mardi 30 juin 2026

Fascisme - Nemesis - Paypal - Erik Tegnér - Hongrie - J. Bardella - Emploi fictif - I. Leboucher et B. Lucas-Lundy sanctionnés -

 

Fascisme

Nemesis financé avec Paypal qui ferme les yeux

Boutique prospère.

·         Boutique en ligne
Le collectif Némésis propose une boutique où l’on peut acheter des produits dérivés : tasses (12 €), tee‑shirts (29 €) avec le slogan « Antiwoke feminist », chaussettes, affiches ou casquettes « Make Feminism Great Again ». Tous les achats sont réglés par PayPal 

·         Contradiction avec les règles de PayPal
Depuis 2022, PayPal indique que son service ne doit pas être utilisé pour des activités qui « prônent la haine, la violence, l’intolérance raciale ou d’autres formes d’intolérance discriminatoire ». Némésis, critiqué pour ses liens avec des groupes néonazis et ses positions anti‑immigration, ne respecte donc pas ces critères, mais continue de pouvoir encaisser les paiements 

·         Pourquoi PayPal ne bloque pas la boutique
L’enquête de The Fuller Project (relayée par Le Monde) identifie plusieurs facteurs :

    1. Valeur faible des transactions : les montants restent modestes, ce qui ne déclenche pas les filtres automatiques.
    2. Limites des algorithmes : les systèmes de détection de contenus haineux ne sont pas assez précis pour repérer les boutiques de ce type.
    3. Choix de ressources humaines : la priorité donnée aux revenus semble l’emporter sur l’application stricte des règles internes.
    4. Culture d’entreprise : une orientation vers la maximisation des gains plutôt que la lutte contre les discours discriminatoires 

·         Impact du financement
Les produits vendus permettent de « normaliser l’image du groupe et de financer ses activités », selon le reportage. La boutique prospère donc malgré les avertissements de la plateforme  (lemonde.fr)

----------------------

 

Fascisme

Erik Tegnér agent d'influence hongroise

Directeur d'un média d'extrême droite et Patriote.

Erik Tegnér est un journaliste et militant d’extrême droite français, fondateur et directeur de rédaction du média Frontières (anciennement Livre noir)  (fr.wikipedia.org)

En juillet 2021, il a signé un contrat avec le Danube Institute, un think‑tank hongrois proche du gouvernement de Viktor Orbán. Le document, rendu public par StreetPress, précise que le contrat, daté du 12 juillet 2021, prévoyait que Tegnér « promouvoir les discours de l’institut en France », en développant des relais dans les milieux intellectuels et politiques français et en diffusant des contenus favorables à la Hongrie dans des médias ciblés (Le Figaro, Marianne, Le Point, Valeurs actuelles). La prestation était rémunérée 4 200 € HT par mois (streetpress.com)

Ces éléments font de Tegnér un agent d’influence au service du pouvoir hongrois, tout en continuant à diriger le média d’extrême droite Frontières. (Qwant)

--------------------------

 

Fascisme

J Bardella

Plainte

Un juge d'instruction devrait intervenir

Emploi fictif au Parlement européen.

·         Objet de la plainte
Anticor a déposé, en janvier 2026, une plainte auprès du parquet de Paris contre Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Elle l’accuse notamment de :

    • détournement de fonds publics,
    • faux et usage de faux,
    • escroquerie et tentative d’escroquerie.

·         Motif de la demande d’un juge d’instruction
L’association veut qu’un magistrat instructeur soit nommé afin d’enquêter sur les faits de faux (documents prétendument fabriqués pour masquer un emploi « assistant parlementaire » fictif en 2015) et sur les soupçons de détournement de fonds publics liés à cette période 

·         Réaction du RN
Le parti de Bardella a qualifié la démarche de « manipulation » et affirme que le président « n’a rien à se reprocher », rappelant qu’il n’a pas été poursuivi dans l’affaire des assistants parlementaires européens 

·         Situation judiciaire actuelle
La plainte est déjà entre les mains du parquet de Paris, mais aucune instruction n’a encore été ouverte ; la nomination d’un juge d’instruction dépendra de la décision du parquet 

Par ailleurs, la cour d’appel de Paris doit rendre son arrêt le 7 juillet 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens, ce qui pourrait influencer le contexte judiciaire autour de Bardella  (boursorama.com)

--------------------

Fascisme.

I. Leboucher et B. Lucas-Lundy sanctionnés

Le RN est respectabilisé.

  • Élise Leboucher (LFI) et Benjamin Lucas‑Lundy (Les Écologistes) ont été sanctionnés par le Bureau de l’Assemblée nationale le 1 juillet 2026.
  • La sanction consiste en un « rappel à l’ordre », la sanction disciplinaire la plus légère prévue par le règlement de l’Assemblée.
  • Elle fait suite à leurs propos qualifiant les députés soutenant un texte sur les mariages de personnes en situation irrégulière de « xénophobes » et/ou « racistes », lors d’une séance réservée aux textes du groupe UDR, parti d’Éric Ciotti allié au RN (lefigaro.fr)

Contexte de « respectabilisation » du RN

  • Le texte débattu était porté par le groupe UDR, qui se positionne comme l’allié du Rassemblement National (RN).
  • La polémique montre comment des débats autour de propositions soutenues par l’UDR/RN peuvent être présentés comme des enjeux de « sécurité » ou de « régularité », ce qui contribue à normaliser la présence du RN dans le débat parlementaire, même si les échanges restent très vifs et polarisés.

En résumé, Leboucher et Lucas‑Lundy ont reçu un rappel à l’ordre le 1 juillet 2026 pour leurs accusations de racisme et de xénophobie, dans un contexte où le RN, via son alliance avec l’UDR, voit son influence parlementaire davantage intégrée aux discussions législatives. (Qwant)

--------------------------- 

 94 personnes ont lu cet article.


Gafa - Meta - Australie - Amendes - Enfance - Enfantisme -

 

Gafa

Australie

Enfance

Amende augmentée

Anthony Albanese

Le gouvernement australien, dirigé par le Premier ministre Anthony Albanese, a annoncé samedi 27 juin 2026 un durcissement des sanctions contre les géants du numérique (GAFA : Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, etc.) pour non-respect de l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.

Mesures clés :

·                                 L’amende maximale pour les plateformes en infraction est doublée, passant à 99 millions de dollars australiens (soit environ 60 millions d’euros).

·                                 Le régulateur australien du numérique obtient des pouvoirs accrus pour contraindre les entreprises à respecter la loi, notamment en exigeant des preuves de leurs dispositifs de vérification d’âge.

·                                 Une enquête est en cours pour évaluer d’éventuels manquements de la part des plateformes citées.

Contexte :

·                                 L’interdiction est entrée en vigueur le 10 décembre 2025, mais son efficacité reste limitée : plus de cinq millions de comptes de mineurs ont été bloqués, mais les adolescents contournent les restrictions (faux comptes, comptes au nom d’adultes, navigateurs privés).

·                                 Albanese a déclaré : « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez pour se conformer à la loi ; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux sociaux ».

Cette initiative suscite un intérêt mondial, certains pays envisageant des législations similaires. (Qwant)

 ------------------------

 

Qu'est-ce que l'enfantisme, notion de plus en plus souvent associée aux luttes féministes ?

·         Qu’est‑ce que l’enfantisme ?
C’est un mouvement social, culturel et politique qui revendique l’égalité de dignité et de respect entre adultes et jeunes personnes. Il s’oppose à l’adultisme – le système de domination des adultes sur les enfants fondé sur l’âge et le statut majeur‑mineur – et vise à faire reconnaître les droits, la liberté et l’autonomie des enfants comme des droits humains à part entière (apprendreaeduquer.fr)

·         Origines récentes
Le terme a été formalisé en 2024 par le Collectif enfantiste, qui s’inspire du modèle du féminisme pour désigner les luttes en faveur des intérêts des enfants. Le collectif a été créé en 2022 et a popularisé le néologisme « enfantisme » pour parler de cette cause émergente (fr.wikipedia.org)

·         Pourquoi le rapproche‑t‑on du féminisme ?

    • Le féminisme a montré comment un système de domination (le sexisme) peut être analysé, dénoncé et combattu. L’enfantisme se propose d’appliquer la même logique d’analyse critique aux rapports de pouvoir basés sur l’âge.
    • Comme le féminisme lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes, l’enfantisme lutte contre les violences (physiques, psychologiques, sexuelles) et les formes de privation exercées sur les enfants, souvent banalisées ou invisibilisées par les adultes.
    • Des militantes du féminisme (ex. le collectif #NousToutes) intègrent désormais l’enfantisme dans leurs revendications, ce qui rend la notion de plus en plus visible dans les débats publics et les mobilisations contre les violences sexuelles  (lemonde.fr)

·         Principaux axes de l’enfantisme

1.                  Reconnaissance juridique : appliquer pleinement la Convention internationale des droits de l’enfant et l’intérêt supérieur de l’enfant.

2.     Déconstruction de l’adultocentrisme : faire prendre conscience que les enfants ne sont pas de simples « objets » de protection mais des sujets porteurs de besoins et de droits.

3.     Lutte contre les violences : dénoncer les fessées, l’isolement, le chantage, les abus sexuels et toutes les formes de domination qui restent souvent impunies.

4.     Intersectionnalité : articuler la lutte enfantiste avec d’autres mouvements (féminisme, antiracisme, décolonialisme) pour montrer que les discriminations liées à l’âge s’entrecroisent avec celles liées au genre, à la race, etc.

En résumé, l’enfantisme est le « féminisme de l’âge » : il propose une lecture critique des inégalités entre adultes et enfants, en s’inspirant des méthodes et des revendications du féminisme pour obtenir une reconnaissance juridique et sociale des droits des enfants. (Qwant)

------------------------ 

  210 personnes ont lu cet article.



Canicule - Trier les survivants des mortels - Dernières années fraiches - Capitalisme - Qui nous crame?

 

Canicule

« Trier ceux et celles qui survivront »

Inaction gouvernementale.

Les critiques : inaction et retard

Malgré ces annonces, les associations et une partie de la classe politique dénoncent :

·                               Un plan jugé insuffisant face à l’ampleur du défi : plus d’un logement sur trois se transforme en « bouilloire thermique » pendant l’été 

·                               Des mesures perçues comme cosmétiques par la Fondation pour le logement, qui souligne que 59 % des habitants des quartiers prioritaires souffrent de la chaleur chez eux (contre 43 % ailleurs)  (bonjoursenior.fr)

·                               Un retard de 30 ans dans l’adaptation des logements, selon certains élus  (franceinfo.fr)

Contexte et enjeux

·                               La canicule de 2026 survient avant même le début de l’été, avec des vagues de chaleur déjà observées fin mai  (lemonde.fr)

·                               Les associations rappellent que 40 % des logements exposés au sud-est ou sud-ouest n’ont pas de volets, un équipement pourtant crucial pour réduire la température intérieure de 5 à 10 °C 

·                               La question dépasse le confort : elle devient une urgence de santé publique, notamment pour les personnes âgées  (bonjoursenior.fr)

Réactions politiques

·                               La gauche et les associations environnementales accusent le gouvernement de minimiser la crise (« Tout est sous contrôle » déclarait la ministre de la Transition écologique fin mai)  (lemonde.fr)

·                               Des propositions alternatives, comme un plan d’urgence pour les logements, sont portées par des groupes parlementaires  (facebook.com)

En résumé : Le gouvernement a lancé des mesures, mais leur ampleur et leur rapidité sont jugées insuffisantes par une partie de la société civile et des élus, face à une canicule qui s’annonce comme un défi récurrent et structurel.

------------------

Canicule

Une des années les plus froides de nos vies

Faits divers ?

Par Magali Reghezza-Zitt, géographe.

Magali Reghezza-Zitt, géographe et ancienne membre du Haut conseil pour le climat, a exprimé :

Magali Reghezza-Zitt a déclaré le 22 juin 2026 sur France Inter : « On est en train de vivre l’une des années les plus froides du reste de notre vie ». Elle souligne que les épisodes de chaleur extrême actuels, comme la canicule en cours en France avec 49 départements en vigilance rouge et des températures dépassant 42 °C, ne sont pas des exceptions isolées, mais deviennent la norme. Selon elle, les températures observées aujourd’hui pourraient même paraître modérées d’ici quelques décennies, notamment à l’horizon 2050 où des pics à 50 °C pourraient être atteints à Paris si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites. (Qwant)

---------------------

Canicule

Le capitalisme nous crame et pas que les LGBTQ

Cramons le capitalisme

Pride annulée

Par Bobika.

Les fortes chaleurs peuvent effectivement perturber les événements en extérieur, y compris les marches des fiertés, pour des raisons de sécurité des participants. Plusieurs villes européennes ont déjà adapté ou annulé des événements similaires par le passé pour des raisons climatiques. (Qwant)

Canicule et capitalisme : un lien structurel Les vagues de chaleur extrême sont aggravées par le réchauffement climatique, lui-même lié aux modèles de production et de consommation capitalistes (émissions de CO, exploitation des ressources, urbanisation non durable). Des études montrent que ces phénomènes touchent de manière disproportionnée les populations précaires, les minorités et les groupes marginalisés, comme les personnes LGBTQ+.

Impact sur les LGBTQ+ Les personnes LGBTQ+, notamment les jeunes sans abri ou en situation de rejet familial, sont plus vulnérables face aux canicules (accès limité à des espaces climatisés, logements insalubres, etc.). Par exemple, aux États-Unis, des rapports soulignent que les centres d’accueil LGBTQ+ sont souvent saturés pendant les épisodes de chaleur .

Critique systémique Le slogan « Cramons le capitalisme » reflète une critique plus large : le système économique actuel priorise le profit au détriment de l’écologie et de la justice sociale. Des mouvements comme Extinction Rebellion ou Queer Ecology dénoncent cette logique, en liant crise climatique et oppression des minorités. (Qwant)

 ------------------

Canicules

Infrastructures sous tension

Routes qui fondent

Trains ralentis

Réacteurs à l’arrêt

·         Routes qui fondent – Sous l’effet de la chaleur extrême, le goudron se ramollit et les couches superficielles peuvent se déformer ou se liquéfier, créant des flaques et des déformations qui ralentissent le trafic et augmentent le risque d’accidents.

·         Trains ralentis – La dilatation thermique des rails (qui peuvent atteindre ≈ 60 °C) et le relâchement des caténaires rendent la voie moins stable. Pour éviter le flambement des rails ou la rupture des caténaires, la SNCF impose systématiquement des réductions de vitesse et, lors des pics de chaleur, annule jusqu’à 10 % des circulations (notamment en Île‑de‑France).

·         Réacteurs à l’arrêt – Les centrales nucléaires utilisent de l’eau de rivière ou de mer pour le refroidissement. Lorsque la température de ces cours d’eau dépasse le seuil fixé par les préfets (souvent autour de 27 °C), les autorités exigent la réduction ou l’arrêt de la production afin de protéger la biodiversité fluviale. Cette mesure a conduit à plusieurs arrêts temporaires de réacteurs pendant les dernières vagues de chaleur.

·         Mesures d’adaptation

    • Installation de capteurs de température le long des voies et sur les caténaires pour déclencher automatiquement les ralentissements.
    • Renforcement de la maintenance préventive (surveillance accrue des rails, des caténaires et des installations électriques).
    • Développement de matériaux de revêtement routier plus résistants aux hautes températures.
    • Élaboration de « plans canicule » coordonnés entre les gestionnaires d’infrastructures (SNCF Réseau, EDF, autorités locales) afin d’intervenir rapidement en cas de dépassement des seuils critiques.

Ces constats montrent que les vagues de chaleur, qui s’intensifient avec le changement climatique, exposent les réseaux de transport et d’énergie conçus pour un climat tempéré à des limites de sécurité. Une adaptation à moyen et long terme (matériaux plus résistants, re‑dimensionnement des systèmes de refroidissement, planification urbaine) apparaît donc indispensable.

Source : L’Humanité – « Canicules : trains retardés, routes abîmées… » (humanite.fr)

-------------------
 

 18 personnes ont lu cet article.



 

Enseignement - Baccalauréat - Parking souterrain - Passeport du civisme - Endoctrinement - Uniformes - Patrie - Visites militaires -

 

Enseignement

Baccalauréat

Epreuve - Hauts-de-Seine

Dans un parking souterrain à Rueil-Malmaison

Les parkings souterrains sont des lieux où les températures peuvent devenir très élevées en période de canicule, ce qui pose des risques pour la santé (malaise, déshydratation, etc.). (Qwant)

----------------------

Passeport du civisme : endoctrinement réactionnaire des élèves.

Aspect

Description

Objectif officiel

Proposer aux élèves de CM2 et aux collégiens un parcours « ludique et pédagogique » pour les amener à s’impliquer dans la vie de leur commune et à développer un « esprit de citoyenneté »  (passeportducivisme.fr)

 

Origine

Créé en 2015, à la suite des attentats de Charlie Hebdo, par Maxence de Rugy, maire de Talmont‑Saint‑Hilaire (Vendée)  (lecanardenchaine.fr)

Déploiement

Présent dans plus de 500 communes, avec environ 100 000 élèves ayant « validé » le passeport à la fin de l’année scolaire  (lecanardenchaine.fr)

Critiques principales

Instrumentalisation politique : un syndicat de la Vendée a dénoncé une « propagande politique » et une « instrumentalisation » des jeunes au profit d’une offensive réactionnaire  (ouest-france.fr)


Contenu perçu comme réactionnaire : imposition du vouvoiement aux personnels périscolaires, chant obligatoire de la Marseillaise avec lever de drapeau, port d’un uniforme « identitaire »  (sudeducation85.org)


Risque de rupture de neutralité : le SE‑UNSA a souligné que le dispositif affichait à tort un agrément du ministère de l’Éducation, alors même que cet agrément avait été refusé, exposant enseignants et élèves à une manipulation idéologique  (se-unsa.org)

Militarisation et symboles : visites de bases militaires, parcours du combattant, présence de drapeaux et d’hélicoptères lors des cérémonies, perçus comme une glorification de l’armée et du nationalisme  (humanite.fr)

Réactions du corps enseignant

Plusieurs enseignants et syndicats ont refusé de faire participer leurs classes, dénonçant un « temple du révisionnisme » et une atteinte à la liberté pédagogique  (sudeducation85.org)

 

Position du ministère

Malgré le soutien affiché par le ministère de l’Éducation nationale sur le site du dispositif, le SE‑UNSA a obtenu en 2025 la reconnaissance officielle du refus d’agrément, poussant le ministre à retirer le logo ministériel des supports  (se-unsa.org)




En bref

Le Passeport du civisme se présente comme un outil d’éducation civique, mais il suscite de vives critiques : des syndicats et des organisations de défense de la laïcité le qualifient d’instrument de droite, voire d’endoctrinement réactionnaire, en raison de pratiques imposées (uniformes, chants patriotiques, visites militaires) et d’un manque de neutralité politique. Plusieurs collectivités et enseignants ont donc choisi de ne pas y participer. (Qwant)

------------------------- 

Enseignement

Fascisme

Cérémonies patriotiques, militaires

Généralisation et obligation dès la rentrée scolaire.

Primaires, collèges et et lycées, publics ou privés sous contrat, ainsi que les établissements du réseau de l’enseignement français à l’étranger – doivent organiser chaque année une cérémonie commémorative en hommage aux « Morts pour la France ».

Principaux points de la mesure

Élément

Détail

Date d’entrée en vigueur

Rentrée 2026 (circulaire du 2 juillet 2026)

Période de la cérémonie

Dans les quatre jours précédant ou suivant le 11 novembre, jour férié ; les établissements choisissent la date qui convient le mieux à leur organisation

Public concerné

Tous les élèves, de l’école élémentaire au lycée, sans distinction

Nature de la cérémonie

Commémoration solennelle : recueillement, transmission de la mémoire collective, éventuellement participation de partenaires (ex. associations de vétérans) mais sous la responsabilité pédagogique de l’établissement

Objectif déclaré

« Transmettre un legs historique et mémoriel, renforcer la cohésion nationale et le sens du devoir citoyen » (ministère de l’Éducation)

Base juridique

Circulaire officielle du 02/07/2026, publiée au BO de l’Éducation nationale 2026 (Hebdo 27) 

education.gouv.fr

Cette généralisation vient mettre fin à la pratique antérieure, où les cérémonies patriotiques et militaires étaient limitées à des projets volontaires ou à des établissements spécifiques (lycées militaires, clubs d’histoire). La mesure s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives récentes visant à renforcer la dimension civique et militaire de l’enseignement (service national volontaire, projets pédagogiques autour du 11 novembre)  (blogs.mediapart.fr)

 Risque de dépolitisation de l’éducation

  • Imposer des rites patriotiques ou militaires à tous les élèves peut transformer l’école en un lieu de propagande plutôt qu’en un espace d’apprentissage critique.
  • La neutralité pédagogique, pilier de l’enseignement public, est compromise lorsqu’on oblige les jeunes à participer à des cérémonies dont le sens idéologique n’est pas débattu.

2. Atteinte à la liberté de conscience

  • La Constitution française garantit la liberté de pensée et de religion. Obliger chaque élève à assister à des cérémonies à caractère militaire ou national peut entrer en conflit avec ces libertés, notamment pour les familles qui, pour des raisons philosophiques ou religieuses, refusent toute forme de militarisation de la jeunesse.

3. *Effet de normalisation de la militarisation

  • En intégrant systématiquement des rites militaires dans le calendrier scolaire, on banalise la présence des forces armées dans la vie civile.
  • Cette normalisation peut réduire la capacité des jeunes à questionner le rôle des armées dans la société et à développer un regard critique sur les conflits armés.

4. Impact sur la cohésion sociale

  • Les cérémonies imposées peuvent créer des fractures entre élèves qui les perçoivent comme un devoir civique et ceux qui les voient comme une contrainte.
  • Au lieu de renforcer le sentiment d’appartenance, elles risquent de générer du ressentiment et de marginaliser les élèves ou les familles opposés.

5. Pédagogie et alternatives

  • L’éducation civique peut être enseignée de façon interactive (débats, projets, visites d’institutions) sans recourir à des cérémonies obligatoires.
  • Des initiatives volontaires, comme des journées de commémoration ou des rencontres avec des anciens, respectent davantage la liberté de choix tout en transmettant les valeurs républicaines.

6. Exemple de pratiques équilibrées

Pratique

Caractère obligatoire

Objectif pédagogique

Risque principal

Cérémonie du 14 juillet avec discours officiel

Oui

Célébrer la République

Propagande

Projet « Histoire des droits humains » en classe

Non

Analyse critique

Aucun (si bien encadré)

Visite d’une base militaire sur volontariat

Non

Découverte du rôle des armées

Risque de militarisation si imposée


Conclusion

Imposer dès la rentrée scolaire des cérémonies patriotiques et militaires à l’ensemble des élèves entre en conflit avec les principes de neutralité, de liberté de conscience et de pédagogie critique. Une approche volontaire, diversifiée et centrée sur le débat permettrait de transmettre les valeurs républicaines tout en respectant les droits individuels et en évitant la banalisation de la militarisation dans l’éducation. (Qwant)

-----------------------------
 

 198 personnes ont lu cet article.


lundi 29 juin 2026

VSA - Déploiement des caméras - Issoudun - Stiring-Wendel - Plateau d'Hauteville -

 

Le déploiement des 70 nouvelles caméras de vidéoprotection à Stiring-Wendel est en cours et devrait être terminé d’ici la fin de l’année 2026, selon le maire Yves Ludwig. Les travaux ont commencé dès janvier 2026, avec une installation progressive sur des lieux stratégiques comme le centre technique, la coulée verte, la place De Wendel, l’hôtel de ville, les entrées de ville, et des sites sensibles comme le carrefour de la rue Nationale ou la place Sainte-Marthe.

Critiques et controverses :

·                                 Coût et budget : Le projet, initialement estimé à 500 000 €, a vu son budget révisé à la hausse pour atteindre 619 000 €, en raison de l’ajout de caméras supplémentaires pour couvrir davantage de zones.

·                                 Transparence et efficacité : Certains habitants et élus locaux questionnent l’utilité réelle du dispositif, notamment sur son impact concret pour la sécurité des biens et des personnes.

--------------------

Contexte de déploiement des caméras à Issoudun

·                                 Le maire d’Issoudun, André Laignel, a finalement accepté l’installation de caméras de vidéosurveillance dans la ville après des années de réticence. Cette décision a été annoncée officiellement le 20 mars 2026, en présence des forces de l’ordre et de l’État.

·                                 L’objectif principal est de renforcer la sécurité, notamment autour de la gare (pour lutter contre les vols de cuivre perturbant le trafic ferroviaire) et dans d’autres zones stratégiques identifiées par la gendarmerie.

·                                 Financement : L’État prend en charge 80 % du coût du dispositif.

·                                 Déploiement : Les caméras devraient être installées avant la fin de l’été 2026, avec une étude en cours pour déterminer les zones prioritaires.

Réactions et critiques des habitants et élus

·                                 Soutien : Certains habitants et commerçants saluent cette mesure, la voyant comme un moyen de rassurer et de lutter contre l’insécurité croissante.

·                                                         Exemple : Une commerçante déclare : « Enfin ! C’est un premier pas, mais il faut aller plus loin ».

·                                 Scepticisme : D’autres estiment que cela ne suffira pas à résoudre les problèmes de fond. Un habitant du centre-ville souligne : « C’est bien, mais ça ne suffira pas. Il ne faut pas juste mettre en place des petites mesurettes ».

·                                 Opposition politique : Des conseillers municipaux d’opposition, comme Michel Bougault (divers-gauche), se réjouissent de cette décision mais soulignent que d’autres communes environnantes ont déjà adopté ce dispositif, et que la continuité entre les zones est essentielle.

Problèmes signalés

·                                 Caméras non branchées : Lors d’une réunion publique le 12 juin 2026, il a été révélé que certaines caméras installées dans des quartiers comme Bel-Air, Bernardines et Villatte n’étaient pas encore opérationnelles.

Autres mesures de sécurité complémentaires

·                                 La ville a également demandé à devenir une ville d’expérimentation pour la gendarmerie de proximité, ce qui a permis d’obtenir des renforts de gendarmerie sur le terrain.

·                                 Les heures de présence des gendarmes sont passées de 37 093 en 2023 à plus de 40 000 en 2024, avec une augmentation prévue en 2025.

Nombre de caméras prévues

·                                 Le dispositif devrait comprendre une centaine de caméras au total.

-----------------

Plateau d'Hauteville

Des caméras de vidéosurveillance installées à trois points stratégiques. La minorité du conseil municipal ne voit pas d'un bon œil. (Le Progrès)

Points stratégiques concernés Les caméras ont été installées dans trois lieux identifiés comme critiques pour lutter contre les incivilités et les dérives :

·                                 Le stade et ses tribunes

·                                 L’arrière de la salle des fêtes

·                                 Le parc du Pontet

L’objectif affiché est dissuasif : ces équipements permettront à la gendarmerie de récupérer des images en cas d’incidents, tout en renforçant la surveillance sur des zones où des problèmes récurrents ont été constatés.

Contexte et mise en œuvre

·                                 Le projet a été validé par le conseil municipal, avec un vote unanime moins une voix contre.

·                                 Le déploiement s’inscrit dans une démarche de lutte contre les incivilités (collage anarchique d’affiches, dégradations, etc.) et de sécurité publique.

·                                 Les caméras sont destinées à compléter la surveillance déjà assurée par la police municipale et la gendarmerie. (Qwant)

·                                  ----------------------

         13 personnes ont lu cet article.