William Wells Brown
Récit de l’esclave fugitif
Ecrit par lui-même.
Editions Purh – 2012
William Wells Brown et Portrait d'un jeune homme. Fin du 18e s
William Wells Brown (1814 ? – 1884) (1)
Son récit est paru en 1847.
L’esclave est privé de tous ses droits, y compris de son humanité. (p 21)
Enfant, après sa première fugue, il est fouetté et enfumé (toux et éternuements). En soins après les coups de fouet, on met du sel ou du rhum sur les plaies,! (p 69) Ndlr : aïe, aïe, c’est la double punition.
Esclave dans un filet - Françoise-Marie de Bourbon fille de Louis XIV
Un esclave, Aaron, est en incapacité de 10 à 12 jours de travail, après ces traitements et punitions. (p 69)
A Pittsburg, un esclave est fouetté à mort, un homme libre de couleur est brûlé au bûcher. Le fouet sert pour le « dressage ». (p 71)
William est battu avec un bâton. Il est dans l’incapacité de travailler pendant cinq semaines. Il perd son travail qu’il avait en ville. (p 73)
A la Nouvelle-Orléans, on parque les esclaves dans un enclos. (p 81) (2)
Esclave tête dans un casque à clé - Esclave de Dominique DeurbroucqL’attitude de son maître est surprenante quand il demande à William de se trouver tout seul un nouveau maître en ville. Il y va sans être surveillé. Ndlr : C’est incroyable. (p 102)
La religion de tous les esclavagistes est : « Dieu a créé l’homme (noir) pour être esclave. » (p 116)
Les maîtres obligent les esclaves à se marier. Il n’y a jamais eu de procès pour bigamie. Le paternalisme et les profits augmentent avec la naissance de bébés. (p 121) (3)
A Cleveland, en face du Canada, il travaille en attendant que le lac dégèle. Il lit des livres à ses temps perdus et « ça lui fait le plus grand bien ». (p 139)
La liberté :
Pour lui, la liberté c’est de pouvoir disposer de son corps. (p 106) (4)
Etre libre, c’est ne plus être une marchandise, mais redevenir un homme qui peut faire ses propres choix. (p 135)
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(1) William Wells Brown (6 novembre 1814 – 6 novembre 1884) était un écrivain et militant abolitionniste afro-américain. Il est né à Lexington, dans le Kentucky, et mort à Chelsea, dans le Massachusetts. (Qwant)
(2) Au XIXᵉ siècle, des personnes réduites en esclavage étaient parfois détenues dans des « enclos » ou des dépôts avant leur vente à La Nouvelle-Orléans. La ville était alors un important centre de vente aux enchères, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce d’êtres humains (fr.wikipedia.org)
(3) L’idée est que la naissance d’enfants esclaves pouvait accroître la richesse des propriétaires, puisque ceux-ci prétendaient en détenir la propriété et pouvaient les exploiter ou les vendre. Cela renforçait souvent un paternalisme de façade : les maîtres se présentaient comme protecteurs ou « pères », tout en tirant profit de la domination et du travail forcé.
Cette logique variait selon les lieux et les périodes. Les femmes esclaves subissaient aussi des violences et des contraintes reproductives ; il ne faut donc pas confondre les discours paternalistes des propriétaires avec une véritable protection. (Qwant)
(4) Disposer de son corps, c’est pouvoir faire ses propres choix, sans contrainte ni contrôle imposé. Cette liberté suppose aussi le respect du consentement et des droits d’autrui. (Qwant)
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