Israël
Enrichissement illégal de 8 banques dont la BNP
L'Humanité
· BNP Paribas a été assignée en justice en juin 2025 par l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi) pour manquement à son devoir de vigilance. L’association lui reproche de ne pas avoir mentionné dans son plan de vigilance ses activités financières soutenant Israël, notamment :
· Une levée de fonds de 8 milliards de dollars pour le compte du gouvernement israélien en mars 2024, à laquelle BNP Paribas a participé à hauteur de 2 milliards de dollars (via l’achat d’obligations à échéances 2029, 2034 et 2054).
· Des liens avec Elbit Systems, principal fournisseur d’armes de l’armée israélienne, via des prêts et des investissements. Ces activités sont jugées susceptibles de contribuer à des violations des droits humains en Palestine (Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est) et à la colonisation israélienne, considérée comme illégale par la Cour internationale de justice (CIJ) (letelegramme.fr)
(ledauphine.com) (lemediatv.fr)
· Aucune condamnation pénale ou financière n’a encore été prononcée contre BNP Paribas à ce jour (24 juillet 2026). L’affaire est en cours devant le tribunal judiciaire de Paris
Autres banques mentionnées
· Les sources citent cinq banques françaises (BNP Paribas, Banque Populaire, Caisse d’Épargne, Société Générale, Crédit Agricole) comme ayant investi ou prêté à des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes illégales ou l’industrie de l’armement israélienne. Ces investissements sont documentés par des rapports d’ONG et des données de l’ONU
· Aucune information ne confirme une condamnation ou une enquête spécifique pour « enrichissement illégal » contre ces 8 banques (incluant BNP Paribas) en Israël ou ailleurs. Les actions en justice et les rapports se concentrent sur des allégations de complicité via le financement d’activités controversées, mais pas sur une qualification pénale d’« enrichissement illégal »
(fidh.org) (assopalestine13.org)
Position de BNP Paribas
· La banque a confirmé avoir été mise en demeure en décembre 2024 par Jurdi, puis assignée en mars 2025. Elle n’a pas encore communiqué de désengagement concret des activités controversées
Cadre juridique et contexte
· La loi française sur le devoir de vigilance impose aux grandes entreprises de publier un plan pour prévenir les risques de violations des droits humains. Les plaignants estiment que BNP Paribas n’a pas respecté cette obligation en omettant de mentionner ses activités liées à Israël
(letelegramme.fr) (ledauphine.com)
· La CIJ a statué le 19 juillet 2024 que la colonisation israélienne est illégale et équivaut à une annexion de facto, un crime de guerre selon la quatrième convention de Genève (fidh.org)
Résumé des actions en cours
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Acteur |
Action |
Statut (juillet 2026) |
Montant/Activité concerné |
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Jurdi vs BNP Paribas |
Assignation pour manquement au devoir de vigilance |
En cours (tribunal judiciaire de Paris) |
8 milliards $ (levée de fonds), Elbit Systems |
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ONG (FIDH, LDH, etc.) |
Courriers et mobilisation |
Dialogue en cours |
28,1 milliards $ de prêts/garanties (2021–2024) |
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ONU/rapports |
Liste des entreprises liées à la colonisation |
Référencement en cours |
Investissements dans 21 sociétés (3,3 milliards $) |
(Qwant)
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Israël
Barbara Butch trouve la guerre atroce
« J'entends pas les basses ! »
Miradors, explosions, cadavres palestiniens. Tout la dérange.
· L’interruption de son concert à Grenoble le 18 juillet 2026 par des militants pro-palestiniens, en réaction à sa signature passée d’une tribune soutenant la loi Yadan (une proposition controversée visant à criminaliser la critique d’Israël, finalement abandonnée) (humanite.fr) (franceinfo.fr)
· Ses liens avec Israël : elle a animé un concert à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en 2025, deux ans après le début de l’opération militaire à Gaza (contre-attaque.net)
· Les réactions à son encontre : des accusations d’antisémitisme et de soutien à Israël, ainsi que des soutiens de personnalités politiques et culturelles (facebook.com)
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Israël
Barbara Butch
Edwy Plenel la soutient
Pas d'antisémitisme
Mediapart et Libération sont dangereux
Gauche pense à ses privilèges
Non intersectionnelle
Critiques envers Médiapart et Libération
Les deux médias sont accusés par certains de biaiser leur couverture de l'affaire, soit en minimisant les accusations d'antisémitisme (selon leurs détracteurs), soit en les amplifiant (selon leurs défenseurs).
· Libération : Le journal a mis en avant le témoignage de Barbara Butch sur sa une, sous le titre « L'antisémitisme a pris un autre visage », ce qui a été interprété par certains comme une instrumentalisation de la cause antisémite pour servir un récit politique. Source : (facebook.com)
· Médiapart : Bien que Médiapart n'ait pas directement couvert l'affaire dans ses dernières unes (la une du 21/07/2026 porte sur un autre sujet (mediapart.fr), le média est régulièrement pointé du doigt par ses détracteurs pour son positionnement éditorial perçu comme partial sur le conflit israélo-palestinien. Certains y voient une dérive militante qui nuit à la neutralité journalistique.
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Point |
Détails |
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Soutien d'Edwy Plenel |
Il défend Barbara Butch contre les accusations d'antisémitisme et dénonce un harcèlement ciblé. |
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Accusations d'antisémitisme |
Barbara Butch affirme en être victime, mais le débat porte sur la nature de ces attaques. |
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Rôle de Libération |
Le journal a mis en avant son témoignage, ce qui a alimenté les polémiques. |
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Critiques envers Médiapart |
Accusé de partialité dans sa couverture du conflit israélo-palestinien. |
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Contexte politique |
L'affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la liberté d'expression et l'antisémitisme. |
(Qwant)
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Palestine
Barbara Butch et Laurent Nunez
Liberté d'expression pour diffamer la cause palestinienne
Manipulation de l'opinion
Contre-attaque
- Barbara Butch, DJ et directrice artistique de Nuit Blanche 2026 à Paris, devait se produire gratuitement au festival Cabaret Frappé à Grenoble.
- Des collectifs propalestiniens et la section locale de La France insoumise (LFI) ont appelé au boycott ou à la déprogrammation de son concert, lui reprochant d’avoir signé une tribune en soutien à la proposition de loi « Yadan » (avril 2026), initialement présentée comme un outil de lutte contre l’antisémitisme, mais perçue par ses opposants comme un risque de criminalisation de la critique d’Israël et de la mobilisation propalestinienne.
« La proposition de loi avait finalement été retirée par ses auteurs le 16 avril 2026. »
Le 18 juillet 2026, une centaine de manifestants (voire plusieurs centaines selon les sources) ont interrompu son set en scandant des slogans, forçant l’arrêt du concert après 20 minutes. La mairie de Grenoble a porté plainte pour « délit d’entrave concertée aux libertés » (blogs.mediapart.fr) (huffingtonpost.fr)
Réactions et positions
1. Soutien à Barbara Butch
- Plus de 300 artistes (dont Alain Chabat, Géraldine Nakache, Andréa Bescond, les frères Dardenne) ont signé une tribune dans Libération et Le Huffington Post :
« La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire. Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de ses opinions. »
- Le texte dénonce une « tentative d’écarter les artistes juifs de l’espace public » et souligne que « agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine »
Barbara Butch a elle-même déclaré dans Le Monde :
« L’antisionisme invoqué par les manifestants n’est autre que le vêtement de l’antisémitisme. »
Elle a aussi évoqué une campagne de haine (homophobe, grossophobe, antisémite) après sa prestation aux JO de Paris 2024 et son rôle à Nuit Blanche 2026 (huffingtonpost.fr)
2. Condamnation de l’interruption du concert
- Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a condamné l’interruption du concert, la qualifiant d’atteinte à la liberté d’expression et liant l’incident à une montée de l’antisémitisme (lelibrepenseur.org)
Sur les réseaux sociaux, il a réaffirmé cette position, bien que le contenu exact de ses déclarations ne soit pas détaillé dans les sources disponibles (instagram.com)
La mairie de Grenoble a dénoncé des « jets de bouteilles en verre visant délibérément la scène » et ouvert une enquête (huffingtonpost.fr)
3. Justification de la protestation
- Les manifestants ont refusé la séparation entre la vie culturelle et le conflit israélo-palestinien :
« Il ne peut pas y avoir de normalité complète pendant qu’une population est détruite, déplacée ou privée de ses droits. »
- Leur action visait à rendre visible ce que les institutions voulaient ignorer, transformant une controverse locale en débat national (blogs.mediapart.fr)
Certains y voient une stratégie de boycott culturel légitime, bien que controversée, pour faire pression sur les positions politiques (liberation.fr)
Enjeux juridiques et politiques
- Liberté d’expression vs. droit de protestation :
- Les organisateurs du concert et les signataires de la tribune assimilent l’interruption à une violence illégitime, tandis que les manifestants la présentent comme un acte de résistance démocratique.
- La loi française protège la liberté artistique, mais encadre aussi le droit de manifester (risque de « délit d’entrave »).
- Contexte électoral :
- L’affaire survient à un an des présidentielles, avec des tensions accrues sur les questions de laïcité, antisémitisme et soutien à la Palestine. Barbara Butch est explicitement présentée comme une « cible » par certains médias
Analyse : manipulation de l’opinion ?
- Arguments en faveur d’une instrumentalisation :
- La tribune signée par Barbara Butch (loi Yadan) a été perçue comme un soutien indirect à la politique israélienne, ce qu’elle conteste en affirmant lutter contre toutes les formes d’antisémitisme (huffingtonpost.fr)
Les réseaux sociaux amplifient les discours polarisés, avec des accusations croisées d’antisémitisme (contre les manifestants) et de complicité avec l’oppression palestinienne (contre l’artiste).
- Arguments contre une manipulation :
- Les manifestants ont assumé publiquement leur action, la présentant comme une réponse à une urgence humanitaire (Gaza) et à une loi perçue comme liberticide (blogs.mediapart.fr)
Le débat dépasse Barbara Butch : il porte sur l’espace laissé à la critique d’Israël en France, un sujet déjà explosif avant cet incident (liberation.fr)
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Les Pays-Bas ont annoncé l’interdiction de l’importation, de l’achat et de la vente de produits provenant des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés. Cette mesure entrera en vigueur le 22 septembre 2026.
Le gouvernement néerlandais justifie cette décision par son engagement à respecter ses obligations juridiques internationales, soulignant que ces colonies sont considérées comme illégales au regard du droit international. Cette interdiction s’inscrit dans une démarche similaire à celle déjà adoptée par l’Irlande, la Belgique et l’Espagne. (Qwant)
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