mercredi 4 mars 2026

Melania Trump au conseil de sécurité de l'ONU? Et les enfants du Moyen-Orient?

 

ONU

Melania Trump, présidente du conseil pour les enfants victimes de guerre dans le monde,  y compris ceux de son mari au Moyen-Orient?

Melania Trump a présidé, pour la première fois, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée aux enfants victimes de guerre à travers le monde.
Cette présidence a été saluée comme une première pour l’épouse ou l’époux d’un dirigeant en exercice  (franceinfo.fr)

1. Contradictions entre le discours et les actions américaines

  • Le président Donald Trump a souvent souligné que l’ONU « a un grand potentiel » mais « ne l’a jamais réalisé »  (lemonde.fr)
  • En même temps, les États-Unis ont lancé des frappes qui ont touché des villes et des écoles en Iran, ce qui a été qualifié d’hypocrisie par l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani : « Il est profondément honteux et hypocrite que… les États‑Unis aient convoqué cette réunion alors qu’en même temps ils ont lancé des missiles… »  (20min.ch)
  • Le retrait des États‑Unis de l’UNESCO et la décision de ne plus travailler avec la représentante spéciale de l’ONU pour les enfants dans les conflits armés renforcent cette perception de contradiction : « Les États‑Unis se sont retirés de l’UNESCO… » (20min.ch)

2. Critiques de la politique américaine sur la guerre et la paix

  • L’analyste Daniel Forti de l’International Crisis Group a exprimé le doute que la visite de Melania Trump marque un changement d’attitude de l’administration : « Cela va seulement renforcer les contradictions inhérentes à la politique américaine sur la guerre et la paix »  (20min.ch)
  • Le même analyste a noté que la création d’un « Conseil de paix » par le président américain pourrait « court‑circuiter le Conseil de sécurité » et que les arriérés de paiement américains (plus de 4 milliards  ) pèsent lourdement (20min.ch)

3. Réactions mitigées au sein du Conseil

  • Bien que Melania Trump ait reçu un accueil chaleureux de la part de nombreux membres du Conseil, y compris la Russie qui a « salué » sa présence  (lemonde.fr), certains observateurs ont souligné que cela ne suffit pas à effacer les critiques de l’administration Trump envers l’ONU : « Cela suffira‑t‑il à faire oublier les critiques de l’administration ? »  (20min.ch)
  • La Secrétaire générale adjointe Rosemary DiCarlo a rendu hommage à la Première dame mais a également rappelé la gravité des violations contre les enfants dans les conflits, soulignant que les chiffres restent alarmants : « Un enfant sur cinq dans le monde vit aujourd’hui dans une zone de conflit »  (news.un.org)

4. Points de vue sur la pertinence de la présidence

  • Certains voient la présidence de Melania Trump comme un historique et un symbolique (première fois qu’une conjointe d’un chef d’État préside le Conseil)  (lemonde.fr), mais d’autres considèrent que cela ne change pas la dynamique politique de l’ONU et peut même accentuer les tensions : « …la présence de l’ambassadeur iranien à la réunion d’urgence… »  (20min.ch)

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