Glyphosate
Qui sont les mauvaises herbes ?
Les manifestant-es ?
Glyphosate : quelles mauvaises herbes sont visées ?
Le glyphosate est un désherbant systémique et non sélectif : il pénètre dans les tissus de toute plante qu’il touche et bloque la synthèse des acides aminés essentiels, ce qui entraîne la mort de la plante.
« Le glyphosate est un herbicide systémique et non sélectif qui s’attaque à tous les types de plantes avec lesquelles il entre en contact » (wilsoncontrol.com)
1. Portée générale
- Toutes les mauvaises herbes (adventices) non génétiquement modifiées pour tolérer le glyphosate sont susceptibles d’être détruites.
- En agriculture, il est couramment utilisé pour éliminer les végétaux des parcelles avant semis ou entre deux cultures (agriculture.gouv.fr)
2. Exemples de mauvaises herbes couramment ciblées
Les sources fournissent quelques exemples concrets :
« L’herbicide Wilson® Ultra Total WipeOut® est un herbicide non sélectif qui fonctionne en pénétrant dans les parois des cellules » (wilsoncontrol.com)
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Glyphosate
« On nous demande de ne pas manger trop gras, trop salé, trop sucré, mais manger glyphosate ça va ! »
Le
glyphosate est la molécule active de nombreux herbicides, notamment Roundup.
Son utilisation est très répandue dans l’agriculture, l’arboriculture et
l’entretien urbain.
Les avis scientifiques et réglementaires restent partagés :
- Évaluations réglementaires
- L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a conclu, en juillet 2023, que l’impact du glyphosate sur la santé humaine, animale et l’environnement n’a pas identifié de domaine de préoccupation critique
- L’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) a déclaré en 2022 que la substance ne remplissait pas les critères pour être classée comme cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction
- La Commission européenne a donc autorisé le glyphosate pour une période de dix ans, sous réserve de nouvelles conditions et restrictions, notamment l’interdiction de son usage comme dessiccant avant la récolte et la nécessité de protéger les organismes non ciblés
- Études scientifiques indépendantes
- Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), affilié à l’OMS, a classé le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’humain (groupe 2A) en 2015
- Une étude de l’Inserm (2021) a trouvé un risque accru de lymphome non hodgkinien lié à l’exposition au glyphosate chez les agriculteurs (santemagazine.fr)
- D’autres recherches, notamment une méta‑analyse épidémiologique de 2019, indiquent une augmentation de 36 % à 40 % du risque de lymphome non hodgkinien chez les personnes exposées (linternaute.com)
- Points de divergence
- Les agences européennes se basent majoritairement sur des études fournies par les industriels, qui évaluent uniquement le principe actif et non les formulations complètes contenant des adjuvants. L’EFSA a souligné des lacunes dans les données, notamment une évaluation incomplète des risques alimentaires pour le consommateur (mnhn.fr)
- Les associations et certains experts (ex. Générations futures) soulignent que le glyphosate n’est jamais utilisé seul : il est toujours mélangé à des surfactants qui augmentent son efficacité mais aussi son risque potentiel (allodocteurs.fr)
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