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mardi 31 mars 2026

Palestine - Maroc - Souhaib Qabli - Rappeur - Prison - Enfance - Famine -

 

Souhaib Qabli – rappeur marocain

Souhaib Qabli est un rappeur et étudiant de 20 ans originaire de Taza, au Maroc. Il est connu sous les pseudonymes L7ASSAL ou Al‑Hassel. Ses textes abordent la corruption, l’injustice sociale et la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, thèmes qui ont conduit à son arrestation et à son procès.

Arrestation et détention

  • 2 mars 2026 : placé en garde à vue à Fès après s’être présenté de lui‑même dans les locaux de la direction générale de la sûreté nationale.
  • 4 mars 2026 : le procureur de Taza ordonne son maintien en détention provisoire en vue du jugement.
  • 12 mars 2026 : audience au tribunal de première instance de Taza (reportée par ses avocats).
  • 28 mars 2026 : verdict rendu.

Verdict et sanctions

Charge

Décision

Sanction

Violation du devoir de respect envers une institution constitutionnelle (via un moyen électronique public)

Reconnu coupable

8 mois de prison

Outrage à une personne morale

Reconnu coupable

8 mois de prison

Outrage à des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions

Acquitté

Diffusion de fausses allégations

Acquitté

Insulte à des fonctionnaires publics

Acquitté

Amende

1 000 dirhams

Les chansons de Qabli critiquent la décision de 2020 de normaliser les relations entre le Maroc et Israël, ainsi que d’autres questions sociales et politiques. Son arrestation a suscité des réactions de la part d’organisations de défense des droits humains, qui la qualifient d’« atteinte flagrante à la liberté d’expression »  (al24news.dz)

Des hashtags comme #L’ArtN’estPasUnCrime et #LibérezSouhaib ont émergé sur les réseaux sociaux. (Qwant).

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Palestine

« On se tait quand les enfants dorment pas quand ils meurent de faim »

« Libérez Gaza »

Famine et mortalité infantile

Les ONG humanitaires, dont Médecins sans frontières, Caritas, Amnesty International et Oxfam International, avertissent d’une « famine de masse » qui se propage dans l’enclave palestinienne.

  • Au moins 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim en 72 h, selon l’hôpital Al‑Shifa  liberation.fr
  • Le ministère de la santé de Gaza indique que 101 personnes (80 enfants) sont décédées de faim dans la journée écoulée  liberation.fr
  • Environ 900 000 enfants souffrent de la faim, dont 70 000 sont en état de malnutrition  liberation.fr

 La situation à Gaza est caractérisée par une famine aiguë, une mortalité infantile élevée, un blocus qui empêche l’acheminement d’aide et des appels internationaux pour un cesse‑z‑le‑feu et une aide humanitaire. Les ONG et les organisations internationales continuent de dénoncer les restrictions et les violences, tandis que les gouvernements et les diplomates cherchent à mobiliser la communauté internationale pour mettre fin à la crise. (Qwant).

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 12 personnes ont lu cet article 

mercredi 25 mars 2026

Maternité - Hausse des naissances en dehors des maternités -

 

Naissances hors hôpital : un doublement constaté.

Au cours de la période 2013‑2022, la France a enregistré environ 35 000 naissances hors maternité, soit un taux qui a quasiment doublé par rapport à la décennie précédente12.
Cette hausse s’explique en partie par la réduction du nombre de maternités : le nombre de villes disposant d’une maternité est passé de 416 à 373, ce qui a accru les distances à parcourir pour les femmes enceintes2.

Conséquences sanitaires

  • Le risque d’accouchement hors milieu hospitalier augmente avec la distance à la maternité la plus proche.
  • Les femmes vivant dans des zones rurales ou dans des territoires où l’accès à un médecin est difficile présentent un risque 1,3 fois plus élevé, et 1,8 fois plus élevé lorsqu’elles habitent une commune rurale2.
  • Les inégalités territoriales sont marquées : seuls 15 départements affichent un taux d’accouchement hors maternité inférieur à la moyenne nationale2.
  • Les risques de mortalité infantile sont plus élevés lors d’accouchements hors maternité, avec un excès de plus de 204 décès avant l’âge d’un an2.

Contexte national

  • La France est passée de la 7e place mondiale en mortalité infantile en 1989 à la 25e en 20172.
  • Une étude comparative estime que le pays enregistre environ 1 000 décès de nouveau‑nés supplémentaires par rapport aux pays les plus performants (Finlande, Norvège, Suède)2.

Réponse attendue

Ces données soulignent la nécessité d’une politique d’affectation des moyens qui prenne en compte les disparités territoriales et garantisse un accès équitable aux soins périnataux, plutôt que de fermer des maternités qui pourraient aggraver la situation des populations éloignées2.

Références

  1. Humanité – article sur le doublement des naissances hors hôpital (2013‑2022).
  2. Christophe Prudhomme – analyse détaillée des naissances hors maternité et de leurs conséquences.

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10 personnes ont lu cet article.

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mercredi 18 mars 2026

Enfance - Genre - Pouvoir - Représentations - Résistance -

 

Pour les enfants, le pouvoir a‑t‑il un genre ?

Grandissant dans un environnement imprégné par la mise en scène du pouvoir masculin, les enfants sont très tôt sensibles aux stéréotypes de genre. Comment cela influence-t-il leurs attitudes ? Considèrent-ils alors le pouvoir féminin comme moins légitime ? Ou se positionnent-ils contre les clichés ? La recherche fait avancer notre connaissance de ces représentations enfantines.

(…) Pour conclure, citons Mia, âgée de 7 ans, qui, dans l’une de nos études en cours, a choisi de s’attribuer une position dominante face à un personnage masculin : "Ça fait du bien ! C’est toujours les garçons qui commandent". Alors que la lucidité de Mia quant à l’existence d’une hiérarchie genrée ne fait ici aucun doute, cela ne l’amène pourtant pas à s’y soumettre. À la lumière de nos résultats, il apparaît que l’identification à son groupe de genre ainsi qu’une préférence croissante pour l’égalité alimentent cette résistance

pour-les-enfants-le-pouvoir-a-t-il-un-genre

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 13 personnes ont lu cet article.


mardi 3 mars 2026

Enfance maltraitée - Parents punis par la justice - Jurisprudence - Cinéma - La Maison des femmes - 25 Gisèle Halimi - Clermont-Ferrand -

 

Enfance maltraitée

Arrêté historique

Violences éducatives

Jurisprudence

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

Dignité et intégrité de l'enfant

Père puni.

Arrêt historique du 14 janvier 2026 : abolition du « droit de correction » parental

La Cour de cassation a, le 14 janvier 2026, cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz qui invoquait un « droit de correction » parental. L’arrêt confirme qu’aucun texte français, national ou international, ne reconnaît un tel droit. Il rappelle que la protection de l’enfant prime sur toute prétendue tradition éducative violente.

  • Citation : « Il n’existe pas de « droit de correction parental » dans la loi française, les textes internationaux ou la jurisprudence moderne »  (theconversation.com)
  • Citation : « La Cour de cassation a cassé la relaxe, prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz au nom d’un « droit de correction » des parents »  (brut.media)

Violences éducatives : cadre juridique et pénal

Élément

Texte / Article

Conséquence

Violences sur mineur < 15 ans

Article 222‑13 du Code pénal

3 ans d’emprisonnement + 45 000 € d’amende, portée à 5 ans + 75 000 € si l’auteur est ascendant légitime

Autorité parentale

Article 371‑1 du Code civil (modifié 2019)

« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques »

Convention internationale

Article 19 de la Convention de l’enfant (1989)

Obligation de protéger l’enfant contre toute forme de violence

« Aucune forme de violence sur un enfant ne saurait être justifiée par un objectif éducatif »  (brut.media)

Jurisprudence récente

  • Arrêt de 14 janvier 2026 : la Cour de cassation rappelle l’interdiction absolue des violences éducatives, même lorsqu’elles sont qualifiées de « éducatives »  (actu-juridique.fr)
  • Arrêt de 18 avril 2024 (cour d’appel de Metz) : relaxe le père Yves Milla en invoquant un droit de correction, décision cassée en 2026  (brut.media)
  • Arrêt de 17 décembre 1819 : principe historique limitant le devoir paternel de correction, rappelé par la Cour de cassation  (actu-juridique.fr)

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

  • StopVEO (association de protection de l’enfance) a lancé des formations pour les professionnels de la petite enfance, de l’animation et de la protection de l’enfance depuis 2023, visant à prévenir les violences éducatives ordinaires (VEO)  (stopveo.org)
  • Ateliers « être parent par tous les temps » : proposés depuis juillet 2022 pour soutenir les parents dans une éducation non violente  (stopveo.org)
  • Sensibilisation : campagnes médiatiques (TV, YouTube, réseaux sociaux) et outils de prévention (affiches, flyers) diffusés par StopVEO pour informer le public sur les VEO et leurs conséquences  (stopveo.org)

Dignité et intégrité de l’enfant

  • La Cour de cassation souligne que la dignité et l’intégrité de l’enfant sont protégées par la loi et les conventions internationales.
  • Les violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont définitivement interdites et constituent un délit aggravé par le lien de parenté  (facebook.com)

Cas concret : père puni

  • Yves Milla a été condamné en 2023 par le tribunal de Thionville à 18 mois de prison avec sursis probatoire et au retrait de l’autorité parentale pour des violences (fessées, gifles, insultes, tirage par le col) sur ses deux fils entre 2016 et 2022  (brut.media)
  • La relaxe prononcée en 2024 par la cour d’appel de Metz a été annulée en 2026, réaffirmant la responsabilité pénale du père pour ces actes.

« La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d’appel de Nancy pour qu’elle le juge à nouveau »  (brut.media)

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Cinéma

« La Maison des femmes »

Collectif au service des femmes qui subissent des violences

Par Mélisa Godet

Film choral.

Le film s’inspire de la Maison des femmes de Saint‑Denis, créée en 2016 par la gynécologue‑obstétricienne Ghada Hatem‑Gantzer pour accompagner les femmes victimes de violences. Le collectif, fondé en 2016, est un lieu de soin, d’écoute et de solidarité où les équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, médiateurs, artistes) travaillent à la reconstruction des victimes (lemonde.fr)

Format et narration

La Maison des femmes adopte la forme du film choral, reflétant la structure même du centre où chaque personnage (soignants et patientes) possède son propre espace narratif. Le réalisateur choisit cette approche pour mettre en valeur la pluralité des voix et des expériences (telerama.fr)

Synopsis

Dans ce lieu unique, Diane (interprétée par Karin Viard), Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent et redonnent confiance à des femmes victimes de violences sexuelles, conjugales, d’exil ou d’excision. Le film explore la saine colère contre le patriarcat, le manque de moyens et l’injustice, tout en montrant la résilience et l’énergie inépuisable de l’équipe (lemonde.fr)

Le film est présenté dans les cinémas Pathé et a été promu via des plateformes comme AlloCiné et Franceinfo. Il a également été présenté à des festivals, notamment le Festival Les Arcs, où il a reçu le Prix du public en Abitibi (lesarcs-filmfest.com)

« À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. »  (franceinfo.fr)

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Le 25 Gisèle Halimi à Clermont‑Ferrand

Le 25 Gisèle Halimi est un centre dédié aux femmes situé à Clermont‑Ferrand, inauguré le 25 novembre 2023 (Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes) et ouvert à ses portes le 18 décembre 2023. Il s’agit d’un guichet unique de 700 m² qui regroupe plusieurs services essentiels pour les femmes de la ville, de la métropole et du Puy‑de‑Dôme.

Objectifs et public cible

  • Accès aux droits fondamentaux pour toutes les femmes, y compris celles sans domicile fixe ou en situation irrégulière.
  • Accès à la santé (santé sexuelle et reproductive, gynécologie).
  • Soutien et accompagnement contre les violences sexistes et sexuelles, qu’elles soient conjugales ou non.
  • Insertion socio‑professionnelle et accompagnement parental.
  • Espace de répit et d’échange, ouvert à toutes les femmes, sans jugement.
  • Promotion de l’identité de genre et d’une société inclusive.

Ces objectifs sont détaillés dans les communiqués de la Ville de Clermont‑Ferrand et des partenaires associés  (clermontinfos63.fr)

Gouvernance et partenaires

  • Mission Égalité des Droits de la Ville de Clermont‑Ferrand : coordination, accueil de premier niveau et orientation.
  • Associations permanentes :
    • Planning Familial 63 (centre de santé gynécologique, écoute en santé sexuelle).
    • AVEC France‑Victimes 63 (point accueil de jour, accompagnement des victimes de violences).
    • CIDFF 63 (insertion professionnelle, permanences juridiques).
  • Partenaires ponctuels : Conseil Départemental, CAF 63, Défenseure des Droits, CHU, etc.
  • Le projet bénéficie d’un budget important : 358 576 € alloués en 2024 par la Ville, avec un investissement total prévu de 2,5 millions € pour l’acquisition du bâtiment d’ici 2026  (unccas.org)

 

Services permanents

Service

Description

Planning Familial 63

Centre de santé gynécologique, suivi médical, écoute en santé sexuelle.

AVEC France‑Victimes 63

Point accueil de jour, accompagnement pour le départ du domicile, suivi psychologique.

CIDFF 63

Insertion professionnelle, permanences juridiques spécialisées en droit de la famille.

Mission Égalité des Droits

Coordination, accueil de premier niveau, orientation.

Activités collectives

  • Ateliers socio‑esthétiques, gravure‑écriture.
  • Groupes de parole pour femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.
  • Activités physiques adaptées, arts martiaux, équithérapie.
  • Ces activités sont organisées en partenariat avec diverses structures locales  (unccas.org)

Impact depuis l’ouverture

  • Plus de 7 800 femmes accueillies depuis décembre 2023, dépassant largement les prévisions  (unccas.org)
  • Plus de 2 500 personnes (hors permanences) ont déjà franchi les portes du centre depuis son ouverture le 18 décembre 2023  (lamontagne.fr)
  • L’équipe de la Mission Égalité des Droits passe de 4 à 6 agents d’ici la fin de l’année pour répondre à la demande croissante  (unccas.org)

Réception et témoignages

Les bénéficiaires soulignent la qualité d’accueil, la bienveillance de l’équipe et la sensation de bien‑être dans ce lieu sécurisé et accueillant. Des citations de femmes accueillies illustrent ces points :

  • « Un lieu rassurant et accueillant sans jugement »  (unccas.org)
  • « L’équipe est charmante et serviable »  (unccas.org)
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 17 personnes ont lu cet article.

 

J. Epstein - Viols - Femmes - Enfants - Paris - Capitale du viol - D. Trump - FBI - Destitution - Alexandria Ocasio‑Cortez -

 

J Epstein

Prononciation

« Epchatiïne ou Epstiiine ? »

Pédocriminel qui se moque des droits des femmes et des enfants

Par Bobika.

Prononciation de Jeffrey Epstein

Les sites consultés proposent plusieurs enregistrements audio et la transcription phonétique de son nom :

  • En anglais : /ˈɛps.tɪn/, souvent prononcé “Ep‑stine”  (fr.howtopronounce.com)
  • En français : la prononciation la plus courante est /ɛps.tɛ̃/, se rapprochant de “Ep‑stine”  (fr.howtopronounce.com)

Jeffrey Epstein était un financier américain et un prédateur sexuel accusé d’avoir organisé un vaste trafic de mineurs entre les États‑Unis et l’Europe  (fr.euronews.com)
Les dossiers publiés depuis sa mort continuent de révéler de nouveaux éléments sur son réseau et ses activités  (france.tv)

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J Epstein – Paris, capitale du viol.

Les articles et vidéos consultés décrivent Paris, et plus précisément le 16ᵉ arrondissement, comme un centre d’activité pour le financier américain Jeffrey Epstein.

  • Adresse : 22 avenue Foch, où Epstein a acquis un appartement de 740 m² en 2002 pour 3,5 millions d’euros  (rtl.fr)
  • Usage : l’appartement, décoré par Alberto Pinto, comportait une salle de massage, des espaces de réception et de nombreuses photos de jeunes femmes, parfois nues  (rtl.fr)
  • Allegations : plusieurs témoignages et documents judiciaires indiquent que l’endroit a été utilisé pour organiser des massages et des rencontres sexuelles, parfois jusqu’à quatre fois par jour  (rtl.fr)
  • Résonance médiatique : la présence d’Epstein à Paris a été mise en lumière par des reportages sur Libération, Le Monde, et d’autres médias, qui décrivent la ville comme la capitale de la prédation de l’agent  (liberation.fr)

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J Epstein

FBI

Publication de documents accusant D Trump d'agressions sexuelles sur mineur-es.

Les documents publiés le 5 mars 2026 par le ministère américain de la Justice contiennent les résumés d’entretiens menés en 2019 par le FBI avec une femme qui l’accuse d’avoir été victime d’agressions sexuelles par Donald Trump dans les années 1980, alors qu’elle était mineure.
Les informations proviennent des sources suivantes :

lemonde.fr, tf1info.fr, radiofrance.fret nouvelobs.com.

Contenu des documents

  • Quatre entretiens (juillet‑octobre 2019) avec la même femme, dont l’identité est caviardée.
  • La femme affirme qu’Epstein l’a emmenée à New York ou au New Jersey, où elle a été présentée à Trump alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans.
  • Elle déclare que Trump l’a abusée lors de ce voyage, en demandant une fellation et en la forçant à se comporter de façon inappropriée.
  • Lors du quatrième entretien, elle refuse de donner plus de détails sur l’interaction présumée avec Trump.
  • Les allégations restent non corroborées et aucune poursuite n’a été engagée.
  • Le ministère justifie la publication par une erreur de classification qui avait fait disparaître ces résumés de la première mise en ligne de plus de trois millions de pages le 31 janvier.

« Les documents décrivent des entretiens datant de 2019 relatifs à des accusations non corroborées portées par une femme contre Donald Trump dans le cadre de l’affaire Epstein » (nouvelobs.com)

Les documents publiés le 5 mars 2026 révèlent que, selon une femme anonyme, Donald Trump aurait abusé de lui dans les années 1980 alors qu’elle était mineure. Les allégations proviennent de quatre entretiens du FBI en 2019, restent non vérifiées et n’ont pas conduit à des poursuites. Les résumés avaient été omis initialement par erreur de classification et ont été ajoutés à la base de données publique le 5 mars. (Qwant).

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J Epstein – Destitution de D. Trump :

AOC*: “That’s one reason he must be removed from office - if the Epstein files have such a hold on Trump & this admin that they are willing to plunge us & risk world war in order to save themselves politically - that is the definition of someone who cant make objective decisions for the American ppl”

AOC : « C’est une des raisons pour lesquelles il doit être destitué : si les dossiers Epstein ont une telle emprise sur Trump et son administration qu’ils sont prêts à nous plonger dans le chaos et à risquer une guerre mondiale pour se sauver politiquement, c’est la définition même de quelqu’un qui est incapable de prendre des décisions objectives pour le peuple américain. »

*Alexandria Ocasio‑Cortez – députée américaine (D‑NY) connue pour son engagement progressiste et ses positions sur le climat, la justice sociale et la réforme économique.

Iran - Guerre - D Trump en ayatollah surnommé Assahola.

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J Epstein  - D Trump

Saint-Pierre lui annonce qu'il détient les listes d'Epstein.

Documents résumés par le FBI

  • Des résumés d’entretiens de 2019 avec une femme qui a porté des accusations non corroborées contre Trump et Jeffrey Epstein ont été rendus publics. La femme affirme qu’elle a été présentée à Trump par Epstein dans les années 1980 et qu’elle a subi des agressions sexuelles lorsqu’elle avait entre 13 et 15 ans. Les agents du FBI n’ont pas eu de contacts supplémentaires avec la femme après ces entretiens.
  • Ces résumés font partie d’une liste d’allégations d’abus sexuels portées contre Trump par des personnes ayant appelé la ligne d’assistance téléphonique du Centre national de lutte contre les menaces. La plupart de ces allégations reposent sur des informations non vérifiées et ne sont pas accompagnées de preuves.
  • Le ministère de la Justice a précisé que ces documents contiennent des allégations mensongères et sensationalistes à l’encontre de Trump et les qualifie d’infondées  (bbc.com)

Trois millions de pages publiées

  • Le New York Times a indiqué que les fichiers contiennent au moins 4 500 documents mentionnant Trump.
  • Parmi ces documents, on trouve une liste établie par le FBI regroupant des allégations d’agressions sexuelles contre Trump. La plupart proviennent d’appels anonymes ou d’informations non vérifiées.
  • Trump a toujours nié toute implication dans les agissements de Epstein et le ministère de la Justice a réaffirmé que les allégations sont infondées et fausses  (franceinfo.fr)

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mardi 24 février 2026

Céline Raphaël - La démesure. Soumise à la violence d’un père.

 

Céline Raphaël

La démesure.

Soumise à la violence d’un père.

Editions Max Milo

2012

 

Céline a survécu et a pu écrire un récit bouleversant. Merci Céline pour votre courage.

Elle subira l’extrême sévérité de son père. Il croyait que c’était une méthode d’apprentissage. C’est contre-productif. (p 21). Elle pense que son père ne l’aime plus et est capable de la tuer. C’est le début de la peur et de l’angoisse de mort.  (p 25).

Son texte est universel. Il concerne toutes les victimes, enfants ou adultes, de tous sexes. Son père a confondu autorité et autoritarisme.

D. Rousseau parle d’elle comme d’une « enfant esclave pour l’excellence ». (p 222).

Un-e enfant maltraité-e connaît des problèmes psychiques, une désillusion parentale, une absence d’espérance dans la solidarité humaine (p 235).

 

Elle est née en 1982 ou 83 ? (1)

 

La petite enfance :

A 2 ans, elle est curieuse de tout. Elle se demande si c’est de sa faute tout ce qui lui est arrivé. A-t-elle été trop pénible pour ses parents ? Elle culpabilise. (p 13)

Après l‘arrivée de sa petite sœur qui l’a chamboulée, elle pense qu’elle en a trop demandé à sa mère, qui fatiguée, la confie à son père. Il lui fait prendre ses premiers cours de piano à ses 3 ans. Un professeur a accepté cette tâche. (p 16).

 

L’apprentissage du piano.

En France, elle joue entre 3 et 4 heures de piano par jour. A l’âge de 4 ans et demi, en Allemagne, elle subit des punitions perverses de son père. Il a choisi une professeure qui pense comme lui sur les punitions comme la seule manière d’éducation. (p 21).

A 7 ans, la famille retourne en Auvergne. Un nouveau professeur de piano est engagé. Détestant le piano, elle a appris à rêver pendant qu’elle joue comme une automate. (p 39). Elle lisait tout en travaillant son piano (p 53).

A 8 ans, elle gagne un prix national. Les autres participant-es ont seize ans ! (p 51). Son problème est qu’elle a été excellente. (p 53). Le père se cache pour écouter si elle joue toujours au piano quand il est « absent » et quitte la maison. (p 56).

Elle met un CD de musique à fond et s’autorise à jouer à la corde à sauter. (p 59).

Adulte, le seul morceau qui l’émeut est la « Première balade » de Chopin. (p 95).

https://youtu.be/BSFNl4roGlI?si=b7v5xGNhEvRcknC5

 

Chopin - Ballade No.1 in G minor, Op.23 (Krystian Zimerman).

En seconde, elle s’entraîne plus de 45 heures par semaine. (p 109).

 

Le silence de Céline.

Elle se tait car elle a peur des représailles et pense qu’elle ne sera pas crue. (p 30).

Elle reste seule avec son secret. (p 55).

Aucun adulte ne l’aide. Elle se tourne vers la magie et les prières. (p 60).

Elle se tait. Elle a peur que l’on se moque d’elle : « Avec sa bonne situation sociale, de quoi se plaint-elle ? » (p 66). Pas de visite médiale à l’école.

 

Ses parents.

Son père :

Elle décrit son père comme un sauvage. (p 27). Son père domine et laisse un rôle de faible à sa femme. Elle n’a pas voix au chapitre. (p 30). Des années plus tard, il sera dans le déni de sa violence, en répétant « Je suis sévère, mais juste ! » (p 30).

Sa mère :

Sa mère étouffe à la maison. (p 28). Quand elle essaie de s’interposer entre Céline et son père, il la repousse brutalement et son mari s’enferme avec sa fille dans la « salle de jeu ». (p 49). Quand le père est absent, sa mère lui permet de jouer avec un ami de son âge et lui autorise ainsi un retour vers son âme d’enfant. (p 58).

Quand elle est enfermée, elle communique avec sa mère par des messages écrits glissés sous la porte. Sa sœur Marie sert de factrice. (p 69).

Sa soeur et sa mère cachent un peu de nourriture pour Céline. (p 70).

 

Les humiliations du père :

Elle reçoit des coups de ceinture sur les cuisses nues et est privée de nourriture. (p 23).

Il fait raser entièrement les cheveux de Céline, chez le coiffeur, pour la punir. (p 47).

Coups de poings, coups avec sa savate, coups de ceinture. (p 59).

Elle est privée de sommeil. (p 60).

A chaque week-end, enfermée avec lui, elle pense à sa mort prochaine et probable. (p 65).

Elle n’a plus le droit aux WC. « Tu feras caca par terre ! »

Ses vêtements sont confisqués. Elle va au collège avec un jogging trop petit. Moqueries des collégien-nes. (p 67).

 

Au collège :

Elle est battue par les autres. Les problèmes des parents avec son père qui est directeur dans l’entreprise locale ressurgissent sur elle. (p 63).

Elle ne peut pas aller à la piscine ayant des hématomes. Les professeurs ne l’ont pas aidée. (p 64).

 

Au lycée :

Sa conseillère principale d’éducation l’accuse de « mythomanie ». Ses préjugés lui imposent de penser qu’une enfant placée doit avoir des problèmes scolaires…(p 191).

 

L’anorexie :

En troisième, elle cherche une échappatoire. Elle pense apitoyer son père en maigrissant. En seconde, elle pèse 38 kg. Personne ne s’inquiète ou ne l’aide.

Elle est entrée dans la pathologie mentale. (p 121).

Elle décide elle-même de mourir ou de vivre. Elle interdit ainsi à son père de le faire à sa place. (p 208).

En première, elle ne pèse plus que 31 kg.

 

Le corps médical :

Le père la frappe. Elle tombe du tabouret. Les médecins pensent qu’elle s’est fait elle-même son hématome pour attirer l’attention (syndrome de Münchhausen). (p 119). (2)

Elle sait que sa parole ne suffira pas contre celle de son père. Elle doit prouver les coups reçus. (p 121).

 

Le signalement à la police :

Rien ne s’est passé comme elle le souhaitait. Elle est placée au secret. Tout le monde a peur du père. (p 155).

Dans le foyer où elle est placée, les éducateurs et éducatrices pensent qu’elle invente. Elle est en 1ère S, avec un an d’avance. Céline leur reproche de ne servir que de gardien ou de gardienne, sans s’adapter aux besoins individuels des jeunes. (p 163).

 

Le procès :

Pendant le procès, elle a honte d’elle-même. Après le jugement, elle est soulagée d’être reconnue comme victime. Plus personne ne pourra le nier. (p 168).

Elle n’a plus peur de mourir. Elle pense à elle, à 14 ans, et ne veut plus revenir dans sa famille. (p 170).

Mais le père ne veut pas lâcher prise et exige un droit de visite. (p 191).

 

Retours vers sa famille :

Les week-ends, elle rentre en famille. Le père a abandonné le piano, mais s’oriente vers les mathématiques. Il recommence ses violences psychologiques et ses humiliations précédentes, sans les coups.

 

Les infanticides :

Ils sont acceptés par la société. Entre le 17e et le 19e siècle, 6 millions d’enfants sont mort-es pour réguler les naissances. Iels étaient donné-es à manger aux cochons ou abandonnés dans les bois. (p 227) (3)

 

L’autorité parentale :

Au 21e siècle, le droit absolu des parents n’est toujours pas remis en cause.

Les parents doivent s’adapter aux besoins des enfants, pas l’inverse. (p 228)

 

Le harcèlement :

Il concerne tout le monde, les enfants et les adultes.

Quand un enfant souffre psychologiquement, les adultes ont du mal à imaginer la maltraitance. Iels pensent que l’enfant s’oppose et se rebelle (Ndlr : gratuitement, sans raisons ?) (p 230).

 

Les enfants des Dieux maltraités dans la mythologie :

Héphaïstos et Harpocrate. ( 230 à 234).

 

Sandor Ferenczi, en 1932, a dénoncé les familles honorables et puritaines dans lesquelles les enfants étaient violé-es. (p 234). (4)

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(1) Céline Raphaël – informations disponibles

  • Profession : interne et médecin ; auteure de La Démesure – Soumise à la violence d’un père (liberation.fr)
  • Thématique : lutte contre la maltraitance infantile, partage de son vécu personnel  (liberation.fr) (label-emmaus.co)
  • Âge mentionné : dans l’article de Libération de 2013, elle est décrite comme ayant 28 ans (liberation.fr), ce qui indiquerait une naissance vers 1985.

(2) Syndrome de Münchhausen :

  • Définition : Trouble factice où la personne simule, exagère ou provoque délibérément des symptômes médicaux afin d’attirer l’attention et les soins médicaux.
  • Motivation : Recherche de rôle de « patient » et de la sympathie du personnel soignant, sans bénéfice matériel évident.
  • Caractéristiques
    • Historique médical souvent incohérent ou changeant.
    • Refus de subir des examens invasifs ou de quitter l’hôpital.
    • Connaissance médicale parfois élevée (utilisation de médicaments, procédures).
  • Diagnostic
    • Exclusion d’une maladie organique réelle.
    • Observation de comportements de simulation persistants.
    • Utilisation des critères du DSM‑5 ou de la CIM‑10 (trouble factice imposé à soi).
  • Prise en charge
    • Approche multidisciplinaire : psychiatre, médecin traitant, psychologue.
    • Thérapie cognitivo‑comportementale pour travailler sur les besoins affectifs sous‑jacents.
    • Suivi à long terme, souvent difficile en raison du refus de reconnaître le trouble. (Qwant).

(3) Infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle

  • Statut juridique
    L’infanticide était défini comme le meurtre d’un enfant nouveau‑né et était puni de la peine de mort, au même titre que le parricide ou l’empoisonnement  (journals.openedition.org)
    La loi visait à dissuader ce crime, même si les jurés pouvaient parfois faire preuve de clémence  (journals.openedition.org)
  • Répartition des auteurs
    Entre 1831 et 1900, 87 % des prévenus pour crimes contre l’enfant étaient des femmes  (journals.openedition.org)
    Dans la Haute‑Marne, 102 crimes contre l’enfant ont été jugés entre 1812 et 1900, la majorité se produisant dans les campagnes  (journals.openedition.org)
  • Nombre de cas
    Entre 1831 et 1880, environ 9 000 meurtres de nouveau‑nés ont été traités par les cours d’assises en France  (loirebeauce-encyclopedia.fr)
    Aucun des documents fournis ne mentionne une estimation de 6 millions d’enfants décédés pour infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle.
  • Acceptation sociale
    Les sources décrivent l’infanticide comme un crime grave, puni sévèrement, et montrent que la société ne l’acceptait pas.
    Les jurés, bien que parfois indulgents, étaient sensibles à la gravité du crime et à la possibilité de circonstances atténuantes  (loirebeauce-encyclopedia.fr)

À quoi ressemblait la vie des enfants dans les années 1800 ?

En l'absence de lois pour protéger les enfants, ces derniers n'avaient que peu de droits et étaient maltraités. Considérés comme la simple propriété de leurs parents, nombre d'entre eux étaient abandonnés, maltraités, voire achetés et vendus . Pensés être nés mauvais, les enfants devaient être corrigés, punis et transformés en bons citoyens. (Open chat).

Du XVIème siècle à nos jours, des dizaines de milliers de femmes ont été traduites en justice pour ce crime : au moins 1 500 (sans doute beaucoup plus) ont été condamnées et pendues entre le XVIème et le XVIIIème. (Plume d’histoire).

On connaît mal l'ampleur de l'infanticide - meurtre d'un enfant, souvent nouveau-né - au Moyen Âge -, les sources, difficilement accessibles, ayant été peu exploitées. (Historia).

(4) Sándor Ferenczi a effectivement dénoncé en 1932 que même les enfants issus de familles honorables et de tradition puritaine étaient souvent victimes de violences et de viols.
Cette affirmation apparaît dans son travail de 1932, où il souligne la fréquence des abus sexuels dans des milieux qui, à première vue, semblent protégés et moralement irréprochables  (eglise.catholique.fr)

« Même des enfants appartenant à des familles honorables et de tradition puritaine sont, plus souvent qu’on osait le penser, les victimes de violences et de viols »  (eglise.catholique.fr)

Cette citation montre que Ferenczi a remis en question l’idée que les abus sexuels étaient confinés aux familles « démodées » ou « déviantes », et qu’il a mis en lumière la présence de tels traumatismes même dans les milieux les plus respectables.

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