vendredi 16 octobre 2026

Ayaan Hirsi Ali - Ma vie rebelle.

 

Ayaan Hirsi Ali

Ma vie rebelle

Editions Nil

2006

 


Les femmes dans la famille.

La femme Baarri est une bête de somme docile et dévouée, dressée et accueillante. Elle ne se fait jamais plaisir et ne réclame rien. (p 30)

Une fille ne défie pas son père, par peur d’être désavouée en cas de désobéissance.

Elevés à force de taloches, les enfants atteindraient bien l’âge adulte. On ne les informe pas et on ne les écoute pas. (p 56)

A 35-40 ans, sa mère est malheureuse et remâche sa rancune. Elle oscille entre violence et dépression. La vie qu’elle a vécue n’est pas ce qu’elle avait rêvé. (p 118)

La perte de confiance en soi rend introverti et antisocial. (p 385)

La peur de la sexualité.

En Somalie, les filles sont élevées dans la méfiance des hommes. Perdre sa virginité, de gré ou de force, est le plus grand déshonneur qui soit pour les hommes du clan. (p 21)

Les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières. (p 31) (1)

En 1978, si sa mère sort seule en Arabie Saoudite, elle apparaît comme une proie facile. Elle est en danger, à peine humaine, sans protection. C’était dégradant et humiliant. (p 89)

Dans la poésie somalienne, il  n’y a pas de femmes, ni de romantisme pour ne pas éveiller la sexualité considérée comme « vile ». (p 121) (2)

Une fille « bien » est une vierge qui souffre pendant les rapports sexuels avec son mari. (p 241)

Elle découvre que la peur des pulsions sexuelles qu’on inculque aux femmes ne les protège pas des grossesses et des maladies. (p 385) (3)

L’excision.

Les jeunes filles somaliennes comparent leur excision. C’est à qui sera cousue la plus serrée. Elles sentent coupables d’avoir leurs règles. Les règles sont « la preuve » qu’elles valent moins que les hommes. (p 190)

L’excision ne supprime ni le désir, ni le plaisir féminin. Elle est inefficace et douloureuse. (4) (p 237) L’excision ne supprime pas les pulsions sexuelles. (p 385)

 

La liberté.

En partant pour le Canada, elle s’arrête à Bonn. Elle réussit à se débrouiller toute seule et ressent un sentiment de pouvoir et de liberté. Le monde était moins dangereux que ce que sa famille lui en avait dit. (p 311)

Pour elle, la liberté c’est prendre ses décisions toute seule. (6) Elle veut une vie qui lui appartienne. (p 313) (7)

En Hollande, elle culpabilise d’avoir désobéi à ses parents. Son amie lui répond qu’elle a raison de faire passer son intérêt en premier. (8) Prendre sa vie en main n’a rien d’égoïste. (p 364) (9)

La lecture.

Enid Blyton (Club des 5, des 7) écrivait des histoires d’amitié, d’égalité entre les garçons et les filles, de liberté, d’exploits, de confiance. (p 112) (10)

Sa sœur Haweya aimait lire tout en mangeant. De retour en Somalie, elle ne pouvait plus le faire. Les grands plats à partager l’en empêchaient. Elle déprime et maigrit. (p 172)

A 17 ans, Ayaan rentre en Somalie. Sa déception est inavouée. Lire les livres, même les plus médiocres, lui changeait les idées et lui faisait un « courant d’eau fraîche irrigant le lit d’une rivière asséchée ». (p 222)

Les réfugié-es.

Ayaan sert de traductrice pour les réfugié-es demandeur-euses d’asile au Pays-Bas. Une femme galla lui raconte que son bébé a été jeté au feu par un soldat hawiye et elle a été obligée de le regarder. (p 392) (11)

L’éducation des filles.

Pourquoi l’intégration des Marocains et des Turcs aux Pays-Bas est-elle si difficile ?Ndlr : elle ne mentionne pas la racisme, ni le plafond de verre qui les bloque…

C’est pareil pour les femmes. Elle en rencontre à l’université et pense que toutes les femmes sont comme elles.

Pays-Bas

Pays islamiques

Elle est persuadée que les femmes ne sont pas dominées par les hommes en Europe.

Les femmes peuvent sortir seules.

Elles s’habillent plus ou moins comme elles le désirent.

Elles peuvent aller à l’université et peuvent voyager.

Elles peuvent acheter un appartement.

Non.

(p 467)

Ndlr : Il ne faudrait pas croire que les Pays-Bas est un pays égalitaire. Il existe des femmes qui sont d’accord avec le patriarcat.

Les femmes peuvent compter sur elles-mêmes.

Elles sont dociles et soumises. (p 467)

Ndlr : toutes les femmes n’ont pas confiance en elles-mêmes en Europe…

 

Les femmes sont privées de droits sociaux. Ignorantes, elles élèvent leurs enfants dans l’ignorance. (p 466)

Ndlr : ignorance de quoi ? Qu’il soit possible de rêver à une société égalitaire ?

Les femmes peuvent choisir leur compagnon et le nombre d’enfants quels auront, et quand. (p 469)

Non.

Ndlr : sauf celles qui sont violées…

Elles peuvent développer leur créativité en art, en musique, au théâtre. (p 468)

Non.

Ndlr : quel optimisme…Ce n’est pas donné à tout le monde.

Elles ont acquis un esprit critique.

Non. Les filles servies dans l’enseignement apprennent par cœur.

Ndlr : elle oublie que l’école sert de sélection sociale…

Les religions.

En Hollande, il y a des extrémistes qui prennent la Bible au pied de la lettre, en 2011. (p 448)

Elle propose de refuser de subventionner les écoles religieuses par l’état. (p 468)

A la télévision, elle affirme que l’islam est arriéré en matière de politique, de femmes et d’éducation. Elle se met en danger. (p 483)

La police d’Amsterdam et de Leyde la protègent. Deux gardes du corps sont payés par son parti politique, le Parti des Travailleurs. (p 488)

Elle fuit aux USA, en Californie, en 2002. (p 491)

Elle ne croit plus en Dieu, au grand désespoir de son père. (p 517)

Avec Théo van Gogh, ils tournent un film « L’Insoumission » (Submission), sur le refus de se soumettre à Allah. Il sera assassiné en 2004. (p 53) (12)

Vocabulaire :

Avunculaire (caractère masculin) (p 486) : qui a un rapport avec l’oncle maternel, ou qui évoque son rôle. Par extension, se dit d’une attitude bienveillante et protectrice, comme celle d’un oncle envers ses neveux ou nièces. (Qwant)

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(1)   Les sources ne disent pas que les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières ; elles présentent plutôt la figure de la sorcière comme un symbole de révolte féminine, parfois éloigné de la réalité historique. (Qwant)

(2)    Cette affirmation est inexacte : la poésie somalienne compte notamment le buraanbur, un genre féminin. (Qwant)

(3)   Oui : inculquer la peur du désir sexuel ne protège pas les femmes des grossesses ni des infections sexuellement transmissibles ; une information fiable, le consentement et l’accès à la contraception et aux préservatifs sont essentiels. (Qwant)

(4)   Oui : l’excision ne supprime pas le désir féminin et n’apporte aucun bénéfice médical ; elle peut au contraire provoquer douleurs, traumatismes et complications durables. (Qwant)

(5)   Dans le livre "Celle qui savait se débrouiller toute seule" d'Alexis Jenni, Ada Blackjack réussit à se débrouiller seule dans un environnement extrême, ce qui lui confère un sentiment de pouvoir et de liberté. Elle apprend à chasser, à se chauffer et à se protéger, ce qui témoigne de sa détermination et de son courage face à l'adversité. Cette histoire met en lumière le destin d'Ada, qui, malgré ses peurs et sa condition, démontre que la résilience et la force intérieure peuvent transformer des situations difficiles en expériences enrichissantes.

(6)   Oui, on peut le dire ainsi : être libre, c’est pouvoir prendre ses propres décisions. Mais la liberté, c’est aussi pouvoir choisir en tenant compte des autres et assumer les conséquences de ses choix. (Qwant)

(7)La citation « La liberté, c’est vouloir une vie qui nous appartienne » pourrait être interprétée comme une réflexion sur l'importance de la liberté dans la vie d'une personne.

·                                 Jean-Paul Sartre a souvent abordé la liberté comme un concept essentiel, affirmant que être libre, c'est vouloir ce que l'on peut. 

·                                 La vie appartient à ceux qui ne reculent pas et qui choisissent de vivre pleinement. 

La liberté est également considérée comme un droit fondamental, permettant à chacun de décider de sa propre vie sans contrainte extérieure. 

Ces perspectives soulignent que la liberté est un choix personnel et essentiel pour vivre une vie significative et autonome.

(8) Ça dépend de la situation : faire passer son intérêt en premier peut être sain si elle pose des limites et se protège, mais cela ne justifie pas de léser ou de manipuler les autres. (Qwant)

(9) Exactement. Prendre sa vie en main, ce n’est pas négliger les autres : c’est reconnaître que ses besoins et ses choix comptent aussi. Poser des limites, chercher ce qui nous fait du bien et décider de sa direction, ce n’est pas être égoïste — c’est prendre soin de soi. (Qwant)

(10) Charme du Club des cinq et du Clan des sept : des enfants qui agissent par eux-mêmes, se serrent les coudes et vivent des aventures où le courage et la débrouillardise comptent beaucoup.

On peut toutefois nuancer l’idée d’égalité : les filles y sont souvent courageuses et actives, mais les rôles et les attitudes reflètent aussi les normes de l’époque où Enid Blyton écrivait. (Qwant)

(11) « Galla » et « Hawiye » renvoient à des peuples de la Corne de l’Afrique. (Qwant)

(12) Submission (« Soumission »), le court-métrage réalisé par Theo van Gogh avec Ayaan Hirsi Ali, et non à un film intitulé L’Insoumission. Il a été diffusé à la télévision néerlandaise en 2004 ; van Gogh a été assassiné à Amsterdam le 2 novembre de la même année.  (lemonde.fr)

À noter qu’il s’agit du réalisateur Theo van Gogh (1957–2004), et non de son homonyme, le frère de Vincent van Gogh, mort en 1891. (Qwant)

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Féminicide - Colère légitime -

 

Féminicides: pour Anaïs Leleux (Nous Toutes), "les femmes réalisent qu'elles ont le droit d'être en colère et que cette colère est légitime".

Il s’agit d’une intervention d’Anaïs Leleux, alors membre du collectif #NousToutes, lors d’un reportage de BFMTV publié le 23 novembre 2019. Elle évoquait la colère des femmes face aux féminicides et aux violences sexistes et sexuelles.  (bfmtv.com)

Le titre reprend son propos : les femmes prennent conscience qu’elles ont le droit d’être en colère et que cette colère est légitime. La vidéo est également référencée sur Orange. (actu.orange.fr)

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Contes - Barbe bleue - Hystérie masculine - Dot- Danger - Mariage - Grossesse - Tradwives -

 


Cynthia Fleury

Barbe-Bleue

Jennifer Tamas

Picasso, Epstein, D Pelicot,

Dots amassées,

Curiosité des femmes,

Pas de salut au-dehors.

Barbe Bleue, contre-enquête : une lecture de Jennifer Tamas

Dans Barbe Bleue, contre-enquête. Ce qui fait trembler les hommes, Jennifer Tamas relit le conte de Perrault comme une enquête sur le mariage, le pouvoir masculin et les violences faites aux femmes. Elle ne le réduit pas à un avertissement contre la curiosité féminine : elle demande plutôt ce que l’interdit cache, pourquoi Barbe Bleue conserve les corps de ses épouses, et ce que cette histoire révèle de son époque comme de la nôtre. (seuil.com)

Picasso, Epstein et Dominique Pelicot : la logique de la « collection »

Tamas rapproche Barbe Bleue de figures contemporaines associées à des violences envers les femmes, notamment Jeffrey Epstein et Dominique Pelicot. Le rapprochement porte sur la conservation de traces des crimes : chez Barbe Bleue, les corps sont cachés dans la chambre interdite ; dans l’affaire Pelicot, des vidéos ont été conservées ; l’entourage d’Epstein l’aurait lui-même surnommé « Barbe Bleue ». L’idée commune est celle d’une violence mise en série, dont les victimes deviennent des traces ou des objets de possession. Ce rapprochement ne signifie pas que les situations historiques et judiciaires sont identiques : il met en évidence une même inquiétante logique de prédation et de collection. (humanite.fr)

Picasso apparaît dans cette réflexion par le témoignage de Françoise Gilot, qui l’aurait décrit comme collectionnant les femmes dans son « petit musée personnel ». Tamas s’intéresse ainsi à la métaphore de Barbe Bleue appliquée à un homme qui accumule les relations et semble garder les femmes dans un imaginaire de possession. C’est une comparaison interprétative, pas une équivalence entre le personnage du conte et les faits reprochés aux criminels cités. (cafepedagogique.net)

La dot : une clé pour comprendre les corps gardés

Le détail des épouses mortes que Barbe Bleue garde dans son cabinet peut aussi se lire à la lumière du droit matrimonial d’Ancien Régime. D’après l’analyse rapportée par Philosophie Magazine, Tamas avance que conserver les corps pourrait correspondre à un calcul juridique : à la mort de l’épouse, la dot devait être restituée. Le cabinet secret ne serait donc pas seulement un lieu macabre ; il pourrait évoquer la manière dont le corps et le patrimoine des femmes sont pris dans les rapports de pouvoir du mariage. C’est une hypothèse de lecture, et non une explication certaine du conte. 

(philomag.com)

La curiosité des femmes : non pas une faute, mais un instinct de survie

La jeune épouse ouvre la porte interdite et découvre la vérité. Une lecture morale traditionnelle peut faire de sa curiosité la faute qui déclenche le drame. Tamas conteste cette interprétation : dans les versions de conteuses du XVIIᵉ siècle qu’elle mobilise, la curiosité féminine peut être une manière de percer les mensonges et de sauver sa vie. L’épouse a raison de vouloir savoir qui est l’homme qu’elle a épousé, ce qu’il cache et quel danger la menace. 

Le cabinet interdit devient alors une image de l’opacité au cœur du couple : l’épouse n’a pas accès aux secrets de son mari, mais elle est punie lorsqu’elle cherche à les connaître. La clé tachée de sang révèle que le danger existait déjà ; ce n’est pas la curiosité qui crée la violence, elle la met au jour. (seuil.com)

« Pas de salut au-dehors » ? Le conte dit plutôt le contraire

Dans la version de Perrault, la jeune femme appelle sa sœur Anne et attend l’arrivée de ses frères. Son salut vient donc bien d’un secours extérieur. Dire qu’il n’y a « pas de salut au-dehors » ne correspond pas à cette fin : le conte met en scène une femme enfermée dans un espace domestique dangereux, qui ne peut se défendre seule face à son mari et doit attendre de l’aide. (cafepedagogique.net)

Mais Tamas rappelle aussi d’autres versions, où des héroïnes de conteuses déjouent le piège sans attendre leurs frères. Ces variantes déplacent le sens de l’histoire : les femmes peuvent développer leur propre stratégie, et leur curiosité participe à leur survie. Le contraste entre les versions invite à se demander qui peut agir, qui a le pouvoir de secourir, et pourquoi le dénouement de Perrault fait dépendre la survie de l’épouse de l’intervention des hommes. (philomag.com)

En bref

La contre-enquête de Jennifer Tamas transforme Barbe Bleue en récit sur le contrôle des femmes et les secrets du mariage. Picasso, Epstein et Pelicot éclairent des formes modernes de possession et de mise en collection ; la dot fait apparaître l’enjeu matériel du mariage ; la curiosité devient un moyen de connaître le danger, non un vice ; et les différentes fins du conte opposent l’attente d’un secours extérieur à la possibilité, pour les femmes, de se sauver par leur propre ruse.

 


Cynthia Fleury

Barbe-Bleue

Jennifer Tamas 

Meurtre excusable art 324 code pénal,

Madame de Sévigné - 1671 - Fin des grossesses de sa fille

Soumission à Dieu représenté par des h dominants, infantiles et pervers,

Hystérie masculine, dark romance.

Dans Barbe-Bleue, contre-enquête. Ce qui fait trembler les hommes, Tamas invite à ne pas réduire le conte à une mise en garde contre la curiosité féminine. La clé et la pièce interdite peuvent plutôt se lire comme un test de soumission : l’épouse découvre la violence que son mari voulait lui cacher et tente de survivre dans un mariage où elle n’a guère de recours. 

Le rapprochement avec l’article 324 est parlant, mais il faut le formuler avec précision : l’ancien Code pénal français prévoyait une excuse légale pour le mari qui tuait sa femme lorsqu’il la surprenait en flagrant délit d’adultère dans le domicile conjugal. Cette disposition illustre la tolérance juridique accordée à la violence masculine. Elle ne décrit toutefois pas directement le crime de Barbe-Bleue : dans le conte, il tue ses épouses parce qu’elles ont découvert ses crimes, et non pour adultère. 

En bref : l’article 324 fournit un contexte historique au pouvoir conjugal et à l’impunité masculine que Tamas met en lumière ; ce n’est pas une équivalence juridique entre le conte et le cas visé par cet article. 

(humanite.fr)

 L’article 324 a été abrogé en 1975. Aujourd’hui, la passion ou la jalousie ne constitue pas une excuse légale : un meurtre reste un meurtre, même dans un contexte amoureux. En revanche, les circonstances concrètes peuvent être examinées par la justice pour déterminer l’intention, la responsabilité et la peine. (Qwant)

En 1671, la fille de Madame de Sévigné, Françoise-Marguerite, part rejoindre son mari en Provence. Elle laisse à Paris sa petite fille, Marie-Blanche, née en 1670. La séparation mère-fille marque le début de leur célèbre correspondance suivie. (radiofrance.fr)

La grossesse évoquée dans les lettres de 1671 est celle de Françoise-Marguerite, qui attend son deuxième enfant. Les lettres de novembre 1671 racontent son neuvième mois. (publis-shs.univ-rouen.fr)

L’accouchement dramatique dont Madame de Sévigné rend compte à Bussy-Rabutin a lieu en 1673, et non en 1671. (persee.fr)

Pour un travail sur la correspondance, 1671 est donc une date importante moins pour une « fin des grossesses » que pour la séparation, l’éloignement et les inquiétudes maternelles exprimées dans les lettres. (radiofrance.fr)

 Ces notions peuvent se lire ensemble comme une critique des rapports de pouvoir dans les récits amoureux :

·                                 Dark romance : genre qui met en scène des relations marquées par la violence, la contrainte ou la transgression. La fiction peut explorer ces thèmes, mais cela ne les rend pas acceptables dans la vie réelle.

·                                 Domination masculine : pouvoir exercé par un homme sur une femme, parfois légitimé par le mariage, la religion ou les normes sociales.

·                                 « Hystérie masculine » : Elle peut désigner, dans une lecture critique, les comportements masculins excessifs ou incontrôlés — colère, possessivité, jalousie — que les récits romantisent parfois, alors que des manifestations comparables ont historiquement été pathologisées chez les femmes.

Lien possible avec Barbe-Bleue : le conte transforme la domination conjugale et la menace de meurtre en intrigue fascinante. Une lecture contemporaine peut donc demander comment le récit rend le pouvoir masculin séduisant ou « excusable », et ce que cette fascination révèle des normes de genre. (Qwant)

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Abus, violences économiques ou psychologiques : la trend des "tradwives" serait-elle déjà finie ?

Depuis la crise sanitaire, le phénomène des 'tradwives' a pris de l’ampleur. Sur les réseaux, des centaines d’influenceuses se revendiquent "épouses traditionnelles", embrassant les valeurs conservatrices où les femmes sont avant tout des mères et des fées du logis soumises à leurs maris, et qui ne perçoivent aucun revenu. Mais aujourd’hui, de plus en plus d’ex-tradwives témoignent sur les réseaux des violences économiques ou psychologiques qu’elles ont subies, et expliquent comment elles se sont retrouvées du jour au lendemain isolées, sans diplômes ni expérience professionnelle, en grande précarité.

(…) Ces influenceuses riches et ultra-célèbres ont donc peu de risques de basculer dans la précarité du jour au lendemain, là où des jeunes femmes ordinaires vivent, loin des réseaux, des violences économiques dans des situations d’emprises. Si Nara Smith et les autres ont pu jouer habilement sur une esthétique vintage qui a fonctionné jusqu’à ce qu’elle ne fonctionne plus (encaissant un important capital au passage), ce n’est pas le cas d’une génération entière de jeunes femmes, certaines victimes de ces modes de vie traditionnels et patriarcaux.

 abus-violences-economiques-ou-psychologiques-la-trend-des-tradwives-serait-elle-deja-finie

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Viols - Francis Renaud - Loi intégrale - NousToutes - Opposition - Aucune prévention -

 L'acteur Francis Renaud a été placé en garde à vue pour des soupçons de viol, de violences et de harcèlement. Deux ans après ses révélations.
Le 12 octobre 2026, Francis Renaud a été placé en garde à vue après une plainte de son ex-compagne, qui l’accuse de viols, de harcèlement et de violences. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, elle affirme avoir été contrainte d’avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes en sa présence pendant une douzaine d’années. Une enquête est menée par la DCOS de Rouen. Il s’agit d’accusations en cours d’enquête, et non de faits établis par un jugement. 
Le « deux ans après » renvoie aux plaintes déposées par Francis Renaud en 2024, lorsqu’il avait lui-même dénoncé des faits de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle, ainsi que des menaces.  (liberation.fr)

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Le collectif NousToutes appelle les parlementaires à voter contre la proposition de loi dite "intégrale" contre les violences sexuelles et sexistes.

Le collectif féministe juge que le texte voté mardi par les députés est "exsangue de toute disposition prévoyant des mesures de prévention immédiates et efficaces".

Le collectif #NousToutes estime que cette proposition de loi n’est « intégrale » que de nom et appelle les parlementaires à voter contre. Il lui reproche de privilégier le parcours judiciaire et la sanction, sans prévoir, selon lui, de mesures suffisantes de prévention ni de budget global. Le collectif critique aussi les protections jugées insuffisantes pour certaines victimes, notamment les personnes étrangères, handicapées et LGBTQIA+

À noter : l’Assemblée nationale a déjà adopté le texte le 13 octobre 2026. Il doit encore être examiné par le Sénat.  (franceinfo.fr)

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jeudi 15 octobre 2026

Lycées bloqués - 17 octobre - E. Geffray-

 

Lycées bloqués

Nouvelle manifestation le 17 octobre.

Une nouvelle mobilisation est appelée pour le samedi 17 octobre 2026, dans le contexte des blocages lycéens et étudiants. Certains jeunes veulent y participer pour faire converger leurs revendications avec celles d’autres mobilisations, mais les syndicats lycéens ne s’étaient pas tous officiellement positionnés au moment des articles publiés le 13 octobre.

L’appel au 17 octobre circule aussi largement sur les réseaux sociaux : les lieux et l’ampleur des rassemblements peuvent donc varier selon les villes.  (publicsenat.fr)

Les blocages déjà observés mardi 13 octobre concernaient environ 200 lycées selon le ministère.  (la-croix.com)

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Lycées bloqués

E Geffray

Réponse

« Raccourcir les vacances pour alléger les élèves et les profs »

Édouard Geffray s’est dit plutôt favorable à raccourcir les vacances scolaires pour alléger les journées des élèves et des enseignants. L’idée est de répartir davantage les cours dans l’année afin de réduire les journées trop longues — pas de supprimer des heures d’enseignement. Il présente cela comme une piste de réflexion, pas comme une décision déjà prise.  (bfmtv.com)

Dans le contexte des blocages, il a aussi expliqué que moins d’heures de cours par semaine, à volume d’enseignement égal, implique de se poser la question de la durée des vacances.  (vousnousils.fr)

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Lycées bloqués

« Je bloque donc je suis »

René Pancarte

En référence à René Descartes.

Jeu de mots sur « Je pense, donc je suis », la célèbre formule de René Descartes, adapté au contexte des lycées bloqués. (Qwant)

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Lycées bloqués

Montaigne à Paris

Devant "Frontières", journal d'extrême droite

Contre la désinformation.

Blocus du lycée Montaigne à Paris, lors de la mobilisation lycéenne du 13 octobre 2026. Un direct du Monde rapporte que le lycée Montaigne était bloqué ce jour-là.  (lemonde.fr)

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Lycées bloqués

« Qui sème la misère récolte la colère »

Par LouizArt

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Lycées bloqués

Saint-Aubin-du-Cormier

Solidarité contre l’expulsion de Vassiriki 21 ans, ciblé par une OQTF.

À Saint-Aubin-du-Cormier, enseignants, élèves, parents et personnels du lycée agricole La Lande de la Rencontre bloquent l’établissement depuis le 5 octobre pour soutenir Vassiriki, 21 ans, menacé d’expulsion vers la Côte d’Ivoire. (basta.media)

Arrivé en France en 2021, il a obtenu un CAP de jardinier paysagiste avec mention très bien et suit actuellement une formation en aménagement paysager. Une entreprise où il a effectué ses stages souhaite l’embaucher, mais son OQTF l’en empêche. Ses soutiens demandent à la préfecture de réexaminer sa situation.

La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté son recours le 23 septembre 2026, selon les articles consultés : l’OQTF est donc maintenue. (actu.fr)

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Lycées bloqués

Université catholique de Lille

Les fascistes attaquent

À Lille, le mouvement de blocage s’est étendu à l’Université catholique : une cinquantaine d’étudiants de l’ESPOL s’étaient mobilisés le 13 octobre. Des lycéens et étudiants manifestaient aussi ce jour-là, avec un rendez-vous prévu place Déliot à midi. Plusieurs campus de l’Université de Lille avaient été fermés les 12 et 13 octobre en raison de blocages.  (france3-regions.franceinfo.fr)

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Lycées bloqués

Violences policières

Diversion

Pas de propositions

Donc "Thème sur la violence" pour faire oublier

Spiegel

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Lycées bloqués

Violences policières

« Seuls les agriculteurs ont le droit de dégrader les bâtiments publics »

Crs avec pistolet dans une classe

Par Aurel.

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Un lycéen arrêté en pleine classe

Gennevilliers.

Le 7 octobre, un lycéen soupçonné d’avoir tiré un mortier d’artifice a été interpellé en cours d’espagnol au lycée Galilée de Gennevilliers, plusieurs heures après les faits, puis placé en garde à vue. Les enseignants dénoncent la coopération de l’établissement avec la police et l’absence d’urgence. (Qwant)

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