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vendredi 22 mai 2026

samedi 2 mai 2026

Vélo - Suite - Osez le Féminisme - Mixité - Tour de France - World Tour -

 

Enquête « Osez le féminisme » – Puy‑de‑Dôme

Les habitants du Puy‑de‑Dôme ont été invités à répondre à une enquête portant sur les différences entre femmes et hommes dans leurs pratiques de déplacement quotidien.
L’étude, lancée dans le cadre du projet Osez, vise à mieux comprendre comment les déplacements (voiture, vélo, bus, etc.) sont vécus différemment selon le genre et à recueillir les expériences vécues dans l’espace public.

Qui peut participer ?

  • Femmes et hommes
  • Âge ≥ 18 ans
  • Résidents du Puy‑de‑Dôme
  • Peu importe le mode de déplacement utilisé au quotidien

Détails pratiques

Élément

Information

Date limite

8 mai inclus

Durée

Environ 10 minutes

Anonymat

Le questionnaire est anonyme et ne collecte pas de données personnelles*

Lien

Disponible via les publications de La Montagne et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram)

Le questionnaire ne recueille pas de données personnelles, garantissant la protection de la vie privée des participants  (lamontagne.fr)

Objectifs de l’enquête

  • Comprendre les différences entre femmes et hommes dans les pratiques de déplacement
  • Étudier l’usage (ou non‑usage) du vélo
  • Recueillir les expériences vécues dans l’espace public
  • Contribuer à des actions locales visant à réduire les inégalités de genre dans les mobilités

Où trouver le questionnaire ?

Le lien vers le questionnaire est partagé sur les plateformes suivantes :

  • La Montagne (site d’information locale)
  • Facebook (pages et groupes liés à la mobilité et à la région)
  • Instagram (publications dédiées à l’enquête)

Les publications invitent les résidents à participer et à partager l’appel à participation avec leurs proches.

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Tour de France : le débat sur la mixité en sport

Contexte général

À l’approche du Tour de France féminin (étape du 7 août), plusieurs acteurs du cyclisme et de la société ont relancé la discussion sur la mixité et la visibilité des femmes dans le sport. Des conférences, des pétitions et des témoignages soulignent les progrès réalisés et les obstacles restants.

Points clés du débat

ThèmePoints évoquésSource
Visibilité médiatiqueLe Tour de France féminin a gagné en couverture, mais les femmes restent pénalisées par des distances plus courtes et moins de retransmissions télévisées.
Égalité des opportunitésLes championnes soulignent qu’elles ont moins d’opportunités de courses et de salaires comparés aux homologues masculins.
Historique de la mixitéLe Tour était mixte dans les années 80 avant de revenir à une compétition exclusivement masculine faute de sponsors.
Pétition pour l’ouvertureMarianne Vos, Emma Pooley, Chrissie Wellington et Kathryn Bertine ont lancé une pétition sur Change.org demandant l’ouverture du Tour aux femmes.
Conférence « Femmes et sport »Le Département de Vaucluse a organisé une conférence avec Jeannie Longo et Maëva Plagniol pour parler de la pratique sportive des femmes et de la féminisation du sport.
Témoignages de barrièresJeannie Longo évoque le regard négatif des professionnels masculins (ex. Marc Madiot). Maëva Plagniol note l’absence d’équipes jeunes féminines, rendant le parcours vers le professionnel plus difficile.
Engagements institutionnelsL’Association Alice Milliat et d’autres organisations militent pour une meilleure médiatisation et visibilité du sport féminin.
Débat politiqueLe ministre des Sports (Amélie Oudéa‑Castéra) et d’autres responsables évoquent la nécessité de féminiser les métiers du sport et d’attirer davantage de femmes dans les postes clés.

En résumé

  • Le Tour de France féminin est désormais une plateforme majeure pour la visibilité des femmes, mais les inégalités persistent (distances, salaires, couverture médiatique).
  • Des pétitions et des conférences (ex. Vaucluse) mobilisent les championnes et les acteurs locaux pour pousser vers une mixité réelle.
  • Les obstacles historiques (ex. propos de Marc Madiot en 1987) ont été surmontés, mais la structure de développement (équipes jeunes, financement) reste déséquilibrée.
  • Les engagements politiques et associatifs visent à fédérer les efforts pour une égalité de traitement et une mixité durable dans le cyclisme français et européen.
Conclusion : Le débat sur la mixité du Tour de France reste actif, avec des avancées concrètes mais des défis persistants quant à l’égalité des chances et de la visibilité pour les femmes dans le cyclisme.
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"Sans course, les salaires ne servent à rien" : le calendrier est "la pièce maîtresse" du développement du cyclisme féminin.

Le World Tour féminin existe depuis 10 ans. Il a permis de faire entrer les coureuses dans la lumière et de professionnaliser le sommet de la pyramide. Mais tous les acteurs s’accordent : il reste encore beaucoup de travail. Pour continuer à progresse, le cyclisme féminin a besoin d’un calendrier cohérent et d’équipes solides et structurées. À tous les niveaux.

(…) L’UCI veut poursuivre le développement du cyclisme féminin. En dix ans, d’énormes progrès ont été réalisés. Il reste des étapes à franchir. Aussi au niveau de la mentalité. "Il faut que le sport féminin – pas que le cyclisme – soit vu comme un sport. J’entends encore trop souvent, 'bah ce ne sont que des femmes' ", regrette Natascha Den Ouden. "Il y a un risque que ce sport reste "petit" et que les investisseurs potentiels se disent c’est sympa le cyclisme féminin mais ça reste un petit sport. D’après mon expérience, c’est le risque à long terme", lance l'ancienne championne des Pays-Bas de cyclo-cross en guise d'ultime avertissement.

Le cyclisme féminin a ouvert une brèche et a pris de la place sur la scène médiatique. Il s’est professionnalisé surtout au sommet. Il doit maintenant consolider sa base. Tous les acteurs doivent œuvrer main dans la main pour éviter que le soufflé ne retombe. Le cyclisme féminin aborde un tournant sans doute décisif pour son avenir. Il conviendra de bien le négocier.

sans-course-les-salaires-ne-servent-a-rien-le-calendrier-est-la-piece-maitresse-du-developpement-du-cyclisme-feminin

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Erik Henningsen

Danish ( 1855 - 1930) - Danemark

"The Morning Ride"

"La balade du matin"

1907

Oil on canvas

66 x 83 cm

Exposition : Charlottenborg, Copenhague, 1908 (no. 195)
Provenance :

  • 17 avril 2007 : vente aux enchères chez Bruun Rasmussen, Bredgade, Copenhague, lot 770/20, prix DKK 180 000 (≈ EUR 24 200)
  • Actuellement dans une collection privée

Description visuelle

La peinture représente un jeune couple à vélo, les dos tournés vers le spectateur, traversant un champ baigné de lumière dorée. Le homme porte un manteau sombre et un chapeau blanc, tandis que la femme arbore un chapeau de paille, une blouse verte et une jupe blanche fluide. Le contraste entre la scène paisible et le skyline industriel lointain souligne l’intimité du voyage face à la modernité qui s’approche. (Qwant)

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 19 personnes ont lu cet article.

 



mardi 14 avril 2026

Béroul - Tristan et Iseut

 

Béroul 

Tristan et Iseut

Editions Gallimard – 2006


Béroul a écrit une version de l’histoire vers 1170 pour Henri de Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine. Il écrit une histoire déjà connue dans le monde celte. Des copies sont écrites et 100 ans plus tard, il en manque des passages, le début et la fin.

Iseut n’est pas le meilleur exemple de moralité. (1) Elle compose sa vie en fonction des uns et des autres et essaie surtout de survivre, malgré leurs contradictions. Elle est un exemple d’adaptation et de survivance dans un monde clairement dominé par les hommes et les chevaliers.


Tristan provient du mot « Triste ». (2) Iseut est d’origine irlandaise. (3) (p 82).

L’histoire se déroule en Cornouailles. Le couple subit leur amour et regrette de vivre  dans l’inconfort de la forêt. Ils supportent bon an mal an  ces conditions de vie et se réveillent de leurs rêves d’amour inconditionnel. L’amour les rend malheureux et les fait souffrir.


Tristan et Iseut ont bu, sans le savoir, le même philtre d’amour qui ne leur était pas destiné. La mère d’Iseut l’avait concocté pour Iseut et le roi Marc. Le philtre est prévu pour durer trois ans et doit cesser d’agir du jour au lendemain. (p 73). Ndlr : l’amour hors mariage ne peut exister que si la magie intervient. Les héros et héroïnes ne choisissent pas l’élu-e de leur coeur.

Iseut épouse le roi Marc au château de Tintagel. Elle doit user d’un subterfuge pour cacher au roi qu’elle n’est plus vierge. (4) S’il l’apprenait, elle connaîtrait le déshonneur et la honte. (p 22).

Iseut et Tristan, amoureux fous, se cachent dans une forêt. Ils devraient manger un chevreuil cuit ans du lait avec du sel. N’en ayant pas, ils s’en passent. Le pain leur manque aussi. (p 52). Ndlr : iels vivent d’amour et d’eau fraîche.

Le roi Marc porte les oreilles de cheval (au lieu de cornes de cocu ? ndlr). (5) Le nain Frocin se moque de lui et dévoile le secret de Tristan et Iseut. (p 53)

La soumission féminine :

Iseut  dit à Tristan « Tu sais bien que tu es mon maître et mon seigneur. » (p 19).

La sortie de la forêt :

Iseut veut rentrer chez son mari. L’ermite va faire des achats de vêtements somptueux pour elle au Mont-Saint-Michel. (p 87). (6)

Les deux amants se donnent un gage d’amour, une bague et un chien. Rien n’est terminé entre eux. Leur lien n’est pas rompu. Méfiant-e-s, iels veulent savoir comment le roi va se comporter avec Iseut.

Leur amour se poursuit :

Iseut s’évanouit quand elle imagine que son mari a arrêté Tristan qui se cache dans les environs. Tristan parle de sa « tendre Iseut ». (p 105). Pendant que Tristan se cache, iels se voient en cachette dans la chambre d’Iseut, dans le château du roi Marc…Ndlr : et personne ne voit rien ! (7)

La cour du roi Marc :

Marc est entouré de trois barons : Godoïne, Ganelon et Denoalain. (p 98) Sa cour est composée de Français, de Saxons. Il n’y a pas d’Irlandais pour aider Iseut. Les trois barons demandent le procès d’Iseut. Elle accepte. Ndlr : elle n’a pas trop le choix, la pauvre…Sur qui se vengent les trois barons ? Sue la frêle femme ! Ils ont peur de Tristan qui est plus fort qu’eux.

Le roi Arthur y assistera. Son armée composée de cent chevaliers se portera garant pour elle. (p 101). Le neveu d’Arthur, Gauvain, soutient aussi Iseut. (p  105).

Pour sauver sa vie, elle mentira  effrontément sur les saintes Ecritures. Ndlr : Elle profitera ensuite du confort de son mariage et de l’amour de son amant. Mais à quel prix ! (8)

L’exil de Tristan :

Agé, il s’exile après s’être caché pendant des années. Il part en Petite Bretagne, à Carhaix. (p 133). (9) Il se résout à épouser une femme qu’il n’aime pas.

Blessé par une épée empoisonnée, il est mourant et attend Iseut qui, prévenue, va traverser la mer pour le rejoindre. (10) Sa nouvelle femme, Iseut la Blonde, quand elle apprend qu’il ne l’aime pas, hâte la fin de Tristan. (p 136). (11)

Arrivée près de lui, Iseut meurt près de lui. Ndlr : aussitôt ?!


 

                                                     Mort de Tristan

                                                     Yseult va mourir.

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  1. Le récit explore les thèmes de l’amour impossible, de la trahison et de la fatalité, et met en lumière les dilemmes moraux auxquels les personnages sont confrontés. (Livre critique).

Tristan et Iseut en est un parfait exemple. Tout le roman joue sur cette alternance de la dissimulation et du dévoilement, mais aussi du mensonge et de la vérité. (Maxicours)

(2) Vrai, mais avec nuance

  • Le prénom Tristan vient du celte drystan (« triste, mélancolique »).
  • Ce terme a été rapproché du latin tristis (« triste »). (Qwant).

(3) Iseut est d’origine irlandaise.

  • La légende de Tristan et Iseut situe l’action en Irlande et décrit Iseut comme la fille du roi et de la reine d’Irlande(fr.wikipedia.org)
  • Le nom Iseut est d’origine celtique et est lié à la tradition littéraire irlandaise (ancestry.fr)
  • Les premiers récits de la légende, notamment les triades galloises, s’inspirent d’une légende celtique irlandaise où apparaissent des personnages semblables à Diarmuid et Grainne  (fr.wikipedia.org)

(4) Brangien, la suivante d’Yseut, remplace Yseut dans le lit de Marc durant la nuit de noces; ainsi Brangien perd sa virginité et sauve l’honneur d’Yseut  (Wixsit).

(5) Dans la tradition bretonne, Marc ' h est un roi légendaire d ' Armorique dont l'originalité est d'avoir des oreilles de cheval. (Fr academic).

« Le roi Marc est cocu? Mais comment serait-il cocu? Est-il bien cocu? Le roi Marc est cocu! » (Ray Ventura – La légende du roi Marc). (Lyricscopy).

(6) Achat de vêtements somptueux pour Iseut au Mont‑Saint‑Michel

Le texte indique que l’ermite se rend au Mont‑Saint‑Michel de Cornouaille, réputé pour son marché riche, afin d’acheter des vêtements luxueux pour Iseut :

  • Vair et gris (draps de couleur),
  • Habits de soie et fourrures,
  • Laine fine et autres tissus nobles.

Ces achats sont décrits comme une préparation somptueuse pour la princesse, soulignant la richesse et la qualité des articles achetés dans ce lieu emblématique (archives.ecole-alsacienne.org)

(7) Présence dans une chambre
Le texte de Le Roman de Tristan et Iseut (id fr.wikisource.org) indique que « Tristan et Iseut feignaient de dormir ; ils étaient restés seuls dans la chambre » . Cela confirme qu’ils se retrouvent en cachette dans une chambre.

L’ amour adultère qui unit Tristan et Iseut ne peut se dévoiler au grand jour. Les amants ne peuvent vivre leur amour qu’en secret, dans la chambre du roi lorsque celui-ci est absent (v. 700). (Maxicours).

(8) À l’entour, les barons la contemplaient en silence, et pleuraient. Près des reliques brûlait un brasier. Tremblante, elle étendit la main droite vers les ossements des saints, et dit :

« Roi de Logres et roi de Cornouailles, sire Gauvain, sire Ké, sire Girflet, et vous tous qui serez mes garants, par ces corps saints et par tous les corps saints qui sont en ce monde, je jure que jamais un homme né de femme ne m’a tenue entre ses bras, hormis le roi Marc, mon seigneur, et le pauvre pèlerin qui, tout à l’heure, s’est laissé choir à vos yeux. Roi Marc, ce serment convient-il ?

— Oui, reine, et que Dieu manifeste son vrai jugement !

— Amen ! » dit Iseut.

Elle s’approcha du brasier, pâle et chancelante. Tous se taisaient ; le fer était rouge. Alors elle plongea ses bras nus dans la braise, saisit la barre de fer, marcha neuf pas en la portant, puis l’ayant rejetée, étendit ses bras en croix, les paumes ouvertes. Et chacun vit que sa chair était plus saine que prune de prunier. (Mythslégendes).

(9) Tristan et la Petite Bretagne – Carhaix

Tristan revient à la Petite Bretagne, à Carhaix, après avoir été blessé dans un combat contre le baron Bedalis.
À son arrivée, il se trouve déjà gravement envenimé : les médecins de la région ne parviennent pas à neutraliser le poison, et il doit se battre pour survivre (tristanetyseult.home.blog)

(10) « À peine était‑il revenu en Petite‑Bretagne, à Carhaix, il advint que Tristan, pour porter aide à son cher compagnon Kaherdin, guerroya un baron nommé Bedalis. Il tomba dans une embuscade dressée par Bedalis et ses frères. Tristan tua les sept frères. Mais lui‑même fut blessé d’un coup de lance, et la lance était empoisonnée. »  (tristanetyseult.home.blog)

(11) Lors d’un combat contre six redoutables chevaliers, frères d’Estout l’Orgueilleux, Tristan est mortellement blessé. Il demande à Kaherdin de prévenir Iseut la blonde qui seule pourra le guérir (BNF).

Enfin, le vent fraîchit et la voile blanche apparut.

Alors, Iseut aux Blanches Mains se vengea. Elle vient vers le lit de Tristan et dit :

« Ami, Kaherdin arrive. J’ai vu sa nef en mer : elle avance à grand’peine ; pourtant je l’ai reconnue ; puisse-t-il apporter ce qui doit vous guérir ! »

Tristan tressaille : « Amie belle, vous êtes sûre que c’est sa nef ? Or, dites-moi comment est la voile.

– Je l’ai bien vue, ils l’ont ouverte et dressée très haut, car ils ont peu de vent. Sachez qu’elle est toute noire. »

Tristan se tourna vers la muraille et dit : « Je ne puis retenir ma vie plus longtemps. » Il dit trois fois : « Iseut, amie ! »

À la quatrième, il rendit l’âme. Alors, par la maison, pleurèrent les chevaliers, les compagnons de Tristan. Ils l’ôtèrent de son lit, l’étendirent sur un riche tapis et recouvrirent son corps d’un linceul

© Nathan 2022 – Terre des Lettres 5e

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11 personnes ont lu cet article.


lundi 13 avril 2026

Madame de Genlis - La femme auteur

 

Madame de Genlis

La femme auteur

Editions Gallimard – 2007

1825

 

Madame de Genlis : (1)

 

                                                              Madame de Genlis 

                                                              Musée des Arts et Métiers - Paris

Elle s’appelait Stéphanie Félicité du Crest. (p 7)

Elle est aristocrate et témoin de l’Ancien Régime, avant la Révolution. Elle vivait à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris. (2)

Harpiste, elle est exhibée, enfant, dans les Salons. (3)

Elle élèvera ses deux enfants, les deux filles de la Duchesse d’Orléans, (4) dans une petite maison. Elle éduque en utilisant des méthodes nouvelles. Elle est une disciple de Rousseau. Elle élève aussi Louis-Philippe d’Orléans qui monte sur le trône quand elle meurt. (p 8). (5)

En exil, elle vit de sa plume. Ndlr : tout n’est pas si catastrophique que cela pour les autrices !  (6)

Elle rentre en France en 1800. (p 9) (7)

Elle déplore l’inégalité de traitement entre les hommes et les femmes. D’autres femmes sont devenues écrivaines : Madame de Staël, madame Cottin (8), Marie-Jeanne Riccobini (9), Adélaïde de Souza. (10) (p 11 et 13).

Elle publie pour la première fois, à 33 ans, en 1779. (p 104)

George Sand avait adoré son Battuécas, publié en 1816 qui est un roman utopique. (11)

Où sont passés ses 140 volumes écrits et sa musique ? (p 105). (12)

 

Le roman :

C’est un livre écrit par une autrice qui explique ses malheurs et qui n’incite pas vraiment les femmes  à écrire. Elle pose les questions et les problèmes lié-es au changement de statut d’une autrice à succès. Natalie, l’héroïne du roman, est inspirée par la vie et les sentiments de madame de Genlis. C’est un récit sous forme autobiographique. Une femme peut-elle entrer en littérature ? Si oui, quelles en seront les conséquences ?

 

A vingt ans, Natalie écrit, mais en secret. (p 23).

Dorothée, sa sœur aînée de quatre ans, lui explique qu’une femme doit rester modeste. Elle ne doit ni parler fort, ni avoir un ton tranchant dans les Salons. Sa sensibilité doit être réprimée. (p 25).

Elle ne doit pas être ambitieuse non plus. Natalie se demande si c’est un malheur d’être femme. (p 26).

Une femme qui veut devenir comme un homme n’est pas une femme. (p 27).

Les hommes sont jaloux des autrices. Ils doivent rester des « protecteurs » et non devenir des rivaux. (p 28). Ndlr : 200 ans plus tard, les mêmes poncifs perdurent.

Déjà veuve, Natalie décide de ne jamais se remarier. « Je serai toujours indépendante ». (p 40).

Madame de Montesson, sa tante, a écrit une comédie. Le Duc d’Orléans s’en est attribué la rédaction. Sa tante ne voulait pas faire savoir qu’elle écrivait. (p 43). (13)

Germeuil aime madame de Nangis. Mais Germeuil et Natalie vont tomber amoureux. Elle ne veut pas qu’il quitte madame de Nangis pour elle. Va démarrer un triangle amoureux avec son lot de jalousies et de souffrances.

L’Eglise était contre la vaccination de la variole car elle allait contre les desseins de Dieu. (p 55) (14)

Madame de Nangis est radicale et ne supporte pas de partager son amoureux avec Natalie. Elle en meurt. Elle savait qu’il ne l’aimait plus. Le sentiment d’amour éternel est une illusion.  (p 71).

Pour aider une famille dans la misère, Natalie accepte de faire publier trois de ses pièces pour en rapporter quelque argent et le leur donner. (p 72).

Dorothée s’oppose à sa sœur et lui conseille de ne pas le faire. « A quoi bon écrire ? » (p 77).

Germeuil est vexé dans son orgueil par le succès de Natalie. Il veut jouir seul de ses talents qu’elle partage. (p 78). Il devient agressif et ne la flatte plus. (p 82).

Dorothée, qui n’a connu aucune notoriété, fut aimée régulièrement, sans passions, et fit le bonheur de sa famille. Est-ce que cela vaut la célébrité de l’autrice ?

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(1)

Naissance

Décès

Profession(s)

Œuvres majeures

1746

1830

Écrivaine, éducatrice, mémorialiste

Adèle et Théodore, Les Veillées du château, Lettres à la comtesse de B.

Madame de Genlis fut une figure influente du XVIIIᵉ siècle, connue pour ses romans éducatifs, ses mémoires et ses ouvrages de morale destinés à la jeunesse aristocratique. Elle a également exercé comme préceptrice de la princesse de Lamballe et a participé aux débats littéraires de son époque. (Qwant)

(2) Madame de Genlis a  vécu à la Bibliothèque de l’Arsenal.

Stéphanie‑Félicité Du Crest, comtesse de Genlis (1746‑1830) a reçu, en 1802, un logement à l’étage noble de la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, grâce à Napoléon 

Ce logement lui a permis d’y installer son salon des Inséparables, où elle accueillait des personnalités telles que Talleyrand, Madame Necker, Brissot ou Chateaubriand. L’administration de la bibliothèque l’a finalement contraint à déménager à l’étage supérieur, puis à quitter définitivement les lieux en 1811  (essentiels.bnf.fr)

(3) Née dans une famille de petite noblesse provinciale, elle a reçu la chaîne de chanoinesse à Saint‑Denis d’Alix pendant son enfance, ce qui lui confère le titre de comtesse de Lancy

Elle passe dans plusieurs couvents avant de s’installer à Paris, où elle acquiert un savoir encyclopédique et se fait remarquer par son talent de harpiste dans les salons financiers (presencecompositrices.com)

  • Sa mère, la comtesse de Lancy, l’a introduite dans les salons financiers où la jeune fille se fait remarquer par son talent de harpiste. Ses concerts, souvent organisés après les dîners, ont contribué à remettre à la mode cet instrument, longtemps considéré comme oublié depuis la Renaissance (fr.wikipedia.org)

Présence dans les salons.

  • En tant que harpiste, elle se produit dans les salons financiers, où ses récitals sont appréciés par les grands financiers du temps. Elle joue très bien, capable d’interpréter des pièces de clavecin de Couperin et Rameau
  • Sa présence dans ces salons a renforcé son réseau social, lui permettant de rencontrer des personnalités influentes comme le marquis de Sillery (son futur mari) et le duc de Chartres (son futur maître) (presencecompositrices.com)

(4) Madame de Genlis a été chargée d’éduquer les deux filles de la duchesse d’Orléans.

  • Contexte : En 1772, après son arrivée au Palais‑Royal, Madame de Genlis (Stéphanie‑Félicité de Genlis) est désignée « dame pour accompagner » la duchesse de Chartres, future duchesse d’Orléans.
  • Mission : Le duc de Chartres lui confie l’éducation de ses enfants, dont les deux jumelles nées en 1777. Elle s’installe avec elles dans un couvent (pavillon de Bellechasse) pour les instruire (fr.wikipedia.org)
  • Rôle officiel : En janvier 1782, elle est nommée « gouverneur » des princes d’Orléans, ce qui inclut la responsabilité éducative des deux filles de la duchesse (shs.cairn.info)

(5) Madame de Genlis a bien été la gouvernante de Louis‑Philippe d’Orléans, mais il monta sur le trône avant sa mort.

  • Éducation
    Félicité de Genlis (1746‑1830) fut nommée gouvernante des enfants du duc d’Orléans en 1782, rôle exceptionnel pour une femme à l’époque. Elle s’occupait notamment du futur roi Louis‑Philippe (né en 1773)
  • Monarchie
    Louis‑Philippe accéda au trône en juillet 1830, lors de la Révolution de Juillet. Madame de Genlis décéda le 31 décembre 1830, soit six mois après l’ascension de son élève (france3-regions.franceinfo.fr)

(6) Madame de Genlis : vivre de sa plume en exil

Lorsqu’elle fut contrainte d’émigrer à la suite des bouleversements révolutionnaires, Madame de Genlis se tourna vers l’écriture pour subvenir à ses besoins.

  • Exil et publication : forcée d’émigrer, elle commence à publier dans le but de vivre de sa plume (radiofrance.fr)
  • Œuvres et revenus : ses mémoires et autres ouvrages, publiés pendant son exil, lui procurèrent un revenu suffisant pour assurer son existence (unitesi.unipv.it)
  • Reconnaissance et soutien : même en exil, elle obtint la protection de Napoléon, qui lui accorda une pension de 6 000 francs, témoignant de la valeur de son travail littéraire (revuedesdeuxmondes.fr)

Ainsi, en exil, Madame de Genlis a su tirer parti de son talent d’écrivaine pour gagner sa vie. (Qwant)

(7) Retour de Madame de Genlis en France (1800)

Madame de Genlis (Caroline‑Stéphanie‑Félicité du Crest de Saint‑Aubin) a quitté la France à la fin de la Révolution et s’est exilée en Angleterre, en Suisse et dans d’autres pays d’Europe. En 1800, elle a regagné la France après avoir obtenu les papiers nécessaires et accompagné un jeune Prussien qu’elle avait adopté, qu’elle envisageait de former à la musique (digitens.org)

  • Contexte : Son retour coïncide avec l’avènement de l’Empire et marque la fin de plusieurs années d’émigration (addi.ehu.es)
  • Suite de son activité : À son retour, elle reprend son rôle de femme de lettres, continuant à écrire dans divers genres et à vivre modestement grâce à sa plume (la-croix.com)

(8)  Critique envers Mme Cottin
Dans ses écrits, Madame de Genlis exprime une forte désapprobation à l’égard de Mme Cottin. Elle reproche à Cottin un style relâché et une peinture immorale des passions dans ses œuvres, les jugeant trop laxistes et moralement douteuses (classiques-garnier.com)

Cette critique reflète la position de Genlis en faveur d’une littérature didactique et morale, en contraste avec le ton plus libre et parfois provocateur de Cottin.

(9) Marie‑Jeanne Riccoboni (née Laboras de Mézières, 25 octobre 1713 – 7 décembre 1792) était une actrice et romancière parisienne du XVIIIᵉ siècle.

Vie et parcours

  • Naissance à Paris, 1713, dans une famille d’origine béarnaise.
  • Éducation : abandonnée par ses parents après la condamnation de son père pour bigamie, elle fut placée dans une institution religieuse, mais refusa de rester cloîtrée et fut retirée par sa mère à l’âge de 14 ans.
  • Mariage (7 juillet 1734) avec Antoine‑François Riccoboni, fils de l’acteur Luigi Riccoboni. Le couple s’installe à Paris et la femme s’engage dans la troupe de la Comédie italienne.
  • Carrière théâtrale : première scène le 23 août 1734 à l’Hôtel de Bourgogne; retraite de la scène en 1760.
  • Vie littéraire : après 1761, elle se consacre à l’écriture, s’installant rue Poissonnière avec l’amie Thérèse Biancolelli.

Les œuvres de Riccoboni sont souvent décrites comme épistolaire et imitation de Marivaux. Diderot la louait pour la « pureté, sensibilité, élégance » de son écriture, tandis que Diderot la critiquait aussi comme « l’une des plus mauvaises actrices de son temps » (fr.wikipedia.org) 

(10) Adélaïde de Souza (1761‑1836)

Adélaïde de Souza, née Adélaïde-Marie‑Émilie Filleul, était une écrivaine, moraliste et salonnière française.

  • Naissance : 14 mai 1761 à Paris.
  • Décès : 19 avril 1836 à Paris.
  • Œuvres majeures : Adèle de Sénange (publiée à Londres en 1792) et plusieurs romans comme Émilie et Alphonse (1799) et Charles et Marie (1802)
  • Vie littéraire : Elle a animé un salon à Paris où se réunissaient des figures politiques et littéraires telles que Talleyrand, Gouverneur Morris et William Windham
  • Contexte historique : Sa vie a été marquée par la Révolution française ; elle s’est exilée à Londres, puis en Suisse, avant de revenir en France grâce à l’aide de Talleyrand (fr.wikipedia.org)
  • Influence : Adèle de Sénange a été saluée par Sainte‑Beuve comme une œuvre maîtresse du roman réaliste (editions-rivages.fr)

(11) Les Battuécas est un roman écrit par Stéphanie‑Félicité Du Crest, comtesse de Genlis.

  • L’œuvre a été publiée à Paris chez Maradan en 1816 (première édition) et rééditée en 1817 (books.google.com)
  • Le livre est présenté comme un roman (tome I) et se situe dans le cadre de la littérature française du début du XIXᵉ siècle.
  • Le titre fait référence aux vallées des Batuecas (ou Battuécas) en Espagne, bien que le texte ne soit pas un récit historique mais plutôt une fiction inspirée de cette région  (jstor.org)

(12) Volume : Presque inconnue de nos jours, Mme de Genlis laisse derrière elle une énorme production qui s'étend à environ 140 volumes(addi.ehu.es)

Musique : Le PDF des Mémoires de Madame de Genlis mentionne la musique parmi ses centres d’intérêt, mais ne précise pas où se trouvent ses compositions ou enregistrements (archive.org)

Madame de Genlis (Félicité de Genlis, 1746‑1830) est reconnue pour une production écrite d’environ 140 volumes. Ces ouvrages couvrent un large éventail de genres : romans, pièces de théâtre, mémoires, traités pédagogiques, essais, etc.

En plus de son œuvre littéraire, Madame de Genlis était une musicienne accomplie.

  • Dans ses mémoires, elle évoque la musique, la peinture, l’équitation et d’autres arts (archive.org)
  • Un ouvrage dédié à ses connaissances musicales est la « Lettre à Madame de Genlis, sur les sons harmoniques de la harpe » d’Alexandre Laborde, qui traite de la harpe, un instrument qu’elle maîtrisait (shop.librairiedesbauges.fr)

(13) Madame de Montesson et ses comédies

  • Charlotte‑Jeanne Béraud de La Haie de Riou, marquise de Montesson, était une femme de lettres et actrice.
    Elle écrivait ses propres pièces de théâtre, notamment des comédies en prose et en vers, qui étaient jouées dans son théâtre privé de Chaussée d’Antin entre 1776 et 1784 

Rôle du duc d’Orléans

  • Le duc d’Orléans était son maître et patron.
    Il participait aux représentations de son théâtre et jouait un rôle de mécène, mais il n’a pas revendiqué la rédaction des pièces de Madame de Montesson.
    Les sources fournies ne mentionnent pas qu’il se soit attribué la rédaction de ses comédies  (amateur-theatre-wiki.gwi.uni-muenchen.de)

(14) La déclaration « L’Église était contre la vaccination de la variole car elle allait contre les desseins de Dieu » est fausse.

Pourquoi l’Église a soutenu la vaccination

  • Promotion active par les prêtres
    Les évêques et curés ont été mobilisés pour diffuser le vaccin, le présentant comme une grâce divine et un nouveau sacrement

Des lettres pastorales encourageaient les fidèles à se faire vacciner, et certains prêtres vaccinaient eux‑mêmes leurs paroissiens 

  • Collaboration avec l’État
    Sous Napoléon, l’État a organisé de vastes campagnes de vaccination et le clergé a été sollicité pour les mettre en œuvre 

Les curés ont été priés de rédiger des brochures et des discours pour vulgariser le vaccin, le présentant comme un obligation morale

  • Rôle de la papauté
    Bien que des rumeurs de « prohibition du vaccin par le Pape » aient circulé, elles étaient infondées (famillechretienne.fr)

Au contraire, plusieurs papes (Pie VII, Grégoire XVI, Pie IX) ont lancé des campagnes de vaccination, les qualifiant de « don de la divine Providence »(cath.ch)

Cas d’opposition restreints

  • Quelques clergés, comme l’archevêque Buronzo del Signore de Novare, ont exprimé une défense du rôle du prêtre plutôt que du vaccin, mais ces positions étaient exceptionnelles et ont conduit à des remplacements 
  • La majorité des « anti‑vaccins » du XIXᵉ siècle étaient motivés par la méfiance envers le gouvernement plutôt que par une opposition doctrinale (famillechretienne.fr)

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Vie des tableaux après la fermeture du musée

Vidéo.

·                                 La soirée, Jean Béraud, 1880, @museecarnavalet

·                                 Une soirée, Jean Béraud, 1878, @museeorsay .

·                                 Le monologue, Jean Béraud, 1882, ?

·                                 Le bal du moulin de la Galette, Auguste Renoir, 1876, musée d’Orsay.

·                                 Le déjeuner sur l’herbe, Claude Monet, 1866, musée d’Orsay.

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