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vendredi 10 juillet 2026

Fascisme - Visage et botte - Magasins Relay - Pétition - Marine Le Pen - Racisme - Elie Seymoun - Avignon - Moyens -

 

Fascisme

Visage et/ou botte ?

Problèmes

Par Gros.

Le visage (l’image publique)

Propagande, mythes fondateurs, esthétique qui donne une apparence « humanisée » ou respectable au mouvement.

Le fasces (faisceau de bâtons avec hache) – symbole romain repris comme emblème du pouvoir fasciste ; la couleur noire et les chemises noires des paramilitaires, qui évoquent l’unité et la discipline.

La botte (la répression)

Violence, coercition, usage de la force armée pour imposer l’ordre et écraser l’opposition.

Les bottes des milices (ex. : les Arditi italiens) et le salut romain (bras tendu) qui signale la soumission du corps à l’État.

Problèmes soulevés par cette dualité

  1. Ambiguïté du discours – Le « visage » tente de masquer la brutalité de la « botte ». Cette dissimulation rend plus difficile la reconnaissance du fascisme lorsqu’il se présente sous des formes « plus douces », comme le « fascisme à visage humain » décrit par le Monde diplomatique : le fascisme se « présente davantage, mieux », ce qui le rend plus dangereux  (monde-diplomatique.fr)
  1. Normalisation des symboles – Le fasces et les chemises noires, initialement des signes de pouvoir, sont parfois réappropriés ou banalisés, ce qui complique leur identification comme indicateurs de mouvements autoritaires.
  2. Violence institutionnalisée – La « botte » n’est pas seulement physique ; elle se traduit par des lois restrictives, la suppression de la liberté de la presse et la dissolution des syndicats, comme le montre le symbolisme fasciste qui associe le pouvoir à la mort et à la répression  (fr.wikipedia.org)
  1. Risque de confusion historique – En insistant sur le « visage », certains analystes minimisent les aspects violents du fascisme, ce qui alimente le débat sur la définition même du phénomène et rend la détection précoce plus difficile.

En résumé

  • Le visage du fascisme sert à séduire, à légitimer et à masquer la botte répressive.
  • Cette combinaison crée un problème d’identification : les mouvements peuvent paraître « modérés » tout en conservant une logique de domination violente.
  • Reconnaître les deux aspects (symboles visibles et mécanismes de coercition) est essentiel pour décrypter et contrer les formes contemporaines du fascisme. (Qwant)

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Fascisme

Magasins Relay

Xénophobie, misogynie, homophobie

Pétition

Fausse solutions

Vrais mensonges

Castex doit intervenir

La démocratie déraille.

·         Hébergeur : le site de pétitions d’agir.greenvoice.fr.

·         Objet : demander à la SNCF de mettre fin à l’exclusivité de la distribution de la presse et de la librairie aux magasins Relay, afin de garantir un espace public « impartial, pluraliste et en accord avec les valeurs républicaines ».

·         Motifs invoqués : la présence, dans les points de vente Relay, d’ouvrages qualifiés de racistes, xénophobes, homophobes et misogynes. La pétition signale également la nécessité d’une action contre les Relay présents dans les hôpitaux.

·         Principaux soutiens cités :

    • Alternatiba
    • Soulèvements de la Terre
    • Fédération SUD‑Rail
    • Syndicat national des journalistes CGT (SNJ‑CGT)
    • Union syndicale Solidaires
    • Oxfam France
    • Greenpeace France
    • Attac France
    • Fédération CGT Spectacle
    • La Ligue des auteurs professionnels
    • Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse
    • Scientifiques En Rébellion
    • 350.org, etc.

·         Lien direct : https://agir.greenvoice.fr/petitions/gares-sncf-pour-la-democratie-stoppons-le-monopole-des-relay-de-bollore

Cette pétition vise à mobiliser l’opinion publique et les organisations syndicales/associatives pour que la SNCF revoie son contrat avec Relay et élimine les contenus jugés discriminatoires des espaces publics.

Source : extrait de la page de la pétition sur agir.greenvoice.fr (agir.greenvoice.fr)

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Fascisme

M Le Pen

Condamnation peu importante

Racisme : poids lourd de leurs convictions

Par Peha.

20 janvier 2026

Injure publique (origine, ethnie, nation, race ou religion) à l’encontre de Yasmine Ouirhrane, étudiante voilée, suite à un tweet où Le Pen qualifiait le « islam radical » de « promotion »

La 17ᵉ chambre du tribunal judiciaire de Paris a relaxé Marine Le Pen ; les juges ont estimé que les termes employés ne constituaient pas une injure délictueuse 

liberation.fr

Aucun sanction (amende ou peine d’emprisonnement) ; la procédure s’est soldée par une absence de condamnation.

2024 – 2025

Enquête préliminaire pour incitation à la haine raciale (parallèle entre prières musulmanes et occupation allemande)

Enquête ouverte par le parquet de Lyon ; aucune décision finale rendue à ce jour 

humanite.fr

Procédure en cours, aucune condamnation définitive.

5 avril 2025

Condamnation de plusieurs dirigeants du RN (et de candidats) pour propos racistes ou antisémites, déclenchant des appels à manifester 

lemonde.fr

Jugements de première instance ; sanctions variées (amendes, retrait d’investiture) ; Le Pen a toutefois exclu son père en 2015 pour propos antisémites, montrant une volonté de « dédiabolisation » 

lemonde.fr

Condamnations limitées à d’autres membres du parti ; la cheffe du RN n’a pas été personnellement condamnée dans ces dossiers.

Analyse

  • Peu d’impact juridique pour Marine Le Pen : la décision du 20 janvier 2026 montre que, malgré la polémique autour de ses propos, la justice n’a pas retenu de responsabilité pénale. La relaxe indique que la condamnation, si elle avait existé, aurait été minime (amende de 500 €, sursis, etc.), mais elle n’a même pas été prononcée.
  • Racisme comme conviction politique : les affaires montrent que le racisme reste un thème central de la rhétorique du RN et de la posture de Le Pen (ex. le tweet sur « l’islam radical », les accusations de racisme dans les discours). Cependant, les tribunaux n’ont pas encore traduit ces positions en sanctions lourdes contre la dirigeante elle‑même.
  • Pression de la société civile : la condamnation de plusieurs membres du RN a conduit à des mobilisations (SOS Racisme, CGT, LDH) pour défendre l’État de droit  (lemonde.fr)

, soulignant que le poids des convictions racistes du parti est perçu comme une menace pour les valeurs républicaines, même si les peines infligées restent limitées.

Conclusion

  • Marine Le Pen n’a pas été condamnée de façon significative pour des faits racistes ; la décision la plus récente (janvier 2026) l’a relaxée.
  • Le racisme demeure un pilier idéologique du RN, ce qui alimente les critiques et les actions de la société civile, mais les sanctions judiciaires restent peu importantes à ce jour. (Qwant)

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Fascisme

M Le Pen

Condamnation

Affiche détournée

« Code pénal et mains sales »

 Mains sales »

Le terme « mains sales » a été utilisé dans le débat public pour qualifier le détournement de fonds, mais il ne figure pas dans le texte de la décision judiciaire ; il s’agit d’une expression médiatique et politique.

En résumé : Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics européens, condamnée à une peine d’emprisonnement partiellement aménagée, à une amende et à une période d’inéligibilité réduite, sur la base des articles 131‑4‑1 à 131‑11 et 132‑25 à 132‑70 du Code pénal, avec exécution provisoire grâce à l’article 471 du Code de procédure pénale. (Qwant)

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Appel au Boycott

Il préfère le RN pour lui

LFI est un danger

Antisémite ou anti Israël ?

Dieudonné

Pas condamné.

Début des années 1990

Duo comique « Élie et Dieudonné » très populaire.

Collaboration artistique sans polémique.

1997

Rupture du duo (différends artistiques et financiers).

Fin officielle du partenariat, mais les deux restent « amis ».

2008‑2009

Semoun assiste à une représentation de Dieudonné, puis exclut toute reformation après le choix de Jean‑Marie Le Pen comme parrain d’une fille de Dieudonné. Il décrit Dieudonné comme « dans le monde de la haine » et parle d’un « traumatisme ».

Sentiment de trahison mêlé à une affection persistante.

2014‑2022

Interviews où Semoun affirme rester en contact (« je l’ai au téléphone, on se voit parfois ») et décrit Dieudonné comme « le Dieudo d’avant », tout en dénonçant ses propos antisémites (« Quel gâchis ! »).

Reconnaissance d’une amitié personnelle malgré le désaccord idéologique.

2025‑2026

Semoun, devenu père, évoque la proximité de leurs naissances et confirme qu’ils se parlent encore, mais refuse toute collaboration artistique (« je freine des quatre fers », « il a des valises trop lourdes à porter »).

Ambivalence entre affection personnelle et impossibilité professionnelle.

Points clés de l’ambiguïté

  • Affection vs. désapprobation : Semoun garde de l’affection pour son ancien complice (« je l’aime quand même », « le Dieudo que j’aime, c’est le Dieudo d’avant ») tout en condamnant fermement ses prises de position antisémites et son rapprochement avec l’extrême‑droite.  (fr.wikipedia.org)

Contact privé vs. rupture publique : Malgré les déclarations publiques de coupure (ex. 2009), il confirme régulièrement des contacts téléphoniques et des rencontres occasionnelles.  Souhait artistique contrarié : Semoun admet qu’il aimerait refaire un spectacle avec Dieudonné, mais estime que les « valises » (les polémiques et condamnations judiciaires) de ce dernier rendent cela impossible.  (20minutes.fr)

La relation entre Élie Semoun et Dieudonné reste ambiguë : ils entretiennent une amitié personnelle et un respect mutuel du passé commun, mais les divergences idéologiques et les condamnations de Dieudonné empêchent toute reprise professionnelle. Cette dualité se reflète dans les nombreuses interviews où Semoun oscille entre affection et réprobation. (Qwant)

Elie Semoun est un humoriste et comédien français connu pour son style parfois provocateur.

Le 3 juillet 2024, alors qu’il était invité du journal télévisé d’Antenne Réunion pour promouvoir son spectacle « Élie Semoun et ses monstres », il a réagi à un reportage sur une otarie coincée dans les rochers de l’île.

Sans vouloir entrer dans le débat politique, il a lancé la blague : « J’ai cru que c’était Mathilde Panot. Elle lui ressemble un peu ! », comparant la députée sortante du groupe LFI à une otarie (nordlittoral.fr)

Mathilde Panot était alors présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale et venait d’être réélue dès le premier tour dans la 10ᵉ circonscription du Val‑de‑Marne. La remarque a rapidement fait le buzz sur les réseaux, suscitant à la fois des rires et des critiques qualifiant la plaisanterie de sexiste ou grossophobe (tvmag.lefigaro.fr)

 Déclaration du 9 juillet 2026 – Au cours d’une interview sur RTL, il a déclaré : « Franchement, je ne peux pas supporter cet antisémitisme affiché », ajoutant que LFI « ne ressemble pas à une démocratie » et qu’il la considère « plus dangereuse que le RN »

  Position générale – Semoun se décrit comme « surtout un opposant à LFI » et affirme avoir « beaucoup de mal avec ce parti », soulignant que l’antisémitisme qu’il perçoit au sein du mouvement le trouble profondément (rtl.fr)

  •  Déclencheur : lors d’une interview sur RTL, Semoun a affirmé que La France Insoumise était « plus dangereuse que le Rassemblement National », qualifiant le parti d’« antisémitisme affiché ». Cette prise de parole a suscité une vague de réactions négatives ; de nombreux internautes ont alors appelé à boycotter l’artiste  (x.com)
  • Conséquences : suite à ces propos, Semoun a également été la cible de menaces de mort et a porté plainte auprès d’un commissariat  (lefigaro.fr)

En résumé, le boycott découle d’une polémique politique liée à ses commentaires sur La France Insoumise, renforcée par les menaces qu’il a reçues par la suite.

Sources : (x.com)

 « Appel au boycott à l’encontre de l’humoriste… », extrait d’un post X relayant l’alerte RTL.

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Avignon

Manifestation contre la baisse des moyens.

·                               Baisse des subventions : Plusieurs structures culturelles (centres dramatiques nationaux, scènes nationales, théâtres, opéras, orchestres) sont menacées par des annulations drastiques de crédits, selon une lettre signée par le Syndeac et d’autres associations du secteur. Cette situation est qualifiée d’« extrême urgence » 

·                               Réactions syndicales : La CGT Spectacle et d’autres syndicats ont organisé des rassemblements pour alerter sur les conséquences de ces réductions, notamment lors de la visite de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, le 4 juillet 2026 

·                               Slogans et revendications : Des manifestants ont scandé des phrases comme « Retourne à Versailles et rends la maille » pour critiquer la gestion budgétaire et exiger le maintien des financements publics  (liberation.fr)

Revendications portées par les syndicats

La F3C CFDT a relayé ces mobilisations en insistant sur :

·                               Le refus de considérer la culture comme une variable d’ajustement budgétaire, soulignant son rôle dans la démocratie, la cohésion sociale et l’émancipation individuelle 

·                               L’exigence de maintien et renforcement des financements publics pour la création, la diffusion artistique et l’emploi culturel 

·                               La défense de la liberté de création, menacée par des politiques d’austérité qui affaiblissent le service public de la culture  (f3c.cfdt.fr)

Événements marquants

·                               4 juillet 2026 : Arrivée de la ministre de la Culture à Avignon, accueillie par des huées et des slogans de protestation 

·                               Début juillet 2026 : Rassemblements organisés par la CGT Spectacle et d’autres organisations pour alerter sur les 28 structures menacées par des réductions de crédits (liberation.fr)

·                               Appels à la mobilisation : Les syndicats appellent à une résistance collective pour préserver l’indépendance des artistes et des établissements culturels 

Enjeux sous-jacents

·                               Précarisation des professionnels : Les artistes, techniciens et autres acteurs du secteur subissent une précarisation croissante, avec des reports de projets et des fermetures de lieux 

Menace sur la diversité culturelle : Les syndicats dénoncent une logique de rentabilité qui réduit les espaces de pluralisme et de création 

Lien avec la démocratie : La culture est présentée comme un pilier de la démocratie, dont la fragilisation met en péril les libertés publiques 

Perspectives

Les mobilisations se poursuivent pendant le Festival d’Avignon (4–25 juillet 2026) pour maintenir la pression sur les décideurs politiques et exiger des réponses concrètes aux revendications du secteur culturel  (f3c.cfdt.fr) (liberation.fr)

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vendredi 3 juillet 2026

Cinémathèque - Isabelle Huppert -

 

Cinémathèque

Isabelle Huppert

Première femme à présider.

  • Date de l’élection : le 2 juillet 2026 (hier).
  • Mandat : trois ans, donc jusqu’en 2029.
  • Prédécesseur : le cinéaste Costa‑Gavras, président depuis 2007.
  • Contexte : Huppert, actrice française de 73 ans, a été élue par le conseil d’administration de l’institution, qui conserve plus de 50 000 films de patrimoine et près d’un million de documents cinématographiques. Elle sera accompagnée des réalisateurs Olivier Assayas et Claire Denis comme vice‑présidents.

Cette nomination marque la première fois qu’une femme dirige la Cinémathèque, l’une des références mondiales de la cinéphilie, fondée en 1936 et située à Bercy, Paris  (lemonde.fr)

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Isabelle Huppert, présidente de la Cinémathèque. Un tournant féministe ?

Isabelle Huppert est la première femme à présider la Cinémathèque française, une institution qui a longtemps contribué à légitimer une certaine vision du cinéma, propageant la « culture du viol »

(…) A la tête des institutions du cinéma, les hommes faisaient passer le viol pour une démarche artistique et étouffaient toute protestation féministe grâce à leur puissance médiatique. Ce temps n’est pas complètement révolu mais la nomination d’une femme à la présidence de la Cinémathèque est un bon signal.

 lesnouvellesnews.fr/isabelle-huppert-presidente-de-la-cinematheque-un-tournant-feministe

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 204 personnes ont lu cet article.


mercredi 17 juin 2026

Valérie Rey-Robert - Dix questions sur la culture du viol

 

Valérie Rey-Robert

Dix questions sur la culture du viol

Editions Libertalia

2025



Les VSS :

Les violences sexistes et sexuelles englobent plus de violences que les violences sexuelles : elles intègrent le harcèlement sexuel, les violences domestiques, la  discrimination sur l’orientation sexuelle  liée au genre. (p 21)

Page 17 : Enquête Virage sur 27 000 personnes en 2015 : Viols :

Famille

1 femme sur 10

Un homme sur 25

Famille avant 18 ans

1 femme sur 5

Un homme sur 8

Adultes en France

1 femme sur 7

1 homme sur 25 au cours de sa vie

Adultes aux USA

1 femme sur 5

1 homme sur 71

Page 30 : Viol conjugal – Reconnaissance dans les lois selon les pays :

URSS

Années 1920

Suède

1965

Dakota du Sud - USA

1975

France

1992

Entre 18 et 75 ans, en 2022, deux personnes sur trois connaissent leur agresseur. (p 42).

Les catégories professionnelles avec les plus forts taux de violeurs sont : le médical, para-médical, l’enseignement, l’animation, l’encadrement, la loi et l’ordre. (p 44).

Un homme viole quand il pense qu’il ne sera pas pris, ou excusé ou non puni. (p 45)

Guy Georges contrôlait ses pulsions et attendait le bon moment pour ne pas se faire prendre. (p 46).

Un homme pense à violer une femme quand elle se refuse à lui et lui résiste. (p 47). Pour les hommes, le « Non » des femmes est un défi à surmonter. (p 107). Ne pas exprimer ses émotions peut amener un homme à développer de l’anxiété, de la dépression pouvant l’amener au suicide. (p 123)

Les motivations du violeur sont le pouvoir, le contrôle et la colère. Le physique de la victime ne l’intéresse pas. (p 58)

Si une personne « cède » sous la force, la menace ou la manipulation, alors, elle est victime de viol. (p 65)


Les victimes sont critiquées :

Pour dissuader les autres victimes de parler, le « victime blaming » raconte « qu’elle a aimé ça ».  (p 52)

 


Julie Douib en Corse meurt en 2023. « Elle aurait du partir plus tôt. Elle n’a pas choisi le meilleur des compagnons ». Elle est pointée du doigt. Pas son agresseur. (p 72)

 


Dans « L’Emprise », en 2014, le choix d’Alexandra Lange est remis en cause pendant son procès. (p 73)

 


Nafissatou Diallo a été accusée de vouloir se faire de l’argent sur le dos de Strauss-Kahn. Les mêmes accusations concernent aussi Tristane Banon. (p 76) (1)

 

Théorie du « monde juste », par Gilmartin-Zena : (2)

Les mauvaises personnes sont des candidates pour le viol et les bonnes personnes ne connaissent aucun problème. (p 51)  Ndlr : est-ce certain ?


La non mixité :

Au Japon et au Mexique, il existe des bus uniquement pour les femmes afin d’éviter les agressions sexuelles. Ndlr : est-ce la meilleure réponse au masculinisme ? (p 39) (3)


L’affaire Pelicot :

Gisèle Pelicot érigée en héroïne ? Peut-être correspond-elle à l’image d’une « bonne victime blanche aux moeurs normaux » ? (p 10)

Les hommes qui n’ont pas dénoncé Dominique Pelicot à la police ne sont pas des « rescapés ». (p 92)  Ndlr : qui ne dit mot, consent.


L’éducation sexuelle :

Il y a pas ou peu d’éducation sexuelles (Ndlr : Evars). On laisse persister les comportements problématiques. (p 68)

L’extrême droite prétend que les cours  d’éducation sexuelle permettent de violer des enfants. (p 91)


MeToo :


En 1999-2000, Judith Butler travaille sur l’intersectionnalité dans le féminisme.

 


Kimberlé Creenshaw travaille sur le transféminisme et le harcèlement sexuel. (p 27)

 


Tarana Burke fonde MeToo en 2006. 


Alyssa Milano intervient en 2017 avec le hashtag « MeToo ».  Sandra Muller lance en France “Balance ton porc” en 2017. (p 83) 


Adèle Haenel témoigne et soutient « Balance ton porc ». C’est important pour les victimes. (p 85)

 

Aïssa Maïga s’est opposée à Roman Polanski dans son discours en 2019. Cela n’a pas été suffisant. Il a reçu un César avec son film « J’accuse ». (p 98)


Les critiques de MeToo :


Florence Foresti a critiqué MeToo dans son spectacle « Boys, boys, boys ». (p 87) (4)

Caroline Fourest a prétendu que les vies des hommes accusés seraient brisées.

Agnès Jaoui affirme qu’il n’y a aucune différence entre mettre une main sur le genou et un viol. (p 88) (5)


Le futur :

Les féministes veulent créer une société plus juste et plus équitable pour toutes les victimes de violences. (p 82)

Promotion de relations fondées sur le respect mutuel et le consentement explicite pour obtenir des relations saines. (p 96)

Les femmes doivent devenir des sujets actives de leur propre sexualité. (p 106)

Les émotions ne sont pas liées au genre. Les enfants doivent apprendre à les connaître et les reconnaître. Cela aide aux relations interpersonnelles respectueuses. (p 118)

Les notions de consentement et de limites sont à apprendre dès l’école. (p 118)

L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger : (6)

1950

Suède


Australie


Ontario (Canada)

2020

Grande-Bretagne

(p 119)

L’école doit déconstruire les mythes racistes et classistes. (p 127)

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(1) Accusations contre Dominique Strauss‑Kahn et Tristane Banon

1. Contexte général

  • Dominique Strauss‑Kahn (ex‑ministre des finances et directeur du FMI) a été accusé de tentative de viol par Tristane Banon en février 2003, lors d’une interview qu’elle devait réaliser pour un livre.
  • La plainte a été déposée en juillet 2011, mais le parquet de Paris a classé sans suite la plainte pour tentative de viol, tout en reconnaissant une agression sexuelle

2. Détails de l’incident

  • L’incident aurait eu lieu dans un appartement du 7e arrondissement de Paris, où Banon se sentait mal à l’aise et a décrit une bagarre après que Strauss‑Kahn ait tenté de la toucher.
  • Banon affirme avoir été décrétée (soutien‑gorge déchiré, jean ouvert) et s’être battue au sol pendant plusieurs minutes  (lemonde.fr)

3. Réactions et suites judiciaires

  • Le parquet a reconnu l’agression sexuelle mais a jugé les faits prescrits (radiofrance.fr)

Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances

Banon a exprimé son intention de poursuivre le combat judiciaire, notamment en déposant une partie civile si le dossier est classé sans suite 

4. Confrontation publique

  • En septembre 2023, Banon a confronté Strauss‑Kahn en face‑à‑face, sans avocats, afin d’obtenir une réponse directe.
  • La confrontation a été décrite comme « assez classique » car les deux parties présentent des versions opposées  (lejdd.fr)

5. Résumé

  • Tristane Banon a accusé Dominique Strauss‑Kahn d’une tentative de viol et d’agression sexuelle en 2003.
  • La plainte déposée en 2011 a été classée sans suite par le parquet, qui a toutefois reconnu l’agression sexuelle, mais les faits sont prescrits.
  • Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances.
  • Banon a cherché à obtenir une confrontation publique et envisage de poursuivre le dossier en partie civile si nécessaire. (Qwant)

(2)


Théorie du « monde juste » (Just‑World Hypothesis) – Melvin Lerner

  • Principe de base : les individus ont une tendance psychologique à croire que les personnes obtiennent ce qu’elles méritent (récompenses pour le bien, punitions pour le mal).
  • Fonction : cette croyance sert à préserver un sentiment de contrôle et de sécurité face à l’incertitude du monde.

Principales critiques de la théorie

Critique

Description

Biais culturel

La plupart des études initiales ont été menées en Occident ; la propension à croire en un monde juste varie selon les cultures collectivistes vs. individualistes.

Victim‑blaming excessif

La théorie explique la tendance à blâmer les victimes, mais ne rend pas compte des mécanismes qui atténuent ce biais (empathie, contexte social).

Méthodologie

Utilisation fréquente de scénarios hypothétiques peu réalistes, limitant la validité écologique des résultats.

Causalité ambiguë

Difficulté à distinguer si la croyance en un monde juste cause le jugement moral ou si elle en résulte.

Facteurs situationnels

Néglige l’influence de facteurs structurels (inégalités, pouvoir) qui peuvent expliquer les jugements de mérite indépendamment de la croyance en la justice.

Variabilité individuelle

Ne prend pas suffisamment en compte les différences de personnalité (ex. besoin de cognition, autoritarisme) qui modulent le phénomène.


Points de consensus

  • La croyance en un monde juste existe bel et bien, mais son intensité et ses effets varient selon le contexte culturel, social et individuel.
  • Les recherches récentes intègrent davantage de variables (émotions, identité sociale) pour nuancer la théorie originale de Lerner.

Sources générales : travaux de Melvin Lerner (1970‑1990), revues critiques en psychologie sociale (ex. Journal of Personality and Social Psychology, European Journal of Social Psychology).

(3) Au Mexique

  • Bus réservés aux femmes : La municipalité de Mexico a lancé en 2008 un programme appelé « programme Athéna » qui proposait des autobus exclusivement pour les femmes. Ce service a rencontré un franc succès, offrant un espace plus sûr et moins bondé pour les passagères  (lemonde.fr)
  • État actuel : Le même extrait de Wikipédia indique que ces bus et taxis « ont tous disparu »  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, le service n’est plus en fonctionnement aujourd’hui.

Au Japon

  • Pas de bus réservés aux femmes : Aucun des documents fournis ne mentionne l’existence de bus exclusivement pour les femmes au Japon.
  • Trains : Le Japon dispose bien de wagons réservés aux femmes dans ses métros et trains de banlieue, mais aucune initiative de bus n’est signalée  (japan-experience.com)

Conclusion

  • Vrai pour le Mexique : il a eu des bus réservés aux femmes, mais ils ne sont plus actifs.
  • Faux pour le Japon : il n’existe pas de bus uniquement pour les femmes, seulement des wagons réservés dans les trains. (Qwant)

(4) Oui, Florence Foresti a exprimé une critique du mouvement #MeToo dans son spectacle « Boys Boys Boys ».
Dans ses monologues, elle décrit le phénomène comme « le plus anti‑#MeToo de l’année » et souligne qu’elle « ne veut pas que les femmes soient uniquement victimes et les hommes uniquement coupables »  (parismatch.com)

Elle évoque également les dérives potentielles de certains discours féministes contemporains, proposant une vision nuancée qui refuse de réduire les hommes à des prédateurs  (humorix.fr)

(5) Ce que dit Agnès Jaoui sur la comparaison « main sur le genou » / « viol »

Agnès Jaoui a exprimé son mécontentement face à la façon dont le mouvement Balance Ton Porc (et, plus largement, la mouvance #MeToo) traite les accusations d’agression sexuelle.
Dans plusieurs interviews (notamment sur Arte et Le Parisien), elle affirme que l’émotion prime sur la réflexion, ce qui conduit à confondre une main sur le genou avec un viol caractérisé : « Dès qu’on entend agression sexuelle, il n’y a plus de réflexion, il n’y a que de l’émotion, donc on ne sait pas si c’est une main sur un genou ou un viol caractérisé » 

 « …on place au même niveau une main sur le genou et un viol »  (closermag.fr)

Points clés de son argumentation

Point

Détail

Source

Manque de nuance

Elle estime que la société actuelle ne distingue plus les actes, les considérant comme équivalents.


closermag.fr

Effet de la cancel‑culture

Elle critique la posture de « justicier » qui, selon elle, « mène à la peur de chaque mot prononcé ».


closermag.fr

Appel à la présomption d’innocence

Elle défend l’idée que chaque accusation doit être examinée avec prudence, sans présumer de culpabilité.


valeursactuelles.com

Conclusion

Agnès Jaoui ne dit pas qu’il n’y a pas de différence entre une main sur le genou et un viol, mais qu’il y a une perte de nuance dans le discours public. Elle souligne que les réactions émotionnelles et les réseaux sociaux tendent à éliminer la distinction entre ces deux actes, ce qui, selon elle, est problématique. (Qwant)

(6) L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger

Cadre général

  • Intégration scolaire : Dans la plupart des pays d’Europe et d’Amérique du Nord, l’éducation sexuelle (ou l’éducation à la vie affective et relationnelle) est majoritairement intégrée au programme scolaire, bien que le degré d’implémentation varie selon les régions et les niveaux d’enseignement.
  • Objectifs communs : Les programmes visent à fournir des connaissances sur la puberté, la reproduction, la contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi qu’à promouvoir le respect, l’égalité de genre et le consentement.
  • Variations culturelles : Les traditions, la religion et les politiques publiques influencent la portée et la durée des cours.
  •  

    Exemples par région

    Région

    Particularités

    Niveau d’implémentation

    Points clés

    Europe

    Suède et Finlande introduisent la thématique dès la maternelle ou l’école primaire, abordant émotions, corps et différences.

    Très avancée

    Programme structuré, axé sur le bien‑être et le respect.


    France : programme obligatoire depuis 2001, avec trois séances annuelles obligatoires (article L. 312‑16).

    Obligatoire

    Séances distinctes pour maternelle/élémentaire (EVAR) et collège/lycée (EVARS).


    Italie et Espagne : opposition historique, mais certains régimes introduisent des cours pour la vie conjugale.

    Variable

    Accent sur la préparation à la vie familiale.

    Amérique du Nord

    Les États-Unis présentent une diversité régionale : certains États avancés, d’autres zones rurales ou conservatrices limitent l’enseignement.

    Inégale

    Influence des parents et des groupes religieux.

    Afrique subsaharienne

    Tradition et tabous limitent le développement des programmes. Seuls 37 % des jeunes savent comment se protéger contre le VIH.

    Faible

    Risques élevés de mariages précoces et de grossesses non désirées.

    Amérique latine

    Argentine possède une couverture législative, mais la mise en œuvre est freinée par l’influence religieuse.

    Limité

    Grossesses adolescentes élevées, impact sur l’abandon scolaire.

    Asie du Sud et Moyen‑Orient

    Les programmes sont souvent absents ou très restreints en raison de tabous culturels.

    Très faible

    Risques de violences sexuelles et de maladies.

    Points communs et divergences

  • Prévention des IST : Tous les programmes, lorsqu’ils existent, intègrent la prévention du VIH et d’autres IST, mais la qualité et la fréquence des enseignements varient considérablement.
  • Consentement et violence : La sensibilisation au consentement et à la prévention des violences sexuelles est un objectif partagé, mais son intensité dépend du contexte sociopolitique.
  • Équité de genre : Les programmes qui intègrent la lutte contre les stéréotypes de genre tendent à être plus libéraux (ex. Suède, Finlande) que ceux qui restent plus conservateurs (certaines régions des États‑Unis, Afrique subsaharienne).
  • Rôle des parents et de la société : Dans les pays où l’éducation sexuelle est perçue comme un sujet sensible, la participation des parents est souvent limitée, ce qui peut freiner la mise en œuvre effective des cours.

Conclusion

L’éducation sexuelle à l’école varie largement à l’échelle mondiale. Alors que certains pays, comme la Suède ou la Finlande, l’intègrent dès la petite enfance avec un focus sur le bien‑être et le respect, d’autres régions, notamment en Afrique subsaharienne ou dans certaines parties des États‑Unis, rencontrent des obstacles culturels, religieux ou politiques qui limitent la portée des programmes. Les objectifs restent toutefois communs : fournir aux jeunes les connaissances et les compétences nécessaires pour prendre des décisions éclairées, prévenir les maladies et promouvoir des relations saines et respectueuses.

Les informations ci‑dessus proviennent des sources (education.gouv.fr) et (worldvision.fr)

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