examen d’Ariane Lavrilleux
Contexte juridique
· Le parquet général de Paris a déposé, le 20 mai 2026, une demande de réouverture de l’enquête judiciaire sur l’enquête Egypt Papers publiée par Disclose en 2021.
- Objectif : faire disparaître les informations sur la complicité française dans les crimes d’État en Égypte, notamment l’opération Sirli.
Demande : censure de l’enquête et du documentaire diffusé sur Complément d’enquête (France 2)
· Le procureur a également reclamé la mise en examen d’Ariane Lavrilleux pour « appropriation et divulgation d’un secret de la défense nationale ».
Bien qu’elle ait bénéficié d’un non‑lieu en octobre 2025, le parquet général a fait appel de cette décision et sollicite désormais une nouvelle procédure pénale
· La chambre de l’instruction doit se prononcer le 8 juillet 2026 sur la réouverture de l’enquête et la possibilité de la mise en examen de la journaliste (disclose.ngo)
Historique des actions contre la journaliste
|
Date |
Événement |
Source |
|
19 septembre 2023 |
Perquisition du domicile d’Ariane Lavrilleux et 39 heures de garde à vue |
|
|
3 décembre 2024 |
Convocation au tribunal de Paris pour une possible mise en examen |
|
|
17 janvier 2025 |
Audience prévue pour la mise en examen |
|
|
20 mai 2026 |
Demande de réouverture de l’enquête et de mise en examen |
- La journaliste a également fait l’objet de surveillance policière (géolocalisation, analyse de ses comptes bancaires, surveillance de ses déplacements) par la DGSI (telerama.fr)
Réactions de la communauté journalistique
· Reporters sans Frontières a dénoncé l’acharnement judiciaire et la criminalisation inquiétante du journalisme.
- La protection du secret‑défense ne doit pas servir à piétiner la liberté de la presse ni à vider de sa substance la notion d’intérêt public (disclose.ngo)
· La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a condamné la convocation d’Ariane Lavrilleux et appelé à respecter le principe de protection des sources journalistiques.
- Elle souligne que la mise en examen constitue une intimidation visant à déterminer ses sources (europeanjournalists.org)
· Amnesty International a exprimé son inquiétude quant à la censure et à la perte de transparence sur les crimes d’État en Égypte, soulignant que la France serait complice via l’opération Sirli (amnesty.org)
Enjeux
- Liberté d’information : La censure de l’enquête empêcherait la diffusion d’informations d’intérêt public sur la complicité française dans des exécutions arbitraires en Égypte.
- Protection des journalistes : La mise en examen d’Ariane Lavrilleux, déjà confrontée à des perquisitions et à une garde à vue, pourrait constituer un message d’intimidation envers les journalistes d’investigation.
- Respect de la vie privée : Les mesures de surveillance et de saisie de données personnelles de la journaliste soulèvent des questions sur la proportionnalité et la légitimité des moyens utilisés par les services de renseignement.
------------------------

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire