samedi 13 juin 2026

Colombie - Excision - Interdiction -

 

Interdiction de l’excision en Colombie

Contexte législatif

Le Sénat colombien a approuvé le 10 juin 2026 une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) pratiquées dans certaines communautés autochtones. C’est la première législation spécifique de ce type en Amérique latine, faisant de la Colombie le premier pays du continent à disposer d’une telle loi 

La loi doit encore être ratifiée par le président Gustavo Petro et prévoit des mécanismes de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des victimes, sans imposer de peine de prison aux accoucheuses qui suivent la coutume  (rfi.fr)

Pratique et victimes

  • Localisation : la pratique se concentre dans les montagnes du département de Risaralda, territoire ancestral des peuples Embera et Chamí
  • Estimation des victimes : aucun chiffre officiel n’existe, mais on estime que des centaines de filles y sont victimes. Entre 2020 et 2025, l’ONG Equality Now a recensé 204 excisions
  • Méthodes : l’ablation est réalisée à la naissance avec une lame ou un clou brûlant, entraînant parfois des hémorragies, infections ou décès 
  • Origines : les hypothèses évoquent une transmission culturelle africaine durant la colonisation  (courrierinternational.com) 

Impact de la loi

  • Prévention : la loi inclut des actions de sensibilisation dans les communautés autochtones et un cadre de prise en charge médicale pour les victimes.
  • Protection des droits : l’ablation totale ou partielle du clitoris est reconnue comme une violation des droits fondamentaux des fillettes, conformément aux recommandations de l’OMS  (rfi.fr)
  • Statistiques locales : dans la réserve Embera de Pueblo Rico, les médecins constatent déjà plusieurs cas chaque année, mais le sous‑enregistrement reste élevé  (courrierinternational.com)

En résumé, la Colombie a adopté une loi historique interdisant l’excision, ciblant les communautés autochtones où la pratique persiste, tout en prévoyant des mesures de prévention et de prise en charge sans criminaliser les accoucheuses. La loi reste à ratifier par le président et s’appuie sur des estimations de centaines de victimes, avec 204 cas recensés entre 2020 et 2025. (Qwant)

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