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mardi 11 août 2026

Viols - Enfance - G. Darmanin - Police - Polémique - Jean-Michel Baylet - Guillaume Pley -

 

Viols

Enfance

Polémique entre policiers et Darmanin.

Origine de la polémique Un courrier de 12 pages, daté du 29 juillet 2026 et rédigé par Gérald Darmanin (ministre de la Justice), a été révélé par Le Monde le 8 août 2026. Ce document, adressé à Laurent Nuñez (ministre de l’Intérieur), pointe des dysfonctionnements structurels dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par la police et la gendarmerie. Darmanin y dénonce notamment :

  • Un « stock fantôme » de procédures non transmises à la justice, avec des exemples concrets :
    • 1 275 procédures fantômes à Nîmes.
    • 905 à Caen.
    • Des procédures perdues à Bourges.
    • Des dossiers non répertoriés faute de transmission entre services

Ces dysfonctionnements sont présentés comme liés à des manques de moyens, de formation, d’outils et de pilotage, et non à la volonté des personnels de terrain (ouest-france.fr)

(huffingtonpost.fr)

Réactions des syndicats policiers Le Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN) a réagi avec virulence, qualifiant le courrier de « trahison » et de « comble du cynisme » :

  • Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN, a déclaré que ce document est perçu comme « une insulte » par les enquêteurs, alors que Darmanin a lui-même été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans et aurait « priorisé ces dossiers »
  • Les policiers dénoncent un « déni de responsabilité » de la part de la justice et des politiques, et réclament une réforme de la procédure pénale ainsi que des places de prison supplémentaires (franceinfo.fr)

(lefigaro.fr)

Les syndicats (Unité Police FO, Alliance) soulignent aussi le manque d’effectifs, des outils inadaptés et des réformes successives qui déstabilisent les services

Contexte et conséquences

  • Cette polémique survient après l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers en juin 2026, et dont l’agresseur était visé par plusieurs plaintes non traitées
  • Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux, dès juin 2026, de passer en revue 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, avec un recensement demandé avant le 14 juillet 2026 (radiofrance.fr)

Le ministre de l’Intérieur a regretté la « fuite prématurée » du document, le présentant comme un « travail en cours d’expertise » (huffingtonpost.fr)

Position de Darmanin Dans une publication sur Facebook, Darmanin a défendu l’idée que « les policiers et gendarmes n’ont pas besoin d’être désignés comme responsables des dysfonctionnements d’un système qu’ils font fonctionner à bout de bras », tout en appelant à améliorer le service public de la justice  (facebook.com) 

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Jean-Michel Baylet, viol sur mineure.

Agression le 8 août à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne). Selon les informations disponibles, il a été bousculé, frappé à la poitrine et craché dessus par un homme, alors qu’il demandait à des résidents de baisser le volume d’une musique forte provenant d’un garage. L’agresseur, un homme de 42 ans, a été placé en garde à vue. Sa femme, également présente, a été entendue avant d’être libérée pour raisons familiales, mais elle sera à nouveau entendue dans le cadre de l’enquête.

Baylet a déposé plainte le lendemain, dimanche 9 août 2026. L’enquête est en cours et confiée à la gendarmerie de Valence-d’Agen.

Jean-Michel Baylet, maire de Valence-d'Agen depuis 2020 et candidat aux municipales de 2026, fait l'objet d'une plainte pour viols et agressions sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans, révélée en mars 2021

L'enquête, ouverte à la suite de cette plainte, a été classée sans suite le 17 janvier 2022 pour prescription

Jean-Michel Baylet a toujours nié ces accusations, les qualifiant d'« allégations mensongères » et affirmant que les faits présumés remontaient à 45 ans (bfmtv.com)

Contexte actuel (août 2026) :

Une pétition, lancée par l'association Mouv'Enfants, demande son retrait de la candidature aux municipales de 2026, invoquant l'exemplarité des élus et la protection des mineurs. La pétition a recueilli plus de 15 000 signatures début mars 2026

  • L'association souligne que la prescription ne signifie pas l'innocence et réclame l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs
  • Jean-Michel Baylet a été réélu maire de Valence-d'Agen dès le premier tour des municipales de 2026 avec 61,33 % des voix  (facebook.com)

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Guillaume Pley répond - Contestations de ses victimes

Plusieurs médias ont relayé de nouveaux témoignages depuis début août 2026, dont :

  • Un témoignage publié par Le Monde le 10 août 2026, où une victime affirme que Guillaume Pley, alors âgé de 26 ans, lui a envoyé des messages explicites via Facebook en 2011, alors qu’elle avait 14 ans. Il l’aurait appelée « bébé », lui aurait proposé un « plan à trois » et évoqué sa « première fois »  (20minutes.fr)

Une enquête des Inrockuptibles publiée le 5 août 2026, qui détaille des échanges avec plusieurs adolescentes, dont l’une aurait été surnommée « baby » et aurait reçu des questions sur ses expériences sexuelles

  • Une vidéo du youtubeur TPZ, sortie le 2 août 2026, qui a contribué à relancer l’affaire avant d’être dépubliée par YouTube, ce que le média La Voix du Nord a dénoncé comme une tentative de censure  (lavoixdunord.fr)

Réponse de Guillaume Pley Dans un communiqué publié le 7 août 2026, il a reconnu des « erreurs par le passé » et exprimé des « regrets » sur la manière dont son équipe et lui-même échangeaient avec des mineurs, tout en affirmant que certains messages incriminés ne provenaient pas directement de lui. Il a ajouté que ces échanges visaient à encourager la participation à ses émissions, mais qu’ils étaient « inappropriés et manquaient de discernement » (lemonde.fr) (leparisien.fr)

Conséquences récentes

  • Il a annoncé le 12 août 2026 déposer plusieurs plaintes pour diffamation contre des personnes ou médias qui l’accusent, selon Le Figaro  (tvmag.lefigaro.fr)

Certains internautes et médias dénoncent une tentative de minimiser les faits, tandis que d’autres estiment que ses excuses ne suffisent pas  (instagram.com)

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Darmanin a contre lui les juges et la police.

Opposition de la police L’Association nationale de la police judiciaire (ANPJ) a accusé Darmanin de « trahison » et « d’hypocrisie » après la publication d’une note interne, datée du 29 juillet 2026, révélant les défaillances des services d’enquête dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs. Dans cette note, adressée à Laurent Nuñez (ministre de l’Intérieur), Darmanin pointait du doigt les « dossiers fantômes », les enquêtes abandonnées, le manque d’effectifs et de formation, ainsi que l’accumulation de procédures non traitées, dont plus de trois millions de dossiers selon un rapport d’évaluation des stocks. L’ANPJ, qui regroupe des enquêteurs de la police judiciaire, a réagi avec virulence, estimant que Darmanin, en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur (plus de quatre ans à ce poste), était « bien placé pour connaître ces problèmes » et qu’il avait « fait de la communication politique sur le dos des policiers » plutôt que d’agir concrètement. Le syndicat des commissaires de la police nationale a également dénoncé « cynisme » et « trahison », accusant Darmanin de « s’attaquer aux problèmes par des annonces » plutôt que par des solutions durables.

Opposition des magistrats et avocats Darmanin est également critiqué par les magistrats et les avocats, notamment dans le cadre de la réforme de la justice criminelle. À la veille de l’examen de cette réforme à l’Assemblée nationale, il a été confronté à une « colère » des professionnels du secteur, qui remettent en cause l’efficacité et la rapidité des procès proposées. Certains estiment que cette réforme, censée accélérer les procédures, risque de fragiliser davantage le système judiciaire et de nuire aux droits des victimes.

Réponse de Darmanin Face à ces critiques, Darmanin a défendu son bilan, affirmant avoir « créé plus de 8 000 postes pour les policiers et gendarmes » et s’être « le plus intéressé à la protection des mineurs » lors de son passage au ministère de l’Intérieur. Il a également publié un courrier détaillé pour répondre aux accusations de « fake news » et clarifier sa note sur les violences sexuelles. (Qwant)

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France : Guillaume Pley porte plainte pour diffamation contre les médias qui ont enquêté sur lui, de nouveaux témoignages contredisent sa défense

L’animateur et fondateur du média Legend, a déposé plainte mercredi 12 août pour diffamation contre plusieurs médias, a confirmé son avocate. Sont visés Les Inrockuptibles, Le Monde et le youtubeur TPZ, qui ont publié des enquêtes sur des échanges, notamment à caractère sexuel, entre l’animateur et plusieurs femmes, dont des mineures. L’animateur a réagi et reconnu certains échanges "clairement inappropriés", tout en affirmant que ces messages n’émanent pas tous de lui car ses comptes étaient cogérés par son équipe à l’époque de NRJ. Une version démentie par plusieurs de ses anciens collaborateur·ices. Cette semaine, un nouveau témoignage fourni à L’Humanité et au Monde met aussi à mal cette défense.

Des captures d’écran authentifiées par les rédactions montrent des messages de Guillaumes Pley datant de 2011, lorsqu’il avait 26 ans, disant vouloir "faire un plan à trois" avec la source anonyme qui était âgée de 14 ans. Aujourd’hui âgée de 28 ans, elle ne doute pas qu’il en soit l’auteur et estime que son témoignage "vient consolider un mode opératoire".

 feminicide-droit-des-filles-afghanes-can-feminine-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

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mardi 30 juin 2026

Gafa - Meta - Australie - Amendes - Enfance - Enfantisme - Crèches - Maltraitances - "People and Baby" -

 

Gafa

Australie

Enfance

Amende augmentée

Anthony Albanese

Le gouvernement australien, dirigé par le Premier ministre Anthony Albanese, a annoncé samedi 27 juin 2026 un durcissement des sanctions contre les géants du numérique (GAFA : Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, etc.) pour non-respect de l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.

Mesures clés :

·                                 L’amende maximale pour les plateformes en infraction est doublée, passant à 99 millions de dollars australiens (soit environ 60 millions d’euros).

·                                 Le régulateur australien du numérique obtient des pouvoirs accrus pour contraindre les entreprises à respecter la loi, notamment en exigeant des preuves de leurs dispositifs de vérification d’âge.

·                                 Une enquête est en cours pour évaluer d’éventuels manquements de la part des plateformes citées.

Contexte :

·                                 L’interdiction est entrée en vigueur le 10 décembre 2025, mais son efficacité reste limitée : plus de cinq millions de comptes de mineurs ont été bloqués, mais les adolescents contournent les restrictions (faux comptes, comptes au nom d’adultes, navigateurs privés).

·                                 Albanese a déclaré : « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez pour se conformer à la loi ; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux sociaux ».

Cette initiative suscite un intérêt mondial, certains pays envisageant des législations similaires. (Qwant)

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Qu'est-ce que l'enfantisme, notion de plus en plus souvent associée aux luttes féministes ?

·         Qu’est‑ce que l’enfantisme ?
C’est un mouvement social, culturel et politique qui revendique l’égalité de dignité et de respect entre adultes et jeunes personnes. Il s’oppose à l’adultisme – le système de domination des adultes sur les enfants fondé sur l’âge et le statut majeur‑mineur – et vise à faire reconnaître les droits, la liberté et l’autonomie des enfants comme des droits humains à part entière (apprendreaeduquer.fr)

·         Origines récentes
Le terme a été formalisé en 2024 par le Collectif enfantiste, qui s’inspire du modèle du féminisme pour désigner les luttes en faveur des intérêts des enfants. Le collectif a été créé en 2022 et a popularisé le néologisme « enfantisme » pour parler de cette cause émergente (fr.wikipedia.org)

·         Pourquoi le rapproche‑t‑on du féminisme ?

    • Le féminisme a montré comment un système de domination (le sexisme) peut être analysé, dénoncé et combattu. L’enfantisme se propose d’appliquer la même logique d’analyse critique aux rapports de pouvoir basés sur l’âge.
    • Comme le féminisme lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes, l’enfantisme lutte contre les violences (physiques, psychologiques, sexuelles) et les formes de privation exercées sur les enfants, souvent banalisées ou invisibilisées par les adultes.
    • Des militantes du féminisme (ex. le collectif #NousToutes) intègrent désormais l’enfantisme dans leurs revendications, ce qui rend la notion de plus en plus visible dans les débats publics et les mobilisations contre les violences sexuelles  (lemonde.fr)

·         Principaux axes de l’enfantisme

1.                  Reconnaissance juridique : appliquer pleinement la Convention internationale des droits de l’enfant et l’intérêt supérieur de l’enfant.

2.     Déconstruction de l’adultocentrisme : faire prendre conscience que les enfants ne sont pas de simples « objets » de protection mais des sujets porteurs de besoins et de droits.

3.     Lutte contre les violences : dénoncer les fessées, l’isolement, le chantage, les abus sexuels et toutes les formes de domination qui restent souvent impunies.

4.     Intersectionnalité : articuler la lutte enfantiste avec d’autres mouvements (féminisme, antiracisme, décolonialisme) pour montrer que les discriminations liées à l’âge s’entrecroisent avec celles liées au genre, à la race, etc.

En résumé, l’enfantisme est le « féminisme de l’âge » : il propose une lecture critique des inégalités entre adultes et enfants, en s’inspirant des méthodes et des revendications du féminisme pour obtenir une reconnaissance juridique et sociale des droits des enfants. (Qwant)

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Crèche « People and Baby »

Enquête demandée

Fermeture de deux crèches

Soupçons de maltraitances.

Contexte des fermetures Deux crèches du groupe People & Baby ont été fermées à Villejuif (Val-de-Marne) le 23 juillet 2026 en raison de soupçons de maltraitance, selon un signalement interne. Ces fermetures font suite à une série d’incidents graves dans d’autres établissements du groupe, notamment :

  • La mort d’une fillette de 11 mois en juin 2022 à Lyon après ingestion d’un produit caustique.
  • Un bébé de 21 mois « alcoolisé » découvert en mai 2026 dans une micro-crèche de l’Oise, entraînant une enquête préliminaire contre X.
  • Des signalements de violences, brimades et conditions d’hygiène déplorables dans d’autres structures, comme à Montpellier (panne de chauffage persistante, lavage à l’eau froide)

Demande d’enquête administrative Le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) a demandé au gouvernement, mardi 28 juillet 2026, l’ouverture d’une enquête administrative nationale sur le groupe People & Baby. Cette demande inclut :

  • Une mission conjointe de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des Finances) pour évaluer les pratiques du groupe dans son ensemble.
  • Un moratoire sur toute nouvelle autorisation, reprise d’établissement ou délégation de service public pour People & Baby.
  • Le réexamen de toutes les autorisations détenues par le groupe, avec suspension ou fermeture des structures jugées dangereuses.
  • À terme, une extinction programmée de l’activité de People & Baby comme gestionnaire de crèches, avec transfert des établissements vers des acteurs publics ou associatifs  (citoyens.com)

(midilibre.fr)

Arguments du SNPPE :

« Il y a une répétition des alertes sur un sujet majeur, puisqu’il a trait à l’intérêt et à la protection des enfants. » « Les EAJE ne peuvent pas être gérés comme de simples entreprises commerciales. »

Réaction du groupe People & Baby Le groupe, contrôlé depuis avril 2025 par le fonds d’investissement Alcentra dans le cadre d’une restructuration financière, a annoncé en 2025 la fermeture de 44 crèches d’ici la fin de l’été 2026 pour « garantir sa pérennité ». People & Baby n’a pas souhaité commenter les dernières fermetures ou les soupçons de maltraitance

Contexte sectoriel Ces affaires s’inscrivent dans un débat plus large sur la marchandisation du secteur de la petite enfance, où des critiques dénoncent une course à la rentabilité au détriment de la sécurité et du bien-être des enfants  (lavoixdunord.fr) (midilibre.fr) (snppe.fr) 07 26

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Google - Meta - Amazon - Gafam

Obéir à des lois ? verser des impôts ? Payer correctement les salarié-es ?

Par Chapatte

1. Respect des lois et régulations

Les GAFAM sont régulièrement confrontés à des sanctions, enquêtes ou condamnations pour non-respect des lois, notamment en matière de concurrence, protection des données, fiscalité et travail.

Google (Alphabet)

  • Concurrence :
    • En juin 2025, l'Autorité de la concurrence française a infligé une amende de 150 millions d’euros à Google pour abus de position dominante dans la publicité en ligne, après une décision de 2021 confirmée en appel.
    • Aux États-Unis, Google a été condamné en août 2023 (décision confirmée en 2025) à payer 200 millions de dollars pour avoir trompé les annonceurs sur les performances de ses annonces publicitaires.
  • Protection des données :
    • En mars 2025, la CNIL (France) a sanctionné Google à hauteur de 60 millions d’euros pour manque de transparence dans la collecte de données publicitaires, sans consentement valable.
    • L’UE a ouvert plusieurs enquêtes en 2025 sur le Digital Markets Act (DMA), notamment pour favoritisme de ses propres services (ex. : Google Shopping vs. comparateurs concurrents).

Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp)

  • Protection des données :
    • En mai 2025, Meta a été condamné par la Cour de justice de l’UE à payer 1,2 milliard d’euros pour le transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis, une décision historique.
    • En France, la CNIL a infligé une amende de 40 millions d’euros en 2024 (toujours en vigueur en 2025) pour manque de clarté dans les politiques de confidentialité.
  • Désinformation et modération :
    • Meta a été critiqué en 2025 pour son manque de modération sur les contenus haineux en Europe, malgré des engagements pris après l’invasion de l’Ukraine.
    • Aux États-Unis, Meta a accepté en 2025 de payer 725 millions de dollars pour régler un recours collectif sur la collecte illégale de données biométriques (via Facebook).

Amazon

  • Travail et conditions sociales :
    • En janvier 2025, l’Inspection du travail française a condamné Amazon à une amende de 3,2 millions d’euros pour travail dissimulé et non-respect des temps de repos dans ses entrepôts [9].
    • Aux États-Unis, Amazon a été poursuivi en 2025 par le Department of Labor pour sous-paiement systématique de ses employé·es (notamment les livreurs) [10].
  • Concurrence et fiscalité :
    • En 2024, l’UE a infligé une amende de 430 millions d’euros à Amazon pour abus de position dominante dans le e-commerce, en forçant les vendeurs à utiliser ses services logistiques .
    • En France, Amazon a été contraint en 2025 de payer 250 millions d’euros d’arriérés d’impôts après un redressement fiscal pour optimisation agressive.

2. Paiement des impôts : optimisation agressive et redressements

Les GAFAM sont connus pour leur stratégie d’optimisation fiscale, utilisant des sièges sociaux dans des paradis fiscaux (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas) et des montages juridiques complexes pour réduire leur imposition.

Chiffres clés (2025-2026)

Entreprise

Taux d’imposition effectif (2025)

Redressements fiscaux (2024-2025)

Siège fiscal principal

Google

~12% (vs. 25% en France)

1,1 milliard d’euros (UE)

Irlande

Meta

~10%

800 millions d’euros (UE)

Irlande

Amazon

~15%

1,3 milliard d’euros (UE + France)

Luxembourg

·         Google :

    • En 2025, la Commission européenne a exigé le remboursement de 1,1 milliard d’euros à Google pour aides d’État illégales perçues via des montages fiscaux en Irlande.
    • En France, Google a payé 500 millions d’euros en 2024 pour régler un litige fiscal de plusieurs années.

·         Meta :

    • En 2025, Meta a dû verser 800 millions d’euros à l’UE pour évasion fiscale via des filiales aux Pays-Bas et en Irlande.
    • En Italie, Meta a été condamné en 2025 à payer 500 millions d’euros pour fraude fiscale.

·         Amazon :

    • En 2025, Amazon a accepté de payer 1,3 milliard d’euros en redressements fiscaux en France et dans l’UE pour optimisation abusive.
    • Aux États-Unis, Amazon a été visé par une enquête du Congrès en 2025 pour évasion fiscale via des sociétés écrans.

3. Rémunération des salarié·es : écarts et controverses

Les GAFAM sont souvent pointés du doigt pour :

  • Écarts de salaires entre employé·es et dirigeants.
  • Précarisation (intérim, sous-traitance).
  • Conditions de travail dans les entrepôts (Amazon) ou les centres (Qwant)

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mercredi 10 juin 2026

Féminicides - Manifestation - Interdiction - Andréa Bescond - Légalisation - Régularisation - Criminalisation -

Interdiction de la place Vendôme

La préfecture de Paris a interdit le rassemblement prévu le 8 juin à 19 h devant le ministère de la Justice, sur la place Vendôme. L’arrêté préfectoral a été publié à 3 h du matin, alors que des milliers de manifestants se préparaient à se rendre sur le site. La décision a été motivée par une menace terroriste élevée et par le risque d’affluence importante pouvant entraîner des troubles à l’ordre public dans un contexte particulièrement sensible lié à la mort de Lyhanna 

Alternatives proposées

La préfecture a proposé deux lieux alternatifs :

·                                 Place Louis Lépine (Île de la Cité, 4e arrondissement)

·                                 Le parvis du Tribunal judiciaire de Paris

La déclaration de la coalition organisatrice n’a accepté aucune de ces propositions, préférant maintenir le rendez‑vous initial  (bfmtv.com)

Déroulement malgré l’interdiction

Malgré l’interdiction, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés sur la place Vendôme le soir du 8 juin. Ils réclamaient un meilleur traitement de la justice des violences sexuelles et ont exprimé leur colère face aux institutions  (franceinfo.fr)

Des centaines de participants ont également crié « laissez‑nous passer » tandis que les forces de l’ordre tentaient de les empêcher d’accéder au site  (facebook.com)

Contexte de la mobilisation

Le rassemblement était organisé par la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale. Ce collectif, actif depuis 2024, exige l’adoption d’une « loi intégrale contre les violences sexuelles » et souhaite dénoncer les failles systémiques révélées par l’affaire de Lyhanna  (bfmtv.com)

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Féminicide

Lyhanna

Légalisation des drogues et régularisation des migrant-es.

Protection des mineur-es.

Programme national LIMITS : prévention de l’implication des mineurs dans le trafic

Statistiques : en 2024, 61 % des condamnés pour infractions liées aux drogues sont âgés de 15 à 25 ans ; ≈10 000 mineurs sont impliqués dans des affaires de trafic de stupéfiants, avec un âge moyen de 15‑16 ans 

·                                 Objectifs :

·                                                         Diagnostic partagé et stratégie adaptée au territoire.

·                                                         Prévention primaire et secondaire auprès des jeunes vulnérables (renforcement des compétences psychosociales, lutte contre l’attractivité des réseaux criminels).

·                                                         Actions parentales pour renforcer les compétences parentales et accompagner les familles confrontées à l’implication de leurs enfants.

·                                                         Mobilisation communautaire pour occuper l’espace public et réapproprier les quartiers.

·                               Financement : 6 millions € (crédits fonds de concours drogues) pour 30 collectivités métropolitaines et ultramarines, avec un suivi par la MILDECA et une évaluation externe par le cabinet FORS  (drogues.gouv.fr)

Migrants, drogues et protection des mineurs

·                               Prévalence initiale : à l’arrivée, l’usage de drogue chez les migrants est généralement inférieur à celui du pays d’accueil, mais certains ont déjà consommé avant l’arrivée et nécessitent un suivi médical continu (ex. traitements par agonistes opioïdes) 

Vulnérabilité accrue : traumatismes, chômage, pauvreté, perte de soutien familial et social peuvent pousser les migrants à consommer pour faire face à l’incertitude et à la frustration liées à leur statut migratoire 

·                                 Interventions existantes :

·                                                         Accès facilité aux services de santé (traduction, médiation culturelle).

·                                                         Dépistage et évaluation des besoins adaptés aux demandeurs d’asile et aux migrants en situation irrégulière.

·                                                         Interventions rapides dans les centres d’hébergement.

·                                                         Mobilisation de populations migrantes via des structures à bas seuil.

·                                                       Intégration des services de prise en charge dans les services de santé intégrés 

·                               Limites : peu d’interventions ciblées spécifiquement sur l’usage de drogue parmi les migrants, et les données sur l’efficacité restent lacunaires  (euda.europa.eu)

Régularisation des migrants et protection des mineurs non accompagnés

·                               Mineurs isolés étrangers (moins de 18 ans, sans représentant légal) : ils doivent s’adresser aux services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) pour bénéficier de la protection de l’enfance. L’ASE peut déléguer l’autorité parentale à un tiers digne de confiance ou au juge des enfants 

·                               Éducation : tout enfant de moins de 16 ans doit aller à l’école, indépendamment de la nationalité. L’inscription passe par un test de niveau de français (CASNAV ou CIO) 

·                               Santé : les mineurs isolés placés à l’ASE ou à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) peuvent bénéficier de la PUMA‑CMU‑C pour un accès gratuit aux soins. En l’absence de prise en charge, l’Aide médicale d’État (AME) reste disponible 

·                               Asile : la demande d’asile permet d’obtenir une protection de l’État français et un droit de séjour, sans condition de nationalité. La régularisation à la majorité dépend de la durée de prise en charge à l’ASE et des démarches d’insertion  (france-terre-asile.org)

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Féminicide

Lyhanna

Andréa Bescond en garde à vue à Paris

Menottée, malmenée, intimidée.

Andrea Bescond a raconté à ses avocates avoir été "menottée, malmenée, soumise à plusieurs palpations de sécurité et intimidée".

Elle a été "détenue dans un commissariat de police parisien sans que ne lui soient jamais notifiés les motifs et le cadre précis de la mesure dont elle faisait l’objet, la qualification pénale retenue à son encontre, ni les droits attachés à cette mesure", ont affirmé ses conseils. (France 24).

Situation d’Andréa Bescond après la manifestation de la Place Vendôme

·                               Placement en garde à vue
Andréa Bescond, actrice et réalisatrice, a été arrêtée le 8 juin 2026 à la Place Vendôme, à la suite d’une manifestation non autorisée en mémoire de la fillette Lyhanna (11 ans) décédée le 4 juin. Elle a été placée en garde à vue pour outrage et rébellion (ou, selon d’autres comptes, pour menaces de mort et provocation publique à la haine). Elle a passé la nuit en cellule et est sortie à 9 h le lendemain matin 

·                               Réaction de Bescond
Dans un post Instagram, elle a exprimé sa surprise face à la présence policière et a ironisé sur la situation, mentionnant qu’elle avait passé la nuit entourée de jeunes filles en garde à vue pour d’autres délits. Elle a conclu en souhaitant que les autorités cessent de qualifier les militants de « pédocriminels » 

·                               Décision du parquet
Le parquet de Paris a demandé la levée immédiate de la garde à vue, après avoir été informé de la mesure 

·                               Interdiction de la manifestation
La préfecture de police a interdit la manifestation initialement prévue devant le ministère de la Justice, invoquant une menace terroriste élevée et le risque d’une affluence importante avec des groupes militants aux opinions antagonistes susceptibles de troubler l’ordre public, dans un contexte sensible lié à la mort de Lyhanna  (
fr.news.yahoo.com)

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Collage féministe

L'État contre les enfants

Collage féministe « L’État contre les enfants »

Le collage féministe intitulé « L’État contre les enfants » est une œuvre visuelle qui a été partagée sur les réseaux sociaux par plusieurs comptes liés à la défense des droits des enfants et à la critique de la politique publique.

·                                 Le collage est composé de lettres roses, rouges et violettes qui forment le titre.

·                                 Il est présenté comme une dénonciation de la justice pédocriminelle et de la manière dont l’État, selon les auteurs, peut être hostile aux enfants.

·                               Le contenu a été publié par le compte LesGrenades_ sur X (anciennement Twitter) et repris par l’association Protéger l’enfant sur Bluesky, ainsi que par Humanit'Elles  (x.com)

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