Laélia Véron & l’OIP-SF
Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison
Journal de 87 000 prisonniers (ndlr : et prisonnières)
Tracts Gallimard
N° 76
Mai 2026
Au 1er mars 2026, il y avait 87 126 prisonnier-ères dans les prisons françaises. (p 7)
L’univers carcéral est violent par excellence. (p 23) Ce n’est pas le « Club Med ». (p 31) Le budget augmente pour des prisons « toutes sécuritaires » (p 33) La surpopulation provoque un entassement d’humains (= entrepôt d’êtres humains) (p 57)
Tout est fait pour faire taire les détenu-es. Leurs écrits sont censurés. Il existe un journal « L’Envolée ». (1) L’association OIP-SF publie « Dedans-dehors ». (2)
Est-ce que la prison sert à quelque chose ? Croit-on encore à notre humanité partagée ? (p 61)
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Durée moyenne en prévention |
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Sarkozy |
3 semaines |
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Pour les autres, en 2025 |
3,8 mois |
(p 5)
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Durée de la détention provisoire |
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Correctionnelle |
Criminelle |
En réalité |
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4 à 6 mois maximum |
1 an maximum |
Des années, à cause du manque de moyens. |
(p 13)
L’isolement :
L’isolement est un emprisonnement dans la prison. Le Conseil de l’Europe demande de ne pas dépasser 24 heures et d’y mettre fin le plus rapidement possible ; (p 16)
La prison de Saint-Martin-de-Ré présente de gros problèmes. La prison est isolée et aucune visite n’y est autorisée. Pas de formation ni de travail. (p 51)
Les quartiers disciplinaires :
En 2022, il y a eu 583 tentatives de suicide.
Il y a des demandes de la suppression des quartiers disciplinaires. (p 27) Ndlr : et celle de la prison ?
Les parloirs :
Après deux ou trois semaines de demande de parloir, le sésame peut être obtenu. (p 18)
Le portail en ligne est souvent saturé, mais quand la visite de 30 à 41 minutes est obtenue, les visiteuses sont fouillées, avec retrait du soutien-gorge (ce qui est humiliant devant tout le monde). Les enfants peuvent avoir une fouille à nu. (p 21)
La surpopulation rend impossible le droit de 3 visites par semaine. (p 20)
La misère sociale :
1/5e des détenu-es a été scolarisé-e
10% des détenu-es sont illettré-es
½ des détenu-es sont sans diplôme. (p 32)
Les SDF ont 5 fois plus de chance d’aller en détention provisoire. Leur comparution immédiate est multipliée par trois.
A l’entrée en prison, le taux de pauvreté est de 45% A la sortie, il est de 70%.
30% des détenu-es vivent avec 30 euros par mois. (p 41)
Il faut entre 300 et 400 euros par mois pour avoir une vie décente en prison. (Source Emmaüs) (p 42)
7 000 détenu-es dorment sur un matelas posé à même le sol. (p 54)
L’appauvrissement de la famille du détenu :
La famille doit payer pour tout : la télévision, le téléphone, les transports, l’hébergement pour les visites, etc. (p 21)
Les troubles psychologiques :
2/3 des hommes et ¾ des femmes présentent des troubles à la sortie de la prison. (p 28)
Les soins de santé :
Il n’y a pas de dentiste, de cardiologue, de kinésithérapeute, d’ophtalmologiste, de gynécologue. On leur donne des anti-douleurs, sans autres soins. (p 29)
Les droits fondamentaux à la culture :
Darmanin, en 2025, a interdit la pratique du yoga, des jeux de société, de la musique, du théâtre, des conférences. (p 34) Après des polémiques sur le « luxe » de la culture en prison, le droit à la culture est nié. (p 35)
La violence :
Il y a clémence pour les gardien-nes de prison. (p 38)
Les tans-genres :
Iels vont en prison pour hommes, à l’isolement. (p 39)
Les femmes en prison :
Elles sont les grandes oubliées. Elles représentent 3,4% des détenu-es. En 2026, elles vont à Rennes, en Maison centrale, et à Versailles. (p 44 et 45)
En 2025, 16 bébés y sont né-es. Iels restent avec leur maman jusqu’à leur 18 mois.
Les femmes ne bénéficient d’aucune activité. La mixité pendant les activités est interdite. (p 47)
La perpétuité :
486 personnes sont condamnées à perpétuité (soit moins de 1%). Iels sont oublié-es. (p 48)
La sortie de prison :
Pour obtenir sa liberté, un-e détenu-e doit trouver un logement ou fournir une attestation d’hébergement. (p 8) 36% des détenu-es conservent leur logement. Les autres (64%) n’ont rien de pérenne. (p 43)
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(1) L'Envolée est un journal militant français créé en 2001 par des ex-prisonniers et proches, offrant un espace d'expression aux détenus et dénonçant les conditions carcérales, disponible gratuitement pour les prisonniers et en vente ou abonnement pour le public. (Qwant)
lenvolee.net/2024/10/27/le-journal-lenvolee-n60-est-sorti
blogs.mediapart.fr/journal-lenvolee/blog
(2) L’OIP-SF publie la revue trimestrielle Dedans-Dehors, dédiée à l’analyse du monde carcéral et judiciaire, accessible via abonnement en ligne ou contact direct à l’adresse contact@oip.org.
boutique.oip.org/719_p_48164/la-revue-dedans-dehors.html
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