Interdiction de l’excision en Colombie
Contexte législatif
Le Sénat colombien a approuvé le 10 juin 2026 une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) pratiquées dans certaines communautés autochtones. C’est la première législation spécifique de ce type en Amérique latine, faisant de la Colombie le premier pays du continent à disposer d’une telle loi
La loi doit encore être ratifiée par le président Gustavo Petro et prévoit des mécanismes de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des victimes, sans imposer de peine de prison aux accoucheuses qui suivent la coutume (rfi.fr)
Pratique et victimes
- Localisation : la pratique se concentre dans les montagnes du département de Risaralda, territoire ancestral des peuples Embera et Chamí
- Estimation des victimes : aucun chiffre officiel n’existe, mais on estime que des centaines de filles y sont victimes. Entre 2020 et 2025, l’ONG Equality Now a recensé 204 excisions
- Méthodes : l’ablation est réalisée à la naissance avec une lame ou un clou brûlant, entraînant parfois des hémorragies, infections ou décès
- Origines : les hypothèses évoquent une transmission culturelle africaine durant la colonisation (courrierinternational.com)
Impact de la loi
- Prévention : la loi inclut des actions de sensibilisation dans les communautés autochtones et un cadre de prise en charge médicale pour les victimes.
- Protection des droits : l’ablation totale ou partielle du clitoris est reconnue comme une violation des droits fondamentaux des fillettes, conformément aux recommandations de l’OMS (rfi.fr)
- Statistiques locales : dans la réserve Embera de Pueblo Rico, les médecins constatent déjà plusieurs cas chaque année, mais le sous‑enregistrement reste élevé (courrierinternational.com)
En résumé, la Colombie a adopté une loi historique interdisant l’excision, ciblant les communautés autochtones où la pratique persiste, tout en prévoyant des mesures de prévention et de prise en charge sans criminaliser les accoucheuses. La loi reste à ratifier par le président et s’appuie sur des estimations de centaines de victimes, avec 204 cas recensés entre 2020 et 2025. (Qwant)
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Clitoris
Allemagne
Bundestag
Kathrin Gebel répond à Martin Reichardt qui l'interrompt
« 3000 terminaisons nerveuses pour un clitoris. Vous êtes plus sensible. Quel beau progrès ! »
Le 19 mars 2026, lors d’une séance du Bundestag consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes, la députée de Die Linke Kathrin Gebel intervenait lorsqu’elle a été interrompue par le député de l’AfD Martin Reichardt.
Réaction
de Kathrin Gebel
En réponse à l’interruption, elle a lancé la réplique qui est rapidement
devenue virale :
« The clitoris has 3 000 nerve
endings… and you are still more sensitive. »
(« La clitoris possède 3 000 terminaisons nerveuses… et vous êtes quand
même plus sensible. »
Impact
- La phrase a été largement partagée sur les réseaux sociaux, souvent présentée comme une « leçon de biologie » à l’encontre de Reichardt.
- Les médias allemands ont souligné le ton cinglant de la réplique et le fait que le débat est passé « d’une discussion à une exécution publique en quelques secondes » (x.com)
- L’incident a alimenté le débat sur le sexisme et la rhétorique politique au sein du Parlement allemand.
En
résumé
Kathrin Gebel a utilisé une donnée biologique (3 000 terminaisons nerveuses du
clitoris) pour dénoncer l’interruption de Martin Reichardt et souligner le
manque de sensibilité de ce dernier, créant ainsi un moment marquant et
largement commenté dans la séance du Bundestag du 19 mars 2026 (welt.de)
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