Affichage des articles dont le libellé est NousToutes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est NousToutes. Afficher tous les articles

vendredi 25 septembre 2026

Viols - P. Bruel - Théâtre - Paris - Harvey Weinstein - Condamnation - Todd Blanche - Ashley Judd - Poutine - Ukraine -

 

À Paris, #NousToutes dénonce le maintien de Bruel à l'affiche d'une pièce de théâtre.

#NousToutes a dénoncé la présence de Patrick Bruel dans la pièce Deuxième partie, jouée au théâtre Édouard-VII à Paris. Le collectif a manifesté devant le théâtre et, lors d’une autre représentation, des militantes ont interrompu la pièce. Le théâtre a ensuite annulé les cinq dernières représentations parisiennes, en accord avec les comédiens.

Bruel est visé par des plaintes pour viols et agressions sexuelles, qu’il conteste ; il demeure présumé innocent.  (franceinfo.fr)

-------------------------

Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006.

Le magnat du cinéma déchu Harvey Weinstein était au cœur des accusations d’abus ayant déclenché le mouvement #MeToo à Hollywood.

(…) Le fondateur des studios Miramax, 74 ans, avait été condamné à 23 ans de prison en 2020 pour agression sexuelle sur l'ancienne assistante de production Miriam Haley en 2006. Une cour d'appel a annulé ce verdict en 2024 pour des raisons procédurales, mais il a de nouveau été reconnu coupable en juin 2025.

harvey-weinstein-de-nouveau-condamne-a-15-ans-de-prison-pour-agression-sexuelle-en-2006

------------------------

J. Epstein :

Todd Blanche

Another BIG update in my lawsuit against Todd Blanche: he has now responded to each allegation in the Complaint & it’s obvious I've gotten under his skin! Blanche’s Answer is petty, attacking me for just doing my job. (Katie Phang)

Une autre GROSSE mise à jour dans mon procès contre Todd Blanche : il a maintenant répondu à chaque allégation de la plainte et il est évident que je lui ai tapé sur les nerfs !  La réponse de Blanche est mesquine, elle m’attaque juste parce que je fais mon travail.

Des victimes d’Epstein lui reprochent notamment le manque de transparence dans la publication des dossiers et des erreurs de caviardage ayant exposé l’identité de victimes. Lors de son audition au Sénat pour devenir procureur général, Blanche a reconnu des erreurs et en a assumé la responsabilité. Il a toutefois refusé de rencontrer personnellement les victimes présentes, disant qu’elles étaient représentées par des avocats.  (ici.radio-canada.ca)

---------------------------

 

Ashley Judd, actrice américaine, a accusé Harvey Weinstein de harcèlement sexuel après avoir résisté à ses avances au début de sa carrière, ce qui aurait nui à sa carrière, et a été autorisée à le poursuivre en justice.

À la fin des années 1990, alors qu’elle tournait Kiss the Girls, Ashley Judd dit avoir accepté un rendez-vous professionnel avec le producteur Harvey Weinstein dans un hôtel de Beverly Hills. Elle s’attendait à une réunion d’affaires ; selon son récit, Weinstein l’a fait monter dans sa chambre, où il lui aurait proposé un massage et de le regarder prendre une douche.  (nytimes.com)

Judd raconte avoir cherché comment sortir de la situation sans compromettre sa carrière. Elle dit avoir refusé ses avances en plaisantant qu’elle accepterait un jour, lorsqu’elle gagnerait un Oscar dans l’un de ses films — puis être partie.  (abcnews.com)

En 2017, elle a rendu son témoignage public. L’année suivante, elle a poursuivi Weinstein, affirmant qu’après son refus, il avait nui à sa réputation auprès du réalisateur Peter Jackson et contribué à l’écarter du Seigneur des anneaux. Jackson a déclaré qu’on lui avait déconseillé de choisir Judd. Weinstein a nié avoir diffamé l’actrice ou entravé sa carrière.  (dw.com)

L’histoire est donc celle d’une actrice qui a raconté avoir résisté à un puissant producteur, puis avoir subi des conséquences professionnelles — des accusations contestées par Weinstein. (Qwant)

------------------------------

"Que ça te plaise ou non, ma jolie" : culture du viol et virilisme, les armes politiques de Poutine.

Depuis son arrivée au pouvoir au début de l’année 2000, Vladimir Poutine a axé sa communication sur des valeurs virilistes. Cette propagande, d’abord basée sur la présentation de son propre corps, s’est ensuite étendue à toute la société russe, en particulier depuis les offensives sur l’Ukraine en 2014 puis en 2022. L’instrumentalisation de l’intime se trouve désormais au cœur du projet de puissance de Vladimir Poutine. Explications de Lukas Aubin, docteur en études slaves, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) dans Les Couleurs de l’Info sur RTBF La Première. Il est l’auteur de "Le sexe de Poutine. Genre, pouvoir et contre-culture en Russie" (Ed. Textuel).

(…) Pour le chercheur, ce virilisme se traduit aussi dans la façon dont l’armée russe fait la guerre. Les soldats auraient notamment pour consigne de violer, de manière quasi systématique, les civils. Le recours systémique au viol sur les femmes et les hommes ukrainiens est une façon de posséder les corps et les soumettre : "On est sur une logique, ici, qui est véritablement géopolitique, transnationale. On applique cette virilité hégémonique à l’internationale". 10 26

 le-culte-de-l-homme-fort-face-a-la-guerre-le-virilisme-de-poutine-au-service-de-la-puissance-russe

-------------------------- 

38 personnes ont lu cet article.

 

dimanche 9 août 2026

VSS - Violences conjugales - Jean Imbert - Irlande - "Jennie’s law" - Mentissa - NousToutes - Education - Jason Arday -

 

France : Jean Imbert placé sous le statut de témoin assisté dans l’enquête pour violences conjugales.

Le chef Jean Imbert, ancien lauréat de Top Chef, a été entendu par un juge d’instruction à l’issue de deux jours de garde à vue. Il n’a pas été mis en examen, mais placé sous le statut de témoin assisté. Ce statut intermédiaire signifie qu’il existe bien des indices à son encontre, mais pas suffisamment pour une mise en examen. Il n’est donc pas poursuivi à ce stade et ressort libre, mais l’instruction se poursuit et il pourra être mis en examen par la suite.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour violences habituelles par conjoint ou concubin. Six ex-compagnes ont été entendues et ont toutes confirmé avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif. Plusieurs décrivent le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence, des comportements humiliants, voire d’enfermement dans une pièce.

Parmi les accusatrices publiques figurent l’actrice Lila Salet, première à avoir porté plainte, et l’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, qui affirme avoir eu le nez fracturé d’un coup de tête. Jean Imbert conteste les faits. Il a été retiré de ses fonctions managériales au Plaza Athénée à la mi-avril.

jennie-s-law-appel-a-temoins-tour-de-france-femmes-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

-----------------------

Irlande : avec la "Jennie’s law", un registre public des auteurs de violences conjugales voit le jour.

Le parlement irlandais a adopté en juillet la "Jennie’s Law", qui crée un registre public recensant les personnes condamnées pour violences conjugales graves. Le texte porte le nom de Jennifer Poole, 24 ans et mère de deux enfants, assassinée en 2021 à Dublin par son ex-compagnon, qui avait déjà été condamné à deux ans de prison pour avoir agressé une précédente compagne au couteau. Un passé qu’elle ignorait. Les personnes inscrites pourront demander leur radiation au plus tôt trois ans après leur condamnation, à la discrétion du tribunal.

Le Royaume-Uni dispose depuis 2014 de la loi Clare, qui permet de demander à la police les antécédents d’un partenaire, et un projet similaire vient d’être déposé au Québec.

 ---------------------

Belgique : la chanteuse Mentissa dénonce quinze ans de violences subies par sa famille.

La chanteuse belge Mentissa a pris la parole sur Instagram pour raconter les violences verbales et physiques, le harcèlement et les menaces dont sa mère est la cible depuis quinze ans, et dont elle-même et ses frères sont co-victimes. Elle avait 12 ans lorsqu’elle a vu pour la première fois cet homme, qu’elle ne nomme pas, s’en prendre physiquement à sa mère, et 16 ans lorsqu’elle a subi elle-même des violences physiques de sa part. Plusieurs plaintes ont été déposées au fil des années.

La chanteuse explique que ces blessures "ne disparaissent jamais" et qu’elles pèsent aujourd’hui sur sa capacité à exercer son métier. "J’ai compris que le silence ne protège pas", écrit-elle, en apportant son soutien aux personnes vivant des situations similaires.

jennie-s-law-appel-a-temoins-tour-de-france-femmes-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

----------------

Violences conjugales: la porte-parole du collectif Nous Toutes réclame "un programme scolaire dès le plus jeune âge".

Fatima Benomar, porte-parole du collectif Nous Toutes, a réagi ce lundi 10 août 2026 à l'issue du Grenelle des violences conjugales. Elle a souligné l'absence d'une mesure clé dans les conclusions de ce Grenelle : l'instauration d'un programme scolaire dès le plus jeune âge pour éduquer les enfants à des comportements non violents et prévenir les violences conjugales à long terme. Elle a insisté sur la nécessité d'apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge, des modèles relationnels respectueux et égalitaires, afin de briser les cycles de violence dès l'école (actu.orange.fr)

 -------------------------

Royaume-Uni : le professeur Jason Arday, premier professeur noir de Cambridge, est décédé après une vague de cyberharcèlement à son encontre.

L’universitaire britannique Jason Arday, devenu en 2023 le plus jeune professeur noir de l’histoire de Cambridge, a été retrouvé mort le 14 août. Il avait démissionné de son poste début août, malgré un parcours unique : il avait été diagnostiqué autiste dans son enfance et n’a commencé à parler qu’à l’âge de 11 ans.

Mais Jason Arday a été victime d’une vague de harcèlement à l’échelle nationale après des accusations de plagiat concernant sa thèse de doctorat. Ces accusations ont été lancées par un chercheur, Nathan Cofnas, suspendu de Cambridge en 2024 pour propos racistes, qui défend un lien entre race et intelligence. Il a insinué que Jason Arday avait été engagé uniquement par "discrimination positive". Ces théories, bien que réfutées par Cambridge, ont été relayées en masse par des médias et personnalités de droite et d’extrême droite.

Sa famille et plusieurs mouvements antiracistes dénoncent une campagne de harcèlement sur fond de racisme ayant conduit à sa mort. Cambridge annonce de son côté une enquête indépendante. L’université de Gand (UGent) a suspendu à titre préventif le chercheur Nathan Cofnas, recruté plus tôt dans l’année malgré la polémique, dans l’attente d’une enquête disciplinaire.

bois-de-la-cambre-angelique-kidjo-hayden-panettiere-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

-------------------- 

 92 personnes ont lu cet article.

 

samedi 25 juillet 2026

Féminisme - Sophie Straat - Festival de la Paille - NousToutes - VSS - Moha la Squale -

 

Féminisme

Sophie Straat fait venir les femmes devant le public

Le 24 juillet 2026, Sophie Straat a suscité une polémique après son concert lors d'un festival en Belgique. Lors de cette prestation, elle a invité les hommes blancs à se placer à l'arrière de la scène pour laisser davantage d'espace aux femmes, une initiative qui a été perçue comme une provocation par certains spectateurs et médias. Plusieurs signalements ont été déposés à la suite de cette intervention, notamment via le site de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes en Belgique. (Qwant)

-----------------------

Le collectif Nous Toutes Pontarlier était présent au Festival de la Paille les 24 et 25 juillet 2026 à Métabief avec :

  • un stand de prévention,
  • une Safe Zone (espace sécurisé et bienveillant).

Leur objectif était d’informer sur les violences sexistes et sexuelles (VSS), le consentement (via un consentomètre), et de proposer un annuaire d’aide ainsi que des temps d’échange et d’écoute. Elles ont également offert un espace calme pour se reposer ou discuter (noustoutespontarlier.fr)

Cette édition 2026 était la dernière du festival, après 25 ans d’existence, avant une réinvention du collectif organisateur pour un nouveau projet à partir de 2027  (ici.fr) (estrepublicain.fr)

-----------------

Moha la Squale

Ennuis judiciaires.

Derniers événements (mai-août 2026) :

  • Le 27 mai 2026, il a été interpellé dans la nuit à Paris (XVIIIe arrondissement) après une intervention policière déclenchée par des voisins alertés par des cris et des bruits de coups dans son appartement. Une femme présente sur place présentait des traces de coups, et Moha La Squale a tenté de fuir par les toits avant d’être arrêté, alcoolisé.
  • Il a été placé en garde à vue, puis en détention provisoire en attendant son procès, prévu aujourd’hui, vendredi 7 août 2026, pour :
    • Violences volontaires en état d’ivresse et en récidive légale.
    • Atteinte à l’intimité (publication d’une vidéo sur Instagram).
  • Les faits reprochés concernent deux femmes, dont l’une a subi des violences graves (visage tuméfié) après une dispute liée à la disparition de sa Rolex.

Contexte judiciaire récent :

  • En juillet 2024, il avait été condamné à 4 ans de prison (dont 3 ans ferme) pour violences conjugales, séquestrations et menaces de mort envers six ex-compagnes. Il avait purgé une partie de sa peine avant d’être libéré le 25 août 2025.
  • Depuis sa libération, il est à nouveau mis en cause pour des faits similaires, confirmant un pattern de récidive.

À suivre : Son procès du 7 août 2026 déterminera sa situation judiciaire actuelle. (Qwant)

----------------- 

 70 personnes ont lu cet article.


Viols - Réseau libertin - Wyylde - Violences conjugales - Serge Ayoub - Perpétuité - NousToutes -

 

Viols collectifs

Libertin

Wyylde

Plateforme

Enquête.

·                                 19 hommes sont mis en examen pour viols collectifs filmés et actes de barbarie dans le cadre d’une affaire en Gironde. Six victimes ont été identifiées, dont cinq se sont constituées parties civiles.

·                               Le principal suspect, Christophe B. (56 ans), est accusé d’avoir recruté des hommes sur Wyylde pour violer collectivement plusieurs de ses compagnes successives. Certains de ces actes auraient été diffusés en direct sur la plateforme sous le pseudonyme Prêteur33 (fr.news.yahoo.com)

Rôle de Wyylde

·                                 La plateforme est soupçonnée d’avoir servi à organiser ces violences et à héberger des vidéos des agressions. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour :

·                                                         Fourniture d’une plateforme en ligne facilitant une transaction illicite en bande organisée.

·                                                         Complicité de diffusion d’images relatives à des atteintes à l’intégrité physique.

·                                                         Abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit.

·                                                       Participation à une association de malfaiteurs 

·                               Wyylde revendique 7 millions d’inscrits et 700 000 visites par jour. Des anciennes salariées ont déclaré au Monde que la question du consentement n’était pas un sujet sur la plateforme, et que des signalements de violences sexuelles étaient transmis aux autorités sans suite approfondie (huffingtonpost.fr)

Réactions de la plateforme

·                               Wyylde affirme condamner avec fermeté toute forme de violence sexuelle et déclare retirer immédiatement tout contenu illicite signalé, en collaborant avec les autorités. La société Koala Interactive (exploitante) indique avoir renforcé ses procédures de modération  (ladepeche.fr) (lemonde.fr)

Origine de l’affaire

·                               Tout a commencé en 2023 avec une plainte déposée par une victime contre son ex-compagnon, Christophe B., dénonçant des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu’il invitait. D’autres compagnes ont ensuite témoigné de violences similaires (fr.news.yahoo.com) (franceinfo.fr)(20minutes.fr)

Cette affaire soulève des questions sur la modération des contenus violents et l’encadrement des pratiques libertines en ligne. L’enquête, confiée à la section de recherches de Paris, est toujours en cours.(Qwant)

-------------------------

 

Violences conjugales

Serge Ayoub jugé

Interpellé le 16 juillet.

Serge Ayoub a été interpellé à Soissons par la Section de recherches de la gendarmerie d’Amiens. Son domicile a été perquisitionné. Il est visé par une plainte pour violences conjugales déposée par son ex-compagne, avec qui il était en couple de 2015 à 2025. Plusieurs épisodes de violences sont évoqués, dont un en novembre 2022 ayant entraîné 15 jours d’arrêt pour deux côtes cassées (lunion.fr) (aisnenouvelle.fr)

À l’issue de sa garde à vue, il a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de contacter son ex-compagne. Il conteste les faits et sera jugé par le tribunal correctionnel de Soissons le 10 septembre 2026  (courrier-picard.fr)

----------------------

 

NousToutes s'oppose à la perpétuité

Plan global.

Position de NousToutes sur la perpétuité réelle NousToutes s'oppose fermement à l'instauration d'une perpétuité réelle (c'est-à-dire une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle) pour les crimes les plus graves, comme les violences sexuelles ou les féminicides. L'association considère que cette mesure :

·                                 Ne répond pas aux causes structurelles des violences (inégalités de genre, culture du viol, etc.).

·                                 Risque de détourner l'attention des solutions préventives et éducatives.

·                                 Ne garantit pas une meilleure protection des victimes, car elle ne traite pas les mécanismes sociaux à l'origine des violences.

Contexte récent (2025-2026) En 2025, des débats ont eu lieu en France sur l'aggravation des peines pour les crimes les plus graves, notamment après des affaires médiatisées de féminicides ou de violences sexuelles. NousToutes a réaffirmé son opposition à la perpétuité réelle, en insistant sur la nécessité de :

·                                 Renforcer les moyens de la justice pour un traitement plus rapide des affaires.

·                                 Développer des politiques de prévention (éducation, formation des professionnels).

·                                 Améliorer l'accompagnement des victimes (protection, prise en charge psychologique).

Sources officielles Pour une position détaillée, vous pouvez consulter :

·                                 Le site de NousToutes (rubrique "Prises de position" ou "Communiqués").

·                                 Leurs interventions dans les médias ou lors de conférences (ex. : Assises contre les violences sexistes et sexuelles).

 -----------------

Perpétuité : non !

Nous, organisations féministes, sommes fermement opposées à la peine de perpétuité.
Celle-ci ne protège pas les victimes et ne sert qu'à donner bonne conscience à un gouvernement dont la seule réponse est la répression.
Pour un plan de prévention massif, maintenant !

NousToutes

Les organisations féministes s'opposent à la peine de perpétuité, la jugeant inefficace pour protéger les victimes et préférant un plan de prévention massif.

·                                 Inefficacité en matière de prévention : La perpétuité ne réduit pas les violences sexistes, car elle ne traite pas les causes structurelles (éducation, inégalités, culture du viol). Les pays avec des peines lourdes (comme les États-Unis) n’ont pas moins de féminicides ou de violences sexuelles que ceux avec des systèmes réhabilitatifs. Exemple : Aux États-Unis, où la perpétuité est largement appliquée, le taux de récidive pour les crimes violents reste élevé, et les violences conjugales persistent malgré des peines maximales [1].

·                                 Violation du principe de réinsertion : Les féministes abolitionnistes (comme le Collectif Féministe contre le Viol en France) soulignent que la perpétuité prive les condamnés de toute chance de réinsertion, ce qui va à l’encontre des objectifs de justice réparatrice. Elles prônent des peines proportionnelles, accompagnées de mesures de suivi et de prévention.

·                                 Risque d’erreur judiciaire : Les cas de condamnations injustes (notamment pour des crimes graves comme les féminicides) rendent la perpétuité particulièrement dangereuse. Les organisations comme Osez le Féminisme rappellent que des erreurs judiciaires ont déjà été documentées en France, avec des réhabilitations après des décennies d’emprisonnement [2].

Collectifs féministes anti-carcéraux

Ces mouvements, souvent intersectionnels, lient la critique de la perpétuité à une remise en cause du système carcéral lui-même, qu’ils jugent raciste, classiste et patriarcal. Leurs arguments :

·                                 La perpétuité comme outil de contrôle social : Les féministes anti-carcérales (comme le Groupe d’Information sur les Prisons - GIP, inspiré par Michel Foucault) soulignent que les peines maximales ciblent disproportionnellement les hommes racisés et précaires, déjà surreprésentés dans les prisons. La perpétuité aggrave ces inégalités. Exemple : Aux États-Unis, les hommes noirs représentent 33 % des condamnés à perpétuité, alors qu’ils ne constituent que 12 % de la population [3].

·                                 Alternative : justice transformative : Ces collectifs proposent des modèles de justice restaurative, où les auteurs de violences sont tenus responsables via des processus impliquant les victimes et la communauté, plutôt que par l’enfermement à vie. Des expériences en Amérique latine (comme au Rwanda après le génocide) montrent des résultats encourageants en matière de réparation [4].

Féministes abolitionnistes radicales

Des figures comme Angela Davis (théoricienne américaine) ou des groupes comme Les Panthères Roses en France poussent l’argument plus loin : abolir les prisons et remplacer la perpétuité par des solutions communautaires. Leurs points clés :

·                                 La perpétuité est une peine cruelle et inhumaine : Elle équivaut à une mort sociale, incompatible avec les valeurs de dignité humaine. Les féministes radicales rappellent que les prisons sont des lieux de violence (y compris sexuelle), où les femmes détenues subissent des abus systématiques. Chiffre : En France, 20 % des femmes incarcérées déclarent avoir subi des violences sexuelles en prison [5].

·                                 Priorité à la prévention et à l’éducation : Elles demandent des investissements massifs dans :

·                                                         L’éducation non sexiste dès l’école.

·                                                         Des centres d’accueil pour les auteurs de violences (avec thérapie obligatoire).

·                                                         Un soutien renforcé aux victimes (logement, emploi, protection).

 Positions par pays (exemples récents)

·                                 France : Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a publié en 2023 un rapport critiquant l’augmentation des peines maximales pour les féminicides, jugeant que cela ne protège pas les femmes. Le collectif Nous Toutes a organisé des manifestations en 2024 pour demander l’abandon de la perpétuité au profit de peines planchers et de mesures de prévention [6]. Citation : « La perpétuité ne sauve pas de vies. Ce qui sauve des vies, c’est un plan de prévention massif, des refuges accessibles et une éducation à l’égalité. » — Caroline de Haas, cofondatrice de Nous Toutes.

·                                 Amérique latine : En Argentine, le mouvement Ni Una Menos a obtenu en 2022 l’abolition de la perpétuité pour les féminicides, remplacée par des peines de 30 à 50 ans avec possibilité de libération conditionnelle après 20 ans. Les féministes locales soulignent que cette réforme a permis de recentrer les débats sur la prévention [7].

·                                 Canada : Le Conseil national des femmes du Canada a publié en 2025 une étude montrant que les provinces avec des peines maximales pour violences conjugales n’ont pas vu de baisse des homicides. Elles appellent à des ordonnances de protection renforcées plutôt qu’à des peines de perpétuité [8].

Type d’organisation

Position sur la perpétuité

Alternatives proposées

Abolitionnistes

Opposée

Peines proportionnelles + suivi post-carcéral

Anti-carcérales

Opposée (système entier)

Justice restaurative + éducation

Radicales

Opposée (abolition des prisons)

Centres de réparation + prévention communautaire

Institutionnelles (HCE, etc.)

Critique (inefficace)

Plan national de prévention + refuges

(Qwant)

 --------------

France : la perpétuité adoptée pour les viols en série sur mineur·es de moins de 15 ans.

Les député·es français·es ont approuvé à 258 voix contre 84 l’instauration de la perpétuité pour les auteurs de viols en série sur les mineur·es de moins de 15 ans, dans le sillage de l’affaire Lyhanna. Le texte a divisé l’Assemblée, de même que la société civile féministe. La gauche avait rejeté le texte, dénonçant une mesure répressive qui ne fait que masquer l’insuffisance des moyens consacrés aux enquêtes et à la prévention.

feminicide-en-belgique-o-shae-sibley-devyn-dalton-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

------------------ 

81 personnes ont lu cet article.


samedi 4 juillet 2026

Fascisme - Osez le féminisme - NousToutes - Attaques - Défiscalisation -

 

Osez le féminisme - Noustoutes aussi

Attaque

Défiscalisation

Nouvelle polémique

Aspect

Détails

Statut d’intérêt général

L’association, créée en 2009, a obtenu le statut d’intérêt général en 2015. Ce statut lui permet de délivrer des reçus fiscaux, donnant droit à une réduction d’impôt de 66 % aux particuliers (et 60 % aux entreprises) sur les dons faits  (helloasso.com)

 

Critiques principales

• Compatibilité avec l’activisme politique : selon le journal L’Incorrect, le régime de mécénat fiscal (article 200 du CGI) est réservé aux organismes dont l’activité n’est pas « principalement politique ». L’association mène des actions de plaidoyer (ex. : contestation du concours Miss France) qui, pour certains, dépassent le cadre d’une mission d’intérêt général au sens fiscal  (valeursactuelles.com)

 
• Transparence financière : les comptes de l’association ne sont pas toujours accessibles dans les bases publiques, ce qui rend difficile la vérification du volume des dons défiscalisés et des recettes commerciales (boutique en ligne)  (valeursactuelles.com)

 

Nouvelle polémique (2026)

En juillet 2026, Osez le féminisme a de nouveau fait la une en annonçant une marche nationale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette mobilisation a ravivé le débat sur le financement public indirect via la défiscalisation : certains partis politiques et médias reprochent à l’association de bénéficier d’un « subsidy » indirect du contribuable tout en menant des campagnes 

 ---------------------------

 227 personnes ont lu cet article.

 

VSS - Violences conjugales - Stéphane Plaza - Jimmy Mohamed - Chroniqueur - NousToutes - Loi intégrale -

 

France : six mois de prison avec sursis requis en appel contre Stéphane Plaza pour violences conjugales.

Le parquet général a requis, en appel, six mois de prison avec sursis probatoire et 12.000 euros d’amende contre l’ex-animateur de M6 Stéphane Plaza, condamné en première instance en février 2025 à un an de prison avec sursis pour violences physiques et psychologiques sur une ex-compagne entre 2018 et 2022.

Pour une seconde plaignante, le parquet a estimé que les éléments étaient insuffisants. La décision du tribunal d’appel n’a pas encore été rendue.

----------------

France : Jimmy Mohamed accusé de violences conjugales par son ex-femme, qui publie des photos d’hématomes.

Souailla Mohamed, ex-femme du médecin et chroniqueur santé de RTL et France 2 Jimmy Mohamed, a publié sur Instagram des photos d’hématomes datant de décembre 2025 et janvier 2026, l’accusant de "violences de tous types". Elle avait déjà dénoncé ces violences à ce moment-là. Désormais, elle dénonce également du cyberharcèlement de la part de maîtresses présumées de son ex-mari depuis qu’elle a demandé le divorce.

Jimmy Mohamed n’a pas encore réagi, de même que France Télévisions. Aucune plainte n’a été déposée à ce jour.

 acces-a-l-avortement-athletes-transgenres-violences-conjugales-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

-----------------------

Affaire Lyhanna : NousToutes réclame une réponse contre les violences faites aux femmes.

  • Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été assassinée fin mai 2026 dans le Gers. Sa mort a déclenché une vague d’émotion et de mobilisation nationale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

Réaction de NousToutes

  • Le collectif féministe NousToutes a appelé, lors d’une manifestation du 4 juillet 2026 devant le palais de justice, à une réponse « sans surenchère sécuritaire » contre les violences faites aux femmes  (angers.maville.com)
  • Depuis début juin 2026, l’association participe aux rassemblements hebdomadaires organisés chaque lundi devant les tribunaux et le ministère de la Justice, qui ont réuni plus de 150 000 personnes dans près de 200 villes  (oxfamfrance.org)

Principales revendications

  • Adoption d’une « loi‑cadre intégrale » (ou « loi intégrale ») qui regroupe plus de 70 articles : création d’unités judiciaires spécialisées, juridictions dédiées, parquet spécifique, et un budget estimé à 2,6–2,7 milliards d’euros  (publicsenat.fr)
  • Reconnaissance du caractère systémique des violences sexuelles et mise en place de mesures de prévention, de protection et d’accompagnement des victimes, incluant la formation des forces de l’ordre et des magistrats  (oxfamfrance.org)
  • Signature d’une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 340 000 soutiens  (fr.news.yahoo.com)

Réponse politique

  • Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a rappelé la « promesse du gouvernement » d’une réponse intégrale et a indiqué que le texte sera réexaminé après le retour du Conseil d’État prévu autour du 15 juillet 2026, avant d’être présenté aux deux chambres  (publicsenat.fr)
  • Le projet de loi sur la protection de l’enfance, amendé pour intégrer certaines mesures de la coalition, doit être examiné à l’Assemblée nationale le 15 juillet 2026  (fr.news.yahoo.com)

En résumé
NousToutes, soutenue par une large coalition d’associations, réclame une législation globale et dotée de moyens suffisants pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux enfants, en s’appuyant sur les mobilisations populaires qui ont suivi le drame de Lyhanna. Les autorités ont annoncé des engagements, mais la mise en œuvre concrète de la loi‑cadre intégrale reste à venir. (Qwant)

 ----------------

Georgina de Albuquerque

Roceira

1930

Brazilian Impressionist known for her female subjects

Painting featuring two women sitting together as if in conversation on the ground in a garden setting in sumshine

Tableau représentant deux femmes assises côte à côte, comme en pleine conversation, dans un jardin ensoleillé d'été.

----------------------
 

290 personnes ont lu cet article.