Palestine
« Massive
Attack » banni de Singapour pour avoir déployé un drapeau palestinien en
plein concert.
Le groupe
a déployé un drapeau palestinien lors de leur unique concert dans la cité-État,
mercredi 30 juillet 2026.
Contexte
et conséquences :
- Les deux membres fondateurs, Robert Del Naja et
Grant Marshall, ont brandi le drapeau palestinien sur scène et scandé «
Free Palestine », ce qui contrevient aux lois locales interdisant
l’affichage public de drapeaux étrangers sans autorisation et les
manifestations politiques.
- La police singapourienne a mené une enquête et leur
a adressé des « avertissements sévères », tout en leur
interdisant de revenir dans le pays. L’autorité des médias (IMDA) a
également annoncé qu’elle ne délivrerait plus d’autorisation au groupe
pour s’y produire.
- Singapour applique une politique stricte sur les
prises de position publiques liées au conflit israélo-palestinien,
interdisant depuis 2023 tout affichage d’emblèmes liés à ce conflit.
Réactions
et engagements du groupe :
- Massive Attack est connu pour ses engagements
politiques, notamment en faveur de la cause palestinienne. En avril 2026,
Robert Del Naja avait déjà été arrêté à Londres lors d’une manifestation
pro-palestinienne.
- Le groupe a également appelé au boycott de
l’Eurovision 2026 en raison de la participation d’Israël. (Qwant)
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Palestine
Massive Attack
Expérience surréaliste à Singapour
La Palestine est reconnue par 157 pays Loi enfreinte
Loi incompréhensible pour un drapeau.
Reconnaissance de l’État de Palestine en 2026
·
158 États membres de l’ONU
reconnaissent officiellement l’État de Palestine au 22 septembre 2025
(soit 80 % des 193 États membres). Parmi eux, on compte presque tous les pays
d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et centrale, d’Europe de l’Est, ainsi
qu’une partie des pays d’Europe de l’Ouest et d’Océanie. Les pays occidentaux
qui ne reconnaissent pas encore la Palestine incluent les États-Unis,
l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Corée du Sud, le Japon et la
Nouvelle-Zélande(fr.wikipedia.org) (touteleurope.eu) (unric.org)
La France a
reconnu l’État de Palestine le 22 septembre 2025, lors de
l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés de 9 autres pays occidentaux (Andorre,
Australie, Belgique, Canada, Luxembourg, Malte, Portugal, Royaume-Uni,
Saint-Marin) (uk.diplomatie.gouv.fr)
Singapour
n’a pas encore reconnu l’État de Palestine. La France a indiqué poursuivre des
démarches avec des pays comme Singapour, le Japon, la Corée du Sud ou la
Nouvelle-Zélande pour une reconnaissance future (cy.ambafrance.org)
Drapeau de la Palestine
- Le drapeau de l’État de Palestine est officiellement
reconnu par les Nations unies et la plupart des pays qui
reconnaissent la Palestine. Il est composé de trois bandes horizontales
(noire, blanche et verte) et d’un triangle rouge côté mât, avec une étoile
à cinq branches au centre.
- Aucune loi internationale
n’interdit l’affichage ou l’utilisation de ce drapeau dans les pays qui le
reconnaissent. En revanche, dans certains pays qui ne reconnaissent pas la
Palestine (comme les États-Unis ou Israël), l’exposition du drapeau
palestinien peut être restreinte ou interdite dans
certains contextes (manifestations, institutions publiques, etc.), en
raison de lois locales ou de politiques de sécurité (touteleurope.eu)
Contexte supplémentaire
- La Palestine est État observateur non
membre de l’ONU depuis le 29 novembre 2012, ce
qui lui permet de participer aux débats de l’Assemblée générale sans droit
de vote (fr.wikipedia.org)
(unric.org)
La solution à deux
États (Israël et Palestine) reste le cadre de référence pour la
communauté internationale, bien que sa mise en œuvre soit bloquée par le
conflit en cours (uk.diplomatie.gouv.fr)
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Dieu justifie les guerres
USA : Indien-nes
G-B : Noir-es
Israël : Palestinien-nes.
1. Contexte historique et colonial
États-Unis : Traitement des peuples autochtones
(Indien-nes)
- Colonisation et expansion : Les
États-Unis ont été fondés sur la colonisation de territoires habités par
des peuples autochtones. Les conflits armés, les déplacements forcés et
les massacres (comme le Trail of Tears) ont marqué cette période.
- Justifications : Certains colons
et gouvernements américains ont invoqué des arguments religieux (comme la
"mission divine" de civiliser les terres) ou idéologiques (le Manifest
Destiny) pour justifier l'expansion vers l'ouest.
- Conséquences : Ces actions ont
conduit à des guerres, des épidémies et un génocide culturel et physique.
Aujourd'hui, les peuples autochtones luttent encore pour la reconnaissance
de leurs droits et la réparation des injustices historiques.
Royaume-Uni : Esclavage et colonisation (Noir-es)
- Traite transatlantique : Le
Royaume-Uni a joué un rôle central dans la traite des esclaves africains,
notamment via la Royal African Company et l'exploitation des colonies
comme la Jamaïque ou les Antilles.
- Justifications : L'esclavage a été
légitimé par des arguments pseudo-scientifiques, religieux
(interprétations biaisées de la Bible) et économiques. Certains défenseurs
de l'esclavage citaient des passages bibliques pour justifier la
soumission des Noirs.
- Héritage : L'esclavage a été aboli
en 1833 (mais l'émancipation totale n'est intervenue qu'en 1838).
Aujourd'hui, le Royaume-Uni reconnaît officiellement son rôle dans la
traite, mais les inégalités structurelles persistent.
2. Conflit israélo-palestinien : Une guerre aux
dimensions multiples
Contexte
- Origines : Le conflit remonte à la
fin du XIXe siècle, avec l'arrivée des premiers colons sionistes en
Palestine ottomane, puis la création d'Israël en 1948. La Nakba (1948) a
marqué l'expulsion de centaines de milliers de Palestinien-nes.
- Justifications religieuses :
- Côté israélien : Certains groupes
religieux (comme les colons israéliens) invoquent des arguments bibliques
pour justifier la colonisation des territoires palestiniens, notamment en
Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Des versets comme ceux du Livre de
Josué sont parfois cités pour légitimer la prise de terres.
- Côté palestinien : Le Hamas et
d'autres groupes islamistes utilisent aussi des références religieuses
pour justifier la résistance armée, bien que leur discours soit plus
politique que strictement théologique.
- Dimensions politiques et sécuritaires
: Le conflit ne se réduit pas à une dimension religieuse. Il inclut des
enjeux territoriaux, de sécurité, de droits humains et de souveraineté.
Situation actuelle (août 2026)
- Guerre à Gaza : Depuis les
attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas et la riposte israélienne, la
situation reste extrêmement tendue. Les bombardements et les opérations
terrestres ont causé des dizaines de milliers de morts, principalement des
civils palestiniens.
- Blocus et occupation : La
Cisjordanie est sous occupation israélienne, avec une colonisation
continue des territoires palestiniens. Jérusalem-Est est revendiquée par
les deux parties.
- Position internationale : La
communauté internationale est divisée. Certains pays soutiennent le droit
d'Israël à se défendre, tandis que d'autres condamnent les violations du
droit international par Israël (comme l'ONU ou Amnesty International).
3. Religion et guerre : Une instrumentalisation
dangereuse
Dans
les trois cas que vous mentionnez, la religion a parfois été utilisée pour :
- Justifier la violence : En
interprétant des textes sacrés de manière biaisée pour légitimer des actions
violentes.
- Créer un sentiment de supériorité morale
: Par exemple, le Manifest Destiny aux États-Unis ou le sionisme
religieux en Israël.
- Mobiliser des populations : En
présentant le conflit comme une lutte entre le "bien" et le
"mal".
Cependant,
aucune religion ne prône la guerre pour elle-même. Les textes
sacrés (Bible, Coran, Torah) contiennent des passages violents, mais ils sont
souvent contextualisés et interprétés. La plupart des courants religieux
condamnent l'agression et promeuvent la paix.
4. Réponses internationales et droits humains
- États-Unis : Le gouvernement
américain a officiellement reconnu certains crimes contre les peuples
autochtones (comme le Native American Graves Protection and
Repatriation Act), mais les réparations restent limitées.
- Royaume-Uni : En 2023, le Premier
ministre britannique Rishi Sunak a présenté des excuses pour le rôle du
Royaume-Uni dans la traite des esclaves, mais sans mesures concrètes de
réparation.
- Israël/Palestine : Les résolutions
de l'ONU et les rapports d'ONG (comme Human Rights Watch ou Amnesty
International) condamnent régulièrement les violations des droits humains
des deux côtés. La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête
sur les crimes de guerre présumés en Palestine.
5. Que dit la religion sur la guerre ?
- Islam : Le Coran autorise la
guerre uniquement en cas de légitime défense ou pour protéger les lieux de
culte (Sourate 22:39-40). La violence aveugle est interdite.
- Christianisme : Jésus prône la
non-violence (Matthieu 5:38-39) et l'amour des ennemis. Cependant, des
passages de l'Ancien Testament (comme ceux du Livre de Josué) ont
été instrumentalisés pour justifier des conquêtes.
- Judaïsme : La Torah contient des
récits de guerres, mais le judaïsme rabbinique moderne prône la paix et la
justice. Les mouvements religieux israéliens qui justifient la
colonisation sont minoritaires et controversés. (Qwant)
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Photographe
Karimeh Abbud - Palestine
Elle
est l’une des pionnières de la photographie au Proche-Orient et probablement la
première femme photographe professionnelle en Palestine et dans la région.
Biographie
- Naissance : Née le 13 novembre
1893 à Bethléem, dans une famille instruite et multiculturelle (son père
était pasteur luthérien, sa mère enseignante).
- Famille : Originaire de Khiam
(actuel Liban), sa famille s’installe à Nazareth vers 1850. Elle grandit
dans un environnement marqué par des influences culturelles et religieuses
variées, parlant arabe, allemand et anglais.
- Formation : Elle étudie à l’école
primaire de Bethléem, puis au collège Talitha Kumi de Beit Jala et au
Collège des Frères de Jérusalem. Elle reçoit son premier appareil photo en
1913, cadeau pour ses 17 ans.
- Débuts : Elle apprend la technique
photographique avec un photographe arménien et commence par des
autoportraits, puis photographie sa famille, ses amis et les paysages de
Bethléem. Sa première photo signée date d’octobre 1919.
- Carrière :
- En 1930, elle ouvre son premier studio
photographique à Nazareth, où elle se spécialise dans les portraits de
femmes, d’enfants et de familles, souvent en habits traditionnels
palestiniens.
- Elle signe ses clichés en arabe et en anglais : «
Karimeh Abbud – Lady Photographer », un choix symbolique à une
époque où la photographie était majoritairement masculine.
- Ses œuvres capturent la vie quotidienne, les
cérémonies religieuses, les paysages et les scènes sociales de la
Palestine des années 1920–1940, offrant un témoignage unique de la
société palestinienne d’avant la Nakba de 1948.
- Elle voyage dans tout le Proche-Orient pour
répondre à des commandes ou immortaliser des sites, et ouvre des studios
à Nazareth, Bethléem, Haïfa et Jaffa.
- Décès : Elle meurt en 1955 à
Nazareth, selon la plupart des sources. Certaines sources mentionnent 1940
ou 1955, mais les archives récentes s’accordent sur 1955.
Héritage et reconnaissance
- Style : Ses photographies se
distinguent par leur naturalité et l’absence de décors européens,
contrairement aux pratiques de l’époque. Elle photographie des femmes, des
enfants et des hommes dans des poses spontanées, souvent vêtus de tenues
traditionnelles palestiniennes.
- Postérité : Son travail est
aujourd’hui reconnu comme un documentaire visuel précieux de la Palestine
pré-1948. Ses archives, longtemps oubliées, ont été redécouvertes et
exposées, notamment grâce au Nazareth Archives Project dirigé par Ahmed
Mrowat.
- Expositions et publications :
- Une exposition lui est consacrée à Marseille du 4
décembre 2025 au 12 janvier 2026, accompagnée d’un livre
trilingue (français, anglais, arabe) présentant une biographie détaillée
et une typologie de ses photographies.
- Ses œuvres ont également été exposées à Tel-Aviv
(2024–2025), Amman (2017–2018) et Beyrouth (2019).
- Plusieurs articles et recherches académiques lui
sont consacrés, notamment dans la Jerusalem Quarterly.
Pour aller plus loin
- Livre : « Karimeh Abbud –
1893–1940, Images de Palestine » (Éditions Images Plurielles), avec
une biographie écrite par Ahmed Mrowat.
- Archives : Ses tirages originaux
sont conservés par le Nazareth Archives Project. (Qwant)
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