Affichage des articles dont le libellé est Singapour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Singapour. Afficher tous les articles

dimanche 2 août 2026

Palestine - Massive Attack - Singapour - Dieu - Karimeh Abbud - Photographe -

 

Palestine

« Massive Attack » banni de Singapour pour avoir déployé un drapeau palestinien en plein concert.

Le groupe a déployé un drapeau palestinien lors de leur unique concert dans la cité-État, mercredi 30 juillet 2026.

Contexte et conséquences :

  • Les deux membres fondateurs, Robert Del Naja et Grant Marshall, ont brandi le drapeau palestinien sur scène et scandé « Free Palestine », ce qui contrevient aux lois locales interdisant l’affichage public de drapeaux étrangers sans autorisation et les manifestations politiques.
  • La police singapourienne a mené une enquête et leur a adressé des « avertissements sévères », tout en leur interdisant de revenir dans le pays. L’autorité des médias (IMDA) a également annoncé qu’elle ne délivrerait plus d’autorisation au groupe pour s’y produire.
  • Singapour applique une politique stricte sur les prises de position publiques liées au conflit israélo-palestinien, interdisant depuis 2023 tout affichage d’emblèmes liés à ce conflit.

Réactions et engagements du groupe :

  • Massive Attack est connu pour ses engagements politiques, notamment en faveur de la cause palestinienne. En avril 2026, Robert Del Naja avait déjà été arrêté à Londres lors d’une manifestation pro-palestinienne.
  • Le groupe a également appelé au boycott de l’Eurovision 2026 en raison de la participation d’Israël. (Qwant)

-------------------------

Palestine

Massive Attack

Expérience surréaliste à Singapour

La Palestine est reconnue par 157 pays Loi enfreinte

Loi incompréhensible pour un drapeau.

Reconnaissance de l’État de Palestine en 2026

·         158 États membres de l’ONU reconnaissent officiellement l’État de Palestine au 22 septembre 2025 (soit 80 % des 193 États membres). Parmi eux, on compte presque tous les pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et centrale, d’Europe de l’Est, ainsi qu’une partie des pays d’Europe de l’Ouest et d’Océanie. Les pays occidentaux qui ne reconnaissent pas encore la Palestine incluent les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande(fr.wikipedia.org) (touteleurope.eu) (unric.org)

La France a reconnu l’État de Palestine le 22 septembre 2025, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés de 9 autres pays occidentaux (Andorre, Australie, Belgique, Canada, Luxembourg, Malte, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin) (uk.diplomatie.gouv.fr)

Singapour n’a pas encore reconnu l’État de Palestine. La France a indiqué poursuivre des démarches avec des pays comme Singapour, le Japon, la Corée du Sud ou la Nouvelle-Zélande pour une reconnaissance future (cy.ambafrance.org)

Drapeau de la Palestine

  • Le drapeau de l’État de Palestine est officiellement reconnu par les Nations unies et la plupart des pays qui reconnaissent la Palestine. Il est composé de trois bandes horizontales (noire, blanche et verte) et d’un triangle rouge côté mât, avec une étoile à cinq branches au centre.
  • Aucune loi internationale n’interdit l’affichage ou l’utilisation de ce drapeau dans les pays qui le reconnaissent. En revanche, dans certains pays qui ne reconnaissent pas la Palestine (comme les États-Unis ou Israël), l’exposition du drapeau palestinien peut être restreinte ou interdite dans certains contextes (manifestations, institutions publiques, etc.), en raison de lois locales ou de politiques de sécurité (touteleurope.eu)

Contexte supplémentaire

  • La Palestine est État observateur non membre de l’ONU depuis le 29 novembre 2012, ce qui lui permet de participer aux débats de l’Assemblée générale sans droit de vote (fr.wikipedia.org)

(unric.org)

La solution à deux États (Israël et Palestine) reste le cadre de référence pour la communauté internationale, bien que sa mise en œuvre soit bloquée par le conflit en cours (uk.diplomatie.gouv.fr)

----------------------


 

Dieu justifie les guerres

USA : Indien-nes

G-B : Noir-es

Israël : Palestinien-nes.

1. Contexte historique et colonial

États-Unis : Traitement des peuples autochtones (Indien-nes)

  • Colonisation et expansion : Les États-Unis ont été fondés sur la colonisation de territoires habités par des peuples autochtones. Les conflits armés, les déplacements forcés et les massacres (comme le Trail of Tears) ont marqué cette période.
  • Justifications : Certains colons et gouvernements américains ont invoqué des arguments religieux (comme la "mission divine" de civiliser les terres) ou idéologiques (le Manifest Destiny) pour justifier l'expansion vers l'ouest.
  • Conséquences : Ces actions ont conduit à des guerres, des épidémies et un génocide culturel et physique. Aujourd'hui, les peuples autochtones luttent encore pour la reconnaissance de leurs droits et la réparation des injustices historiques.

Royaume-Uni : Esclavage et colonisation (Noir-es)

  • Traite transatlantique : Le Royaume-Uni a joué un rôle central dans la traite des esclaves africains, notamment via la Royal African Company et l'exploitation des colonies comme la Jamaïque ou les Antilles.
  • Justifications : L'esclavage a été légitimé par des arguments pseudo-scientifiques, religieux (interprétations biaisées de la Bible) et économiques. Certains défenseurs de l'esclavage citaient des passages bibliques pour justifier la soumission des Noirs.
  • Héritage : L'esclavage a été aboli en 1833 (mais l'émancipation totale n'est intervenue qu'en 1838). Aujourd'hui, le Royaume-Uni reconnaît officiellement son rôle dans la traite, mais les inégalités structurelles persistent.

2. Conflit israélo-palestinien : Une guerre aux dimensions multiples

Contexte

  • Origines : Le conflit remonte à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée des premiers colons sionistes en Palestine ottomane, puis la création d'Israël en 1948. La Nakba (1948) a marqué l'expulsion de centaines de milliers de Palestinien-nes.
  • Justifications religieuses :
    • Côté israélien : Certains groupes religieux (comme les colons israéliens) invoquent des arguments bibliques pour justifier la colonisation des territoires palestiniens, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Des versets comme ceux du Livre de Josué sont parfois cités pour légitimer la prise de terres.
    • Côté palestinien : Le Hamas et d'autres groupes islamistes utilisent aussi des références religieuses pour justifier la résistance armée, bien que leur discours soit plus politique que strictement théologique.
  • Dimensions politiques et sécuritaires : Le conflit ne se réduit pas à une dimension religieuse. Il inclut des enjeux territoriaux, de sécurité, de droits humains et de souveraineté.

Situation actuelle (août 2026)

  • Guerre à Gaza : Depuis les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas et la riposte israélienne, la situation reste extrêmement tendue. Les bombardements et les opérations terrestres ont causé des dizaines de milliers de morts, principalement des civils palestiniens.
  • Blocus et occupation : La Cisjordanie est sous occupation israélienne, avec une colonisation continue des territoires palestiniens. Jérusalem-Est est revendiquée par les deux parties.
  • Position internationale : La communauté internationale est divisée. Certains pays soutiennent le droit d'Israël à se défendre, tandis que d'autres condamnent les violations du droit international par Israël (comme l'ONU ou Amnesty International).

3. Religion et guerre : Une instrumentalisation dangereuse

Dans les trois cas que vous mentionnez, la religion a parfois été utilisée pour :

  • Justifier la violence : En interprétant des textes sacrés de manière biaisée pour légitimer des actions violentes.
  • Créer un sentiment de supériorité morale : Par exemple, le Manifest Destiny aux États-Unis ou le sionisme religieux en Israël.
  • Mobiliser des populations : En présentant le conflit comme une lutte entre le "bien" et le "mal".

Cependant, aucune religion ne prône la guerre pour elle-même. Les textes sacrés (Bible, Coran, Torah) contiennent des passages violents, mais ils sont souvent contextualisés et interprétés. La plupart des courants religieux condamnent l'agression et promeuvent la paix.

4. Réponses internationales et droits humains

  • États-Unis : Le gouvernement américain a officiellement reconnu certains crimes contre les peuples autochtones (comme le Native American Graves Protection and Repatriation Act), mais les réparations restent limitées.
  • Royaume-Uni : En 2023, le Premier ministre britannique Rishi Sunak a présenté des excuses pour le rôle du Royaume-Uni dans la traite des esclaves, mais sans mesures concrètes de réparation.
  • Israël/Palestine : Les résolutions de l'ONU et les rapports d'ONG (comme Human Rights Watch ou Amnesty International) condamnent régulièrement les violations des droits humains des deux côtés. La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les crimes de guerre présumés en Palestine.

5. Que dit la religion sur la guerre ?

  • Islam : Le Coran autorise la guerre uniquement en cas de légitime défense ou pour protéger les lieux de culte (Sourate 22:39-40). La violence aveugle est interdite.
  • Christianisme : Jésus prône la non-violence (Matthieu 5:38-39) et l'amour des ennemis. Cependant, des passages de l'Ancien Testament (comme ceux du Livre de Josué) ont été instrumentalisés pour justifier des conquêtes.
  • Judaïsme : La Torah contient des récits de guerres, mais le judaïsme rabbinique moderne prône la paix et la justice. Les mouvements religieux israéliens qui justifient la colonisation sont minoritaires et controversés. (Qwant)

------------------------------

Photographe

Karimeh Abbud - Palestine

Elle est l’une des pionnières de la photographie au Proche-Orient et probablement la première femme photographe professionnelle en Palestine et dans la région.

Biographie

  • Naissance : Née le 13 novembre 1893 à Bethléem, dans une famille instruite et multiculturelle (son père était pasteur luthérien, sa mère enseignante).
  • Famille : Originaire de Khiam (actuel Liban), sa famille s’installe à Nazareth vers 1850. Elle grandit dans un environnement marqué par des influences culturelles et religieuses variées, parlant arabe, allemand et anglais.
  • Formation : Elle étudie à l’école primaire de Bethléem, puis au collège Talitha Kumi de Beit Jala et au Collège des Frères de Jérusalem. Elle reçoit son premier appareil photo en 1913, cadeau pour ses 17 ans.
  • Débuts : Elle apprend la technique photographique avec un photographe arménien et commence par des autoportraits, puis photographie sa famille, ses amis et les paysages de Bethléem. Sa première photo signée date d’octobre 1919.
  • Carrière :
    • En 1930, elle ouvre son premier studio photographique à Nazareth, où elle se spécialise dans les portraits de femmes, d’enfants et de familles, souvent en habits traditionnels palestiniens.
    • Elle signe ses clichés en arabe et en anglais : « Karimeh Abbud – Lady Photographer », un choix symbolique à une époque où la photographie était majoritairement masculine.
    • Ses œuvres capturent la vie quotidienne, les cérémonies religieuses, les paysages et les scènes sociales de la Palestine des années 1920–1940, offrant un témoignage unique de la société palestinienne d’avant la Nakba de 1948.
    • Elle voyage dans tout le Proche-Orient pour répondre à des commandes ou immortaliser des sites, et ouvre des studios à Nazareth, Bethléem, Haïfa et Jaffa.
  • Décès : Elle meurt en 1955 à Nazareth, selon la plupart des sources. Certaines sources mentionnent 1940 ou 1955, mais les archives récentes s’accordent sur 1955.

Héritage et reconnaissance

  • Style : Ses photographies se distinguent par leur naturalité et l’absence de décors européens, contrairement aux pratiques de l’époque. Elle photographie des femmes, des enfants et des hommes dans des poses spontanées, souvent vêtus de tenues traditionnelles palestiniennes.
  • Postérité : Son travail est aujourd’hui reconnu comme un documentaire visuel précieux de la Palestine pré-1948. Ses archives, longtemps oubliées, ont été redécouvertes et exposées, notamment grâce au Nazareth Archives Project dirigé par Ahmed Mrowat.
  • Expositions et publications :
    • Une exposition lui est consacrée à Marseille du 4 décembre 2025 au 12 janvier 2026, accompagnée d’un livre trilingue (français, anglais, arabe) présentant une biographie détaillée et une typologie de ses photographies.
    • Ses œuvres ont également été exposées à Tel-Aviv (2024–2025), Amman (2017–2018) et Beyrouth (2019).
    • Plusieurs articles et recherches académiques lui sont consacrés, notamment dans la Jerusalem Quarterly.

Pour aller plus loin

  • Livre : « Karimeh Abbud – 1893–1940, Images de Palestine » (Éditions Images Plurielles), avec une biographie écrite par Ahmed Mrowat.
  • Archives : Ses tirages originaux sont conservés par le Nazareth Archives Project. (Qwant) 

-----------------

 77 personnes ont lu cet article.


mercredi 10 juin 2026

Claude Monet - 9 femmes

 


Claude Monet dans l'atelier des grandes décorations Giverny – 1920 -1922

  • Le PDF du dossier pédagogique (id claudemonetgiverny.fr) indique que Monet a transformé son premier atelier en salon et a construit un second atelier dans le jardin, mais ne précise pas de dates.
  • La publication Facebook (id facebook.com) mentionne une photographie de Monet dans son atelier à Giverny en 1926, liée aux grandes décorations destinées au musée de l’Orangerie.
  • Le tweet de l’Orangerie (id x.com) fait référence à 1916.
    • Portrait de Blanche Hoschedé à 14 ans – 1879- 1880 
  • Le portrait a été réalisé par Claude Monet alors qu’il était déjà un peintre établi de l’impressionnisme.
  • Il représente Blanche Hoschedé, fille d’Ernest Hoschedé, à l’âge de quatorze ou quinze ans lorsqu’elle pose pour son futur beau‑père.
  • La toile a été refusée au Salon de Paris en 1879, puis présentée quatre ans plus tard à la première exposition des Impressionnistes.
  • Elle est conservée dans la collection du Musée des Beaux‑Arts de Rouen, où elle est exposée sous son titre moderne.

« Blanche Hoschedé a quatorze ou quinze ans quand elle pose pour son futur beau‑père Claude Monet » (givernews.com)
« Le tableau fut refusé au Salon de Paris en 1879 puis présenté, quatre ans plus tard à la première exposition des Impressionnistes » (facebook.com)
« Portrait de Blanche Hoschedé à 14 ans (titre moderne) ; Blanche Hoschede‑Monet enfant (titre ancien) … Millésime de création 1879 » (pop.culture.gouv.fr)

 

Claude Monet

Femme avec ombrelle droite.

  • Date : réalisée en 1886 

Modèle : Suzanne Hoschedé, fille de la seconde épouse de Monet 

  • Lieu de conservation : Musée d’Orsay, Paris 
  • Particularité : il existe également une version de la même composition tournée vers la gauche  (fr.wikipedia.org)

Cette œuvre fait partie des « essais de figure en plein‑air » de Monet, où il explore les effets de la lumière et du mouvement dans un cadre extérieur. (Qwant)

-----------------

Claude Monet debout de profil Giverny – 1920

Etienne Clémentel a réalisé une photographie de Claude Monet debout de profil, devant les nymphéas du jardin de Giverny, vers 1920.

  • Support : Ektachrome (photographie couleur) d’après un autochrome original.
  • Dimensions : 4,5 × 10,5 cm.
  • Collection : Musée d’Orsay, France.

Cette image capture l’artiste dans son environnement de travail, illustrant la relation intime entre Monet et son jardin, qui a inspiré sa série des Nymphéas.(instagram.com)(mdig.fr)(musee-orsay.fr)

- Camille assise sur la plage de Trouville – 1870

Le tableau représente la nouvelle épouse de Monet, Camille Doncieux, assise sur le sable de la côte normande, à Trouville-sur-Mer, pendant l’été 1870. Elle tient un parasol, porte un chapeau fleuri et un voile léger qui masque partiellement son visage, tandis que le vent joue sur ses cheveux. Le décor est dominé par la mer, les voiliers et la brise qui fait flotter les draps et les voiles 

Contexte historique

Monet et Camille se sont mariés civilement le 28 juin 1870 à Paris, puis se sont rendus à Trouville le mois suivant 

Cette visite a marqué un tournant dans le style de Monet, qui a commencé à expérimenter la lumière et la couleur en plein air. Le tableau fait partie d’une série de quatre toiles identiques en format, où la même scène est rendue avec des variations de palette et de composition 

Signification artistique

Monet a appliqué des coups de pinceau larges et presque non mélangés pour capturer l’effet de la brise marine, les voiles et la lumière changeante. Le résultat est une image qui transmet « la lumière, l’air, et même l’odeur de la côte »  (christies.com)

Claude Monet dans les jardins de Giverny

Les jardins de Claude Monet se trouvent à Giverny (Eure, France) et comprennent deux parties distinctes :

  • Le Clos Normand : jardin de fleurs devant la maison.
  • Le jardin d’eau : bassin aux nénuphars et pont japonais, inspiré du Japon.
    Ces espaces sont ouverts au public du 1ᵉʳ avril au 1ᵉʳ novembre, de 10 h à 18 h, dernière admission à 17 h 30 
     (giverny.org

 

Thomas Bossard

Méditation

Devant les Nymphéas de Monet

Le gardien de l'Orangerie lit un journal.

Thomas Bossard est un artiste peintre français né en 1971 qui a réalisé plusieurs œuvres inspirées par les Nymphéas de Claude Monet. Parmi ses créations récentes, "Méditation 2" (2024) est une huile sur toile (45,5 × 35 pouces) qui revisite ce thème emblématique. Cette série s’inscrit dans une démarche de méditation visuelle, en s’appuyant sur les salles des Nymphéas du Musée de l’Orangerie à Paris, conçues par Monet comme des lieux de contemplation.

Ses œuvres sont parfois exposées ou partagées sur des plateformes comme Instagram, Pinterest ou des groupes Facebook dédiés à l’art. Certaines de ses toiles, comme "Monet's water lilies at the musée de l'Orange", sont également mises en avant sur les réseaux sociaux en 2026. (Qwant)

 -------------

- La plage de Trouville – 1870 – Camille Doncieux

Claude Monet a réalisé ce tableau en 1870 pendant son séjour à Trouville, quelques semaines après son mariage avec Camille Doncieux et la naissance de leur fils Jean 

Le tableau représente Camille assise sur la plage, accompagnée d’une femme (identifiée comme Madame Boudin, la sœur de Camille ou un membre de la famille de Monet). Les deux femmes sont capturées en close‑up, leurs silhouettes étant « casual » et « cropped » par le cadre, rappelant un snapshot 

  •  L’été 1870, alors que la France s’apprêtait à entrer en guerre franco‑prussienne, Monet et sa famille séjournaient à l’hôtel Tivoli de Trouville.
  • Le tableau reflète une atmosphère de vacances contrastée avec la tension politique imminente.
  • Monet a quitté Paris pour l’Angleterre à la fin de la saison, après des difficultés financières liées à son séjour à Trouville  (thearkofgrace.com)

- La cape rouge - 1870 - Camille Doncieux

Sujet : Camille Léonie Doncieux, première épouse et muse de Monet, représentée en profil portant un manteau rouge bordeaux à gros nœud de velours  (givernews.com)

Lieu actuel : Cleveland Museum of Art, Cleveland  (facebook.com)

  •  Posture : Camille est vue de profil, regardant devant elle, avec une grâce typique de ses portraits.
  • Vêtement : Le manteau rouge, un velours bordeaux, est orné d’un gros nœud qui se confond parfois avec le fond sombre.
  • Ambiance : Le fond sombre met en valeur la couleur vive du manteau, créant un contraste saisissant.
  • Technique : Monet a soigné le rendu du visage et des cheveux, soulignant la pâleur de la peau et la douceur du portrait, comme dans d’autres œuvres de la même période  (givernews.com)

    Signification

  • Muse et épouse : Camille est l’une des figures les plus récurrentes dans l’œuvre de Monet, apparaissant dans de nombreux tableaux tels que La Femme en robe verte (1866) et La Japonaise (1876) (fr.wikipedia.org)
    • Camille sur son lit de mort - 1879 
  • Camille décéda d’un cancer à l’âge de 32 ans en 1879, laissant Monet veuf avec deux enfants, Jean (12 ans) et Michel (18 mois) (musees-rouen-normandie.fr)
  • Le tableau, jamais exposé par Monet, a été offert par Katia Granoff en 1963 et fait partie de la collection du Musée d’Orsay depuis (fr.wikipedia.org)

Signification

  • Le portrait est un portrait post‑mortem qui illustre la douleur de Monet et son désir de préserver l’image de sa femme. La présence d’un cœur volontairement peint sur la lettre T de la signature de Michel symbolise l’amour que Monet portait à Camille (lesecretderriereletableau.fr)

Paul Paulin - Buste de Claude Monet

Dentiste renommé à Paris, Paul Paulin développe, à partir des années 1880, une passion pour les arts. (Musées Normandie)

Paul Paulin, né Cirgue Paul Jalicon le 13 juillet 1852 à Chamalières, fut d’abord dentiste renommé à Paris. À partir des années 1880, il développa une passion pour les arts, et plus particulièrement pour la sculpture. Cette passion l’amena à créer des bustes et des médailles de personnalités artistiques, notamment des impressionnistes, et à exposer ses œuvres dans les salons parisiens 

  • Début de la carrière artistique : autodidacte, il réalise d’abord des œuvres en plâtre puis en bronze, adoptant une approche réaliste 
  • Rencontres influentes : en 1883, Edgar Degas le remarque et l’encourage, ce qui conduit Paul Paulin à réaliser deux bustes de Degas (plâtre et bronze) conservés au musée d’Orsay 
  • Expositions : il expose au Salon des artistes français de 1882 à 1889, puis au Salon de la Société nationale des beaux‑arts à partir de 1901 
  • Œuvres majeures : bustes d’Auguste Renoir, Camille Pissarro, Claude Monet, Auguste Rodin, et d’autres figures de l’impressionnisme (fr.wikipedia.org)

Paul Paulin décéda à Neuilly‑sur‑Seine le 22 octobre 1937, laissant une œuvre conservée notamment au musée d’Orsay et au musée d’art Roger‑Quilliot de Clermont‑Ferrand (galerieparismanaus.com)

    • Le déjeuner sur l'herbe – 1865
  • Objectif : rendre hommage à Manet tout en affirmant la peinture plein‑air comme sujet d’histoire, et montrer la capacité de Monet à travailler à l’échelle monumentale 

Abandon et récupération

  • En 1866, Monet abandonna le projet, faute de temps et de ressources (musee-orsay.fr)
  • La toile fut donnée en gage à son propriétaire en 1878, puis récupérée en 1884 
  • Pour la sauver, Monet la découpait : il ne conserve aujourd’hui que la partie centrale et la partie gauche(fr.wikipedia.org)

 Le troisième fragment a disparu (musee-orsay.fr)

  •  La toile originale comportait douze figures :
    • Gustave Courbet (barbu, assis à gauche),
    • Camille Doncieux (future épouse de Monet),
    • Frédéric Bazille (debout à côté d’une femme),
    • deux femmes (robes longues),
    • un jeune homme (initialement imberbe, remplacé par un homme barbu).
  • Les personnages sont vêtus de mode parisienne, disposés autour d’une nappe blanche posée au sol, avec mets, fruits, gâteaux et vin  En 1920, Monet évoque que la toile avait « moisi » dans la cave du propriétaire : « je devais payer mon loyer, je l’ai donné en gage…(fr.wikipedia.org)

Claude Monet à Vétheuil

Claude Monet (1840‑1926) a vécu à Vétheuil entre 1878 et 1881
Pendant ces trois années, il a réalisé près de 200 à 230 toiles représentant le village, la Seine, l’église et d’autres scènes locales(mairie-vetheuil.fr)

Maison de Claude Monet

  • Adresse : 16, avenue Claude Monet, 95510 Vétheuil.
  • Ouverture : la maison ouvre ses portes au public du 1ᵉʳ avril au 31 octobre 2026

    • Sans réservation : visite libre du rez‑de‑chaussée et de la cour, exposition de neuf panneaux retraçant la vie quotidienne du peintre 
    • Guidée : pour groupes de 2 à 30 personnes, sur réservation préalable (vetheuil-impressionniste.com)
  •  Monet s’installa à Vétheuil avec sa famille, y vivait une période financièrement difficile 
  • Sa première épouse, Camille Doncieux, décédée en 1879, repose dans l’ancien cimetière de Vétheuil 
  • La maison qu’il occupait se trouve à la sortie du village, sur la route menant à La Roche‑Guyon

mairie-vetheuil.fr

Le déjeuner sur l'herbe – 1865

John Singer Sargent - Claude Monet peignant en lisière d'un bois – 1885

Sargent et Monet se sont rencontrés en 1876, mais ne se sont rapprochés qu’environ dix ans plus tard. En 1885, ils se retrouvent à Giverny, près de Paris, où Sargent admire la façon de travailler de Monet à l’extérieur et reproduit certains de ses sujets et méthodes dans des esquisses comme celle‑ci (cineclubdecaen.com)

    • Madame Louis Joachim Gaudibert – 1868
  • Commandée par la mère de Louis‑Joachim Gaudibert et son fils, les deux négociants du Havre 
  • Réalisée en septembre 1868 au château des Ardennes‑Saint‑Louis près du Havre 
  • Le tableau a été acquis par l’État français grâce à une donation anonyme canadienne en 1951 

Conservation

  • Conservé depuis 1986 au Musée d’Orsay à Paris, après avoir fait partie de la collection du Louvre jusqu’à cette date (franco.wiki)
  • Le musée d’Orsay indique que l’œuvre a été achetée sur les fonds d’une donation anonyme canadienne en 1951 (musee-orsay.fr)

Expositions

  • Le portrait a participé à près de quarante expositions entre 1925 et 2023, en Europe, en Corée, au Japon, en Chine, à Hong‑Kong, à Singapour, à Abu Dhabi et aux États‑Unis (franco.wiki)

Charles Lhullier  Portrait de Claude Monet en uniforme – 1861

Cette peinture représente le futur maître impressionniste Claude Monet vêtu d’un uniforme de chasseur d’Afrique, réalisée peu après son retour d’une campagne en Algérie. L’œuvre est conservée au Musée Marmottan Monet, où elle fait partie de la collection permanente. (Qwant)

- Woman with a Parasol facing Left – Femme avec une ombrelle de face gauche -1886

Le tableau représente Suzanne Hoschedé, la petite fille de Monet, qui sert de modèle. Il s’inscrit dans la série d’« Essais de figure en plein air » où Monet explorait la figure féminine en extérieur. Une autre version de la même scène, où la femme fait face à la droite, existe également.

*« Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche » est un tableau du peintre français Claude Monet réalisé en 1886. Cette huile sur toile impressionniste représente une femme portant une ombrelle dont Suzanne Hoschedé fut le modèle. Elle est conservée au musée d’Orsay, à Paris. * (fr.wikipedia.org)

---------

 
Claude Monet by Thomas Bossard

Thomas Bossard est un artiste contemporain connu pour ses relectures modernes et stylisées d’œuvres célèbres, notamment celles de Claude Monet. Ses interprétations se distinguent par une approche à la fois humoristique, légère et respectueuse de l’esprit impressionniste, tout en y ajoutant une touche contemporaine.

Par exemple, il a revisité "Les Nymphéas" de Monet avec une approche décalée, conservant l’immensité et la luminosité des originaux tout en y intégrant une esthétique moderne. Ses œuvres sont souvent partagées et commentées sur les réseaux sociaux, où elles suscitent un vif intérêt, notamment pour leur capacité à créer un pont entre l’art classique et l’art actuel.

À noter :

  • Ses créations sont parfois exposées dans des musées ou galeries, et certaines se vendent autour de 7 500 $ par pièce, selon des retours d’amateurs d’art.
  • Ses œuvres sont appréciées pour leur énergie visuelle et leur capacité à capturer l’essence des tableaux originaux, même si certains critiques soulignent que son style ne rivalise pas toujours avec la maîtrise technique de Monet. (Qwant)
  • ---------------- 

 59 personnes ont lu cet article.