Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Définition
Le syndrome
des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble endocrinien
chronique caractérisé par un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et
hypophysaire. Il se manifeste principalement chez les femmes en âge de procréer
et est la première cause d’infertilité féminine (ameli.fr) Symptômes courants
Les
signes cliniques varient d’une femme à l’autre, mais les plus fréquents sont :
- Régularité menstruelle altérée :
cycles irréguliers, oligoménorrhée, aménorrhée, règles très abondantes
(ménorragies)
- Hyperandrogénie : excès d’hormones
mâles entraînant hirsutisme (pilosité excessive), acné
sévère, alopécie (perte de cheveux) et parfois chute des
cheveux
- Surpoids/obésité : corrélé à
l’infertilité et à la résistance à l’insuline
- Troubles métaboliques : fatigue,
hypertension, dyslipidémie, diabète de type 2
- Symptômes psychologiques :
dépression, anxiété, image corporelle négative
Causes et facteurs de
risque
Les
mécanismes exacts restent inconnus, mais plusieurs éléments sont impliqués :
- Facteurs génétiques : environ 20
gènes de prédisposition ont été identifiés; les antécédents familiaux
augmentent le risque de 30 %
- Facteurs environnementaux :
perturbateurs endocriniens, bien que leur rôle n’ait pas encore été clairement
démontré (ameli.fr)
- Dysfonctionnement hypothalamo‑hypophysaire
: taux élevé de LH, absence de pic LH à l’ovulation, sécrétion excessive
d’androgènes (aufeminin.com
Diagnostic
Le
diagnostic repose sur les critères de Rotterdam (2013) : présence de deux
des trois éléments suivants (medecindirect.fr):
- Hyperandrogénie clinique ou biologique
(acné, hirsutisme, alopécie).
- Oligo‑/anovulation (cycles
< 21 jours ou > 35 jours, ou absence d’ovulation confirmée par
dosage de progestérone).
- Morphologie ovarienne à
l’échographie : ≥ 12 follicules de 2–9 mm ou volume ovarien > 10 ml
sans kyste dominant.
Un bilan
hormonal (LH, FSH, androgènes, prolactine, TSH, AMH) est réalisé entre
le 2ᵉ et le 5ᵉ jour du cycle
Une échographie
abdominopelvienne transvaginale permet d’évaluer la structure
ovarienne
Complications
- Infertilité (cause la plus
fréquente d’anovulation) : 25–30 % des femmes SOPK sont infertiles
- Risque métabolique : diabète de
type 2, hypertension, dyslipidémie, stéatose hépatique non alcoolique (ameli.fr)
- Complications obstétricales :
diabète gestationnel, prééclampsie, accouchement prématuré, surtout en cas
de surpoids (medecindirect.fr)
Traitement
Le
SOPK n’est pas curable, mais les symptômes peuvent être gérés :
- Gestion du poids : activité
physique, alimentation équilibrée.
- Médicaments : clomifène ou
metformine pour induire l’ovulation, contraceptifs hormonaux pour réguler
les cycles, traitements anti‑androgènes pour l’hirsutisme (msdmanuals.com)
- Suivi médical : contrôle régulier
des paramètres métaboliques et hormonaux.
Le
traitement est symptomatique et continue jusqu’à la ménopause (medecindirect.fr) Traitements visant à
restaurer la fertilité
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Approche
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Objectif
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Exemple
de traitement
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Source
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Modification
du mode de vie
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Réduire
l’obésité, améliorer la sensibilité à l’insuline
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Régime
alimentaire, activité physique
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ameli.fr
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Médicaments
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Induire
l’ovulation
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Clomifène,
Letrozole
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msdmanuals.com
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Metformine
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Améliorer
la résistance à l’insuline
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500‑1000 mg/jour
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recomedicales.fr
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Assistance
reproductive
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FIV
ou IUI après induction
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En
cas d’échec des traitements médicaux
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msdmanuals.com
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