Eau
Mégabassine
Rendements
en chute, évaporation record, promesses en berne
Bilan
négatif.
État
des lieux des mégabassines en août 2026 Les mégabassines, présentées
comme une solution pour sécuriser l’irrigation en période de sécheresse,
affichent un bilan contrasté, voire négatif, cet été. Plusieurs constats
majeurs émergent :
·
Évaporation record
: Les réserves d’eau, souvent artificielles et peu profondes, subissent des
pertes massives par évaporation. Selon l’hydroclimatologue Florence Habets,
cité par Bon Pote, l’évaporation dans ces bassines peut atteindre l’équivalent
de la consommation quotidienne de plusieurs centaines de personnes par jour et
par réserve. Une étude en Afrique du Nord montre même que certaines réserves
perdent jusqu’au double de leur capacité de stockage annuelle par évaporation
·
Réserves vides ou
inexploitables : Des cas comme celui de la bassine de Sainte-Soline
illustrent ce problème : malgré un remplissage partiel en juin (jusqu’à 50 000
m³), la réserve était complètement vide dès mi-juillet 2026, en raison de
l’évaporation et des prélèvements pour l’irrigation. Pourtant, cette bassine
n’a même pas été exploitée
·
Rendements en chute
libre : Les cultures irriguées grâce à ces réserves ne montrent pas
les gains escomptés. Les rendements restent en baisse, en partie à cause de la
chaleur et de la disponibilité limitée de l’eau stockée. Les mégabassines,
censées « substituer » les prélèvements estivaux, maintiennent en réalité un
modèle agricole gourmand en eau plutôt que de favoriser une transition vers des
pratiques plus sobres
·
Promesses non tenues et
impacts environnementaux : Les mégabassines sont critiquées pour
plusieurs raisons :
- Elles privatisent une ressource publique, limitant
l’accès à l’eau pour d’autres usages (agricoles ou domestiques).
- Elles encouragent la poursuite de cultures très
consommatrices d’eau (comme le maïs), inadaptées aux conditions
climatiques locales.
- Leur construction et leur entretien contribuent à
l’artificialisation des sols et à la dégradation des écosystèmes
·
Cadre juridique et
contestations : Plusieurs projets de mégabassines ont été jugés
illégaux et condamnés à la destruction par la justice. C’est le cas de la
bassine de Sainte-Soline, dont le remplissage a été interdit l’hiver dernier
pour préserver la biodiversité locale. Malgré cela, des dizaines de bassines
ont été remplies pendant l’hiver 2025-2026, souvent avec le soutien de l’État
et des préfets (bonpote.com)
Contexte réglementaire
La « loi Duplomb », promulguée le 11 août 2025, a facilité la construction de
réserves d’eau, y compris les mégabassines, en assouplissant les règles. Cette
loi est souvent citée comme un symbole de la priorité donnée à une agriculture
intensive plutôt qu’à une gestion durable de l’eau (vie-publique.fr)
Analyse
globale Les mégabassines, présentées comme une solution d’adaptation à
la sécheresse, révèlent leurs limites en 2026 :
- Efficacité limitée : Les pertes
par évaporation et la baisse des rendements remettent en cause leur
utilité réelle.
- Coûts environnementaux et sociaux
: Privatisation de l’eau, artificialisation des sols, et maintien d’un
modèle agricole non résilient.
- Alternatives ignorées : Des
solutions comme le stockage en nappe phréatique ou l’adaptation des
cultures (ex. : abandon du maïs dans les zones arides) sont rarement mises
en avant. (Qwant)
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Eau
« J'en
ai. Je suis riche ! »
Dans
un futur très proche
Geyser
d'eau
Par
Bésot
1. Qu’est-ce qu’un geyser d’eau ?
Un
geyser est une source d’eau chaude qui jaillit périodiquement sous forme de
colonne de vapeur et d’eau, généralement due à l’activité géothermique
souterraine. Les geysers sont rares et souvent protégés ou exploités commercialement.
2. Comment en "avoir" un ?
- Propriété privée : Si un geyser se
trouve sur un terrain que vous possédez, vous pourriez en être le
propriétaire légal. Cependant, dans de nombreux pays, les ressources
naturelles comme l’eau ou la géothermie sont soumises à des
réglementations strictes.
- Exploitation commerciale :
Certains geysers sont exploités pour le tourisme (ex. : Geysir en Islande,
Old Faithful aux États-Unis) ou pour la production d’énergie géothermique.
- Découverte ou création : Dans de
rares cas, un geyser peut se former naturellement sur un terrain, ou être
créé artificiellement (ex. : forage géothermique).
3. Peut-on en tirer profit ?
Oui,
mais sous conditions :
- Tourisme : Organiser des visites
payantes (ex. : Geysir en Islande attire des milliers de visiteurs).
- Énergie géothermique : Vendre de
l’électricité ou de la chaleur produite par la vapeur (ex. : projets en
Islande, Nouvelle-Zélande).
- Vente d’eau : Si l’eau est rare ou
minérale, elle pourrait être vendue (ex. : eaux thermales).
- Licences et réglementations : Dans
la plupart des pays, l’exploitation d’un geyser nécessite des
autorisations (environnement, eau, énergie).
4. Exemples concrets
- Islande : Le geyser Strokkur
(proche de Geysir) est une attraction touristique majeure. Son exploitation
est gérée par l’État.
- États-Unis : Old Faithful
(Yellowstone) est protégé et géré par le parc national.
- Nouvelle-Zélande : Les geysers de Wai-O-Tapu
sont exploités pour le tourisme et la géothermie.
5. Risques et
défis
- Réglementation : Les geysers sont
souvent protégés (ex. : parc national, réserve naturelle).
- Durabilité : Un geyser peut
s’éteindre naturellement ou être perturbé par des forages.
- Investissement : Créer ou
exploiter un geyser demande des études géologiques et des infrastructures
coûteuses. (Qwant)
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