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mardi 5 mai 2026

Enseignement - Université - Bourses - Repas - Etudiant-es étrangers et étrangères - Jeff Bezos .

 

Le repas à 1 € pour tous les étudiants : une avancée mais source de précarité

1. Mise en place de la mesure

À partir du 4 mai 2026, tous les étudiants (boursiers, non‑boursiers, apprentis, alternants, doctorants, volontaires) peuvent se rendre dans n’importe quel Crous et consommer un repas à 1 €. Le tarif est valable pour le déjeuner et le dîner, avec un seul repas par service par étudiant. Le paiement se fait via l’application Izly  (service-public.gouv.fr)

2. Réaction des syndicats étudiants

  • Satisfaction initiale : plusieurs syndicats se sont félicités de l’annonce, la considérant comme une avancée dans la lutte contre la précarité alimentaire des étudiants
  • Vigilance et scepticisme : les mêmes organisations restent sur leurs gardes. Elles soulignent que la mesure ne résoudra pas la précarité globale, qui touche logement, santé, etc.
  • Préoccupations budgétaires : aucune ligne budgétaire n’est encore prévue dans le budget 2026 pour financer la mesure, qui coûterait environ 90 millions d’euros par an à l’État. Les syndicats craignent que le manque de financement entraîne une saturation des restaurants universitaires et une détérioration du service (letudiant.fr)
  • Impact sur le personnel : l’augmentation de la fréquentation (environ 20 % depuis la mise en place du tarif) met sous pression les personnels des Crous, qui travaillent déjà avec des moyens humains et matériels constants. Les syndicats appellent à des recrutements et à des investissements supplémentaires pour garantir la qualité de vie au travail et la sécurité des étudiants  (ferc-cgt.org)

3. Enjeux de précarité

  • Critères de bourse : les critères actuels de bourse ne reflètent plus la réalité de la précarité étudiante. Les syndicats demandent une réforme de la bourse étudiante afin de mieux cibler les étudiants réellement en difficulté  (letudiant.fr)
  • Coût de la mesure : le coût estimé de 90 millions d’euros par an est jugé insuffisant pour couvrir les besoins supplémentaires (personnel, équipements, logistique)  (ferc-cgt.org)
  • Effet paradoxal : certains craignent que la généralisation du repas à 1 € ne nuise aux étudiants déjà en situation de précarité, en créant une concurrence accrue pour les repas disponibles  (france3-regions.franceinfo.fr)

4. Engagements du réseau des Crous

Le réseau des Crous s’engage à maintenir la qualité des repas (produits labellisés, bio, locaux) et à mettre en place une stratégie de déploiement progressive, avec un budget supplémentaire de 50 millions d’euros annoncé par le ministre de l’Enseignement supérieur (lescrous.fr)

Un dialogue social actif est prévu pour accompagner la mise en œuvre et préserver les conditions de travail des agents.

En résumé, la généralisation du repas à 1 € est perçue comme une avancée par les syndicats étudiants, mais ils restent vigilants quant à son impact sur la précarité, le financement, la saturation des restaurants et la charge de travail des personnels des Crous. La mesure nécessite un accompagnement budgétaire et organisationnel solide pour éviter de créer de nouvelles formes de précarité. (Qwant)

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Etudiant-es étranger-es

Titres de séjour non renouvelés

Frais différenciés.

la mise en œuvre des droits différenciés (2 895 € en licence, 3 941 € en master) pour les étudiants extracommunautaires,

les exonérations limitées à 10 % des établissements,

la fin des aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non‑européens,

le timbre fiscal applicable aux titres de séjour (350 € à partir du 1 er mai 2026). (Qwant)

Pourquoi un titre de séjour étudiant peut‑être refusé ou non renouvelé

1. Conditions de base pour le renouvellement

Les étudiants étrangers doivent déposer leur demande de renouvellement entre 4 et 2 mois avant l’expiration de leur titre de séjour actuel ; ils doivent être encore inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur ou de formation initiale  (herault.gouv.fr)


Si ces conditions ne sont pas remplies, la préfecture peut refuser le renouvellement.

2. Coût financier accru

Depuis le budget 2026, le tarif de la première carte de séjour passe de 200 € à 300 €  (meridiane.fr)
Pour un titre d’un an, le coût total peut atteindre 650 € lorsqu’on ajoute les nouvelles taxes (droit de visa de régularisation, autorisation provisoire de séjour, droit de timbre)  Ces montants élevés constituent un frein réel à la régularisation, surtout pour les étudiants qui ne disposent pas de ressources suffisantes  (lacimade.org)

3. Exigences linguistiques

Le renouvellement d’un titre de séjour étudiant exige désormais un niveau de français A2/B1 (meridiane.fr)
Un étudiant qui ne maîtrise pas ce niveau peut voir sa demande refusée, même s’il est toujours inscrit et dispose des ressources requises.

4. Difficultés administratives

Les plateformes de dépôt de dossiers sont souvent défaillantes (bugs, fermetures de guichets, absence de réponses téléphoniques)  (lacimade.org)
Ces dysfonctionnements peuvent entraîner des retards ou des refus administratifs, même si le dossier est complet.

5. Réforme 2025‑2026 et critères d’intégration

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la loi du 26 janvier 2024 impose des critères linguistiques et civiques pour les titres de séjour longue durée 

Bien que ces exigences concernent principalement les cartes pluriannuelles et les cartes de résident, elles peuvent influencer indirectement le renouvellement étudiant lorsqu’un étudiant souhaite obtenir une carte pluriannuelle après sa première année  (ouali-avocat.fr)

6. Conseils pratiques

  • Préparez votre dossier bien à l’avance (documents, justificatifs de ressources, certificat de langue).
  • Soumettez votre demande entre 4 et 2 mois avant l’expiration.
  • Assurez‑vous de pouvoir régler les frais de renouvellement (300 € + éventuelles taxes supplémentaires).
  • Vérifiez votre niveau de français et, si nécessaire, suivez un cours pour atteindre le niveau A2/B1 avant le dépôt.

En suivant ces étapes, vous réduirez les risques de refus ou de non-renouvellement de votre titre de séjour étudiant.

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Non à la hausse des frais d'inscription pour les étudiant-es étrangers-ères.
Par Fred Sochard.
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Jeff Bezos et Elon Musk ne veulent pas payer plus d'impôts.
Ça n'aidera pas une enseignante ?
Si!
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mercredi 22 avril 2026

Stages. Enseignement. Morts.

 

Troisième. Seconde. Stages.

Manutention de charges lourdes.

Formation insuffisante.

Accidents.

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2023: 33 jeunes de moins de 25 ans sont morts au travail.

Y compris des stagiaires et des apprentis.

Problème de sécurité et d'encadrement.

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Exemple et liste des victimes.

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2022 et 2023.

6 morts chez les jeunes.

Stages en entreprises.

Entre 14 et 27 ans.

Stages d'observation.

Chute de palettes.

Manipulation d'engins de chantier.

Mise en danger.

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La CGT estime que les élèves n'ont pas à mourir au travail.

Demande de suppression des stages d'observation.

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Enseignement

Stages en 3 et en 2nde

« Il y aura un mort, deux blessés et trois burnouts »

Par Soulcié.

(…) Des dispositifs encadrés mais contestés

Une circulaire publiée le 21 novembre 2025 précise les modalités d’accueil des élèves en milieu professionnel. Elle distingue les séquences d’observation, les stages d’initiation et les stages d’application, en rappelant à chacun les obligations d’encadrement et les interdictions prévues par le Code du travail.

Pour les syndicats, ces règles restent insuffisantes. Ils dénoncent un encadrement inégal, une prévention limitée des risques, ainsi qu’un transfert de responsabilités vers des élèves mineurs. La question des élèves en situation de handicap est également jugée peu prise en compte.

Inégalités sociales et critiques politiques

Plusieurs responsables politiques partagent ces critiques. La députée communiste Elsa Faucillon estime que ces stages d’observation peuvent se transformer en main-d’œuvre gratuite. Dans une tribune publiée dans l’Humanité en juin, elle rappelait que le travail des enfants est interdit en France.

Syndicats et associations dénoncent également les inégalités d’accès aux stages, fortement dépendantes du milieu social et du réseau familial. « Ce sont les politiques, en les mettant en place en 2024 sans moyens alloués à l’éducation, parce qu’ils ne savaient que faire de nos enfants pendant les 15 jours du bac au mois de juin, qui sont les seuls responsables. » dénonce Arnaud Darthenay.

Stages scolaires : l’appel d’un père après la mort de son fils en Seconde

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21 personnes ont lu cet article.


vendredi 10 avril 2026

Enseignement - Lycées - Valérie Pécresse - Reculs - Salaires - Recrutement - Revalorisation - Sophie Venetitay - Incendie - Entrepôt -

Reculs de Valérie Pécresse dans le financement des lycées.

Contexte général
Depuis qu’elle dirige la région Île‑de‑France, Valérie Pécresse a fait des lycées l’un de ses points focaux. Elle a notamment retiré des subventions aux établissements privés les plus chics, appliqué une austérité plus forte pour les lycées situés dans les quartiers populaires, et accéléré la numérisation des manuels scolaires. Ces mesures sont perçues comme un recul pour le financement du privé et un déséquilibre entre les établissements

Décisions récentes

  • Retrait de subventions : la région a décidé de retirer les aides aux lycées privés afin de respecter la loi, tout en maintenant son orientation globale.
  • Austérité : les lycées des quartiers populaires subissent des coupes budgétaires plus importantes que leurs homologues plus aisés.
  • Numérisation forcée : mise en place rapide de la numérisation des manuels, ce qui impose des coûts supplémentaires aux établissements.
  • Tarifs des cantines : augmentation prévue de 1,77 % à la rentrée 2026, ce qui affecte surtout les familles à revenus modestes.
  • Projets de construction : annulation d’un projet de construction de lycée, ce qui limite l’accès à l’éducation dans certaines communes (humanite.fr) 

Réactions locales

  • La commune de Bagneux revendique la construction d’un lycée et soutient la mobilisation contre les reculs de la région. Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à cette mobilisation, indiquant qu’elle ne compte pas changer de cap (facebook.com)

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Enseignement

Créer des emplois

Revaloriser les personnels, augmenter les salaires

L'école doit avoir des moyens

Snes FSU

Sophie Venetitay

État de la revalorisation salariale et des moyens pour l’enseignement en 2026

Budget alloué à la revalorisation des salaires

Le projet de loi de finances 2026 prévoit 4,2 milliards d’euros pour revaloriser les salaires des enseignants, mais les experts soulignent que ces fonds restent insuffisants pour répondre aux besoins de l’ensemble du personnel de l’Éducation nationale (senat.fr)

Situation salariale actuelle

  • Point d’indice : le point d’indice de la fonction publique est gelé à 4,92278 € depuis juillet 2023 et restera inchangé en 2026 
  • Salaire moyen : un enseignant titulaire gagne en moyenne 2 920 € net par mois (2023) (blog-rh.com)
  • Évolution par ancienneté :
    • 10 ans : 2 321 € net (échelon 7)  
    • 20 ans : 2 644 € net (échelon 10) 
  • Primes et compléments : ISAE/ISOE, prime d’attractivité, indemnité REP/REP+ et Pacte enseignant restent inchangés, mais ne compensent pas l’absence de hausse du point d’indice (blog-rh.com)

Effectifs et création d’emplois

  • Effectif total : 1,2 million de personnes rémunérées, dont 712 806 enseignants publics et 139 946 privés 
  • Enseignants contractuels : 9 % du personnel, soit 81 283 postes, avec une hausse notable dans le second degré 
  • Personnel non‑enseignant : près de 353 k emplois, majoritairement en assistance éducative (AESH), en hausse de 54,2 % depuis 2015 
  • Création de postes : la montée du nombre d’AESH est liée à la mise en œuvre de l’école inclusive (senat.fr)

Besoin de moyens pour les écoles

Les écoles nécessitent davantage de moyens matériels et humains pour soutenir la qualité de l’enseignement :

  • Personnel de soutien (AESH, assistants d’éducation) pour accompagner les élèves en situation de handicap 
  • Équipements pédagogiques et infrastructures modernes pour répondre aux exigences d’une école inclusive (senat.fr)
  • Formation continue pour les enseignants afin de maintenir la qualité pédagogique malgré l’absence de hausse salariale (blog-rh.com)

Conclusion

En 2026, la France dispose d’un budget de 4,2 milliards d’euros pour la revalorisation salariale, mais les salaires restent figés et les marges budgétaires ne permettent pas d’augmenter les rémunérations. Les enseignants contractuels et le personnel de soutien voient leur nombre croître, notamment grâce à l’école inclusive. Pour que l’école dispose des moyens nécessaires, il faudra combiner création d’emplois, amélioration des conditions de travail et révision des politiques salariales. (Qwant)

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Dessin d'un entrepôt en feu « il suffisait de nous payer suffisamment pour vivre »

Drawing of a burning warehouse “all you had to do was pay us enough to live”

Les faits se sont déroulés dans le nuit du 6 au 7 avril près de Los Angeles aux États-Unis. Vers minuit et demi, Chamel Abdulkarim, un travailleur de 29 ans, employé de NFI Industries, un fournisseur de services logistiques pour la Kimberly-Clark Corporation, visiblement en situation de détresse et en colère, se révolte contre son patron. Il considère ne pas être bien payé, et s’est vengé. « À mauvaise paye, mauvais travail », disait Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste de la CGT, théoricien du sabotage, au siècle dernier. (Contre attaque).

Chamel Abdulkarim, âgé de 29 ans, était employé chez NFI Industries, un prestataire de services logistiques pour la Kimberly‑Clark Corporation.
Vers minuit et demi, la nuit du 6 au 7 avril près de Los Angeles, il a déclenché un incendie dans l’entrepôt de la société.

  • Il a allumé des palettes de papiers hygiéniques, couches et mouchoirs à l’aide d’un briquet, comme le montre une vidéo qu’il a partagée en story sur les réseaux sociaux.
  • L’incendie a consumé 1,2 million de mètres cubes de stocks, obligeant 175 pompiers à intervenir pour maîtriser le brasier.
  • Aucun blessé n’a été signalé, mais l’infrastructure a été gravement endommagée, perturbant la distribution de plus de 50 millions de consommateurs.

Après l’incident, Chamel Abdulkarim a été arrêté et mis en détention. Il fait face à deux chefs d’accusation d’incendie criminel.
Ces faits illustrent la colère de certains travailleurs face à des conditions salariales qu’ils jugent insuffisantes, comme le souligne le récit de l’article. (Qwant).

«Vous auriez dû nous payer suffisamment pour vivre» : un salarié se filme en train d'incendier l'entrepôt de son patron

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samedi 28 mars 2026

Enseignement - Grandes écoles - Noblesse - Entre-soi - Femmes diplômées - Samuel Paty au Panthéon - Militarisme - Occupations -

 

Noblesse

Surreprésentation des familles nobles dans les grandes écoles françaises deux siècles après la Révolution.

Deux siècles après la Révolution française, une étude récente montre que les descendants de familles nobles restent surreprésentés dans les établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux.

1. Résultats clés de l’étude

Indicateur

Valeur

Référence

Probabilité d’intégrer une grande école (période récente 1990‑2015)

6 à 9 fois supérieure à la moyenne nationale

france24.com

Probabilité d’intégrer une grande école (début du XXᵉ siècle)

11 à 15 fois supérieure

france24.com

Répartition dans la population française

1 personne sur 500 d’origine aristocratique

france24.com

Répartition dans les grandes écoles

1 étudiant sur 50 d’origine aristocratique

france24.com

Écart hommes/femmes

Les hommes sont davantage surreprésentés que les femmes, bien que l’écart se soit réduit

france24.com

,

insee.fr

2. Méthodologie

  • Échantillon : 269 917 dossiers de dix grandes écoles (ENA, ENS Ulm, ESPCI Paris, École polytechnique, École des Ponts, Télécom Paris, Mines Paris, ESSEC, ESCP, Sciences Po) entre 1911 et 2015.
  • Identification des ascendants nobles : noms à particule et liste de l’Association d’entraide de la noblesse française (ANF).
  • Analyse : comparaison des chances d’admission entre les étudiants d’origine aristocratique et le reste de la population. |  (insee.fr)

3. Répartition par type d’établissement

  • Historiquement concentrés à Sciences Po, les descendants de la noblesse sont aujourd’hui uniformément répartis entre les écoles les plus prestigieuses.
  • Les écoles de commerce affichent les niveaux de surreprésentation les plus élevés. |  (france24.com)

 Interprétation

  • Malgré l’abolition des privilèges juridiques, des hiérarchies historiques persistent.
  • Les descendants de la noblesse semblent avoir perdu une part de leur domination financière, mais maintiennent un réseau d’entre-soi et investissent dans le capital scolaire. | (france24.com)
En résumé, deux siècles après la Révolution, les descendants de familles nobles ont entre six et neuf fois plus de chances d’intégrer les grandes écoles françaises que le reste de la population, avec une présence notable dans les écoles de commerce et une surreprésentation plus marquée chez les hommes. Ces résultats soulignent la persistance de mécanismes de reproduction sociale au-delà de la suppression officielle des privilèges aristocratiques. (Qwant)

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Belgique - Les femmes toujours plus nombreuses à décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur.

Les femmes de 25 à 34 ans sont de plus en plus nombreuses à être titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, creusant l’écart avec les hommes. Cet écart, qui était de 5,9 points de pourcentage en 2000, a atteint 15,1 points de pourcentage en 2025, ressort-il des chiffres publiés jeudi par Statbel.

(…) Différences entre régions

Les disparités régionales sont également notables.

Bruxelles affiche le taux le plus élevé de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25-34 ans avec 63,5% en 2025.

En Flandre, ce chiffre est inférieur de 10 points de pourcentage (53,5%), tandis qu’en Wallonie, il chute à 46,3%.

Dans chacune des trois régions, l’écart entre hommes et femmes continue de se creuser, atteignant notamment 16,2 points de pourcentage en Wallonie.

les-femmes-toujours-plus-nombreuses-a-decrocher-un-diplome-de-l-enseignement-superieur

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Enseignement

« Samuel Paty au Panthéon »

Transmission, explication et émancipation par la connaissance

République précieuse.

Un comité de soutien nommé « Samuel Paty : un professeur au Panthéon » a lancé un appel à la panthéonisation de l’enseignant d’histoire‑géographie assassiné le 16 octobre 2020. Le comité, créé le 31 mars 2024, souhaite que Samuel Paty soit reconnu comme figure républicaine et héro de l’enseignement(la-croix.com)

 

Argumentation des partisans

Un héros du quotidien

Les initiateurs affirment que Paty ne doit pas être réduit à une victime de terrorisme, mais à un professeur qui a refusé de se mettre en retrait et qui a continué à enseigner malgré les menaces (marianne.net)


Joëlle Alazard, présidente de l’Association des professeurs d’histoire‑géographie, souligne que sa panthéonisation serait un signal fort aux enseignants et un message de soutien à l’école républicaine(radiofrance.fr)

 

La transmission comme valeur républicaine

Le comité insiste sur le rôle de Paty dans la transmission des valeurs de la République : liberté d’expression, laïcité et émancipation par la connaissance. Il est présenté comme un exemple de laïcité émancipatrice qui a incarné les idéaux des Lumières face à l’obscurantisme (la-croix.com)

Un symbole national

Samuel Paty est déjà perçu comme un symbole national. Sa panthéonisation serait, selon les signataires, une façon de nommer clairement ce qui s’est passé et d’adresser un message clair aux enseignants(franceinfo.fr)

Opposition du ministre de l’Éducation

Le ministre Édouard Géffray a déclaré qu’il n’était pas favorable à l’entrée de Paty au Panthéon « à titre personnel » 

Il rappelle que le Panthéon est « réservé à ceux qui, par leur création ou leur engagement, ont marqué l’histoire de la nation » (rtl.fr)

Réflexion nécessaire

Le ministre a également indiqué que la panthéonisation doit être réfléchie, soulignant la différence entre une victime de terrorisme et une figure ayant un apport individuel déterminant 

Il a rappelé que la décision appartient au président Emmanuel Macron(franceinfo.fr)

Pétition :

Pétition • Samuel Paty : un professeur au Panthéon - France • Change.org

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Militarisme

Lycée Claude Monet à Paris bloqué contre la militarisation et les coupes budgétaires.

Le lycée Claude Monet du 13ᵉ arrondissement de Paris a été bloqué par des élèves le vendredi dernier (2025) pour dénoncer la militarisation de l’éducation et les coupes budgétaires qui menacent les moyens scolaires. Le mouvement, qui s’inscrit dans une mobilisation nationale, a vu ses participants porter des slogans tels que « La jeunesse emmerde le militarisme » et « Bloquons tout » (facebook.com)

Objectifs revendiqués

Les élèves réclament la fin de l’austérité dans l’éducation :

  • Maintien des options et spécialités (Histoire‑art, langues, littérature, civils étrangers, paramédical).
  • Préservation des dédoublements en histoire‑géographie dans les filières technologiques.
  • Amélioration des moyens humains (surveillants, infirmières).
  • Fin du service national universel et de la militarisation de l’enseignement.
    Ces revendications sont liées à la volonté d’éviter la suppression de programmes et de garantir un avenir digne aux lycéens (revolutionpermanente.fr)

Réseau national

Le blocage parisien fait partie d’une série d’actions organisées dans plusieurs villes : Grenoble, Marseille, Rennes, Lyon et Le Havre. Les mobilisations partagent le même message anti‑guerre et anti‑austérité, et se sont souvent accompagnées de rassemblements pacifiques ou de blocages d’établissements scolaires (facebook.com)

Présence policière

Les vidéos et publications indiquent que la police était présente aux abords du lycée, chargant la foule de manière « chaotique » et utilisant des sprays de gel irritant. Aucun incident violent n’est rapporté dans le contexte parisien, contrairement à la situation au Havre où la police a utilisé des sprays et des lanceurs de balles de défense (revolutionpermanente.fr)

04 26 

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lundi 9 février 2026

Enseignement - Vacances scolaires - Congés payés - Loi "Bétharram enterrée - CAF - Colonies de vacances -

 

Enseignement

Réduction des vacances d'été

C'est la réduction des congés payés qui est visée.

  • France : les élèves bénéficient de huit semaines de vacances estivales, plus longues que dans plusieurs pays européens (six semaines au Royaume‑Uni et en Allemagne, 11 semaines en Espagne, 12 semaines en Italie)  (anienit.org)
  • Propositions récentes : la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a évoqué la possibilité de réduire les vacances d’été dès 2026, une idée déjà soulevée par Vincent Peillon en 2013 mais jamais mise en œuvre à grande échelle en raison d’un manque de consensus  (anienit.org)

Position du président

  • Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien à une réduction des congés d’été en parallèle d’une allongée d’un mois de vacances (un « gros mois ») afin de compenser la diminution du temps quotidien de classe. Il justifie cette mesure par la volonté de réduire les pertes d’apprentissage et d’atténuer les inégalités sociales, notamment pour les enfants issus de milieux défavorisés qui « désapprennent » le plus pendant l’été  (parlons-politique.fr)

Comparaisons internationales

  • Certains pays européens, comme le Danemark, disposent de six semaines de vacances d’été tout en ayant des journées scolaires plus courtes (fin vers 14 h). La France, quant à elle, est l’un des pays avec le plus de vacances annuelles, ce qui alimente les débats sur l’équilibre entre temps de repos et temps d’apprentissage  (tf1info.fr)

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Enseignement

Loi Bétharram

Droite et RN n'en veulent pas.

L'Humanité

Loi Bétharram : bloc de droite et RN contre le texte

Contexte de la proposition

  • Origine : la proposition de loi (PPL) a été déposée le 28 janvier par Paul Vannier (La France insoumise) et Violette Spillebout (Renaissance) pour prévenir et lutter contre les violences scolaires, issue du rapport de la commission d’enquête sur l’affaire Bétharram.
  • Contenu : le texte, composé de 11 articles, reconnaît la responsabilité de l’État pour les carences ayant permis les violences, crée un fonds d’indemnisation et d’accompagnement des victimes, interdit les châtiments corporels et prévoit un contrôle renforcé de l’honorabilité des personnels scolaires.
  • Soutien : cosigné par 142 députés issus de neuf groupes, il a reçu le soutien de la France insoumise, des socialistes et des écologistes.

Réaction de la droite et du RN

  • La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition le 26 février 2026.
  • Le rejet a été rendu possible par la formation d’un bloc de droite et d’extrême droite, auquel s’est joint le MoDem de François Bayrou pour voter contre le texte, ainsi que le groupe Horizons.
  • L’abstention de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République (EPR) et ancien ministre de l’Éducation nationale, a été citée comme facteur décisif.
  • Le groupe Rassemblement National (RN) n’a pas signé le texte et a exprimé son opposition, contribuant ainsi à la décision de ne pas inscrire le projet à l’ordre du jour.

Conséquences et réactions

  • Les collectifs de victimes (Association des Victimes de Bétharram, Collectif MeeTooEcole, etc.) ont dénoncé le rejet comme une « blessure supplémentaire » pour les victimes, soulignant que le texte représentait un espoir concret de protection.
  • La proposition sera re‑proposée à la prochaine conférence des présidents, avec l’objectif d’être inscrite pour la semaine transpartisane du 11 mai 2026.
  • Les députés de la France insoumise et de Renaissance ont exprimé leur regret, tandis que les opposants de droite ont maintenu leur position de refus.

« C’est une décision absolument irresponsable » a déclaré Paul Vannier  (la-croix.com)
« Je regrette profondément cette décision » a ajouté Violette Spillebout  (la-croix.com)

En résumé, la droite et le RN ont joué un rôle déterminant dans le blocage de la loi Bétharram, empêchant ainsi la mise en place d’un cadre juridique renforcé pour la prévention des violences scolaires. (Qwant).

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NDLR : mesures insuffisantes, hélas..

Augmentation du soutien de la CAF aux colonies de vacances (2026).

En 2026, la Caisse d’allocations familiales (CAF) renforce significativement son aide financière pour les séjours en colonies de vacances des enfants de 6 à 17 ans. Les principaux changements sont les suivants :

Prise en charge élargie

  • La CAF peut désormais couvrir 70 % à 80 % du coût du séjour, selon le niveau de revenus de la famille  (maire-info.com)
  • Le quotient familial maximal pour bénéficier de l’aide a été relevé à 950 € (maire-info.com)
  • Cette évolution permet à près d’une famille allocataire sur deux d’accéder à l’aide (maire-info.com)

Impact attendu

  • L’augmentation de la prise en charge et l’élargissement des critères visent à augmenter la fréquentation des colonies de vacances, qui a chuté depuis le pic de 1995  (maire-info.com)
  • Malgré ces mesures, un bilan de l’Injep indique que l’utilisation de l’aide reste faible (3 % des ménages éligibles en 2024)  (maire-info.com)

Nombre d’enfants qui ne partent pas en vacances

Source

Donnée

Citation

Facebook / Secours Pop

4,8 millions d’enfants resteront chez eux cet été (≈ 1 enfant sur 3)

facebook.com

Tweet / Fleautey

5 millions d’enfants qui ne partent plus en colonies de vacances (comparaison avec les années 80)

x.com

L’Humanité

près de 5 millions d’enfants et adolescents ne partent pas en vacances (Observatoire des inégalités)

humanite.fr

TF1 Info

1,4 million d’enfants de 7‑12 ans ne participent plus aux séjours collectifs (un quart de la tranche)

tf1info.fr

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