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mercredi 29 juillet 2026

ONU - Crise - USA - France - Droits humains - Haïtiens - Illégalité - Haïti - Deux dettes - Colonialisme - Banques -


 

ONU

La France se fâche après les USA qui quitte le Conseil de sécurité

Droits humains

Pareil qu'en Corée du Nord, Nicaragua, Mali et Russie.

Contexte Vendredi 25 juillet 2026, les États-Unis ont voté contre le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, lors d’un vote à l’Assemblée générale. Ils figuraient parmi les 10 pays (aux côtés de la Corée du Nord, de la Russie, du Nicaragua et du Mali) à s’opposer à cette reconduction. L’Autrichien Volker Türk a finalement été reconduit grâce à 144 voix, dont celles de tous les pays de l’Union européenne.

Réaction française La mission française auprès de l’ONU à Genève a réagi sur X (ex-Twitter) en ces termes : « Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus. »

Escalade diplomatique Lundi 28 juillet 2026, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine, la délégation américaine a quitté la salle dès que l’ambassadeur français, Jérôme Bonnafont, a commencé à parler. Les États-Unis ont justifié cette sortie en accusant la France de tenir des propos « hypocrites » et de « donner des leçons » sur les droits humains, tout en comparant cette posture à une « rhétorique condescendante et irrespectueuse ».

Dan Negrea, ambassadeur adjoint américain, a déclaré : « Un membre de ce Conseil joue l’indignation morale et prétend donner des leçons à tout le monde sur tous les sujets, que ce soit concernant le conflit en Ukraine ou des questions liées aux droits humains. C’est pour cela que nous sommes sortis lors de l’intervention de la France. »

Position française La France a réaffirmé son engagement en faveur de l’indépendance de l’ONU, des droits de l’homme et de la paix, tout en critiquant ouvertement le vote américain. (Qwant)

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USA

Haïtiens en illégalité et dans l'angoisse dans leurs hôtels.

Fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens Le 25 juin 2026, la Cour suprême des États-Unis a autorisé la fin du TPS pour les Haïtiens, un statut qui leur permettait de vivre et travailler légalement aux États-Unis depuis 2011. Cette décision a pris effet le 27 juillet 2026, plongeant près de 350 000 Haïtiens dans l’illégalité et l’angoisse. Dès cette date, ils perdent leur droit de travailler et de résider légalement, risquant l’expulsion vers Haïti, un pays en proie à une crise humanitaire majeure (violence des gangs, insécurité alimentaire, absence de services de base).

Conséquences immédiates

  • Perte du droit de travailler : Beaucoup risquent de perdre leur emploi et leur logement, avec un risque accru de précarité ou de sans-abrisme.
  • Peur des expulsions : L’agence de police fédérale (ICE) peut désormais les arrêter et les expulser, sauf s’ils obtiennent un autre statut.
  • Impact familial : Des familles « à statut mixte » (certains membres avec la citoyenneté américaine) risquent des séparations dramatiques.
  • Isolement et anxiété : Les communautés haïtiennes évitent les lieux publics et les démarches administratives par crainte d’être interpellées.

Contexte en Haïti La situation en Haïti reste catastrophique :

  • 1,5 million de déplacés internes (13 % de la population) en raison de la violence des gangs.
  • 6 000 morts violentes en 2025, 892 enfants recrutés de force par des groupes armés.
  • 90 % de Port-au-Prince contrôlé par les gangs.

Réactions et mobilisations Des organisations comme Human Rights Watch et Sant La appellent le Congrès américain à agir pour préserver le TPS, tandis que les associations locales organisent des aides d’urgence (nourriture, soutien juridique) pour éviter une crise humanitaire. (Qwant) 08 26

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Haïti et la double dette : celle aux anciens propriétaire d'esclaves et aux banques.

Haïti a été contraint par la France en 1825 de payer une indemnité de 150 millions de francs-or (puis réduite à 90 millions) pour compenser les anciens propriétaires d'esclaves, puis a dû emprunter pour rembourser cette somme, générant une "double dette" incluant capital, intérêts et pénalités, totalisant environ 112 millions de francs jusqu'en 1922.

Haïti et la double dette : celle envers les anciens propriétaires d’esclaves et celle envers les banques

Haïti, premier État noir indépendant en 1804 après une révolution menée par des esclaves, a subi une double dette historique qui a pesé lourdement sur son économie pendant plus d’un siècle. Cette dette se compose de deux volets :

1.                              La dette coloniale imposée par la France (1825) pour indemniser les anciens propriétaires d’esclaves.

2.                              La dette contractée auprès des banques pour rembourser cette indemnité, aggravant encore la situation financière du pays.

1. La dette envers la France : l’indemnité de 1825

Contexte : l’isolement d’Haïti après l’indépendance

·                                 Après sa révolution (1791–1804), Haïti est boycotté par les puissances coloniales (France, États-Unis, Espagne) et isolé diplomatiquement.

·                                 La France, qui refuse de reconnaître l’indépendance d’Haïti, menace d’une intervention militaire et impose un blocus économique pour forcer le pays à payer une compensation aux anciens colons.

·                                 En 1825, le roi Charles X envoie une flotte de guerre devant Port-au-Prince et exige :

·                                                         La reconnaissance de l’indépendance d’Haïti.

·                                                         Le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs-or (équivalent à environ 15 % du PIB haïtien de l’époque), en échange de la levée du blocus.

·                                                         La réduction de cette somme à 90 millions de francs après des négociations, mais avec des intérêts élevés et des pénalités en cas de retard.

Conséquences immédiates

·                                 Haïti accepte l’accord sous la contrainte, car il n’a pas les moyens de résister militairement.

·                                 La somme est empruntée à des banques françaises (notamment la Caisse des Dépôts et Consignations) à un taux d’intérêt élevé, ce qui alourdit encore la dette.

·                                 Le paiement de cette indemnité épuise les ressources du pays pendant des décennies et freine son développement économique.

2. La dette bancaire : un fardeau aggravé par les prêts

Comment Haïti a contracté cette deuxième dette ?

·                                 Pour payer l’indemnité de 90 millions de francs, Haïti emprunte à des banques françaises (comme la Banque de France ou des institutions privées).

·                                 Les conditions de ces prêts sont exorbitantes :

·                                                         Taux d’intérêt élevés (jusqu’à 6 % par an, un taux très élevé pour l’époque).

·                                                         Pénalités en cas de retard de paiement.

·                                                         Garanties imposées (comme le contrôle partiel des douanes haïtiennes par des étrangers).

·                                 Entre 1825 et 1947, Haïti paie environ 80 % de sa dette initiale, mais la somme totale remboursée (capital + intérêts) atteint plus de 112 millions de francs en 1922, selon des estimations.

Exemple concret : le prêt de 1825

·                                 Montant emprunté : 90 millions de francs (indemnité réduite).

·                                 Montant total remboursé : 112 millions de francs (soit une majoration de 24 % en intérêts et pénalités).

·                                 Durée du remboursement : Plus de 100 ans (jusqu’en 1947, date à laquelle la dette est officiellement éteinte).

 

3. Les conséquences économiques et politiques

Un frein au développement d’Haïti

·                                 Drainage des ressources : Pendant plus d’un siècle, une grande partie des revenus d’Haïti (notamment via les douanes) est détournée pour rembourser cette dette, empêchant les investissements dans l’éducation, les infrastructures ou la santé.

·                                 Dépendance économique : La France et les banques étrangères contrôlent partiellement les finances haïtiennes, limitant la souveraineté du pays.

·                                 Instabilité politique : Les gouvernements haïtiens, sous pression pour rembourser, sont souvent corrompus ou instables, ce qui aggrave la crise sociale.

Reconnaissance tardive de l’injustice

·                                 1947 : La dette est officiellement remboursée, mais Haïti a déjà payé plus que le montant initial (112 millions contre 90 millions).

·                                 2015 : Le président français François Hollande reconnaît que cette dette était une "rançon de l’esclavage" et une "spoliation", mais aucune compensation financière n’est versée.

·                                 2021–2026 : Des voix (universitaires, militants, certains responsables politiques) demandent une réparation financière ou une annulation symbolique de cette dette historique, mais sans résultat concret à ce jour.

4. Comparaison avec d’autres dettes coloniales

Pays

Dette coloniale

Montant initial

Montant total remboursé

Durée du remboursement

Conséquences

Haïti

Indemnité pour anciens propriétaires d’esclaves (1825)

90 millions de francs

112 millions de francs

1825–1947 (122 ans)

Appauvrissement durable, instabilité politique

Algérie

Dette coloniale française (après 1962)

Plusieurs milliards de francs

Non précisé

Années 1960–2000

Contentieux persistants, tensions diplomatiques

Inde

Dette britannique (après 1947)

Non chiffrée

Non chiffrée

Années 1940–1950

Dépendance économique initiale

5. Actualité récente (2020–2026) : la question des réparations

Demandes de réparations

·                                 2020–2021 : Des associations haïtiennes et des intellectuels (comme Louis-Georges Tin) réclament des réparations financières à la France, estimant que la dette de 1825 équivaut aujourd’hui à plusieurs milliards d’euros.

·                                 2021 : Le président haïtien Jovenel Moïse évoque publiquement la question, mais sans suite concrète.

·                                 2023–2026 : La France ne reconnaît pas de dette financière, mais certains députés français (comme Jean-Luc Mélenchon) soutiennent l’idée d’une commission d’étude sur les réparations.

Position officielle de la France

·                                 La France reconnaît moralement l’injustice historique, mais refuse toute compensation financière, arguant que la dette a été remboursée.

·                                 En 2025, le ministère français des Affaires étrangères déclare :

« La question des réparations a été réglée en 1947. La France reste ouverte au dialogue sur la mémoire, mais pas sur des compensations financières. »

6. Pourquoi cette dette est-elle toujours débattue ?

Arguments en faveur des réparations

 Justice historique : La dette de 1825 est une rançon pour l’esclavage, une forme de pillage économique.  Impact durable : Haïti, déjà appauvri par l’esclavage et l’isolement, n’a jamais pu se reconstruire normalement.  Comparaisons internationales : D’autres pays (comme l’Allemagne pour l’Holocauste) ont versé des réparations.

Arguments contre les réparations

 La dette a été remboursée (selon la France).  Difficulté à évaluer le montant (comment calculer les intérêts sur 200 ans ?).  Risque de tensions diplomatiques avec la France, un partenaire économique important.

7. Conclusion : une dette qui pèse encore sur Haïti

·                                 La double dette d’Haïti (1825–1947) a asphyxié l’économie du pays pendant plus d’un siècle.

·                                 Aucune compensation financière n’a été versée par la France, malgré les demandes répétées.

·                                 Aujourd’hui, cette histoire reste un symbole des injustices coloniales et un sujet de débat en Haïti et dans la diaspora.

·                                 En 2026, la question des réparations n’est toujours pas résolue, mais elle continue d’alimenter les revendications pour la justice économique. (Qwant)

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vendredi 24 juillet 2026

BNP - 8 banques - Activités avec Israël - Illégalité - Barbara Butch - Mediapart la soutient! L Nunez aussi...Pays-Bas -

 

Israël

Enrichissement illégal de 8 banques dont la BNP

L'Humanité

·                                 BNP Paribas a été assignée en justice en juin 2025 par l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi) pour manquement à son devoir de vigilance. L’association lui reproche de ne pas avoir mentionné dans son plan de vigilance ses activités financières soutenant Israël, notamment :

·                                                         Une levée de fonds de 8 milliards de dollars pour le compte du gouvernement israélien en mars 2024, à laquelle BNP Paribas a participé à hauteur de 2 milliards de dollars (via l’achat d’obligations à échéances 2029, 2034 et 2054).

·                                                       Des liens avec Elbit Systems, principal fournisseur d’armes de l’armée israélienne, via des prêts et des investissements. Ces activités sont jugées susceptibles de contribuer à des violations des droits humains en Palestine (Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est) et à la colonisation israélienne, considérée comme illégale par la Cour internationale de justice (CIJ)  (letelegramme.fr)

(ledauphine.com) (lemediatv.fr)

·                               Aucune condamnation pénale ou financière n’a encore été prononcée contre BNP Paribas à ce jour (24 juillet 2026). L’affaire est en cours devant le tribunal judiciaire de Paris 

L(edauphine.com)

Autres banques mentionnées

·                               Les sources citent cinq banques françaises (BNP Paribas, Banque Populaire, Caisse d’Épargne, Société Générale, Crédit Agricole) comme ayant investi ou prêté à des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes illégales ou l’industrie de l’armement israélienne. Ces investissements sont documentés par des rapports d’ONG et des données de l’ONU 

-assopalestine13.org)

·                               Aucune information ne confirme une condamnation ou une enquête spécifique pour « enrichissement illégal » contre ces 8 banques (incluant BNP Paribas) en Israël ou ailleurs. Les actions en justice et les rapports se concentrent sur des allégations de complicité via le financement d’activités controversées, mais pas sur une qualification pénale d’« enrichissement illégal » 

(fidh.org) (assopalestine13.org)

Position de BNP Paribas

·                               La banque a confirmé avoir été mise en demeure en décembre 2024 par Jurdi, puis assignée en mars 2025. Elle n’a pas encore communiqué de désengagement concret des activités controversées 

(cdn-group.bnpparibas.com)

Cadre juridique et contexte

·                               La loi française sur le devoir de vigilance impose aux grandes entreprises de publier un plan pour prévenir les risques de violations des droits humains. Les plaignants estiment que BNP Paribas n’a pas respecté cette obligation en omettant de mentionner ses activités liées à Israël 

(letelegramme.fr) (ledauphine.com)

·                               La CIJ a statué le 19 juillet 2024 que la colonisation israélienne est illégale et équivaut à une annexion de facto, un crime de guerre selon la quatrième convention de Genève  (fidh.org)

Résumé des actions en cours

Acteur

Action

Statut (juillet 2026)

Montant/Activité concerné

Jurdi vs BNP Paribas

Assignation pour manquement au devoir de vigilance

En cours (tribunal judiciaire de Paris)

8 milliards $ (levée de fonds), Elbit Systems

ONG (FIDH, LDH, etc.)

Courriers et mobilisation

Dialogue en cours

28,1 milliards $ de prêts/garanties (2021–2024)

ONU/rapports

Liste des entreprises liées à la colonisation

Référencement en cours

Investissements dans 21 sociétés (3,3 milliards $)

(Qwant)

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Israël

Barbara Butch trouve la guerre atroce

« J'entends pas les basses ! »

Miradors, explosions, cadavres palestiniens. Tout la dérange.

·                               L’interruption de son concert à Grenoble le 18 juillet 2026 par des militants pro-palestiniens, en réaction à sa signature passée d’une tribune soutenant la loi Yadan (une proposition controversée visant à criminaliser la critique d’Israël, finalement abandonnée)  (humanite.fr) (franceinfo.fr)

·                               Ses liens avec Israël : elle a animé un concert à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en 2025, deux ans après le début de l’opération militaire à Gaza  (contre-attaque.net)

·                               Les réactions à son encontre : des accusations d’antisémitisme et de soutien à Israël, ainsi que des soutiens de personnalités politiques et culturelles  (facebook.com)

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Israël

Barbara Butch

Edwy Plenel la soutient

Pas d'antisémitisme

Mediapart et Libération sont dangereux

Gauche pense à ses privilèges

Non intersectionnelle

Critiques envers Médiapart et Libération

Les deux médias sont accusés par certains de biaiser leur couverture de l'affaire, soit en minimisant les accusations d'antisémitisme (selon leurs détracteurs), soit en les amplifiant (selon leurs défenseurs).

·                               Libération : Le journal a mis en avant le témoignage de Barbara Butch sur sa une, sous le titre « L'antisémitisme a pris un autre visage », ce qui a été interprété par certains comme une instrumentalisation de la cause antisémite pour servir un récit politique. Source : (facebook.com)

·                               Médiapart : Bien que Médiapart n'ait pas directement couvert l'affaire dans ses dernières unes (la une du 21/07/2026 porte sur un autre sujet (mediapart.fr), le média est régulièrement pointé du doigt par ses détracteurs pour son positionnement éditorial perçu comme partial sur le conflit israélo-palestinien. Certains y voient une dérive militante qui nuit à la neutralité journalistique.

Point

Détails

Soutien d'Edwy Plenel

Il défend Barbara Butch contre les accusations d'antisémitisme et dénonce un harcèlement ciblé.

Accusations d'antisémitisme

Barbara Butch affirme en être victime, mais le débat porte sur la nature de ces attaques.

Rôle de Libération

Le journal a mis en avant son témoignage, ce qui a alimenté les polémiques.

Critiques envers Médiapart

Accusé de partialité dans sa couverture du conflit israélo-palestinien.

Contexte politique

L'affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la liberté d'expression et l'antisémitisme.

(Qwant)

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Palestine

Barbara Butch et Laurent Nunez

Liberté d'expression pour diffamer la cause palestinienne

Manipulation de l'opinion

Contre-attaque

  • Barbara Butch, DJ et directrice artistique de Nuit Blanche 2026 à Paris, devait se produire gratuitement au festival Cabaret Frappé à Grenoble.
  • Des collectifs propalestiniens et la section locale de La France insoumise (LFI) ont appelé au boycott ou à la déprogrammation de son concert, lui reprochant d’avoir signé une tribune en soutien à la proposition de loi « Yadan » (avril 2026), initialement présentée comme un outil de lutte contre l’antisémitisme, mais perçue par ses opposants comme un risque de criminalisation de la critique d’Israël et de la mobilisation propalestinienne.

« La proposition de loi avait finalement été retirée par ses auteurs le 16 avril 2026. »

Le 18 juillet 2026, une centaine de manifestants (voire plusieurs centaines selon les sources) ont interrompu son set en scandant des slogans, forçant l’arrêt du concert après 20 minutes. La mairie de Grenoble a porté plainte pour « délit d’entrave concertée aux libertés » (blogs.mediapart.fr) (huffingtonpost.fr)

Réactions et positions

1. Soutien à Barbara Butch

  • Plus de 300 artistes (dont Alain Chabat, Géraldine Nakache, Andréa Bescond, les frères Dardenne) ont signé une tribune dans Libération et Le Huffington Post :

« La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire. Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de ses opinions. »

    • Le texte dénonce une « tentative d’écarter les artistes juifs de l’espace public » et souligne que « agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine »

Barbara Butch a elle-même déclaré dans Le Monde :

« L’antisionisme invoqué par les manifestants n’est autre que le vêtement de l’antisémitisme. »

Elle a aussi évoqué une campagne de haine (homophobe, grossophobe, antisémite) après sa prestation aux JO de Paris 2024 et son rôle à Nuit Blanche 2026  (huffingtonpost.fr)

2. Condamnation de l’interruption du concert

  • Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a condamné l’interruption du concert, la qualifiant d’atteinte à la liberté d’expression et liant l’incident à une montée de l’antisémitisme  (lelibrepenseur.org)

Sur les réseaux sociaux, il a réaffirmé cette position, bien que le contenu exact de ses déclarations ne soit pas détaillé dans les sources disponibles  (instagram.com)

La mairie de Grenoble a dénoncé des « jets de bouteilles en verre visant délibérément la scène » et ouvert une enquête  (huffingtonpost.fr)

3. Justification de la protestation

  • Les manifestants ont refusé la séparation entre la vie culturelle et le conflit israélo-palestinien :

« Il ne peut pas y avoir de normalité complète pendant qu’une population est détruite, déplacée ou privée de ses droits. »

    • Leur action visait à rendre visible ce que les institutions voulaient ignorer, transformant une controverse locale en débat national  (blogs.mediapart.fr)

Certains y voient une stratégie de boycott culturel légitime, bien que controversée, pour faire pression sur les positions politiques  (liberation.fr)

Enjeux juridiques et politiques

  • Liberté d’expression vs. droit de protestation :
    • Les organisateurs du concert et les signataires de la tribune assimilent l’interruption à une violence illégitime, tandis que les manifestants la présentent comme un acte de résistance démocratique.
    • La loi française protège la liberté artistique, mais encadre aussi le droit de manifester (risque de « délit d’entrave »).
  • Contexte électoral :
    • L’affaire survient à un an des présidentielles, avec des tensions accrues sur les questions de laïcité, antisémitisme et soutien à la Palestine. Barbara Butch est explicitement présentée comme une « cible » par certains médias

Analyse : manipulation de l’opinion ?

  • Arguments en faveur d’une instrumentalisation :
    • La tribune signée par Barbara Butch (loi Yadan) a été perçue comme un soutien indirect à la politique israélienne, ce qu’elle conteste en affirmant lutter contre toutes les formes d’antisémitisme  (huffingtonpost.fr)

Les réseaux sociaux amplifient les discours polarisés, avec des accusations croisées d’antisémitisme (contre les manifestants) et de complicité avec l’oppression palestinienne (contre l’artiste).

  • Arguments contre une manipulation :
    • Les manifestants ont assumé publiquement leur action, la présentant comme une réponse à une urgence humanitaire (Gaza) et à une loi perçue comme liberticide  (blogs.mediapart.fr)

Le débat dépasse Barbara Butch : il porte sur l’espace laissé à la critique d’Israël en France, un sujet déjà explosif avant cet incident  (liberation.fr)

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Les Pays-Bas ont annoncé l’interdiction de l’importation, de l’achat et de la vente de produits provenant des colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés. Cette mesure entrera en vigueur le 22 septembre 2026.

Le gouvernement néerlandais justifie cette décision par son engagement à respecter ses obligations juridiques internationales, soulignant que ces colonies sont considérées comme illégales au regard du droit international. Cette interdiction s’inscrit dans une démarche similaire à celle déjà adoptée par l’Irlande, la Belgique et l’Espagne. (Qwant)

 

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