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vendredi 3 avril 2026

Palestine - Rima Hassan - Garde à vue - Louis Sarkozy - Nabil Boudi - Sacha Straub-Kahn, porte parole de G Darmanin -

 

Palestine

Solidarité

Terrorisme

Rima Hassan

Pas de feu vert du Parlement européen

Pas d'enquête en flagrance

Parquet de Paris ?

Rima Hassan est élue députée européenne pour la liste La France Insoumise (LFI). Elle est franco‑palestinienne et milite activement pour la cause palestinienne. Depuis son entrée à l’hémicycle, elle a multiplié les prises de position et les interventions sur les réseaux sociaux, notamment en soutenant la résistance palestinienne et en relayant des contenus critiquant Israël.

Réactions parlementaires

Le Parlement européen n’a pas donné de feu vert à une procédure disciplinaire contre Hassan. Les débats se sont concentrés sur la question de l’immunité parlementaire et sur la nécessité de lever cette protection si des poursuites étaient engagées 

  • Une vidéo YouTube (id 6) montre que Hassan a été entendue dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », mais aucune enquête en flagrance n’a été menée à ce jour.

Action du Parquet de Paris

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a signalé les propos de Hassan au parquet de Paris, les qualifiant d’inacceptables et les reliant au délit d’apologie du terrorisme 

  • Le parquet a reçu un signalement officiel, mais aucune décision de poursuite n’a encore été rendue. Le ministère de la Justice a rappelé que le signalement ne constitue pas une caractérisation de l’infraction  (publicsenat.fr)

Questions de nationalité et de législation

  • Hassan a réaffirmé qu’elle ne peut pas être déchue de sa nationalité française, car elle ne serait pas apatridée 
  • Le débat sur la déchéance de nationalité a été évoqué par plusieurs ministres, mais la législation française interdit de créer une situation d’apatride  (publicsenat.fr)

Rima Hassan est accusée d’apologie du terrorisme suite à ses publications et à sa présence à des manifestations pro‑Hamas.

Le Parlement européen n’a pas autorisé de procédure disciplinaire contre elle, et aucune enquête en flagrance n’a été ouverte.

Le Parquet de Paris a reçu un signalement, mais aucune action judiciaire n’a encore été engagée. (Qwant).

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Placement en garde à vue

  • Date : 2 avril 2026
  • Motif : apologie du terrorisme pour un tweet publié le 26 mars 2026.
  • Procédure : la députée européenne de La France Insoumise sera jugée le 7 juillet 2026.
  • Détails de l’affaire : le tweet faisait référence à Kōzō Okamoto, ancien membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et responsable du massacre de l’aéroport de Lod‑Tel Aviv en 1972, qui a fait 26 morts.
  • Réaction : le parquet a précisé que la garde à vue ne nécessitait pas la levée de l’immunité parlementaire, car elle relevait d’une enquête de flagrance (ledevoir.com)

Déclarations publiques

  • Sur X : Rima Hassan a cité les propos d’Okamoto : « *J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne … » et a partagé un texte en anglais rappelant son implication dans l’attaque.
  • Sur la cause palestinienne : elle a qualifié l’État d’Israël de « terroriste » et a appelé les Franco‑Palestiniens à rejoindre la « résistance armée palestinienne ».
  • Sur le Hamas : elle a affirmé que la légitimité de la résistance armée palestinienne est reconnue par les résolutions de l’ONU, et a critiqué la « colonialité du monde ».
  • Sur la justice : elle a dénoncé ce qu’elle considère comme un « harcèlement judiciaire » et une « police politique » (huffingtonpost.fr)

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Justice

- Louis Sarkozy

Plainte classée sans suite

Ambassade d'Algérie

- Rima Hassan

Poursuivie

- Par Nabil Boudi

Avocat.

Le parquet qui a classé l’affaire contre Louis Sarkozy est le même qui a poursuivi Rima Hassan en justice.
Cette information est confirmée par plusieurs posts Facebook et tweets :

  • Le parquet qui a poursuivi Rima Hassan en justice est le même que celui qui a classé l’affaire contre Louis Sarkozy sans suite (facebook.com)

Rôle de Nabil Boudi
Nabil Boudi est mentionné comme avocat dans les publications où il rappelle que la plainte contre Louis Sarkozy a été classée sans suite, tout en soulignant que le même parquet poursuit aujourd’hui Rima Hassan :

  • « La plainte avait été classée sans suite par le même parquet qui décide de poursuivre aujourd’hui Rima Hassan » (x.com)

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Palestine

Sacha Straub-Kahn, porte parole de G Darmanin

Fuites mensongères contre R Hassan

Illégales

GAV

Presse

Drogue

Diffamation.

Contexte juridique et médiatique autour de Sacha Straub‑Kahn et Rima Hassan

1. Garde à vue de Rima Hassan

  • L’éurodéputée LFI a été placée en garde à vue le 2 avril 2026.
  • Elle a déposé plainte pour violation du secret de l’enquête après que des fuites aient été publiées dans la presse pendant son placement.
  • La plainte s’appuie notamment sur un article du Canard enchaîné qui affirme que Sacha Straub‑Kahn a échangé avec plusieurs journalistes pendant l’audition et a discuté du contenu de la garde à vue. (lemonde.fr)

2. Rôle de Sacha Straub‑Kahn

  • Sacha Straub‑Kahn est le porte‑parole du ministère de la Justice, nommé par Gérald Darmanin en août 2025.
  • Il a été accusé d’avoir organisé les fuites auprès des journalistes lors de la garde à vue de Rima Hassan (Facebook : « Le porte‑parole du ministère de la Justice a organisé les fuites… »). (facebook.com)
  • En réponse, Straub‑Kahn a déclaré avoir déposé plainte pour diffamation et pour « injures antisémites inacceptables » contre les informations relayées par la presse. Il a précisé que ses échanges avec les journalistes sont réguliers et ne touchent jamais le fond des dossiers. (lemonde.fr)

 3. Réaction de Gérald Darmanin

  • Le ministre a annoncé avoir saisi l’inspection générale de la justice pour ces fuites, après la question de Thomas Portes (LFI).
  • Il a reproché à Straub‑Kahn de mettre « particulièrement en danger un magistrat » et a cité la présence de plus de 300 messages antisémites ciblant Straub‑Kahn sur les réseaux sociaux.
  • Darmanin a appelé à condamner l’antisionisme et l’antisémitisme dans les rangs de l’Assemblée nationale.

4. Allégations de substances illicites

  • Plusieurs médias ont évoqué la découverte de « quelques grammes » d’une drogue de synthèse dans le sac de Rima Hassan.
  • Le parquet a indiqué qu’il fallait attendre les résultats d’analyses complémentaires pour se prononcer.
  • Le ministère public a précisé que Rima Hassan avait acheté légalement du CBD dans un magasin à Bruxelles et qu’il n’y avait aucune preuve d’une drogue de synthèse dans son organisme.

5. Enquête ouverte

  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violation du secret de l’enquête, motivée par la temporalité et le degré de précision des informations publiées avant toute communication officielle.
  • Rima Hassan sera jugée pour apologie du terrorisme concernant un de ses posts sur X.

(lemonde.fr)

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Palestine

Sacha Straub-Kahn, porte parole de G Darmanin

Fuites mensongères contre R Hassan.

Scandale d’État : fuites mensongères contre Rima Hassan

Sacha Straub‑Kahn, porte‑parole du ministère de la Justice, est accusé d’avoir organisé des fuites d’informations pendant la garde à vue de la députée européenne Rima Hassan(facebook.com)

Contexte des fuites

  • Rima Hassan a été placée en garde à vue le 2 avril après un tweet sur un militant pro‑Palestinien.
  • Des médias ont relayé des informations falsifiées (ex. « quelques grammes de drogue de synthèse ») qui ont alimenté une offensive médiatique contre la députée (revolutionpermanente.fr)
  • Le parquet de Paris a d’abord évoqué des « matières s’apparentant à du CBD et du 3‑MMC », puis a finalement indiqué qu’aucune drogue n’avait été détectée, mais que d’autres analyses étaient en cours.

Rôle présumé de Sacha Straub‑Kahn

  • Selon Le Canard enchaîné, le porte‑parole aurait échangé des informations avec plusieurs journalistes pendant l’audition de Hassan
  • Il est allégué qu’il a alimenté l’offensive médiatique en brisant le secret de l’instruction, ce qui constituerait un scandale d’État (linsoumission.fr)

 Réactions et implications

  • La campagne de désinformation est perçue comme faisant partie d’une stratégie plus large visant à criminaliser les voix pro‑Palestiniennes en France (revolutionpermanente.fr) 
  • Des critiques politiques, notamment de Jean‑Luc Mélenchon, soulignent que ce scandale illustre un « crepuscule de l’État de droit » (linsoumission.fr)

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mardi 24 mars 2026

Violences conjugales - Plainte au lieu d'une main courante inutile - Laurent Boyer -

 

Violence conjugale

Pas de main courante inutile mais plainte

Enregistrement obligatoire

Pas d'éviction des victimes

Une plainte vaut plus que 6 mains courantes.

Main courante

  • Enregistrement administratif auprès de la police/gendarmerie.
  • Ne déclenche pas automatiquement d’enquête judiciaire.
  • Sert de constat : utile pour documenter des faits, surtout si la victime n’est pas prête à porter plainte immédiatement.

Plainte

  • Déclaration officielle qui ouvre une enquête pénale.
  • Peut être déposée à la police, à la gendarmerie ou en ligne (service « plainte en ligne »).
  • L’enquêteur (policier, gendarme ou magistrat) est tenu de la transmettre au procureur.
  • La victime bénéficie d’un suivi juridique (protection, mesures d’éloignement, assistance).

Enregistrement obligatoire

  • La loi impose que toute plainte pour violences conjugales soit enregistrée et traitée.
  • Les forces de l’ordre ne peuvent pas refuser d’enregistrer une plainte légitime.

Protection des victimes

  • Le dépôt d’une plainte ne doit pas entraîner l’éviction du domicile de la victime.
  • Des dispositifs d’hébergement d’urgence et de protection (ordonnances de protection, mesures d’éloignement) sont prévus.

Valeur juridique

  • Une plainte a plus de poids qu’une simple main courante : elle déclenche le processus judiciaire, alors que la main courante ne constitue qu’un témoignage sans suite obligatoire. (Qwant).

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Violences conjugales

Laurent Boyer, ancienne vedette de la TV

Atteintes à la vie privée contre son ex compagne.

Détails des faits reprochés

Élément

Description

Source

Violences physiques

C‑déposé par l’ex‑compagne, incluant un incident de réveillon où il aurait craché sur elle.

20minutes.fr

Violences psychologiques

Harcèlement, insultes, humiliations, jalousie excessive.

20minutes.fr

 

public.fr

Atteinte à la vie privée

Publication de photos intimes d’elle sur Facebook et Instagram, création d’un compte Facebook se faisant passer pour elle.

public.fr

huffingtonpost.fr

Impact professionnel

Suspension d’antenne à RTL, suspension de ses émissions.

20minutes.fr

Défense de Laurent Boyer

  • Négation des faits : il affirme ne jamais avoir été violent, ne se souvient pas de l’incident de réveillon, et se décrit comme « fou amoureux » de son ex‑compagne. 20minutes.fr    public.fr
  • État de santé : diagnostiqué HPI (haut potentiel intellectuel) et TDAH, ce qui explique son comportement parfois déroutant en justice. 20minutes.fr
  • Obligation de soins : le procureur a demandé un suivi psychologique. public.fr

 Conséquences immédiates

  • Examen psychiatrique : constat d’un trouble de l’humeur et de difficultés à tolérer la frustration, recommandation de suivi psychologique et addictologique. huffingtonpost.fr

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lundi 16 mars 2026

Avortement - Foetus - Personne - Hommes - Femmes - Lois - Zara Larsson - Suède-

 

Avortement : le fœtus est-il une personne ?

What fetal personhood means:

“If you had a law that said we’re going to pass an unequal amendment that makes it official that women do not have the same rights as other people, I think people would be pretty upset. This is the world we’re going to live in.” - Mary Ziegler

Ce que signifie la personnalité juridique du fœtus : « Si une loi stipulait que nous allons adopter un amendement inégalitaire officialisant le fait que les femmes n’ont pas les mêmes droits que les autres personnes, je pense que les gens seraient très indignés. C’est le monde dans lequel nous allons vivre.» – Mary Ziegler

Fetal personhood désigne la reconnaissance juridique du fœtus comme une « personne » dotée de droits civils et constitutionnels, similaires à ceux des personnes déjà nées.

  • Conséquence juridique : le fœtus pourrait bénéficier de protections contre l’avortement, la recherche ou d’autres interventions, au même titre que les adultes.
  • Impact sur les droits des femmes : si le fœtus est considéré comme une personne à part entière, les droits reproductifs des femmes peuvent être restreints ou subordonnés à ceux attribués au fœtus.
  • Débat : les partisans soutiennent que cela protège la vie dès la conception, tandis que les opposants estiment que cela crée une inégalité de droits entre les femmes et les hommes, comme le souligne Mary Ziegler dans la citation.

En résumé, le concept de « fetal personhood » implique que le fœtus serait légalement traité comme une personne, ce qui aurait des répercussions majeures sur la législation relative à l’avortement et aux droits reproductifs.

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Zara Larsson assure avoir perdu un contrat à 3 millions de dollars après avoir fait un commentaire sur l’avortement.

Après avoir fait une commentaire sur l’avortement sur ses réseaux sociaux, Zara Larsson essuie aujourd’hui des critiques de la part de certains fans. Mais pour la star suédoise, il est important d’être en mesure de plaisanter sur ce type de sujets.

(…) Pour la chanteuse, plaisanter sur ce genre de sujet permet également de le rendre plus facile à aborder. "Cela ne doit pas être tabou. Cela ne doit pas être perçu comme quelque chose de mauvais que les femmes feraient."

zara-larsson-assure-avoir-perdu-un-contrat-a-3-millions-de-dollars-apres-avoir-fait-une-blague-sur-l-avortement

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vendredi 13 mars 2026

Notes de frais. Laurent Wauquiez obligé de les présenter.

 

Sur plusieurs années. De 2019 à 2023.

Frais de séjour, de déplacement, de restauration, de représentation, de mission.

Justificatifs. Reçus. Factures

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La région a eu du mal à obéir aux décisions de justice.
Mises en demeure.
Avantage juridique pour les associations et les médias.
Transparence des dépenses publiques.
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Wauquiez a invité à manger Houellebecq.

Total de l'addition : 1 248 euros.

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jeudi 5 mars 2026

Justice - Accès - 50 euros - Taxe - Prud'hommes - Tribunal judiciaire - Ana Pitch - Livre

 

Contribution de 50 € pour saisir le tribunal judiciaire ou les prud’hommes

Depuis le 1 mars 2026, toute personne qui introduit une procédure civile devant le tribunal judiciaire ou une action devant le conseil des prud’hommes doit acquitter une contribution pour l’aide juridique d’un montant de 50 €.
Cette mesure, issue de la loi de finances pour 2026, constitue une condition de recevabilité de la demande : sans paiement, la requête sera irrecevable, sauf invitation du greffe à régulariser dans un délai d’un mois.

Modalités de paiement

Étape

Action

Détails

1

Dépôt de la requête ou de l’assignation

Le paiement doit être effectué au moment du dépôt.

2

Timbre fiscal

Le timbre de 50 € est électronique et s’achète uniquement en ligne.

3

Justificatif

Le justificatif de paiement doit être joint au dossier.

4

Validité

Le timbre est valable 12 mois à compter de son achat.

5

Remboursement

Si le timbre n’est pas utilisé, il peut être remboursé dans un délai de 18 mois.

Si un avocat est engagé, il peut avancer le paiement et l’inclure dans ses honoraires pour ne pas retarder la procédure  (service-public.gouv.fr)

Exemptions

La contribution n’est pas due dans plusieurs cas :

  • Bénéficiaires de l’aide juridictionnelle (totale ou partielle)  (service-public.gouv.fr)
  • L’État  (village-justice.com)
  • Procédures devant des juridictions spécifiques : CIVI, juge des enfants, juge des libertés et de la détention, magistrat chargé du contrôle des mesures privatives, juge des tutelles  (village-justice.com)
  • Procédures de surendettement, redressement ou liquidation judiciaires  (village-justice.com)
  • Injonction de payer (y compris l’opposition)  (village-justice.com)
  • Certaines procédures électorales et l’homologation d’une convention parentale devant le juge aux affaires familiales  (village-justice.com)

Cadre juridique

  • Article 128 de la loi de finances pour 2026 instaure la contribution de 50 € en matière civile et prud’homale, en première instance, par le demandeur  (roulot-avocat.fr)
  • Le Conseil constitutionnel a validé la disposition dans sa décision du 19 février 2026 (n° 2026‑901 DC) en confirmant qu’elle ne porte pas atteinte disproportionnée au droit d’accès à la justice  (village-justice.com)
  • Le décret précisant les modalités de paiement est attendu prochainement, mais l’entrée en vigueur est fixée au plus tard le 1 mars 2026, avec des compléments possibles le 1 mai 2026  (roulot-avocat.fr)

En résumé, pour saisir le tribunal judiciaire ou les prud’hommes en première instance à partir du 1 mars 2026, il faut payer un timbre fiscal de 50 € (exemptions listées ci‑dessus). Le paiement se fait en ligne, le justificatif doit être joint au dossier, et le timbre est valable 12 mois. Si vous êtes bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ou si votre procédure relève d’une des juridictions exemptées, vous n’avez pas à verser cette contribution.

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Ana Pich

Dessins sur tribunal

Elle a frappé son agresseur

Culture du viol, misogynie, incompétence, violence judiciaire, victimisation secondaire

Cauchemar

Qui est Ana Pich ?

Ana Pich est une journaliste et dessinatrice d’audience originaire de Nantes. Elle parcourt les tribunaux de Strasbourg, Nantes et Paris pour illustrer les procès et mettre en lumière les injustices judiciaires : violences policières, discriminations, violences sociales, etc. Son livre « Chroniques de l’injustice ordinaire » (éditions Massot, 2023) compile plus de 200 dessins de procès  (youtube.com)

 

 


Ana Pich

Dessins sur tribunal

1 Demande de sanction d'une victime qui se défend.

Ana Pich est une dessinatrice d’audience engagée qui utilise le dessin pour exposer les violences et les biais du système judiciaire français, à travers son livre Chroniques de l’injustice ordinaire et ses publications sur Instagram. (Qwant).

Les extraits décrivent plutôt son expérience personnelle d’une affaire de violence sexuelle à 18 ans, où la police n’a pas mené d’enquête approfondie  (france3-regions.franceinfo.fr)

« Cette recherche, c’était personnel. Ça me prend aux tripes » (france3-regions.franceinfo.fr)

  • Éducation : elle veut rendre la justice compréhensible pour le grand public et les professionnels du droit.
  • Militantisme : elle considère le dessin comme un outil de mobilisation contre les injustices systémiques.
  • Soulagement personnel : le dessin l’aide à gérer son stress et à exprimer ses questionnements.

« Dessiner c’est ma façon de militer » (france3-regions.franceinfo.fr)

« J’écris et je dessine pour me soulager, ça répond à un besoin personnel » (france3-regions.franceinfo.fr)

 


Ana Pich

Dessins sur tribunal

2 Juge terrifiante : « Comment on en arrive là ? »

Le livre : Chroniques de l’injustice ordinaire

En octobre 2023, elle publie une bande dessinée illustrée de plus de 200 pages intitulée « Chroniques de l’injustice ordinaire » (éditions Massot). Le livre rassemble plus de 200 histoires judiciaires qu’elle a observées, mettant en lumière les violences judiciaires et les biais du système.

Réactions et retours

  • Elle a reçu des retours positifs de juges, prévenus, parents et avocats.
  • Une juge a exprimé son appréciation de son honnêteté intellectuelle.
  • Elle a rencontré des étudiants de la faculté de droit de Nantes et des militants locaux, ce qui renforce son impact.

« C’est cool d’avoir des retours, de partager des points de vue » (fragil.org)

« Une juge… m’a dit qu’elle avait aimé le livre » (fragil.org)

« Au niveau du milieu militant nantais… il y a forcément une résonance » (fragil.org)

 

« Ce livre qu’elle a voulu à un prix abordable, car « ça n’aurait aucun sens de le mettre à 40 euros » » (fragil.org)

« Dans l’ouvrage, vous décrivez plus de 200 histoires judiciaires… » (streetpress.com)

« Le livre est d’ailleurs également disponible à la Bibliothèque Universitaire de droit » (fragil.org)

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mardi 3 mars 2026

Enfance maltraitée - Parents punis par la justice - Jurisprudence - Cinéma - La Maison des femmes - 25 Gisèle Halimi - Clermont-Ferrand -

 

Enfance maltraitée

Arrêté historique

Violences éducatives

Jurisprudence

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

Dignité et intégrité de l'enfant

Père puni.

Arrêt historique du 14 janvier 2026 : abolition du « droit de correction » parental

La Cour de cassation a, le 14 janvier 2026, cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz qui invoquait un « droit de correction » parental. L’arrêt confirme qu’aucun texte français, national ou international, ne reconnaît un tel droit. Il rappelle que la protection de l’enfant prime sur toute prétendue tradition éducative violente.

  • Citation : « Il n’existe pas de « droit de correction parental » dans la loi française, les textes internationaux ou la jurisprudence moderne »  (theconversation.com)
  • Citation : « La Cour de cassation a cassé la relaxe, prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz au nom d’un « droit de correction » des parents »  (brut.media)

Violences éducatives : cadre juridique et pénal

Élément

Texte / Article

Conséquence

Violences sur mineur < 15 ans

Article 222‑13 du Code pénal

3 ans d’emprisonnement + 45 000 € d’amende, portée à 5 ans + 75 000 € si l’auteur est ascendant légitime

Autorité parentale

Article 371‑1 du Code civil (modifié 2019)

« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques »

Convention internationale

Article 19 de la Convention de l’enfant (1989)

Obligation de protéger l’enfant contre toute forme de violence

« Aucune forme de violence sur un enfant ne saurait être justifiée par un objectif éducatif »  (brut.media)

Jurisprudence récente

  • Arrêt de 14 janvier 2026 : la Cour de cassation rappelle l’interdiction absolue des violences éducatives, même lorsqu’elles sont qualifiées de « éducatives »  (actu-juridique.fr)
  • Arrêt de 18 avril 2024 (cour d’appel de Metz) : relaxe le père Yves Milla en invoquant un droit de correction, décision cassée en 2026  (brut.media)
  • Arrêt de 17 décembre 1819 : principe historique limitant le devoir paternel de correction, rappelé par la Cour de cassation  (actu-juridique.fr)

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

  • StopVEO (association de protection de l’enfance) a lancé des formations pour les professionnels de la petite enfance, de l’animation et de la protection de l’enfance depuis 2023, visant à prévenir les violences éducatives ordinaires (VEO)  (stopveo.org)
  • Ateliers « être parent par tous les temps » : proposés depuis juillet 2022 pour soutenir les parents dans une éducation non violente  (stopveo.org)
  • Sensibilisation : campagnes médiatiques (TV, YouTube, réseaux sociaux) et outils de prévention (affiches, flyers) diffusés par StopVEO pour informer le public sur les VEO et leurs conséquences  (stopveo.org)

Dignité et intégrité de l’enfant

  • La Cour de cassation souligne que la dignité et l’intégrité de l’enfant sont protégées par la loi et les conventions internationales.
  • Les violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont définitivement interdites et constituent un délit aggravé par le lien de parenté  (facebook.com)

Cas concret : père puni

  • Yves Milla a été condamné en 2023 par le tribunal de Thionville à 18 mois de prison avec sursis probatoire et au retrait de l’autorité parentale pour des violences (fessées, gifles, insultes, tirage par le col) sur ses deux fils entre 2016 et 2022  (brut.media)
  • La relaxe prononcée en 2024 par la cour d’appel de Metz a été annulée en 2026, réaffirmant la responsabilité pénale du père pour ces actes.

« La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d’appel de Nancy pour qu’elle le juge à nouveau »  (brut.media)

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Cinéma

« La Maison des femmes »

Collectif au service des femmes qui subissent des violences

Par Mélisa Godet

Film choral.

Le film s’inspire de la Maison des femmes de Saint‑Denis, créée en 2016 par la gynécologue‑obstétricienne Ghada Hatem‑Gantzer pour accompagner les femmes victimes de violences. Le collectif, fondé en 2016, est un lieu de soin, d’écoute et de solidarité où les équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, médiateurs, artistes) travaillent à la reconstruction des victimes (lemonde.fr)

Format et narration

La Maison des femmes adopte la forme du film choral, reflétant la structure même du centre où chaque personnage (soignants et patientes) possède son propre espace narratif. Le réalisateur choisit cette approche pour mettre en valeur la pluralité des voix et des expériences (telerama.fr)

Synopsis

Dans ce lieu unique, Diane (interprétée par Karin Viard), Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent et redonnent confiance à des femmes victimes de violences sexuelles, conjugales, d’exil ou d’excision. Le film explore la saine colère contre le patriarcat, le manque de moyens et l’injustice, tout en montrant la résilience et l’énergie inépuisable de l’équipe (lemonde.fr)

Le film est présenté dans les cinémas Pathé et a été promu via des plateformes comme AlloCiné et Franceinfo. Il a également été présenté à des festivals, notamment le Festival Les Arcs, où il a reçu le Prix du public en Abitibi (lesarcs-filmfest.com)

« À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. »  (franceinfo.fr)

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Le 25 Gisèle Halimi à Clermont‑Ferrand

Le 25 Gisèle Halimi est un centre dédié aux femmes situé à Clermont‑Ferrand, inauguré le 25 novembre 2023 (Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes) et ouvert à ses portes le 18 décembre 2023. Il s’agit d’un guichet unique de 700 m² qui regroupe plusieurs services essentiels pour les femmes de la ville, de la métropole et du Puy‑de‑Dôme.

Objectifs et public cible

  • Accès aux droits fondamentaux pour toutes les femmes, y compris celles sans domicile fixe ou en situation irrégulière.
  • Accès à la santé (santé sexuelle et reproductive, gynécologie).
  • Soutien et accompagnement contre les violences sexistes et sexuelles, qu’elles soient conjugales ou non.
  • Insertion socio‑professionnelle et accompagnement parental.
  • Espace de répit et d’échange, ouvert à toutes les femmes, sans jugement.
  • Promotion de l’identité de genre et d’une société inclusive.

Ces objectifs sont détaillés dans les communiqués de la Ville de Clermont‑Ferrand et des partenaires associés  (clermontinfos63.fr)

Gouvernance et partenaires

  • Mission Égalité des Droits de la Ville de Clermont‑Ferrand : coordination, accueil de premier niveau et orientation.
  • Associations permanentes :
    • Planning Familial 63 (centre de santé gynécologique, écoute en santé sexuelle).
    • AVEC France‑Victimes 63 (point accueil de jour, accompagnement des victimes de violences).
    • CIDFF 63 (insertion professionnelle, permanences juridiques).
  • Partenaires ponctuels : Conseil Départemental, CAF 63, Défenseure des Droits, CHU, etc.
  • Le projet bénéficie d’un budget important : 358 576 € alloués en 2024 par la Ville, avec un investissement total prévu de 2,5 millions € pour l’acquisition du bâtiment d’ici 2026  (unccas.org)

 

Services permanents

Service

Description

Planning Familial 63

Centre de santé gynécologique, suivi médical, écoute en santé sexuelle.

AVEC France‑Victimes 63

Point accueil de jour, accompagnement pour le départ du domicile, suivi psychologique.

CIDFF 63

Insertion professionnelle, permanences juridiques spécialisées en droit de la famille.

Mission Égalité des Droits

Coordination, accueil de premier niveau, orientation.

Activités collectives

  • Ateliers socio‑esthétiques, gravure‑écriture.
  • Groupes de parole pour femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.
  • Activités physiques adaptées, arts martiaux, équithérapie.
  • Ces activités sont organisées en partenariat avec diverses structures locales  (unccas.org)

Impact depuis l’ouverture

  • Plus de 7 800 femmes accueillies depuis décembre 2023, dépassant largement les prévisions  (unccas.org)
  • Plus de 2 500 personnes (hors permanences) ont déjà franchi les portes du centre depuis son ouverture le 18 décembre 2023  (lamontagne.fr)
  • L’équipe de la Mission Égalité des Droits passe de 4 à 6 agents d’ici la fin de l’année pour répondre à la demande croissante  (unccas.org)

Réception et témoignages

Les bénéficiaires soulignent la qualité d’accueil, la bienveillance de l’équipe et la sensation de bien‑être dans ce lieu sécurisé et accueillant. Des citations de femmes accueillies illustrent ces points :

  • « Un lieu rassurant et accueillant sans jugement »  (unccas.org)
  • « L’équipe est charmante et serviable »  (unccas.org)
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La Femme de – Film de David Roux

Réalisateur et scénario

Le film est réalisé par David Roux, qui a déjà signé deux courts‑métrages (Leur jeunesse 2012, Répétitions 2014) et son premier long‑métrage L’Ordre des médecins 2019 

Le scénario est co‑écrit par David Roux et Gaëlle Macé, et s’inspire du roman Son nom d’avant d’Hélène Lenoir(fifsaintjeandeluz.com)

Marianne, épouse d’un riche industriel, est modèle de la vie bourgeoise mais se sent prisonnière d’un réseau d’obligations sociales et familiales. À 40 ans, le confort de la vaste demeure familiale se transforme en un piège impitoyable. Lorsque l’ombre de son passé resurgit, une brèche s’ouvre, lui laissant la possibilité d’une autre vie — et la question demeure : à quel prix ? (allocine.fr)

  • Première mondiale : 25 août 2025, Festival du Film Francophone d’Angoulême (crew-united.com)
  • Sélection : Festival International du Film de Saint‑Jean‑de‑Luz 2025 (hors compétition) 

Réception critique

Le film est salué comme un huis‑clos psychologique d’une rare maîtrise, mettant en scène une femme enfermée dans un carcan patriarcal 

Il a été comparé à des œuvres de Chabrol et Ozon pour son traitement de la bourgeoisie  (inthemoodforcinema.com)

04 26 

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