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mardi 19 mai 2026

Irlande - Artistes - Revenu de base -

 

Programme « Basic Income for the Arts » en Irlande

Contexte général
Depuis 2022, l’Irlande expérimente un dispositif pilote nommé Basic Income for the Arts. Il vise à soutenir la création artistique en garantissant un revenu de base aux artistes, sans condition de revenus ou d’activité. Le programme a été prolongé en 2026 et devient permanent à partir de la fin de 2026, selon le budget 2026 du gouvernement irlandais  (cult.new

Détails du dispositif

Élément

Valeur

Source

Montant

325 € par semaine (≈ 1 300 € par mois)

cult.news

Nombre d’artistes

2 000 participants

cult.news

Durée initiale

3 ans (2022‑2025)

cult.news

Prolongation

Jusqu’en février 2026, puis permanent

arte.tv

Budget 2026

18,27 millions €

fr.linkedin.com

Imposition

Le revenu est imposable mais cumulable avec d’autres revenus artistiques

cult.news

Résultats et retombées

Bien‑être : baisse de 11 % de l’anxiété et de la dépression chez les bénéficiaires 

·                               Productivité : 11 heures supplémentaires par semaine consacrées à la création, + 500 € de revenus artistiques supplémentaires par mois 

·                               Impact socio‑économique : 1,39 € de bénéfices générés pour chaque euro public investi 

·                               Stabilité : réduction de la dépendance à d’autres emplois ou aides sociales  (fr.linkedin.com)

Positionnement politique

Le ministre de la Culture, Patrick O’Donovan, a salué le programme comme une réussite et un modèle pour l’Europe, soulignant l’importance de financer les conditions de vie des créateurs  (france24.com)

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mardi 5 mai 2026

Enseignement - Université - Bourses - Repas - Etudiant-es étrangers et étrangères - Jeff Bezos . Rennes.

 

Le repas à 1 € pour tous les étudiants : une avancée mais source de précarité

1. Mise en place de la mesure

À partir du 4 mai 2026, tous les étudiants (boursiers, non‑boursiers, apprentis, alternants, doctorants, volontaires) peuvent se rendre dans n’importe quel Crous et consommer un repas à 1 €. Le tarif est valable pour le déjeuner et le dîner, avec un seul repas par service par étudiant. Le paiement se fait via l’application Izly  (service-public.gouv.fr)

2. Réaction des syndicats étudiants

  • Satisfaction initiale : plusieurs syndicats se sont félicités de l’annonce, la considérant comme une avancée dans la lutte contre la précarité alimentaire des étudiants
  • Vigilance et scepticisme : les mêmes organisations restent sur leurs gardes. Elles soulignent que la mesure ne résoudra pas la précarité globale, qui touche logement, santé, etc.
  • Préoccupations budgétaires : aucune ligne budgétaire n’est encore prévue dans le budget 2026 pour financer la mesure, qui coûterait environ 90 millions d’euros par an à l’État. Les syndicats craignent que le manque de financement entraîne une saturation des restaurants universitaires et une détérioration du service (letudiant.fr)
  • Impact sur le personnel : l’augmentation de la fréquentation (environ 20 % depuis la mise en place du tarif) met sous pression les personnels des Crous, qui travaillent déjà avec des moyens humains et matériels constants. Les syndicats appellent à des recrutements et à des investissements supplémentaires pour garantir la qualité de vie au travail et la sécurité des étudiants  (ferc-cgt.org)

3. Enjeux de précarité

  • Critères de bourse : les critères actuels de bourse ne reflètent plus la réalité de la précarité étudiante. Les syndicats demandent une réforme de la bourse étudiante afin de mieux cibler les étudiants réellement en difficulté  (letudiant.fr)
  • Coût de la mesure : le coût estimé de 90 millions d’euros par an est jugé insuffisant pour couvrir les besoins supplémentaires (personnel, équipements, logistique)  (ferc-cgt.org)
  • Effet paradoxal : certains craignent que la généralisation du repas à 1 € ne nuise aux étudiants déjà en situation de précarité, en créant une concurrence accrue pour les repas disponibles  (france3-regions.franceinfo.fr)

4. Engagements du réseau des Crous

Le réseau des Crous s’engage à maintenir la qualité des repas (produits labellisés, bio, locaux) et à mettre en place une stratégie de déploiement progressive, avec un budget supplémentaire de 50 millions d’euros annoncé par le ministre de l’Enseignement supérieur (lescrous.fr)

Un dialogue social actif est prévu pour accompagner la mise en œuvre et préserver les conditions de travail des agents.

En résumé, la généralisation du repas à 1 € est perçue comme une avancée par les syndicats étudiants, mais ils restent vigilants quant à son impact sur la précarité, le financement, la saturation des restaurants et la charge de travail des personnels des Crous. La mesure nécessite un accompagnement budgétaire et organisationnel solide pour éviter de créer de nouvelles formes de précarité. (Qwant)

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Etudiant-es étranger-es

Titres de séjour non renouvelés

Frais différenciés.

la mise en œuvre des droits différenciés (2 895 € en licence, 3 941 € en master) pour les étudiants extracommunautaires,

les exonérations limitées à 10 % des établissements,

la fin des aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non‑européens,

le timbre fiscal applicable aux titres de séjour (350 € à partir du 1 er mai 2026). (Qwant)

Pourquoi un titre de séjour étudiant peut‑être refusé ou non renouvelé

1. Conditions de base pour le renouvellement

Les étudiants étrangers doivent déposer leur demande de renouvellement entre 4 et 2 mois avant l’expiration de leur titre de séjour actuel ; ils doivent être encore inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur ou de formation initiale  (herault.gouv.fr)


Si ces conditions ne sont pas remplies, la préfecture peut refuser le renouvellement.

2. Coût financier accru

Depuis le budget 2026, le tarif de la première carte de séjour passe de 200 € à 300 €  (meridiane.fr)
Pour un titre d’un an, le coût total peut atteindre 650 € lorsqu’on ajoute les nouvelles taxes (droit de visa de régularisation, autorisation provisoire de séjour, droit de timbre)  Ces montants élevés constituent un frein réel à la régularisation, surtout pour les étudiants qui ne disposent pas de ressources suffisantes  (lacimade.org)

3. Exigences linguistiques

Le renouvellement d’un titre de séjour étudiant exige désormais un niveau de français A2/B1 (meridiane.fr)
Un étudiant qui ne maîtrise pas ce niveau peut voir sa demande refusée, même s’il est toujours inscrit et dispose des ressources requises.

4. Difficultés administratives

Les plateformes de dépôt de dossiers sont souvent défaillantes (bugs, fermetures de guichets, absence de réponses téléphoniques)  (lacimade.org)
Ces dysfonctionnements peuvent entraîner des retards ou des refus administratifs, même si le dossier est complet.

5. Réforme 2025‑2026 et critères d’intégration

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la loi du 26 janvier 2024 impose des critères linguistiques et civiques pour les titres de séjour longue durée 

Bien que ces exigences concernent principalement les cartes pluriannuelles et les cartes de résident, elles peuvent influencer indirectement le renouvellement étudiant lorsqu’un étudiant souhaite obtenir une carte pluriannuelle après sa première année  (ouali-avocat.fr)

6. Conseils pratiques

  • Préparez votre dossier bien à l’avance (documents, justificatifs de ressources, certificat de langue).
  • Soumettez votre demande entre 4 et 2 mois avant l’expiration.
  • Assurez‑vous de pouvoir régler les frais de renouvellement (300 € + éventuelles taxes supplémentaires).
  • Vérifiez votre niveau de français et, si nécessaire, suivez un cours pour atteindre le niveau A2/B1 avant le dépôt.

En suivant ces étapes, vous réduirez les risques de refus ou de non-renouvellement de votre titre de séjour étudiant.

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Non à la hausse des frais d'inscription pour les étudiant-es étrangers-ères.
Par Fred Sochard.
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Jeff Bezos et Elon Musk ne veulent pas payer plus d'impôts.
Ça n'aidera pas une enseignante ?
Si!
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Rennes 2.
Autonomie.
Les frais différenciés pour les étudiants et les étudiantes internationaux ne seront pas appliqués.
Rentrée 2026.
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Football féminin - Convention collective - Blessures - Image médiatique - Inégalités -

 

Couverture des blessures et droit à l’image dans le football féminin français

1. Blocage principal de la convention collective

Les footballeuses professionnelles françaises n’ont toujours pas de convention collective après trois saisons de négociations. Le blocage se concentre sur deux points :

  • Le droit à l’image – les clubs (via Foot Unis) refusent de verser une redevance aux joueuses pour l’exploitation de leur image, alors que l’UNFP souhaite pouvoir commercialiser cette image en utilisant le logo des clubs.
  • La couverture en cas de blessure – les clubs exigent une protection de 90 jours de prise en charge du salaire pour chaque blessure, mais uniquement pour toute la saison. L’UNFP, quant à lui, réclame 90 jours de maintien du salaire pour chaque blessure individuelle, pas sur un an glissant.

Ces deux points restent donc en suspens, empêchant la signature de la convention collective (radiofrance.fr)

2. Droit à l’image

  • Position de l’UNFP : permettre la commercialisation de l’image des joueuses en associant le logo des clubs, afin de générer des revenus supplémentaires pour les clubs et les joueuses.
  • Position de Foot Unis : refuser cette commercialisation, estimant que les clubs ne doivent pas payer de redevance aux joueuses.
  • Conséquence : sans accord sur ce point, les clubs ne versent pas de redevance, et les joueuses ne bénéficient pas d’une rémunération supplémentaire liée à leur image.

3. Couverture des blessures

  • Exemple de la convention masculine : un joueur de Ligue 1 bénéficie de 90 jours de prise en charge de son salaire par le club à chaque blessure.
  • Proposition actuelle :
    • Foot Unis : 90 jours de prise en charge pour toute la saison (c’est‑à‑dire un plafond annuel).
    • UNFP : 90 jours de prise en charge pour chaque blessure (sans plafond annuel).
  • Impact : les joueuses n’ont pas encore de garantie salariale équivalente à celle des joueurs masculins, ce qui crée une inégalité de traitement social.

4. Réactions des parties prenantes

  • Capitaines des équipes : ont publié une tribune dans L’Équipe (21 avril 2026) demandant l’égalité de traitement et dénonçant le blocage.
  • UNFP : affirme que les négociations sont en cours mais que le point du droit à l’image reste un obstacle majeur.
  • Foot Unis : insiste sur la nécessité de protéger les clubs contre les redevances potentielles et sur la mise en place d’une protection de 90 jours pour la saison.
  • LFFP : souhaite une convention collective « au plus vite » pour structurer la ligue, mais ne peut pas fixer de date.

5. Conclusion

La convention collective des footballeuses professionnelles françaises reste bloquée principalement à cause du droit à l’image et de la couverture des blessures. Les clubs demandent une protection de 90 jours pour toute la saison, tandis que l’UNFP réclame 90 jours par blessure. Sans un accord sur ces deux points, les joueuses ne bénéficieront pas d’une rémunération et d’une protection salariale équivalentes à celles des joueurs masculins.

(Manutan : ballons, buts et accessoires de football pour écoles, clubs et collectivités)

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Cadre juridique du football féminin : absence de convention collective

Les footballeuses françaises se trouvent bloquées par l’absence d’un cadre juridique. Depuis la création de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) en juillet 2024, aucune convention collective n’a été signée, ce qui empêche la mise en place de droits fondamentaux (salaires, protection en cas de blessure, droits à l’image, etc.)  (actu.fr)

Points clés du blocage

Point

Situation actuelle

Réaction des parties

Droit à l’image

L’UNFP souhaite commercialiser l’image des joueuses avec le logo des clubs, refusé par Foot Unis

Point de friction majeur, reste non résolu 

actu.fr

Protection en cas de blessure

Une version amendée prévoyant le maintien du salaire pendant 90 jours a été envoyée à l’UNFP sans réponse

Retard dans la négociation 

actu.fr

Autres clauses

Pécule de fin de carrière, durée horaire minimum, gestion des « lofts »

Discussions fructueuses entre l’UNFP et les clubs, mais pas finalisées 

actu.fr

Conséquences pour les joueuses

  • Inégalité de traitement : les joueuses pratiquent le même sport que leurs homologues masculins mais ne bénéficient pas des mêmes protections  (actu.fr)
  • Précarité structurelle : les clubs féminins sont souvent les premiers à réduire leurs coûts, comme dans le cas de Dijon, qui envisage de mettre fin au statut professionnel de son équipe 
  • Délais disproportionnés : alors que la convention collective pour la Ligue 3 masculine a été conclue en quelques mois, les négociations pour le football féminin durent depuis plus de trois ans  (leprogres.fr)

Perspectives

LFFP : souhaite réunir toutes les parties pour accélérer la signature avant le début de la prochaine saison 

  • UNFP : considère qu’une convention collective doit être signée rapidement, mais estime que la mise en place est improbable pour septembre 2024  (actu.fr)
  • Syndicat des joueuses : réclame un cadre équitable et un effet miroir de la convention masculine  (leprogres.fr)

En résumé, l’absence de convention collective constitue un déficit juridique majeur pour le football féminin français, créant un déséquilibre entre les droits des joueuses et ceux des joueurs masculins. Les parties restent en négociation, mais aucune solution concrète n’a encore été conclue. (Qwant)

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Thenjiwe Niki Nkosi

Routine

2019

South African painter, video artist, and filmmaker

Thenjiwe Niki Nkosi, née en 1980 à New York où ses parents vivaient en exil, est une artiste sud-africaine, revenue en Afrique du Sud en 1992.

Biographie

Elle est née en 1980 à New York. Sa mère est d’origine gréco-américaine, dont la famille s’est exilée à la suite de l’invasion de leur pays par les nazis. Son père est sud-africain. Ses parents, militants contre l’apartheid, ont été contraints de quitter l’Afrique du Sud où ils s'étaient installés, et de gagner les États-Unis.

En 1992, elle revient avec ses parents en Afrique du Sud, alors que Nelson Mandela a été libéré et qu’une transition vers une démocratie multiraciale s’amorce. Elle termine cependant ses études en Amérique du Nord, à l’Université Harvard et à la School of Visual Arts à New York, quelques années plus tard. (Wikipedia).

Œuvres majeures

  • Gymnasium (2020) – installation et performance centrée sur les dynamiques de pouvoir dans un gymnase 
  • Heroes – exploration de la représentation des athlètes de couleur 
  • Stadium (2023) – exposition solo à Stevenson, Amsterdam  (akeroydcollection.com)
  • Arena V (2024) – mur mural et installation site‑specific au Hammer Museum de Los Angeles  (nytimes.com)
  • Equations for a Body at Rest (2022) – travail multimédia présenté à Birmingham dans le cadre des Jeux de la Commonwealth  (stevenson.info)

 Influences et démarche
Nkosi a grandi dans un environnement où ses parents, activistes, ont façonné sa perception des luttes contre le racisme ; elle intègre cette conscience dans son art 

Elle insiste sur la fluidité des disciplines et sur le fait que son travail reste « autobiographique » 

Son approche de la performance s’appuie sur une recherche approfondie, incluant des visites de gymnases pour saisir l’énergie du lieu  (itsnicethat.com)

Engagement social
Elle participe à des projets collaboratifs et à des pratiques artistiques sociales, notamment Made in Musina (2010) 

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mercredi 22 avril 2026

Fascisme. Alliance du patronat français et des fascistes pour obtenir le pouvoir.

 

L'extrême droite arrive au pouvoir avec le soutien des puissances économiques.

1922: Italie.

1933: Allemagne.

1973: Chili.

2027: France ?

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Laurent Mauduit.

Depuis la Libération, le MEDEF refusait tout contact avec l'extrême droite française.

Application du barrage républicain pour des raisons essentiellement économiques.

Changement de ton depuis les législatives de 2024.

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Le capitalisme libertarien se rapproche des thèses du RN.

Nouvelles alliances entre les dirigeants économiques et l'extrême droite.

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Italie fasciste.

Allemagne nazie.

Chili sous Pinochet.

Le capital a légitimé la mise en œuvre du régime d'extrême droite.

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Cette dynamique de rapprochement a lieu en France.

Les patrons trouvent Bardella "fréquentable".

Le RN écoute les demandes patronales : baisse d'impôts, normes à assouplir, etc.

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Barrage républicain abandonné.

Influence réciproque pour le programme électoral de la présidentielle.

Leurs objectifs deviennent communs.

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Par Sanaga.

"Arbeit macht frein."

Le travail rend libre.

C'est ce qui était écrit à l'entrée des camps de concentration.

Ndlr: brrr. Ça donne froid dans le dos.

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vendredi 10 avril 2026

Enseignement - Lycées - Valérie Pécresse - Reculs - Salaires - Recrutement - Revalorisation - Sophie Venetitay - Incendie - Entrepôt -

Reculs de Valérie Pécresse dans le financement des lycées.

Contexte général
Depuis qu’elle dirige la région Île‑de‑France, Valérie Pécresse a fait des lycées l’un de ses points focaux. Elle a notamment retiré des subventions aux établissements privés les plus chics, appliqué une austérité plus forte pour les lycées situés dans les quartiers populaires, et accéléré la numérisation des manuels scolaires. Ces mesures sont perçues comme un recul pour le financement du privé et un déséquilibre entre les établissements

Décisions récentes

  • Retrait de subventions : la région a décidé de retirer les aides aux lycées privés afin de respecter la loi, tout en maintenant son orientation globale.
  • Austérité : les lycées des quartiers populaires subissent des coupes budgétaires plus importantes que leurs homologues plus aisés.
  • Numérisation forcée : mise en place rapide de la numérisation des manuels, ce qui impose des coûts supplémentaires aux établissements.
  • Tarifs des cantines : augmentation prévue de 1,77 % à la rentrée 2026, ce qui affecte surtout les familles à revenus modestes.
  • Projets de construction : annulation d’un projet de construction de lycée, ce qui limite l’accès à l’éducation dans certaines communes (humanite.fr) 

Réactions locales

  • La commune de Bagneux revendique la construction d’un lycée et soutient la mobilisation contre les reculs de la région. Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à cette mobilisation, indiquant qu’elle ne compte pas changer de cap (facebook.com)

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Enseignement

Créer des emplois

Revaloriser les personnels, augmenter les salaires

L'école doit avoir des moyens

Snes FSU

Sophie Venetitay

État de la revalorisation salariale et des moyens pour l’enseignement en 2026

Budget alloué à la revalorisation des salaires

Le projet de loi de finances 2026 prévoit 4,2 milliards d’euros pour revaloriser les salaires des enseignants, mais les experts soulignent que ces fonds restent insuffisants pour répondre aux besoins de l’ensemble du personnel de l’Éducation nationale (senat.fr)

Situation salariale actuelle

  • Point d’indice : le point d’indice de la fonction publique est gelé à 4,92278 € depuis juillet 2023 et restera inchangé en 2026 
  • Salaire moyen : un enseignant titulaire gagne en moyenne 2 920 € net par mois (2023) (blog-rh.com)
  • Évolution par ancienneté :
    • 10 ans : 2 321 € net (échelon 7)  
    • 20 ans : 2 644 € net (échelon 10) 
  • Primes et compléments : ISAE/ISOE, prime d’attractivité, indemnité REP/REP+ et Pacte enseignant restent inchangés, mais ne compensent pas l’absence de hausse du point d’indice (blog-rh.com)

Effectifs et création d’emplois

  • Effectif total : 1,2 million de personnes rémunérées, dont 712 806 enseignants publics et 139 946 privés 
  • Enseignants contractuels : 9 % du personnel, soit 81 283 postes, avec une hausse notable dans le second degré 
  • Personnel non‑enseignant : près de 353 k emplois, majoritairement en assistance éducative (AESH), en hausse de 54,2 % depuis 2015 
  • Création de postes : la montée du nombre d’AESH est liée à la mise en œuvre de l’école inclusive (senat.fr)

Besoin de moyens pour les écoles

Les écoles nécessitent davantage de moyens matériels et humains pour soutenir la qualité de l’enseignement :

  • Personnel de soutien (AESH, assistants d’éducation) pour accompagner les élèves en situation de handicap 
  • Équipements pédagogiques et infrastructures modernes pour répondre aux exigences d’une école inclusive (senat.fr)
  • Formation continue pour les enseignants afin de maintenir la qualité pédagogique malgré l’absence de hausse salariale (blog-rh.com)

Conclusion

En 2026, la France dispose d’un budget de 4,2 milliards d’euros pour la revalorisation salariale, mais les salaires restent figés et les marges budgétaires ne permettent pas d’augmenter les rémunérations. Les enseignants contractuels et le personnel de soutien voient leur nombre croître, notamment grâce à l’école inclusive. Pour que l’école dispose des moyens nécessaires, il faudra combiner création d’emplois, amélioration des conditions de travail et révision des politiques salariales. (Qwant)

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Dessin d'un entrepôt en feu « il suffisait de nous payer suffisamment pour vivre »

Drawing of a burning warehouse “all you had to do was pay us enough to live”

Les faits se sont déroulés dans le nuit du 6 au 7 avril près de Los Angeles aux États-Unis. Vers minuit et demi, Chamel Abdulkarim, un travailleur de 29 ans, employé de NFI Industries, un fournisseur de services logistiques pour la Kimberly-Clark Corporation, visiblement en situation de détresse et en colère, se révolte contre son patron. Il considère ne pas être bien payé, et s’est vengé. « À mauvaise paye, mauvais travail », disait Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste de la CGT, théoricien du sabotage, au siècle dernier. (Contre attaque).

Chamel Abdulkarim, âgé de 29 ans, était employé chez NFI Industries, un prestataire de services logistiques pour la Kimberly‑Clark Corporation.
Vers minuit et demi, la nuit du 6 au 7 avril près de Los Angeles, il a déclenché un incendie dans l’entrepôt de la société.

  • Il a allumé des palettes de papiers hygiéniques, couches et mouchoirs à l’aide d’un briquet, comme le montre une vidéo qu’il a partagée en story sur les réseaux sociaux.
  • L’incendie a consumé 1,2 million de mètres cubes de stocks, obligeant 175 pompiers à intervenir pour maîtriser le brasier.
  • Aucun blessé n’a été signalé, mais l’infrastructure a été gravement endommagée, perturbant la distribution de plus de 50 millions de consommateurs.

Après l’incident, Chamel Abdulkarim a été arrêté et mis en détention. Il fait face à deux chefs d’accusation d’incendie criminel.
Ces faits illustrent la colère de certains travailleurs face à des conditions salariales qu’ils jugent insuffisantes, comme le souligne le récit de l’article. (Qwant).

«Vous auriez dû nous payer suffisamment pour vivre» : un salarié se filme en train d'incendier l'entrepôt de son patron

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mercredi 1 avril 2026

Aides à domicile - Salaires - Problèmes - Recrutement -

 

Bas salaires des aides à domicile et problèmes de recrutement

Les aides à domicile font face à une situation salariale très défavorable qui se traduit par une pénurie de main‑d’œuvre et un manque d’attractivité du métier.

1. Salaires en dessous du SMIC et seuil de pauvreté

  • 40 % des niveaux de rémunération se situent en dessous du salaire minimum  (lavoixrurale.info)
  • 17,5 % des aides à domicile vivent sous le seuil de pauvreté, contre 6,5 % pour l’ensemble des salariés en France  (lavoixrurale.info)
  • La grille de rémunération n’a pas évolué depuis quatre ans, malgré les négociations d’un avenant visant à augmenter les salaires de 63 € brut mensuel  (lavoixrurale.info)

2. Refus répétés d’agrément des avenants salariaux

  • Le 19 mars 2026 l’État a refusé d’agréer l’avenant 72 qui aurait permis une hausse de 64 € brut par mois  (la-croix.com)
  • C’est la troisième fois depuis 2025 que l’État refuse d’agréer un avenant salarial, après les refus du 17 octobre 2025 et du 18 mars 2026  (lemediasocial.fr)
  • Le refus est motivé par l’avis défavorable de Départements de France et par la décision de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist  (lagazettedescommunes.com)

3. Impact sur le recrutement et l’attractivité

  • La pénurie de personnel est aggravée par le manque de revalorisation salariale et par la discrimination de genre (le secteur est majoritairement féminin)  (lavoixrurale.info)
  • Les aides à domicile, souvent autonomes et mobilisés sur de longues distances, subissent des coûts de transport non compensés par les indemnités kilométriques, surtout avec la hausse du prix du carburant  (lavoixrurale.info)
  • Les employeurs déclarent une difficulté à recruter et une dégradation de la qualité des services rendus, car les postes restent vacants ou sont occupés par des salariés peu motivés  (francebleu.fr)

4. Réponses des organisations professionnelles

  • L’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA) réclame une augmentation à 1 840 € pour l’ensemble des salariés, contre 1 777 € actuels  (france3-regions.franceinfo.fr)
  • Les fédérations d’employeurs (UNA, ADMR, Adedom, FNAAPF‑CSF) soulignent que les salaires restent trop faibles et que la pénurie de personnel est un problème sociétal majeur  (lagazettedescommunes.com)

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