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mardi 30 juin 2026

Canicule - Trier les survivants des mortels - Dernières années fraiches - Capitalisme - Qui nous crame?

 

Canicule

« Trier ceux et celles qui survivront »

Inaction gouvernementale.

Les critiques : inaction et retard

Malgré ces annonces, les associations et une partie de la classe politique dénoncent :

·                               Un plan jugé insuffisant face à l’ampleur du défi : plus d’un logement sur trois se transforme en « bouilloire thermique » pendant l’été 

·                               Des mesures perçues comme cosmétiques par la Fondation pour le logement, qui souligne que 59 % des habitants des quartiers prioritaires souffrent de la chaleur chez eux (contre 43 % ailleurs)  (bonjoursenior.fr)

·                               Un retard de 30 ans dans l’adaptation des logements, selon certains élus  (franceinfo.fr)

Contexte et enjeux

·                               La canicule de 2026 survient avant même le début de l’été, avec des vagues de chaleur déjà observées fin mai  (lemonde.fr)

·                               Les associations rappellent que 40 % des logements exposés au sud-est ou sud-ouest n’ont pas de volets, un équipement pourtant crucial pour réduire la température intérieure de 5 à 10 °C 

·                               La question dépasse le confort : elle devient une urgence de santé publique, notamment pour les personnes âgées  (bonjoursenior.fr)

Réactions politiques

·                               La gauche et les associations environnementales accusent le gouvernement de minimiser la crise (« Tout est sous contrôle » déclarait la ministre de la Transition écologique fin mai)  (lemonde.fr)

·                               Des propositions alternatives, comme un plan d’urgence pour les logements, sont portées par des groupes parlementaires  (facebook.com)

En résumé : Le gouvernement a lancé des mesures, mais leur ampleur et leur rapidité sont jugées insuffisantes par une partie de la société civile et des élus, face à une canicule qui s’annonce comme un défi récurrent et structurel.

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Canicule

Une des années les plus froides de nos vies

Faits divers ?

Par Magali Reghezza-Zitt, géographe.

Magali Reghezza-Zitt, géographe et ancienne membre du Haut conseil pour le climat, a exprimé :

Magali Reghezza-Zitt a déclaré le 22 juin 2026 sur France Inter : « On est en train de vivre l’une des années les plus froides du reste de notre vie ». Elle souligne que les épisodes de chaleur extrême actuels, comme la canicule en cours en France avec 49 départements en vigilance rouge et des températures dépassant 42 °C, ne sont pas des exceptions isolées, mais deviennent la norme. Selon elle, les températures observées aujourd’hui pourraient même paraître modérées d’ici quelques décennies, notamment à l’horizon 2050 où des pics à 50 °C pourraient être atteints à Paris si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites. (Qwant)

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Canicule

Le capitalisme nous crame et pas que les LGBTQ

Cramons le capitalisme

Pride annulée

Par Bobika.

Les fortes chaleurs peuvent effectivement perturber les événements en extérieur, y compris les marches des fiertés, pour des raisons de sécurité des participants. Plusieurs villes européennes ont déjà adapté ou annulé des événements similaires par le passé pour des raisons climatiques. (Qwant)

Canicule et capitalisme : un lien structurel Les vagues de chaleur extrême sont aggravées par le réchauffement climatique, lui-même lié aux modèles de production et de consommation capitalistes (émissions de CO, exploitation des ressources, urbanisation non durable). Des études montrent que ces phénomènes touchent de manière disproportionnée les populations précaires, les minorités et les groupes marginalisés, comme les personnes LGBTQ+.

Impact sur les LGBTQ+ Les personnes LGBTQ+, notamment les jeunes sans abri ou en situation de rejet familial, sont plus vulnérables face aux canicules (accès limité à des espaces climatisés, logements insalubres, etc.). Par exemple, aux États-Unis, des rapports soulignent que les centres d’accueil LGBTQ+ sont souvent saturés pendant les épisodes de chaleur .

Critique systémique Le slogan « Cramons le capitalisme » reflète une critique plus large : le système économique actuel priorise le profit au détriment de l’écologie et de la justice sociale. Des mouvements comme Extinction Rebellion ou Queer Ecology dénoncent cette logique, en liant crise climatique et oppression des minorités. (Qwant)

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Canicules

Infrastructures sous tension

Routes qui fondent

Trains ralentis

Réacteurs à l’arrêt

·         Routes qui fondent – Sous l’effet de la chaleur extrême, le goudron se ramollit et les couches superficielles peuvent se déformer ou se liquéfier, créant des flaques et des déformations qui ralentissent le trafic et augmentent le risque d’accidents.

·         Trains ralentis – La dilatation thermique des rails (qui peuvent atteindre ≈ 60 °C) et le relâchement des caténaires rendent la voie moins stable. Pour éviter le flambement des rails ou la rupture des caténaires, la SNCF impose systématiquement des réductions de vitesse et, lors des pics de chaleur, annule jusqu’à 10 % des circulations (notamment en Île‑de‑France).

·         Réacteurs à l’arrêt – Les centrales nucléaires utilisent de l’eau de rivière ou de mer pour le refroidissement. Lorsque la température de ces cours d’eau dépasse le seuil fixé par les préfets (souvent autour de 27 °C), les autorités exigent la réduction ou l’arrêt de la production afin de protéger la biodiversité fluviale. Cette mesure a conduit à plusieurs arrêts temporaires de réacteurs pendant les dernières vagues de chaleur.

·         Mesures d’adaptation

    • Installation de capteurs de température le long des voies et sur les caténaires pour déclencher automatiquement les ralentissements.
    • Renforcement de la maintenance préventive (surveillance accrue des rails, des caténaires et des installations électriques).
    • Développement de matériaux de revêtement routier plus résistants aux hautes températures.
    • Élaboration de « plans canicule » coordonnés entre les gestionnaires d’infrastructures (SNCF Réseau, EDF, autorités locales) afin d’intervenir rapidement en cas de dépassement des seuils critiques.

Ces constats montrent que les vagues de chaleur, qui s’intensifient avec le changement climatique, exposent les réseaux de transport et d’énergie conçus pour un climat tempéré à des limites de sécurité. Une adaptation à moyen et long terme (matériaux plus résistants, re‑dimensionnement des systèmes de refroidissement, planification urbaine) apparaît donc indispensable.

Source : L’Humanité – « Canicules : trains retardés, routes abîmées… » (humanite.fr)

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samedi 30 mai 2026

Canicule - Industries fossiles - Profits capitalistes - Magali Reghezza-Zitt - Pétrole - Thomas Piketty - Justice globale -

 

Climat

Canicule

Combattre les industries fossiles

Elite capitaliste

Profit à court terme.

Le lien entre les canicules, le capitalisme extractiviste et les industries fossiles

Les vagues de chaleur intenses qui frappent l’Europe ne sont pas simplement un phénomène naturel ; elles sont le résultat direct d’un système économique qui sacrifie le climat pour le profit à court terme.

  • Les canicules sont décrites comme « le résultat direct d’un système qui sacrifie le climat »  (facebook.com)
  • Le capitalisme extractiviste ne connaît pas de frein, son seul amour est le profit ; c’est ce qui rend les canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses  (lanticapitaliste.org)

Conséquences économiques et sociales

  • Les vagues de chaleur coûtent des milliards à l’économie française : pertes de productivité, chantiers ralentis, etc.  (youtube.com)

Les populations les plus vulnérables (populations pauvres, femmes, racisées, peuples autochtones) subissent les effets les plus lourds 

  • Les catastrophes climatiques provoquent déjà chaque année davantage de déplacements que les conflits armés  (lanticapitaliste.org)

Responsabilité des géants de l’énergie fossile

  • Des entreprises comme Exxon Mobil et Suncor Energy cherchent à annuler des plaintes locales (ex. Boulder, Colorado) qui les tiennent responsables des dommages climatiques 
  • La Cour suprême américaine a accepté d’examiner ces demandes, ce qui pourrait créer un précédent juridique majeur pour l’industrie des hydrocarbures 
  • Les autorités américaines, notamment sous l’administration Trump, ont tenté de soutenir ces compagnies, craignant que la responsabilité ne repose sur les contribuables locaux  (linfodurable.fr)

Appels à la fiscalité et à la justice climatique

  • L’Alliance Écologique et Sociale appelle à taxer les profits de guerre des multinationales fossiles, soulignant l’urgence sociale et écologique  (fsu.fr)
  • Greenpeace France détaille des mécanismes fiscaux et budgétaires pour faire payer l’industrie fossile à l’approche de la COP30  (greenpeace.fr)
  • Ces mesures visent à réduire les incitations au profit à court terme et à réorienter les ressources vers des solutions durables.

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Climat

Magali Reghezza-Zitt

Changer les politiques

Mais suivre les lois de la physique

Imaginer un monde sans pétrole.

Synthèse des positions de Magali Reghezza‑Zitt sur le climat

1. Les limites physiques du changement climatique

Magali Reghezza‑Zitt rappelle que les lois de la physique ne peuvent pas être modifiées : le réchauffement est inévitable tant que les émissions de gaz à effet de serre continuent. Elle souligne que seule la réussite de l’atténuation – réduction des émissions – rend l’adaptation possible, car le niveau de réchauffement constitue une limite dure à l’adaptation. Chaque dixième de degré compte, car les impacts sur la biodiversité et les événements climatiques extrêmes sont irréversibles et exponentiels

2. Politiques et adaptation

  • Politiques : elles peuvent être réorientées pour soutenir l’atténuation et l’adaptation, mais elles ne peuvent pas changer la physique du climat.
  • Adaptation : elle est devenue un sujet central dans le débat public, notamment grâce aux rapports scientifiques (GIEC, Dantec‑Roux) et à la prise de conscience des élus locaux face aux catastrophes naturelles accrues. Le ministre Christophe Béchu a fixé une cible d’adaptation à + 4 °C pour la France d’ici 2100, illustrant cette prise de conscience  (millenaire3.grandlyon.com)
  • Rôle des territoires : les zones rurales détiennent des solutions (agro‑écologie, stockage du carbone, énergie renouvelable) mais sont aussi les plus vulnérables aux sécheresses et aux pertes de services publics  (paysanlorrain.agri-info-nordest.fr)

3. Imaginer un monde sans pétrole

Dans son ouvrage Bienvenue en 2055, Reghezza‑Zitt décrit une société neutre en carbone où le pétrole, le charbon et le gaz fossile sont de mauvais souvenirs. Les principaux changements évoqués :

  • Alimentation : moins de viande, plus de produits locaux et de saison.
  • Transports : véhicules électriques, covoiturage, transports en commun, vélo, trains prioritaires.
  • Énergie : électrification complète, industries transformées, réduction de la consommation de plastique et de vêtements.
  • Qualité de vie : la transition est présentée comme possible et bénéfique, sans perte de bonheur, grâce à des changements de mode de production et de consommation

4. Polarisations et action climatique

Reghezza‑Zitt critique la polarisation de l’écologie, qui transforme l’action climatique en affrontement plutôt qu’en débat constructif. Elle appelle à mettre l’action climatique au centre du débat public et à la rendre politique, afin d’éviter que les positions restent figées et que les intérêts de ceux qui souhaitent maintenir le statu‑quo prévalent. Elle insiste sur le fait que la démocratie offre le choix de ne rien faire ou de changer radicalement les modes de vie (radiofrance.fr)

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Feuille de route du Global Justice Project (GJP)

1. Cadre général

Le Global Justice Project est une initiative de recherche collective menée par le World Inequality Lab

Il vise à définir un scénario de convergence socio‑économique (égalité des revenus, égalité de genre, compression des inégalités internes) tout en respectant les limites planétaires (bilan carbone, ressources naturelles, biodiversité) 

2. Objectifs clés

1.                            Égalité socio‑économique : convergence des PIB par habitant, égalité de genre dans les heures de travail et la rémunération, compression des échelles de revenu et de richesse, accès équitable à l’éducation, aux soins et à la participation politique 

2.                            Habitabilité planétaire : alignement de l’usage des ressources sur les frontières écologiques, incluant les budgets carbone et la préservation de la biodiversité 

3. Stratégie de mise en œuvre

·                               Transformation radicale du système de production mondial et des arrangements économiques internationaux 

·                               Réduction des intensités carbone et matérielles de la production, rééquilibrage des termes du commerce international et des échanges monétaires 

·                               Investissements massifs dans le capital humain, la mitigation et l’adaptation climatiques, surtout dans le Global South, financés par un Global Justice Fund : taxe mondiale sur la richesse, fonds souverain mondial et taxe mondiale sur le revenu (inequalitylab.world)

4. Feuille de route (timeline)

Étape

Dates

Description

Source

Publication et révision des travaux

Décembre 2024 – Mai 2026

Publication, circulation et révision des working papers et notes techniques

inequalitylab.world

Lancement du Global Justice Report

4‑6 juin 2026

Présentation du rapport « A Plan for Equality & Prosperity within Planetary Boundaries in 2100 » à la World Inequality Conference (Paris School of Economics)

inequalitylab.world

Publication du rapport

Juin 2026

Version finale du rapport, incluant les scénarios de convergence et le Global Justice Platform

piketty.pse.ens.fr

5. Livrables majeurs

·                               Global Justice Report (136 pages, 2026) : plan détaillé pour 2100 (piketty.pse.ens.fr)

·                               Global Justice Platform (WIL WP 2026/11) : plateforme de politiques pour la convergence, le fonds et l’ordre international démocratique (wid.world)

·                               Working Papers (WIL WP 2025/08 à 2025/22) : analyses historiques et projections sur le travail, le commerce, le capital humain, la richesse, etc. 

Principaux contributeurs

Lucas ChancelCornelia MohrenRowaida MoshrifMoritz OderskyThomas PikettyAnmol Somanchi (coordination) 

·                               Autres participants : Raavi AggarwalMarie AndreescuManuel Arias‑OsorioOscar Barrera‑RodriguezLuis BauluzThomas BézyNitin BhartiPhilipp BothePierre BrassacJulia CagéMauricio De RosaJonas DietrichPaula DruschkeDima El HaririAdrien FabreMatthew Fisher‑PostIgnacio FloresValentina GabrielliAmory GethinRicardo Gómez‑CarreraSehyun HongThanasak JenmanaSimon KellerRomaine LoubesClara Martínez‑ToledanoZhexun MoMarc MorganStella MutiTheresa NeefGastón NievasMoritz OderskyThomas PikettyYannic RehmAnne‑Sophie RobilliardEmmanuel SaezAlice SodanoAnmol SomanchiMorten StøstadAna Van Der ReeLi YangGabriel ZucmanÁlvaro Zuñiga‑Cordero(inequalitylab.world)

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