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lundi 12 octobre 2026

William Wells Brown - Récit de l’esclave fugitif - Ecrit par lui-même.

 

William Wells Brown

Récit de l’esclave fugitif

Ecrit par lui-même.

Editions Purh – 2012

 

                                   William Wells Brown et Portrait d'un jeune homme. Fin du 18e s  

William Wells Brown (1814 ? – 1884) (1)

Son récit est paru en 1847.

 

L’esclave est privé de tous ses droits, y compris de son humanité. (p 21)

Enfant, après sa première fugue, il est fouetté et enfumé (toux et éternuements). En soins après les coups de fouet, on met du sel ou du rhum  sur les plaies,! (p 69) Ndlr : aïe, aïe, c’est la double punition.

                                Esclave dans un filet - Françoise-Marie de Bourbon fille de Louis XIV
 

Un esclave, Aaron, est en incapacité de 10 à 12 jours de travail, après ces traitements et punitions. (p 69)

A Pittsburg, un esclave est fouetté à mort, un homme libre de couleur est brûlé au bûcher. Le fouet sert pour le « dressage ». (p 71)

William est battu avec un bâton. Il est dans l’incapacité de travailler pendant cinq semaines. Il perd son travail qu’il avait en ville. (p 73)

A la Nouvelle-Orléans, on parque les esclaves dans un enclos. (p 81) (2)

                                 Esclave tête dans un casque à clé - Esclave de Dominique Deurbroucq 
 

L’attitude de son maître est surprenante quand il demande à William de se trouver tout seul un nouveau maître en ville. Il y va sans être surveillé. Ndlr : C’est incroyable. (p 102)

La religion de tous les esclavagistes est : « Dieu a créé l’homme (noir) pour être esclave. » (p 116)

Les maîtres obligent les esclaves à se marier. Il n’y a jamais eu de procès pour bigamie. Le paternalisme et les profits augmentent avec la naissance de bébés. (p 121) (3)

A Cleveland, en face du Canada, il travaille en attendant que le lac dégèle. Il lit des livres à ses temps perdus et « ça lui fait le plus grand bien ». (p 139)

 

La liberté :

Pour lui, la liberté c’est de pouvoir disposer de son corps. (p 106) (4)

Etre libre, c’est ne plus être une marchandise, mais redevenir un homme qui peut faire ses propres choix. (p 135)

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(1)   William Wells Brown (6 novembre 1814 – 6 novembre 1884) était un écrivain et militant abolitionniste afro-américain. Il est né à Lexington, dans le Kentucky, et mort à Chelsea, dans le Massachusetts. (Qwant)

(2) Au XIXᵉ siècle, des personnes réduites en esclavage étaient parfois détenues dans des « enclos » ou des dépôts avant leur vente à La Nouvelle-Orléans. La ville était alors un important centre de vente aux enchères, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce d’êtres humains  (fr.wikipedia.org)

(3) L’idée est que la naissance d’enfants esclaves pouvait accroître la richesse des propriétaires, puisque ceux-ci prétendaient en détenir la propriété et pouvaient les exploiter ou les vendre. Cela renforçait souvent un paternalisme de façade : les maîtres se présentaient comme protecteurs ou « pères », tout en tirant profit de la domination et du travail forcé.

Cette logique variait selon les lieux et les périodes. Les femmes esclaves subissaient aussi des violences et des contraintes reproductives ; il ne faut donc pas confondre les discours paternalistes des propriétaires avec une véritable protection. (Qwant)

(4) Disposer de son corps, c’est pouvoir faire ses propres choix, sans contrainte ni contrôle imposé. Cette liberté suppose aussi le respect du consentement et des droits d’autrui. (Qwant)

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16 personnes ont lu cet article.

 

samedi 10 octobre 2026

Jeanne Champion - Le fils du silence - Syrie -

 

Jeanne Champion

Le fils du silence

Editions Fayard – 2006

                                                          Jeanne Champion et Palmyre en Syrie

Alexis, mendiant, a été peint par Georges de La Tour. (1)

Le récit se passe au 4e siècle, à Rome. (p 16) C’est une légende. (p 89)

La grandeur des justes qui ont laissé des traces dans l’histoire vient de leur capacité à dire « Non ». (p 193)

Le nombre 17 est important et revient souvent. Il représente la durée de son exil à Edesse, (2) en Syrie, puis de son séjour sous l’escalier dans la maison paternelle. (p 135)


Euphémien est le père d’Alexis. Il est sénateur romain. (p 43) (3)

Il oblige son fils à se marier. Alexis n’ose pas s’affronter à son père. Il fuit durant la nuit de noces. Pour justifier sa désobéissance, il utilise Dieu. (p 82) Il ne donne aucune explication à son refus de se marier car il sait qu’il ne sera pas écouté. Sa femme seule accepte sa décision. « Est-ce aimer que de posséder quelqu’un contre son gré ? » (p 101) L’évangile par Saint Luc dit le contraire : « Un enfant doit apprendre à servir et à donner ». (p 116) (4)

Les parents, même riches, doivent se méfier de leur enfant. (p 85) Le bonheur ne pleure pas. (p 119). Ndlr : mais on peut pleurer de bonheur…(5)

Le père pense qu’un homme reste fidèle à sa femme quand il va chez une prostituée. (p 124) (6)

L’incommunicabilité entre les deux êtres est extrême. Le père ne reconnaît pas son fils qui ne lui dit pas qui il est quand il rentre de Syrie. (p 129)

Dieu a-t-il créé les humains ou bien est-ce l’inverse ? (7) Les humains ont créé Dieu pour combattre la mort et s’assurer l’éternité. (p 137) (8)


Vocabulaire :

Hâve (lugubre ?) (p 117) : Hâve : très maigre, amaigri au point d’avoir le visage creusé.

Ex. : Il avait l’air hâve après plusieurs jours de maladie.

Lugubre signifie plutôt sombre, triste ou qui évoque la mort. (Qwant)

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(1) Oui, mais la scène représentée est la découverte du corps de saint Alexis. Dans la légende, Alexis a mené une vie de mendiant avant de revenir à Rome et de mourir sous l’escalier de la maison de ses parents, qui ne l’avaient pas reconnu.

L’œuvre de Georges de La Tour est généralement désignée sous le titre La Découverte du corps de saint Alexis. L’attribution de la version conservée à Nancy est toutefois discutée : les spécialistes y voient plutôt une réplique ancienne d’un original perdu.  (musee-lorrain.nancy.fr)

(2) Dans la légende de saint Alexis, 17 renvoie aux dix-sept années qu’il aurait vécues comme mendiant à Édesse, après avoir quitté Rome. Ce nombre est un élément récurrent du récit, mais il relève de la tradition hagiographique. (Qwant)

Selon sa légende, Alexis aurait quitté sa famille et sa vie de noble, puis gagné Édesse. Il y aurait distribué ses biens aux pauvres et vécu mendiant sous le porche d’une église, dans l’anonymat, pendant dix-sept ans. Quand les habitants découvrirent sa sainteté, il serait parti par humilité. Les récits divergent ensuite : l’un le fait mourir à Édesse, l’autre raconte son retour incognito à Rome. Cette histoire relève de la tradition hagiographique, et non d’une biographie historiquement établie.  (fr.wikipedia.org)

(3) Dans la légende de saint Alexis, Euphémien est présenté comme son père, un riche et noble sénateur romain. (Qwant)

(4) La phrase « Un enfant doit apprendre à servir et à donner » ne semble pas être une citation littérale de l’Évangile selon Luc. Vous pensez peut-être à l’enseignement de Jésus : « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie » (Luc 22, 27 ; voir aussi Marc 10, 45).

Ce passage parle de Jésus et de ses disciples, pas d’une règle formulée spécifiquement pour les enfants. (Qwant)

(5) Oui : le bonheur ne pleure pas, mais il peut nous faire pleurer. (Qwant)

(6) Cette idée peut sembler paradoxale, mais elle repose sur une définition très étroite de la fidélité : pour lui, une relation tarifée serait un acte sans attachement ni engagement, donc différent d’une liaison amoureuse. Cela ne signifie pas que sa femme le voit ainsi, ni que leur couple l’a accepté.

La fidélité n’a pas une définition universelle : elle dépend des limites convenues entre les partenaires. Sans accord explicite, aller voir une prostituée peut être vécu comme une trahison, même si l’homme affirme rester fidèle. (Qwant)

(7) Cela dépend du point de vue.

  • Dans les religions théistes, Dieu a créé les humains, même si les récits et les interprétations varient.
  • Du point de vue scientifique, l’espèce humaine est issue de l’évolution. La science n’établit pas si Dieu existe ou s’il est à l’origine de ce processus.
  • En philosophie, on peut aussi dire que les humains ont créé les représentations de Dieu — leurs récits, images et concepts — sans que cela tranche la question de l’existence d’un Dieu indépendant de ces représentations.

Ces réponses ne portent donc pas exactement sur la même chose : la science étudie l’origine biologique des humains ; la foi et la philosophie abordent aussi le sens et l’existence de Dieu. (Qwant)

(8) C’est une thèse forte, proche de certaines interprétations de la religion : la croyance en Dieu et en une vie après la mort peut répondre à la peur de disparaître et donner un sens à l’existence.

Mais elle ne suffit pas à expliquer toutes les religions ni toutes les conceptions de Dieu. Celles-ci peuvent aussi naître de l’émerveillement, de l’expérience spirituelle, du besoin de cohésion ou d’une réflexion sur l’origine du monde. Dire que « les humains ont créé Dieu » est donc une interprétation philosophique, pas un fait établi. (Qwant)

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Syrie : des filières universitaires désormais interdites aux étudiantes.

Le ministère syrien de l’Éducation a annoncé, en ouvrant les inscriptions le 30 septembre, que les étudiantes ne seraient pas admises dans la plupart des filières de deux instituts techniques créés en juillet, sans aucune justification. À l’Université nationale des sciences de la défense, le droit, les sciences sociales, la gestion et l’économie sont réservés aux hommes. À l’Université des sciences de la sécurité, les femmes ne sont admises qu’en cybersécurité. À Idleb, elles n’ont plus accès aux filières de production télé et radio. Toutes les filières restent ouvertes à l’Université de Damas.

La nouvelle indigne dans le pays, où de nombreuses associations féministes dénoncent de plus en plus de restrictions liées au genre depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités en 2024.

prix-nobel-je-suis-jane-doe-feminicide-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

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dimanche 2 août 2026

Palestine - Massive Attack - Singapour - Dieu - Karimeh Abbud - Photographe -

 

Palestine

« Massive Attack » banni de Singapour pour avoir déployé un drapeau palestinien en plein concert.

Le groupe a déployé un drapeau palestinien lors de leur unique concert dans la cité-État, mercredi 30 juillet 2026.

Contexte et conséquences :

  • Les deux membres fondateurs, Robert Del Naja et Grant Marshall, ont brandi le drapeau palestinien sur scène et scandé « Free Palestine », ce qui contrevient aux lois locales interdisant l’affichage public de drapeaux étrangers sans autorisation et les manifestations politiques.
  • La police singapourienne a mené une enquête et leur a adressé des « avertissements sévères », tout en leur interdisant de revenir dans le pays. L’autorité des médias (IMDA) a également annoncé qu’elle ne délivrerait plus d’autorisation au groupe pour s’y produire.
  • Singapour applique une politique stricte sur les prises de position publiques liées au conflit israélo-palestinien, interdisant depuis 2023 tout affichage d’emblèmes liés à ce conflit.

Réactions et engagements du groupe :

  • Massive Attack est connu pour ses engagements politiques, notamment en faveur de la cause palestinienne. En avril 2026, Robert Del Naja avait déjà été arrêté à Londres lors d’une manifestation pro-palestinienne.
  • Le groupe a également appelé au boycott de l’Eurovision 2026 en raison de la participation d’Israël. (Qwant)

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Palestine

Massive Attack

Expérience surréaliste à Singapour

La Palestine est reconnue par 157 pays Loi enfreinte

Loi incompréhensible pour un drapeau.

Reconnaissance de l’État de Palestine en 2026

·         158 États membres de l’ONU reconnaissent officiellement l’État de Palestine au 22 septembre 2025 (soit 80 % des 193 États membres). Parmi eux, on compte presque tous les pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et centrale, d’Europe de l’Est, ainsi qu’une partie des pays d’Europe de l’Ouest et d’Océanie. Les pays occidentaux qui ne reconnaissent pas encore la Palestine incluent les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande(fr.wikipedia.org) (touteleurope.eu) (unric.org)

La France a reconnu l’État de Palestine le 22 septembre 2025, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés de 9 autres pays occidentaux (Andorre, Australie, Belgique, Canada, Luxembourg, Malte, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin) (uk.diplomatie.gouv.fr)

Singapour n’a pas encore reconnu l’État de Palestine. La France a indiqué poursuivre des démarches avec des pays comme Singapour, le Japon, la Corée du Sud ou la Nouvelle-Zélande pour une reconnaissance future (cy.ambafrance.org)

Drapeau de la Palestine

  • Le drapeau de l’État de Palestine est officiellement reconnu par les Nations unies et la plupart des pays qui reconnaissent la Palestine. Il est composé de trois bandes horizontales (noire, blanche et verte) et d’un triangle rouge côté mât, avec une étoile à cinq branches au centre.
  • Aucune loi internationale n’interdit l’affichage ou l’utilisation de ce drapeau dans les pays qui le reconnaissent. En revanche, dans certains pays qui ne reconnaissent pas la Palestine (comme les États-Unis ou Israël), l’exposition du drapeau palestinien peut être restreinte ou interdite dans certains contextes (manifestations, institutions publiques, etc.), en raison de lois locales ou de politiques de sécurité (touteleurope.eu)

Contexte supplémentaire

  • La Palestine est État observateur non membre de l’ONU depuis le 29 novembre 2012, ce qui lui permet de participer aux débats de l’Assemblée générale sans droit de vote (fr.wikipedia.org)

(unric.org)

La solution à deux États (Israël et Palestine) reste le cadre de référence pour la communauté internationale, bien que sa mise en œuvre soit bloquée par le conflit en cours (uk.diplomatie.gouv.fr)

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Dieu justifie les guerres

USA : Indien-nes

G-B : Noir-es

Israël : Palestinien-nes.

1. Contexte historique et colonial

États-Unis : Traitement des peuples autochtones (Indien-nes)

  • Colonisation et expansion : Les États-Unis ont été fondés sur la colonisation de territoires habités par des peuples autochtones. Les conflits armés, les déplacements forcés et les massacres (comme le Trail of Tears) ont marqué cette période.
  • Justifications : Certains colons et gouvernements américains ont invoqué des arguments religieux (comme la "mission divine" de civiliser les terres) ou idéologiques (le Manifest Destiny) pour justifier l'expansion vers l'ouest.
  • Conséquences : Ces actions ont conduit à des guerres, des épidémies et un génocide culturel et physique. Aujourd'hui, les peuples autochtones luttent encore pour la reconnaissance de leurs droits et la réparation des injustices historiques.

Royaume-Uni : Esclavage et colonisation (Noir-es)

  • Traite transatlantique : Le Royaume-Uni a joué un rôle central dans la traite des esclaves africains, notamment via la Royal African Company et l'exploitation des colonies comme la Jamaïque ou les Antilles.
  • Justifications : L'esclavage a été légitimé par des arguments pseudo-scientifiques, religieux (interprétations biaisées de la Bible) et économiques. Certains défenseurs de l'esclavage citaient des passages bibliques pour justifier la soumission des Noirs.
  • Héritage : L'esclavage a été aboli en 1833 (mais l'émancipation totale n'est intervenue qu'en 1838). Aujourd'hui, le Royaume-Uni reconnaît officiellement son rôle dans la traite, mais les inégalités structurelles persistent.

2. Conflit israélo-palestinien : Une guerre aux dimensions multiples

Contexte

  • Origines : Le conflit remonte à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée des premiers colons sionistes en Palestine ottomane, puis la création d'Israël en 1948. La Nakba (1948) a marqué l'expulsion de centaines de milliers de Palestinien-nes.
  • Justifications religieuses :
    • Côté israélien : Certains groupes religieux (comme les colons israéliens) invoquent des arguments bibliques pour justifier la colonisation des territoires palestiniens, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Des versets comme ceux du Livre de Josué sont parfois cités pour légitimer la prise de terres.
    • Côté palestinien : Le Hamas et d'autres groupes islamistes utilisent aussi des références religieuses pour justifier la résistance armée, bien que leur discours soit plus politique que strictement théologique.
  • Dimensions politiques et sécuritaires : Le conflit ne se réduit pas à une dimension religieuse. Il inclut des enjeux territoriaux, de sécurité, de droits humains et de souveraineté.

Situation actuelle (août 2026)

  • Guerre à Gaza : Depuis les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas et la riposte israélienne, la situation reste extrêmement tendue. Les bombardements et les opérations terrestres ont causé des dizaines de milliers de morts, principalement des civils palestiniens.
  • Blocus et occupation : La Cisjordanie est sous occupation israélienne, avec une colonisation continue des territoires palestiniens. Jérusalem-Est est revendiquée par les deux parties.
  • Position internationale : La communauté internationale est divisée. Certains pays soutiennent le droit d'Israël à se défendre, tandis que d'autres condamnent les violations du droit international par Israël (comme l'ONU ou Amnesty International).

3. Religion et guerre : Une instrumentalisation dangereuse

Dans les trois cas que vous mentionnez, la religion a parfois été utilisée pour :

  • Justifier la violence : En interprétant des textes sacrés de manière biaisée pour légitimer des actions violentes.
  • Créer un sentiment de supériorité morale : Par exemple, le Manifest Destiny aux États-Unis ou le sionisme religieux en Israël.
  • Mobiliser des populations : En présentant le conflit comme une lutte entre le "bien" et le "mal".

Cependant, aucune religion ne prône la guerre pour elle-même. Les textes sacrés (Bible, Coran, Torah) contiennent des passages violents, mais ils sont souvent contextualisés et interprétés. La plupart des courants religieux condamnent l'agression et promeuvent la paix.

4. Réponses internationales et droits humains

  • États-Unis : Le gouvernement américain a officiellement reconnu certains crimes contre les peuples autochtones (comme le Native American Graves Protection and Repatriation Act), mais les réparations restent limitées.
  • Royaume-Uni : En 2023, le Premier ministre britannique Rishi Sunak a présenté des excuses pour le rôle du Royaume-Uni dans la traite des esclaves, mais sans mesures concrètes de réparation.
  • Israël/Palestine : Les résolutions de l'ONU et les rapports d'ONG (comme Human Rights Watch ou Amnesty International) condamnent régulièrement les violations des droits humains des deux côtés. La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les crimes de guerre présumés en Palestine.

5. Que dit la religion sur la guerre ?

  • Islam : Le Coran autorise la guerre uniquement en cas de légitime défense ou pour protéger les lieux de culte (Sourate 22:39-40). La violence aveugle est interdite.
  • Christianisme : Jésus prône la non-violence (Matthieu 5:38-39) et l'amour des ennemis. Cependant, des passages de l'Ancien Testament (comme ceux du Livre de Josué) ont été instrumentalisés pour justifier des conquêtes.
  • Judaïsme : La Torah contient des récits de guerres, mais le judaïsme rabbinique moderne prône la paix et la justice. Les mouvements religieux israéliens qui justifient la colonisation sont minoritaires et controversés. (Qwant)

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Photographe

Karimeh Abbud - Palestine

Elle est l’une des pionnières de la photographie au Proche-Orient et probablement la première femme photographe professionnelle en Palestine et dans la région.

Biographie

  • Naissance : Née le 13 novembre 1893 à Bethléem, dans une famille instruite et multiculturelle (son père était pasteur luthérien, sa mère enseignante).
  • Famille : Originaire de Khiam (actuel Liban), sa famille s’installe à Nazareth vers 1850. Elle grandit dans un environnement marqué par des influences culturelles et religieuses variées, parlant arabe, allemand et anglais.
  • Formation : Elle étudie à l’école primaire de Bethléem, puis au collège Talitha Kumi de Beit Jala et au Collège des Frères de Jérusalem. Elle reçoit son premier appareil photo en 1913, cadeau pour ses 17 ans.
  • Débuts : Elle apprend la technique photographique avec un photographe arménien et commence par des autoportraits, puis photographie sa famille, ses amis et les paysages de Bethléem. Sa première photo signée date d’octobre 1919.
  • Carrière :
    • En 1930, elle ouvre son premier studio photographique à Nazareth, où elle se spécialise dans les portraits de femmes, d’enfants et de familles, souvent en habits traditionnels palestiniens.
    • Elle signe ses clichés en arabe et en anglais : « Karimeh Abbud – Lady Photographer », un choix symbolique à une époque où la photographie était majoritairement masculine.
    • Ses œuvres capturent la vie quotidienne, les cérémonies religieuses, les paysages et les scènes sociales de la Palestine des années 1920–1940, offrant un témoignage unique de la société palestinienne d’avant la Nakba de 1948.
    • Elle voyage dans tout le Proche-Orient pour répondre à des commandes ou immortaliser des sites, et ouvre des studios à Nazareth, Bethléem, Haïfa et Jaffa.
  • Décès : Elle meurt en 1955 à Nazareth, selon la plupart des sources. Certaines sources mentionnent 1940 ou 1955, mais les archives récentes s’accordent sur 1955.

Héritage et reconnaissance

  • Style : Ses photographies se distinguent par leur naturalité et l’absence de décors européens, contrairement aux pratiques de l’époque. Elle photographie des femmes, des enfants et des hommes dans des poses spontanées, souvent vêtus de tenues traditionnelles palestiniennes.
  • Postérité : Son travail est aujourd’hui reconnu comme un documentaire visuel précieux de la Palestine pré-1948. Ses archives, longtemps oubliées, ont été redécouvertes et exposées, notamment grâce au Nazareth Archives Project dirigé par Ahmed Mrowat.
  • Expositions et publications :
    • Une exposition lui est consacrée à Marseille du 4 décembre 2025 au 12 janvier 2026, accompagnée d’un livre trilingue (français, anglais, arabe) présentant une biographie détaillée et une typologie de ses photographies.
    • Ses œuvres ont également été exposées à Tel-Aviv (2024–2025), Amman (2017–2018) et Beyrouth (2019).
    • Plusieurs articles et recherches académiques lui sont consacrés, notamment dans la Jerusalem Quarterly.

Pour aller plus loin

  • Livre : « Karimeh Abbud – 1893–1940, Images de Palestine » (Éditions Images Plurielles), avec une biographie écrite par Ahmed Mrowat.
  • Archives : Ses tirages originaux sont conservés par le Nazareth Archives Project. (Qwant) 

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mardi 14 juillet 2026

dimanche 19 avril 2026

D. Trump - La religion - Le Pape - Australie - Pétition contre sa venue - Faux influenceurs - IA -

 

D. Trump et la religion à géométrie variable.

« Dieu me veut président. Vous voyez ?

Donald Trump a grandi dans la First Presbyterian Church de Jamaica, Queens ; il y a été baptisé et confirmé en 1959 

Dans les années 1960, sa famille a rejoint la Marble Collegiate Church à Manhattan, dirigée par le pasteur Norman Vincent Peale, dont la philosophie du « positive thinking » a marqué la vision de Trump 

En 2020, il a déclaré ne plus s’identifier comme presbytérien et se considérer comme un chrétien nondenominational (en.wikipedia.org)

Influence de la théologie du succès

Peale, auteur de The Power of Positive Thinking, prônait une théologie du succès : l’optimisme conduit à la réussite matérielle et spirituelle 

Cette approche a résonné avec la culture entrepreneuriale de Trump, qui a souvent évoqué la réussite comme une bénédiction divine (la-croix.com)

 Trump a régulièrement mobilisé la droite chrétienne et les évangéliques, notamment en promettant de nommer des juges anti‑avortement et en adoptant des positions conservatrices sur l’avortement et les questions transgenres 

Les évangéliques le perçoivent comme un protecteur de la foi et de l’Amérique : 77 % des évangéliques blancs l’ont voté en 2016, chiffre qui a grimpé à 84 % en 2020 (ledevoir.com)

Après l’assassinat‑tentative de juillet 2024, Trump a affirmé qu’il avait été « sauvé par Dieu » et a réaffirmé son engagement religieux 

Il a également déclaré que « Dieu me veut président », soulignant son sentiment d’être guidé par une mission divine (lefigaro.fr)

Malgré ces affirmations, une enquête de 2017 a montré que 63 % des Américains ne croyaient pas qu’il était réellement religieux, et que seulement 44 % le considéraient comme chrétien (en.wikipedia.org)

Dieu veut que je fasse de l’Amérique une grande nation chrétienne.

Création du « bureau de la foi »
Le 7 février 2025, Trump a signé un décret créant un bureau dédié à la religion au sein de la Maison‑Blanche (rtbf.be)

Rassemblements de prière
Il a annoncé un rassemblement de prière le 17 mai 2026 sur le National Mall, où il a déclaré qu’il voulait « consacrer à nouveau l’Amérique à Dieu » (leparisien.fr)
Lors d’un petit‑déjeuner national de prière le 5 février 2026, il a affirmé que l’Amérique devait rester une nation sous l’égide de Dieu (ismfrance.org)

Discours religieux
Trump a déclaré qu’il avait « fait plus pour la religion que n’importe quel autre président » (rtbf.be)
Il a évoqué son expérience d’assassinat en Pennsylvanie comme un signe que « Dieu l’a sauvé pour que je rende sa grandeur à l’Amérique » (la-croix.com)

Position sur la foi et la politique
Il a critiqué les démocrates en les qualifiant de « personnes croyantes qui votent pour un parti libéral » 

Il a insisté que les droits des Américains proviennent d’un Dieu « aimant et bienveillant » plutôt que du gouvernement 

Rappel de la devise nationale
Trump a rappelé la devise « In God We Trust » et a souligné que l’Amérique a toujours été une nation sous Dieu (ismfrance.org)

Dieu veut que j’oblige les femmes à avoir des bébés.

Les positions anti‑avortement de Trump

  • Lors d’un discours à la Maison Blanche, il a déclaré que « Chaque enfant, né et à naître, est un don sacré de Dieu » 
  • Cette déclaration s’inscrit dans une politique anti‑avortement plus large, soutenue par des législations restrictives dans plusieurs États (Alabama, Kentucky, etc.) (courrierinternational.com) 
  • Le rôle de Paula White‑Cain
  • Pasteure évangélique et conseillère spirituelle de Trump depuis les années 2000.
  • Elle a été nommée à la tête d’un « Bureau de la foi à la Maison Blanche » en février 2025 
  • Ses interventions publiques ont souvent mis en avant la protection de la vie humaine et la lutte contre ce qu’elle décrit comme des « réseaux démoniaques » (tf1info.fr)

Dieu veut que je place des Bibles dans chaque salle de classe.

Donald Trump a exprimé son soutien à l’idée d’introduire la Bible dans les écoles publiques, notamment dans l’État de Oklahoma, où le surintendant de l’éducation, Ryan Walters, a lancé un appel d’offres pour 55 000 Bibles afin d’en faire un exigence dans chaque classe.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de conservateurs chrétiens qui cherchent à promouvoir la religion chrétienne dans l’enseignement public.

  • Appel d’offres : Le 30 septembre, Walters a ouvert un appel d’offres pour des Bibles répondant à des critères précis (Ancien et Nouveau Testament, textes constitutionnels, reliées en cuir) ; la God Bless the USA Bible, parrainée par Trump, est citée comme l’une des éditions possibles (fr.news.yahoo.com)
  • Soutien présidentiel : Trump a manifesté son appui à ces mesures, notamment en nommant Linda McMahon ministre de l’Éducation afin de donner plus de latitude aux États pour introduire des programmes religieux (lefigaro.fr)
  • Contexte politique : L’Oklahoma, où 65 % des électeurs ont voté pour Trump, est un État de la Bible Belt et a déjà rendu obligatoire l’enseignement de la Bible et des dix commandements depuis septembre (tdg.ch)

Dieu veut que je commande les armées et que je prenne tout le pétrole qui m’est du. »

Un groupe de pasteurs s'est réuni dans le Bureau ovale jeudi 5 mars 2026 pour prier pour Donald Trump et les forces armées américaines, alors que les États-Unis sont en guerre en Iran.  (RTL)

Une image de Donald Trump en figure christique, rapidement supprimée, a provoqué une vive polémique jusque dans son propre camp.  (20 Minutes)

Le Pape : Dieu veut que tu sois gentil avec les personnes.

Attaques contre le pape, image le présentant en Jésus… Comment Donald Trump risque de se mettre à dos les catholiques aux Etats-Unis. (France info)

Depuis qu’il est devenu le premier pape américain de l’histoire, en mai 2025, Léon XIV ne se gêne pas pour critiquer le gouvernement Trump. (Le Devoir)

« Eloignez Dieu de la religion ! »

Dans un pays où le président jure sur la bible, se prendre pour le fils de Dieu ne pouvait que finir en "bad buzz". Donald Trump a supprimé lundi 13 avril une image le représentant tel Jésus. (France 24).

Il se réclame de Dieu, mais ce dimanche 12 avril, c’est contre lui que se sont retournés ses fidèles. (Midi Libre).

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Pétitions contre la présence de Donald Trump en Australie

1. Objectif des pétitions

Les pétitions visent à empêcher la construction d’un bâtiment portant le nom de Donald Trump sur la Gold Coast, ainsi qu’à interdire l’entrée de Trump et de son administration dans le pays.

  • Le projet de Trump Tower est perçu comme un symbole de la rhétorique autoritaire et des pratiques commerciales controversées de l’ancien président américain.
  • Les signataires soulignent que ce projet contredit les valeurs d’égalité, de démocratie et de respect de l’environnement propres à l’Australie.

Plateforme

Contenu principal

Nombre de signatures (si indiqué)

GetUp

« Stop Trump Tower on the Gold Coast » – demande de refus de permis et de dénonciation des valeurs de Trump (petitions.getup.org.au)

100 000 signatures atteintes

Change.org

« Stop Donald Trump from constructing a tower on the Gold Coast » – appel à la municipalité et aux autorités (change.org)

457 signataires mentionnés

Points clés soulevés par les signataires

  • Valeurs démocratiques : Trump a « sous‑miné les institutions démocratiques, incité la division et attaqué l’État de droit » (petitions.getup.org.au)
  • Impact symbolique : Le bâtiment serait un « temple à ses idéaux et à son héritage » et contredirait l’esprit égalitaire de la Gold Coast 
  • Controverses commerciales : Les entreprises de Trump sont entourées de controverses, suscitant des inquiétudes sur les impacts commerciaux, environnementaux et culturels (change.org)
  • Réaction citoyenne : Plus de 100 000 Australiens ont signé une pétition contre le projet, soulignant une forte opposition populaire (skynews.com.au)
  • Réponse institutionnelle : Le gouvernement australien examine une pétition citoyenne visant à interdire l’entrée de Trump et de son administration (facebook.com)

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Influenceurs pro‑Trump générés par l’IA : un phénomène de masse.

Les réseaux sociaux voient aujourd’hui apparaître de nombreux comptes créés entièrement par intelligence artificielle, qui se présentent comme des militaires ou des patriotes soutenant Donald Trump. Le cas le plus médiatisé est celui de Jessica Foster, une influenceuse fictive qui a attiré plus d’un million d’abonnés en quelques mois  (ouest-france.fr)

Caractéristiques de ces comptes

  • Création rapide : le profil de Jessica Foster a été lancé le 14 décembre 2025 et a rapidement gagné en popularité, atteignant près d’un million de followers en quelques mois (lefigaro.fr)
  • Contenu visuel artificiel : les photos montrent la jeune femme aux côtés de personnalités comme Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Melania Trump ou même des dirigeants comme Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. Toutes ces images sont générées par IA et contiennent des incohérences (ex. le prénom « JESSICA » sur le treillis) 
  • Monétisation : le compte sert à rediriger les abonnés vers une page OnlyFans (pseudonyme @jessicanextdoor) où des contenus érotiques, souvent fétichistes autour des pieds, sont vendus. Certains clients paient plus de 100 $ pour une seule photo (20minutes.fr)
  • Violation des règles : ces pratiques contournent les politiques des plateformes, qui exigent que chaque compte soit lié à une personne physique et que les contenus générés par IA soient clairement identifiés (lefigaro.fr)

Impact sur la perception publique

  • Propagande ciblée : les images fictives placent la figure IA dans des contextes militaires ou politiques, renforçant un discours patriote pro‑Trump 

(20minutes.fr)

  • Sexualisation de l’armée : la présence de contenus érotiques et la mise en scène de la militante fictive dans des environnements militaires créent une vision glamourisée et sexualisée de l’armée américaine (lepoint.fr)
  • Crédibilité remise en cause : la rapidité de la montée en popularité et la présence de personnalités réelles dans les photos donnent l’impression d’une authenticité, ce qui peut influencer les croyances des abonnés (20minutes.fr)

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Berenice Abbott

Manhattan Bridge, Manhattan

Pont de Manhattan, Manhattan

1935

US photographer

Monochrome photograph featuring a view along the paved area of a bridge with iron structure

Photographie monochrome montrant une vue de la zone pavée d'un pont à structure métallique

Berenice Abbott (1898–1991) est une photographe américaine célèbre pour ses portraits et ses photographies documentaires de New York dans les années 1930. Son œuvre "Manhattan Bridge" fait partie de sa série "Changing New York", un projet commandé par le Federal Art Project entre 1935 et 1939. Cette série documente les transformations architecturales et urbaines de la ville pendant la Grande Dépression.

Détails sur la photographie "Manhattan Bridge" (1935) :

·                                 Titre : Manhattan Bridge, Manhattan

·                                 Date : 1935 (prise de vue)

·                                 Contexte : La photo fait partie du projet "Changing New York", qui visait à capturer l’évolution de la ville, notamment ses ponts, gratte-ciels et quartiers en mutation.

·                                 Style : Abbott utilise une approche documentaire, avec une composition nette et un jeu d’ombres et de lumières caractéristiques de son travail.

·                                 Localisation actuelle : La photographie originale est conservée dans des archives comme celles du Museum of the City of New York ou de la New York Public Library.

Où voir cette photo ?

·                                 En ligne :

·                                                         Museum of the City of New York – Collection Berenice Abbott (recherchez "Manhattan Bridge Abbott").

·                                                         New York Public Library – Digital Collections (filtrez par "Abbott, Berenice").

·                                 En livre :

·                                                         "Berenice Abbott: Changing New York" (éditions disponibles en librairie ou en ligne).

À noter : La photographie est libre de droits pour un usage non commercial, mais vérifiez les conditions d’utilisation sur les sites des archives.

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