Reconnaissance faciale
Les forces de l'ordre l'utilisent sur leurs téléphones
Surveillance de masse
Ils peuvent photographier qui ils veulent
Logiciel de reconnaissance faciale.
Les
forces de l’ordre françaises disposent depuis 2022 d’un logiciel de
reconnaissance faciale intégré aux smartphones professionnels NEO
(pour « nouvel équipement opérationnel ») et aux terminaux Neogend de
la gendarmerie.
Ce logiciel permet d’importer une photo prise sur place, de lancer une
recherche dans le fichier TAJ (Traitement d’antécédents
judiciaires) et d’obtenir une liste de correspondances possibles :
- Fonctionnalité de rapprochement par photographie : l’algorithme extrait des points caractéristiques du visage et les compare à des images stockées dans le TAJ.
- Accès depuis le terrain : l’application NEOFIC donne accès aux principaux fichiers de police, dont le TAJ, depuis le smartphone (clubic.com)
Utilisation illégale lors de contrôles d’identité
- 230 000 smartphones NEO sont utilisés par les policiers depuis 2022 et les Neogend depuis 2020 (next.ink)
- Les agents utilisent la caméra de ces terminaux pour prendre des photos de personnes en dehors du cadre légal, puis consultent le TAJ en temps réel : une pratique totalement illégale car le code de procédure pénale limite l’accès au TAJ aux enquêtes judiciaires et interdit son utilisation lors d’un contrôle d’identité (next.ink)
- Des témoignages montrent que des policiers ont pris des photos de manifestants sans demander de pièce d’identité, puis ont vérifié l’identité via le smartphone (next.ink)
- Le ministère de l’Intérieur a reconnu dans son rapport d’activité 2023 que le TAJ était « très fréquemment utilisé sur la voie publique », soulignant le risque d’une hausse des consultations injustifiées (clubic.com)
Enjeux de surveillance de masse
- Le déploiement à grande échelle de la reconnaissance faciale sur les téléphones de service permet de photographier qui l’on veut et de déterminer rapidement l’identité d’une personne, même sans documents.
- Cette capacité constitue une forme de surveillance de masse sur le territoire public, car elle peut être appliquée à tout individu rencontré par les forces de l’ordre (clubic.com)
- Les pratiques sont tolérées malgré leur illégalité, ce qui nourrit une normalisation de la surveillance intrusive dans l’espace public (clubic.com)
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Reconnaissance faciale
Les forces de l'ordre l'utilisent sur leurs téléphones
Identification en un clic sans que personne ne le sache
Le ministère a menti sans légalité depuis quatre ans.
Les
forces de l'ordre françaises disposent d’un module de reconnaissance faciale
intégré aux téléphones NEO qu’elles utilisent lors de contrôles
d’identité en rue.
Cette pratique est décrite comme illégale et déployée
sans contrôle juridique depuis plusieurs années.
1. Déploiement sur les téléphones NEO
- Le module de reconnaissance faciale est présent dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ).
- Les agents peuvent l’utiliser à la fois pour des enquêtes et lors de contrôles d’identité « en un clic » sans que les personnes concernées ne soient informées (laquadrature.net)
2. Illégalité et absence de cadre juridique
- La loi ne prévoit pas de texte autorisant l’usage de la reconnaissance faciale dans le cadre de contrôles d’identité.
- Le Code de la sécurité intérieure interdit explicitement les traitements automatisés de reconnaissance faciale hors enquête pénale (leclubdesjuristes.com)
- Malgré cela, le ministère de l’intérieur a « sciemment organisé une surveillance abusive et illégale » en dotant des policiers de ces outils (laquadrature.net)
3. Réactions et actions en cours
- Des associations (ex. Disclose) ont lancé une offensive et un guide juridique pour dénoncer l’usage illégal et demander l’interdiction de la reconnaissance faciale en dehors des enquêtes pénales (laquadrature.net)
- Des plaintes ont été déposées devant la CNIL et le Conseil d’État, mais aucune décision définitive n’a été rendue (laquadrature.net)
4. Réponse du ministère
- Le ministère de l’intérieur a été accusé de mentir et de ne pas respecter la légalité depuis quatre ans (laquadrature.net)
- Aucune mesure corrective n’a été mise en place, et la surveillance continue d’être documentée, par exemple par le Bondy Blog en 2024 (laquadrature.net)
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Reconnaissance faciale
Les forces de l'ordre
6 mois en prison aux USA à cause d'une erreur de reconnaissance faciale
Angela Lipps.
Cas d’Angela Lipps – six mois de prison suite à une erreur de reconnaissance faciale
Angela Lipps, une femme de 50 ans originaire du Tennessee, a été arrêtée en juillet 2025 par les U.S. Marshals alors qu’elle gardait ses petits‑enfants à son domicile. Un logiciel de reconnaissance faciale utilisé par la police de Fargo (Dakota du Nord) l’a identifiée comme la principale suspecte d’une série de fraudes bancaires commises dans l’État voisin. Le système a comparé son visage, son type corporel et sa coiffure à une vidéo de surveillance montrant une femme utilisant une fausse carte d’identité militaire pour retirer des dizaines de milliers de dollars. Aucun alibi n’a été vérifié avant l’arrestation, et le détective chargé de l’enquête a conclu que Angela Lipps « semble être la suspecte au regard de ses traits du visage, de son type corporel et de la couleur et du style de ses cheveux » (intelligence-artificielle.developpez.com)
Chronologie de la détention
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Étape |
Détails |
Durée |
|
Arrestation |
À son domicile, armée de pistolet, sans avoir pris l’avion |
1 j |
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Détention provisoire |
Prison du comté de Macon, Tennessee |
~4 mois |
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Extradition |
Transfert vers le Dakota du Nord |
1 mois |
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Présentation devant le tribunal |
Comté de Cass |
1 mois |
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Libération |
Avant Noël, après présentation d’alibi bancaire |
6 mois totaux |
Les relevés bancaires, obtenus par l’avocat Jay Greenwood, ont montré qu’elle se trouvait à plus de 1 900 km de Fargo au moment des faits, ce qui a conduit à l’abandon des charges et à sa libération le 24 décembre 2025 (intelligence-artificielle.developpez.com)
Conséquences pour Angela Lipps
- Perte de biens : maison, voiture, chien abandonné.
- Absence d’excuse : aucun des policiers impliqués ne s’est excusé.
- Coût de retour : la police de Fargo ne lui a pas payé le billet de retour vers le Tennessee, la laissant coincée jusqu’à l’aide d’avocats et d’une association (F5 Project).
Réactions et critiques
Des associations de défense des droits civiques et des experts en IA ont dénoncé l’usage exclusif de l’algorithme sans vérification humaine approfondie, soulignant que la technologie de reconnaissance faciale présente encore des biais et des limites techniques, notamment pour les femmes et les minorités ethniques (deepthix.com)
L’affaire a été relayée par la chaîne locale WDAY et a suscité un débat sur la nécessité de réglementations plus strictes pour les systèmes biométriques utilisés par les forces de l’ordre (dcod.ch)
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