Jules
Michelet
Le
Moyen-Age –II
Edito-Service-
SA- Genève
Année
d’édition ?
Les
rois.
Page
36 :
Philippe
Auguste créa la première garde royale.
Frédéric
Barberousse était un empereur. (p 48).
Charlemagne
a été ensorcelé au lac d’Aix-la-Chapelle. (p 176) (5)
En
1200, Jean devient roi d’Angleterre. Les Anglais voient la Normandie comme un
territoire étranger. C’est le divorce. Les soutiens de la Normandie voient les
Anglais comme des étrangers. La Normandie est prise par Philippe Auguste en 1204.
(p 61) (6)
Jean,
roi d’Angleterre, fait arracher les dents aux personnes, prêtres, Juifs, qui
refusent de le financer en 1212. (p 80)
Saint
Louis connaît une crise de mysticisme et il se plonge dans la lecture. Il
commence la bibliothèque royale. (p 136) (7)
La
Sainte Chapelle est d’inspiration arabe pour l’architecture. Eudes de Montreuil
avait accompagné Saint Louis à la croisade. (p 137) (8)
Saint
Louis meurt de la peste à Carthage, en Tunisie. C’est la dernière croisade. Le
commerce remplacera la religion, avec la route de l’Inde. (p 131)
Philippe
le Bel a la force pour lui et il en joue. (p 234)
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Roi
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Conseiller
assassiné par le successeur
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Saint-Louis
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Le
Barbier la Brosse.
Tête
pensante. Il sera tué. (9)
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Philippe
le Bel
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Enguerrand
de Marigny
Chevalier
normand né Le Portier (10)
(Barbet
est le maître de la monnaie – p351)
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Philippe
le Long
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Gérard
Guecte (11)
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Charles
Le Bel
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Rémy,
trésorier. (12)
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Jean
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(Poilvilain
était le trésorier) – p351. (13)
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Les
conseillers sont des légistes favorables à des institutions d’ordre et de paix.
Ils suscitent des jalousies. (p 271)
Plante-Genêts
(= plante bruyère), nom en Bretagne. Il devient le nom des rois d’Angleterre.
(p 314)
Les
préjugés.
L’Ordre
des Assassins, de Syrie, fait peur à tous les puissants qui développent des
préjugés de haine sanguinaire mêlée de terreurs concernant les Juifs et les
Musulmans, au 13e siècle.
La
guerre entre la royauté et la Papauté.
Page
37 :
Philippe
Auguste lutte contre Innocent III. (14)
Page
44 et 45 :
L’église
apparaît assoiffée de sang, après la croisade des Albigeois. (p 101)
Qui
dirigera au 14e siècle ? Le roi ou l’église ? (p 173).
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Philippe
Le Bel lutte contre Boniface VIII.
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France(15)
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Henri
VIII
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Schisme
entre les protestants et les catholiques
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Grande-Bretagne
(16)
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François
1er
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Concordat
|
France
(17)
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L’église
connaîtra son apothéose jusqu’au Jubilée de 1300 , à Rome, puis ce sera
son déclin. (p 177).
Le
roi convoque les Etats Généraux le 10 avril 1302, à Notre-Dame, contre Boniface
VIII. C’est l’acte de naissance de la France. (p 185)
Le
clergé ne pourra pas sortir de France pour aller à Rome le 1er
novembre, selon l’ordre du roi. (p 186).
Humilié
et molesté à Agnani par Nogaret et Colonna, Boniface VIII se réfugie à Rome où
il perd la tête, à l’âge de 86 ans et il y meurt. (p 198). (15 bis)
Benoît,
le successeur, pardonne à tout le monde, sauf à Nogaret. « Leur pardonner,
c’est les déclarer coupables. » (p 200). Empoisonné le 7 juin 1304, aucune
enquête n’est ouverte. (p 200).
Le
pape Clément se soumet à Philippe le Bel. Couronné à Lyon le 14 novembre 1305,
il devient captif. (p 208).
Son
amour pour Brunissende de Talleyrand lui coûte cher, financièrement. (p 209)
(18)
Pourquoi
le pape se réfugie-t-il à Avignon ?
Avignon
reste en France mais n’appartient à personne. (p 269) Il apparaît indépendant.
Philippe Le Bel a préféré le savoir là. L’avoir en captivité aurait révolté les
chrétiens. (p 230)
Pour
sauver son rôle de pape, Boniface cède les Templiers à Philippe Le Bel. (p 248)
50
ans après que le roi se soit retourné contre le pape, Etienne Marcel se
retourne contre la royauté et le dauphin avec son ordonnance de 1357. (p 373)
(19)
Les
croisades.
Page
46 :
Les
chefs chrétiens et musulmans s’apprécient en se côtoyant à Acre, en 1193.
Richard
d’Angleterre, fils d’Henri II, est violent, vaillant de cruauté,
Particulièrement contre les Sarrasins lors de la 3e croisade, la
dernière en Terre Sainte. Il est insolent et orgueilleux. (p 44)
Les
croisades suivantes concerneront l’Egypte et Constantinople.
La
Normandie.
Elle
est pillée par les troupes anglaises commandées par Knolles au 14e
siècle, au temps d’Etienne Marcel à Paris. (p 365) (20)
Les
historiens. Le français.
Page
49 :
Geoffroy
de Villehardouin, de la Champagne, est le premier historien de la France en
langue vulgaire. (21) Le français se répand en orient. (p 57) Les nobles
anglais parlent encore le français au 14e siècle, jusqu’en 1361. Après
cette année, ils avaient interdiction de l’écrire et de l’utiliser dans les
actes publics. (p 317 et 319)
On
écrit en latin. On traduit en français, en « langue vulgaire » (=
vernaculaire). (p 237)
Le
sire de Joinville, lui aussi de la Champagne, racontera l’histoire de
Saint-Louis et la fin des croisades. (22)
Nicétas
est un historien grec de la 4e croisade à Constantinople, menée par
les Vénitiens en 1187. (p 54). (23)Ils
gagnent des avantages matériels (1200). (p 57)
Le
chapelain de Philippe Auguste, Guillaume Le Breton, écrit le
récit flatteur et flagorneur de la bataille de Bouvines, le 17 août 1214. (24)
Froissart,
historien des Jacqueries (p 367) et Guillaume de Nangis sont des historiens qui
racontent la peste. (p 334). (25)
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(5) Charlemagne (742–814) a fait d'Aix-la-Chapelle sa résidence principale à la fin de sa vie. Il y a construit un palais impérial et une chapelle palatine, aujourd'hui intégrée à la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Cependant, il n'existe pas de lac naturel ou artificiel directement associé à Charlemagne dans cette ville aujourd'hui. (Qwant)
(6) En 1204, le roi Philippe II Auguste (Philippe Auguste) a bien pris le contrôle du duché de Normandie, mettant fin à la domination des Plantagenêts (notamment Jean sans Terre) sur cette région. Cet événement marque un tournant dans l'histoire de France, car la Normandie est alors définitivement rattachée au domaine royal français (Qwant)
(7) La Bibliothèque royale trouve ses origines sous le règne de Charles V (1364–1380), qui a rassemblé une collection de manuscrits dans la tour de la Librairie du Louvre. Cependant, c'est sous Louis IX (Saint Louis, 1226–1270) que des efforts significatifs ont été faits pour conserver et organiser des manuscrits, notamment en fondant la Sainte-Chapelle (1248) où des livres liturgiques et royaux étaient conservés. (Qwant)
(8) Eudes de Montreuil : son rôle
Eudes de Montreuil (ou Eudes de Montreuil-sur-Epte), également appelé Maître Eudes, est l’architecte principal de la Sainte-Chapelle. Il est mentionné dans les archives comme « maître des œuvres du roi » et a supervisé la construction de 1243 à 1248.
Contributions d’Eudes de Montreuil
- Direction des travaux : Il a dirigé l’ensemble du chantier, en collaboration avec d’autres artisans et maîtres d’œuvre.
- Innovations techniques :
- Il a perfectionné l’usage des arcs-boutants pour permettre des murs presque entièrement vitrés.
- Il a optimisé la structure porteuse pour soutenir les vitraux sans alourdir l’ensemble.
- Collaboration avec les artisans :
- Les vitraux ont été réalisés par des maîtres verriers comme Jean de Chelles (qui a aussi travaillé sur Notre-Dame de Paris).
- Les sculptures et les décors ont été confiés à des ateliers spécialisés, sous sa supervision.
- Respect du calendrier : La chapelle a été construite en seulement 6 ans, un exploit pour l’époque, grâce à une organisation rigoureuse.
Postérité
Eudes de Montreuil est considéré comme l’un des grands architectes du gothique rayonnant. Son travail sur la Sainte-Chapelle a influencé d’autres édifices religieux en France, comme la Sainte-Chapelle de Riom (Auvergne) ou la cathédrale de Clermont-Ferrand. (Qwant)
(9)Jean de Joinville (1224–1317), sénéchal de Champagne et chroniqueur, proche de Saint Louis, souvent cité comme son conseiller et biographe. Il est l’auteur de la Vie de Saint Louis, une source majeure sur le règne de ce roi.
Romain Frangipani, un conseiller italien mentionné comme ayant aidé la régente Blanche de Castille pendant la minorité de Louis IX.
(10) Philippe le Bel (1268–1314) est un roi de France de la dynastie des Capétiens directs, connu pour son règne marqué par des conflits avec la papauté (affaire des Templiers, conflit avec Boniface VIII) et des tensions financières avec les États généraux.
Enguerrand de Marigny (vers 1260–1315) est un conseiller et homme d'État français, d'origine normande, qui a servi sous Philippe le Bel et son successeur Louis X. Il est surtout connu pour avoir été le principal ministre de Philippe le Bel après la chute des Templiers, jouant un rôle clé dans la gestion des finances royales. Il a été accusé de corruption après la mort de Philippe le Bel, condamné à mort et exécuté en 1315 sous Louis X. (Qwant)
(11) Philippe le Long, deuxième fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, succède dans des conditions équivoques à son frère aîné Philippe V le Long : son sacre valide la loi salique - (Hérodote)
Philippe V, (1291 – 1322) surnommé "Le Long", se distingue par son approche réformatrice et sa volonté de structurer et moderniser l’administration. (hist europe)
Le roi tente, malgré l'opposition des seigneurs du Midi, d'imposer une monnaie commune dans l'ensemble du royaume. (Encyclopaedia universalis)
(12) Charles Le Bel (1294–1328) est un roi de France, fils de Philippe IV le Bel, qui a régné de 1322 à 1328. Son règne est marqué par des tensions financières et politiques, notamment en raison des dettes accumulées par son père et des conflits avec la noblesse.
(13) Jean II le Bon:
(14) Philippe Auguste et Innocent III ont été en conflit principalement sur deux sujets :
- Le mariage de Philippe Auguste avec Ingeburge de Danemark (1193) : Le roi avait annulé ce mariage peu après le couronnement, ce qui a provoqué une crise diplomatique avec la papauté. Innocent III a finalement imposé l'annulation du divorce et la réintégration d'Ingeburge comme reine de France, sous peine d'interdit sur le royaume.
- La question de la suzeraineté pontificale : Innocent III a tenté d'affirmer l'autorité du pape sur les rois, notamment en exigeant que Philippe Auguste reconnaisse la supériorité spirituelle du Saint-Siège. Le roi de France a résisté à cette ingérence, défendant l'autonomie du pouvoir royal. (Qwant)
(15) Philippe le Bel cherche à renforcer le pouvoir royal en France, notamment en :
- Taxant le clergé sans l’accord du pape (création de la décime, un impôt levé sur les églises).
- Affirmant le droit de juger les évêques en cas de trahison, empiétant sur les prérogatives pontificales.
- Soutenant les Colonna, une famille romaine opposée à Boniface VIII, après un conflit violent entre eux (destruction de Palestrina en 1297).
Boniface VIII, quant à lui, défend une théocratie pontificale et affirme la supériorité du pape sur les rois. En 1302, il publie la bulle Unam sanctam, qui déclare :
« Toute créature humaine, par nécessité de salut, doit être soumise au pontife romain. » Cette bulle affirme que le pouvoir spirituel (celui du pape) prime sur le pouvoir temporel (celui des rois).
L’escalade (1301–1303)
- 1301 : Boniface VIII exige la libération d’un évêque français emprisonné par Philippe le Bel. Le roi refuse et convoque une assemblée à Paris (1302), où il obtient le soutien des évêques français contre le pape.
- 1302 : Le pape publie Unam sanctam, une provocation directe pour le roi de France.
- 1303 : Philippe le Bel lance une campagne de propagande contre Boniface VIII, l’accusant de simonie (vente des charges religieuses) et d’hérésie. Il envoie son conseiller Guillaume de Nogaret en Italie pour organiser une action contre le pape.
(15 bis) L’attentat d’Anagni (7–8 septembre 1303)
Le 7 septembre 1303, une troupe menée par Guillaume de Nogaret et Jacopo Colonna (un membre de la famille ennemie de Boniface VIII) prend d’assaut la ville d’Anagni, où réside le pape. Boniface VIII est capturé, humilié, et libéré le lendemain grâce à l’intervention des habitants.
Bien que libéré, Boniface VIII meurt un mois plus tard (11 octobre 1303), probablement des suites de cette agression.
Conséquences
- Affaiblissement de la papauté : Le conflit marque un tournant dans la lutte entre pouvoir royal et pouvoir pontifical en Europe.
- Début de la papauté d’Avignon : En 1309, le pape Clément V (un Français) s’installe à Avignon, sous l’influence de Philippe le Bel. La papauté reste en Avignon jusqu’en 1377, une période appelée la « captivité de Babylone ».
- Renforcement de l’État royal français : Philippe le Bel sort renforcé de ce conflit, bien que son règne reste marqué par d’autres crises (affaire des Templiers, conflits avec la Flandre). (Qwant)
(16) Henri VIII (1491–1547), roi d'Angleterre de 1509 à sa mort, est surtout connu pour avoir rompu avec l'Église catholique et fondé l'Église d'Angleterre. Ce schisme, initié au début des années 1530, marque un tournant dans l'histoire religieuse européenne et la naissance du protestantisme en Angleterre.
Contexte et causes
- Motif personnel : Henri VIII cherche à annuler son mariage avec Catherine d'Aragon, qui ne lui a pas donné d'héritier mâle. Le pape Clément VII refuse cette annulation, ce qui pousse le roi à contester l'autorité du pape sur l'Église d'Angleterre.
- Motifs politiques : Henri VIII souhaite renforcer son pouvoir en contrôlant aussi bien l'État que l'Église sur son territoire.
- Influence de Thomas Cranmer : L'archevêque de Canterbury, Thomas Cranmer, joue un rôle clé en soutenant la réforme et en légitimant le divorce d'Henri VIII.
Étapes clés du schisme
- 1527–1533 : Henri VIII demande l'annulation de son mariage. Le pape refuse, ce qui pousse le roi à se déclarer chef suprême de l'Église d'Angleterre en 1534 via l'Acte de Suprématie. Cela marque officiellement la rupture avec Rome.
- 1536–1539 : Dissolution des monastères et confiscation de leurs biens par Henri VIII, ce qui affaiblit l'Église catholique en Angleterre.
- 1539 : Publication du Six Articles, qui maintient certains dogmes catholiques (comme la transsubstantiation) tout en rejetant l'autorité du pape. Cela montre que le schisme n'est pas encore un virage protestant.
- Sous Édouard VI (1547–1553) : Le protestantisme progresse avec l'adoption du Livre de la Prière Commune (1549) et des réformes plus radicales.
Conséquences
- Naissance de l'anglicanisme : L'Église d'Angleterre devient une voie moyenne entre catholicisme et protestantisme, bien que les tensions persistent.
- Persécutions religieuses : Sous Marie Ire (1553–1558), catholique, les protestants sont persécutés. Sous Élisabeth Ire (1558–1603), l'anglicanisme est consolidé et le protestantisme s'enracine.
- Impact en Europe : Ce schisme inspire d'autres réformes protestantes et affaiblit l'influence de l'Église catholique en Europe du Nord.
Différence avec la Réforme protestante
Le schisme d'Henri VIII n'est pas une réforme protestante au sens strict (comme celles de Luther ou Calvin). Il s'agit avant tout d'une rupture politique et personnelle avec Rome, même si elle ouvre la voie à des influences protestantes sous ses successeurs. L'Église d'Angleterre conserve une structure épiscopale et des rites proches du catholicisme, tout en rejetant l'autorité du pape. (Qwant)
- (17) Le Concordat de Bologne a été signé le 18 août 1516 entre le pape Léon X et le roi François Ier, peu après la victoire française à Marignan (septembre 1515).
- Il met fin à la Pragmatique Sanction de Bourges (1438), qui limitait l’influence du pape sur l’Église en France.
- Ce texte officialise la supériorité du roi sur les nominations ecclésiastiques (évêques, abbés) dans le royaume, tout en maintenant une reconnaissance symbolique de l’autorité spirituelle du pape.
Principales dispositions
- Nomination des évêques : Le roi obtient le droit de nommer les titulaires des sièges ecclésiastiques (évêchés, abbayes) dans les six mois suivant une vacance. Les nouveaux évêques prêtent serment de fidélité au roi.
- Investiture spirituelle : Le pape conserve le pouvoir de donner l’investiture « spirituelle » a posteriori, mais sans pouvoir de veto sur les choix royaux.
- Annates : Le pape récupère le droit de percevoir une taxe, appelée « annate », correspondant à la première année des revenus d’un bénéfice ecclésiastique.
- Fin du conciliarisme : Le concordat met un terme aux principes électifs et collégiaux défendus par la Pragmatique Sanction, renforçant l’autorité royale sur l’Église nationale.
Conséquences et postérité
- Le concordat renforce le gallicanisme royal, c’est-à-dire la subordination de l’Église à la monarchie française, tout en évitant un schisme avec Rome.
- Il reste en vigueur jusqu’à la Révolution française (1789), malgré des contestations ponctuelles (notamment de l’Université et du Parlement de Paris).
- Il pose les bases d’une Église nationale alignée sur les intérêts de l’État, une tradition qui influencera les relations Église-État en France jusqu’à la loi de 1905 (Séparation des Églises et de l’État). (Qwant)
(18) Clément V et Brunissende de Talleyrand Clément V, né Bertrand de Got, était effectivement proche de la famille de Talleyrand, notamment de Brunissende de Talleyrand, une noble limousine. Leur relation, à la fois politique et personnelle, a été critiquée par ses contemporains, notamment parce qu'elle aurait influencé ses décisions, comme la nomination de cardinaux issus de cette famille. Cette proximité a alimenté les rumeurs de népotisme et de corruption, déjà présentes en raison de la translocation de la papauté en Avignon sous son pontificat.
Conséquences financières et politiques
- Népotisme : Clément V a nommé plusieurs membres de la famille de Talleyrand à des postes clés, ce qui a été perçu comme un abus de pouvoir et a affaibli la crédibilité de l'Église.
- Dépendance financière : La papauté a dû financer les ambitions de cette famille, ce qui a pesé sur les ressources pontificales et accru les tensions avec les autres États européens.
- Critiques et perte de légitimité : Ces choix ont contribué à la détérioration de l'image du pape, déjà fragilisée par le procès des Templiers et les accusations de simonie. (Qwant)
(19) L'ordonnance cabochienne, promulguée en janvier 1357 sous l'impulsion d'Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, marque un tournant dans la révolte parisienne contre le pouvoir royal pendant la guerre de Cent Ans. Elle vise à limiter l'autorité du dauphin Charles (futur Charles V) et à renforcer le rôle des États généraux dans le gouvernement du royaume.
Points clés de l'ordonnance cabochienne :
- Elle impose que les décisions royales soient soumises à l'approbation des États généraux.
- Elle restreint le pouvoir du dauphin en matière de finances, de justice et de nominations.
- Elle est souvent interprétée comme une tentative de transférer une partie de la souveraineté du roi vers les représentants du peuple (bourgeois, nobles, clergé).
Cette ordonnance est un symbole de la contestation contre la monarchie centrale, mais elle sera rapidement annulée après la reprise en main du pouvoir par le dauphin Charles, qui reprendra le contrôle de Paris en 1358. Étienne Marcel sera tué lors de cette répression. (Qwant)
(20) Robert Knolles était un chef militaire anglais actif pendant la guerre de Cent Ans, notamment sous le règne d’Édouard III et de Richard II. Il a dirigé plusieurs expéditions en France, ciblant notamment la Normandie pour affaiblir le royaume de France et financer ses campagnes par le pillage.
Période : Les raids de Knolles en Normandie ont eu lieu principalement entre 1370 et 1372, pendant la troisième phase de la guerre de Cent Ans (1369–1380), marquée par une reprise des hostilités après la trêve de Brétigny (1360).
Objectifs : Ces expéditions visaient à piller les régions riches (comme la Normandie, proche de l’Angleterre) pour affaiblir l’économie française et financer les armées anglaises. Knolles et ses hommes ont ainsi ravagé des villes, des villages et des monastères, semant la terreur.
Conséquences : Ces raids ont causé d’énormes destructions en Normandie, mais ont aussi contribué à radicaliser la résistance française, notamment sous l’impulsion de Du Guesclin, qui a progressivement repris l’avantage pour la France. (Qwant)
(21) Geoffroy de Villehardouin est effectivement considéré comme l’un des premiers historiens français à avoir rédigé une œuvre majeure en langue vernaculaire (le français médiéval) plutôt qu’en latin. Son texte le plus célèbre, La Conquête de Constantinople (ou De la Conquête de Constantinople), relate la quatrième croisade (1202–1204) et ses conséquences. Ce récit est à la fois un témoignage historique et une œuvre littéraire, marquant un tournant dans l’historiographie médiévale.
Points clés :
- Langue : Il a choisi d’écrire en ancien français, ce qui était rare pour un texte historique à l’époque.
- Style : Son œuvre mêle récit personnel (il a participé aux événements) et style épique, influençant la littérature médiévale.
- Postérité : Il est souvent cité comme un pionnier de la prose narrative en français, aux côtés d’autres auteurs comme Jean de Joinville. (Qwant)
(22) Jean de Joinville (1224–1317) était un noble champenois, sénéchal de Champagne et un proche conseiller du roi Louis IX (Saint Louis). Il est surtout connu pour avoir écrit la Vie de Saint Louis, une biographie détaillée du roi, composée entre 1305 et 1309. Cet ouvrage est considéré comme une source majeure pour comprendre le règne de Saint Louis et la société médiévale française. (Qwant)
(23) Nicétas Choniatès est un historien et homme d'Église byzantin né vers 1155 et mort en 1217. Il est surtout connu pour son œuvre historique, la Chronique, qui couvre la période de 1081 à 1207. Cette chronique est une source majeure pour comprendre la chute de Constantinople lors de la quatrième croisade (1204) et les événements qui ont conduit à la fragmentation de l'Empire byzantin.
Ses écrits offrent un témoignage direct et détaillé sur :
- La prise de Constantinople par les croisés en 1204.
- Les conséquences politiques et sociales de cet événement.
- La résistance byzantine face aux Latins et aux autres forces en présence. (Qwant)
(24) Guillaume le Breton est surtout connu pour avoir rédigé la Philippide, un poème épique en latin célébrant les victoires de Philippe Auguste, notamment la bataille de Bouvines (27 juillet 1214). Ce récit, écrit dans un style flatteur et élogieux envers le roi de France, s'inscrit dans la tradition des panégyriques médiévaux. Il met en avant la bravoure de Philippe Auguste et la supériorité des troupes françaises, tout en minimisant ou omettant les aspects moins glorieux du conflit. (Qwant)
(25) Jean Froissart (vers 1337–1404) et Guillaume de Nangis (mort en 1300) sont deux chroniqueurs médiévaux, mais leur lien direct avec la description de la peste noire (1347–1351) est inégal :
- Guillaume de Nangis : Chroniqueur du XIIIe siècle, il est surtout connu pour ses écrits sur les règnes de Louis IX et Philippe III. Il ne décrit pas la peste noire, car celle-ci survient après sa mort (il meurt en 1300). Ses chroniques couvrent la période antérieure à 1300.
- Jean Froissart : Chroniqueur du XIVe siècle, il est célèbre pour ses Chroniques, qui couvrent la période de 1325 à 1400. Il mentionne la peste noire dans ses écrits, notamment ses conséquences sociales et politiques en Europe. Cependant, ses descriptions sont moins détaillées que celles d'autres chroniqueurs contemporains comme Jean de Venette ou Gilles Le Muisit. (Qwant)
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