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vendredi 24 avril 2026

Espaly-Saint-Marcel. Enquête. Racisme. Maltraitance - Leyment - Commerçant-es - Lionel Klingler -

 

Espaly.

Haute-Loire.

Les policiers n'ont pas relevé les propos racistes.

Des enfants ont été visés par des tirs d'un homme violent.

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Rassemblement de soutien aux victimes.
Dénonciation du racisme.
Samedi à Espaly-Saint-Marcel.
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Nouvelle enquête pour injure raciste.
"Dehors les Noir-es et les Arabes."
Violence avec arme.
Choc émotionnel pour les victimes.
Chasse à l'enfant de couleur.
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Ndlr : quelle idée ! Iels ne peuvent pas discuter ou trouver d’autres solutions d’accueil des enfants ?

Enfance maltraitée

Leyment - Lionel Klingler

Maire

Arrêté

Collégiens qui attendent le bus

Commerçants mécontents.

Arrêté municipal de Leyment (24 mars 2026)

Contexte

  • Maire : Lionel Klingler
  • Commune : Leyment, Ain
  • Problème : les collégiens de la Plaine de l’Ain s’agrègent devant les arrêts de bus (15 h – 17 h) et occupent les voies publiques en debout, assis ou allongés.
  • Réaction des commerçants : Maud, gérante du Proxi, déplore la présence de groupes pouvant atteindre 50 élèves, la production de déchets et la perturbation de la circulation. Elle a dû limiter l’entrée à deux élèves à la fois.
  • Situation scolaire : le collège accueille 720 élèves alors qu’il était prévu pour 450, ce qui pousse les jeunes à errer dans les rues.

Contenu de l’arrêté

  • Titre : « portant interdiction d’activités pour incivilités »
  • Date : 24 mars 2026
  • Objet : interdire l’occupation prolongée des voies publiques, qu’elle soit debout, assise ou allongée, lorsqu’elle entrave la circulation ou trouble la tranquillité et la salubrité publiques.
  • Transmissions : arrêté envoyé à la préfecture et au commandant de la gendarmerie de Lagnieu; communiqué aux parents d’élèves via le logiciel Pronote du collège de la Plaine de l’Ain.
  • Sanctions : non précisées dans le texte fourni, mais l’arrêté vise à restaurer l’ordre et le respect dans la commune.

Réactions

  • Le maire a déclaré qu’il fallait « taper du poing sur la table » pour rétablir l’ordre, soulignant la frustration profonde des riverains et des commerçants.
  • Les commerçants, notamment Maud, expriment un désarroi depuis deux ans, car les élèves consomment mais laissent des déchets.

Résultats électoraux (contexte supplémentaire)

  • Lionel Thierry Klingler a été réélu en 2026 avec 100 % des suffrages au premier tour, ce qui a permis la mise en place de ce conseil municipal.

En résumé, l’arrêté du 24 mars 2026 interdit l’occupation prolongée des voies publiques à Leyment afin de répondre aux plaintes des commerçants mécontents et de limiter les perturbations causées par les collégiens qui attendent le bus. L’intervention du maire, motivée par la situation de sureffectif scolaire et les désagréments pour les commerçants, vise à rétablir la tranquillité et la salubrité publiques. (Qwant).

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mardi 3 mars 2026

Enfance maltraitée - Parents punis par la justice - Jurisprudence - Cinéma - La Maison des femmes - 25 Gisèle Halimi - Clermont-Ferrand -

 

Enfance maltraitée

Arrêté historique

Violences éducatives

Jurisprudence

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

Dignité et intégrité de l'enfant

Père puni.

Arrêt historique du 14 janvier 2026 : abolition du « droit de correction » parental

La Cour de cassation a, le 14 janvier 2026, cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz qui invoquait un « droit de correction » parental. L’arrêt confirme qu’aucun texte français, national ou international, ne reconnaît un tel droit. Il rappelle que la protection de l’enfant prime sur toute prétendue tradition éducative violente.

  • Citation : « Il n’existe pas de « droit de correction parental » dans la loi française, les textes internationaux ou la jurisprudence moderne »  (theconversation.com)
  • Citation : « La Cour de cassation a cassé la relaxe, prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz au nom d’un « droit de correction » des parents »  (brut.media)

Violences éducatives : cadre juridique et pénal

Élément

Texte / Article

Conséquence

Violences sur mineur < 15 ans

Article 222‑13 du Code pénal

3 ans d’emprisonnement + 45 000 € d’amende, portée à 5 ans + 75 000 € si l’auteur est ascendant légitime

Autorité parentale

Article 371‑1 du Code civil (modifié 2019)

« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques »

Convention internationale

Article 19 de la Convention de l’enfant (1989)

Obligation de protéger l’enfant contre toute forme de violence

« Aucune forme de violence sur un enfant ne saurait être justifiée par un objectif éducatif »  (brut.media)

Jurisprudence récente

  • Arrêt de 14 janvier 2026 : la Cour de cassation rappelle l’interdiction absolue des violences éducatives, même lorsqu’elles sont qualifiées de « éducatives »  (actu-juridique.fr)
  • Arrêt de 18 avril 2024 (cour d’appel de Metz) : relaxe le père Yves Milla en invoquant un droit de correction, décision cassée en 2026  (brut.media)
  • Arrêt de 17 décembre 1819 : principe historique limitant le devoir paternel de correction, rappelé par la Cour de cassation  (actu-juridique.fr)

Formation des acteurs judiciaires et sociaux

  • StopVEO (association de protection de l’enfance) a lancé des formations pour les professionnels de la petite enfance, de l’animation et de la protection de l’enfance depuis 2023, visant à prévenir les violences éducatives ordinaires (VEO)  (stopveo.org)
  • Ateliers « être parent par tous les temps » : proposés depuis juillet 2022 pour soutenir les parents dans une éducation non violente  (stopveo.org)
  • Sensibilisation : campagnes médiatiques (TV, YouTube, réseaux sociaux) et outils de prévention (affiches, flyers) diffusés par StopVEO pour informer le public sur les VEO et leurs conséquences  (stopveo.org)

Dignité et intégrité de l’enfant

  • La Cour de cassation souligne que la dignité et l’intégrité de l’enfant sont protégées par la loi et les conventions internationales.
  • Les violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont définitivement interdites et constituent un délit aggravé par le lien de parenté  (facebook.com)

Cas concret : père puni

  • Yves Milla a été condamné en 2023 par le tribunal de Thionville à 18 mois de prison avec sursis probatoire et au retrait de l’autorité parentale pour des violences (fessées, gifles, insultes, tirage par le col) sur ses deux fils entre 2016 et 2022  (brut.media)
  • La relaxe prononcée en 2024 par la cour d’appel de Metz a été annulée en 2026, réaffirmant la responsabilité pénale du père pour ces actes.

« La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d’appel de Nancy pour qu’elle le juge à nouveau »  (brut.media)

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Cinéma

« La Maison des femmes »

Collectif au service des femmes qui subissent des violences

Par Mélisa Godet

Film choral.

Le film s’inspire de la Maison des femmes de Saint‑Denis, créée en 2016 par la gynécologue‑obstétricienne Ghada Hatem‑Gantzer pour accompagner les femmes victimes de violences. Le collectif, fondé en 2016, est un lieu de soin, d’écoute et de solidarité où les équipes pluridisciplinaires (médecins, psychologues, médiateurs, artistes) travaillent à la reconstruction des victimes (lemonde.fr)

Format et narration

La Maison des femmes adopte la forme du film choral, reflétant la structure même du centre où chaque personnage (soignants et patientes) possède son propre espace narratif. Le réalisateur choisit cette approche pour mettre en valeur la pluralité des voix et des expériences (telerama.fr)

Synopsis

Dans ce lieu unique, Diane (interprétée par Karin Viard), Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent et redonnent confiance à des femmes victimes de violences sexuelles, conjugales, d’exil ou d’excision. Le film explore la saine colère contre le patriarcat, le manque de moyens et l’injustice, tout en montrant la résilience et l’énergie inépuisable de l’équipe (lemonde.fr)

Le film est présenté dans les cinémas Pathé et a été promu via des plateformes comme AlloCiné et Franceinfo. Il a également été présenté à des festivals, notamment le Festival Les Arcs, où il a reçu le Prix du public en Abitibi (lesarcs-filmfest.com)

« À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. »  (franceinfo.fr)

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Le 25 Gisèle Halimi à Clermont‑Ferrand

Le 25 Gisèle Halimi est un centre dédié aux femmes situé à Clermont‑Ferrand, inauguré le 25 novembre 2023 (Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes) et ouvert à ses portes le 18 décembre 2023. Il s’agit d’un guichet unique de 700 m² qui regroupe plusieurs services essentiels pour les femmes de la ville, de la métropole et du Puy‑de‑Dôme.

Objectifs et public cible

  • Accès aux droits fondamentaux pour toutes les femmes, y compris celles sans domicile fixe ou en situation irrégulière.
  • Accès à la santé (santé sexuelle et reproductive, gynécologie).
  • Soutien et accompagnement contre les violences sexistes et sexuelles, qu’elles soient conjugales ou non.
  • Insertion socio‑professionnelle et accompagnement parental.
  • Espace de répit et d’échange, ouvert à toutes les femmes, sans jugement.
  • Promotion de l’identité de genre et d’une société inclusive.

Ces objectifs sont détaillés dans les communiqués de la Ville de Clermont‑Ferrand et des partenaires associés  (clermontinfos63.fr)

Gouvernance et partenaires

  • Mission Égalité des Droits de la Ville de Clermont‑Ferrand : coordination, accueil de premier niveau et orientation.
  • Associations permanentes :
    • Planning Familial 63 (centre de santé gynécologique, écoute en santé sexuelle).
    • AVEC France‑Victimes 63 (point accueil de jour, accompagnement des victimes de violences).
    • CIDFF 63 (insertion professionnelle, permanences juridiques).
  • Partenaires ponctuels : Conseil Départemental, CAF 63, Défenseure des Droits, CHU, etc.
  • Le projet bénéficie d’un budget important : 358 576 € alloués en 2024 par la Ville, avec un investissement total prévu de 2,5 millions € pour l’acquisition du bâtiment d’ici 2026  (unccas.org)

 

Services permanents

Service

Description

Planning Familial 63

Centre de santé gynécologique, suivi médical, écoute en santé sexuelle.

AVEC France‑Victimes 63

Point accueil de jour, accompagnement pour le départ du domicile, suivi psychologique.

CIDFF 63

Insertion professionnelle, permanences juridiques spécialisées en droit de la famille.

Mission Égalité des Droits

Coordination, accueil de premier niveau, orientation.

Activités collectives

  • Ateliers socio‑esthétiques, gravure‑écriture.
  • Groupes de parole pour femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.
  • Activités physiques adaptées, arts martiaux, équithérapie.
  • Ces activités sont organisées en partenariat avec diverses structures locales  (unccas.org)

Impact depuis l’ouverture

  • Plus de 7 800 femmes accueillies depuis décembre 2023, dépassant largement les prévisions  (unccas.org)
  • Plus de 2 500 personnes (hors permanences) ont déjà franchi les portes du centre depuis son ouverture le 18 décembre 2023  (lamontagne.fr)
  • L’équipe de la Mission Égalité des Droits passe de 4 à 6 agents d’ici la fin de l’année pour répondre à la demande croissante  (unccas.org)

Réception et témoignages

Les bénéficiaires soulignent la qualité d’accueil, la bienveillance de l’équipe et la sensation de bien‑être dans ce lieu sécurisé et accueillant. Des citations de femmes accueillies illustrent ces points :

  • « Un lieu rassurant et accueillant sans jugement »  (unccas.org)
  • « L’équipe est charmante et serviable »  (unccas.org)
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La Femme de – Film de David Roux

Réalisateur et scénario

Le film est réalisé par David Roux, qui a déjà signé deux courts‑métrages (Leur jeunesse 2012, Répétitions 2014) et son premier long‑métrage L’Ordre des médecins 2019 

Le scénario est co‑écrit par David Roux et Gaëlle Macé, et s’inspire du roman Son nom d’avant d’Hélène Lenoir(fifsaintjeandeluz.com)

Marianne, épouse d’un riche industriel, est modèle de la vie bourgeoise mais se sent prisonnière d’un réseau d’obligations sociales et familiales. À 40 ans, le confort de la vaste demeure familiale se transforme en un piège impitoyable. Lorsque l’ombre de son passé resurgit, une brèche s’ouvre, lui laissant la possibilité d’une autre vie — et la question demeure : à quel prix ? (allocine.fr)

  • Première mondiale : 25 août 2025, Festival du Film Francophone d’Angoulême (crew-united.com)
  • Sélection : Festival International du Film de Saint‑Jean‑de‑Luz 2025 (hors compétition) 

Réception critique

Le film est salué comme un huis‑clos psychologique d’une rare maîtrise, mettant en scène une femme enfermée dans un carcan patriarcal 

Il a été comparé à des œuvres de Chabrol et Ozon pour son traitement de la bourgeoisie  (inthemoodforcinema.com)

04 26 

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18 personnes ont lu cet article.

 

mardi 24 février 2026

Céline Raphaël - La démesure. Soumise à la violence d’un père.

 

Céline Raphaël

La démesure.

Soumise à la violence d’un père.

Editions Max Milo

2012

 

Céline a survécu et a pu écrire un récit bouleversant. Merci Céline pour votre courage.

Elle subira l’extrême sévérité de son père. Il croyait que c’était une méthode d’apprentissage. C’est contre-productif. (p 21). Elle pense que son père ne l’aime plus et est capable de la tuer. C’est le début de la peur et de l’angoisse de mort.  (p 25).

Son texte est universel. Il concerne toutes les victimes, enfants ou adultes, de tous sexes. Son père a confondu autorité et autoritarisme.

D. Rousseau parle d’elle comme d’une « enfant esclave pour l’excellence ». (p 222).

Un-e enfant maltraité-e connaît des problèmes psychiques, une désillusion parentale, une absence d’espérance dans la solidarité humaine (p 235).

 

Elle est née en 1982 ou 83 ? (1)

 

La petite enfance :

A 2 ans, elle est curieuse de tout. Elle se demande si c’est de sa faute tout ce qui lui est arrivé. A-t-elle été trop pénible pour ses parents ? Elle culpabilise. (p 13)

Après l‘arrivée de sa petite sœur qui l’a chamboulée, elle pense qu’elle en a trop demandé à sa mère, qui fatiguée, la confie à son père. Il lui fait prendre ses premiers cours de piano à ses 3 ans. Un professeur a accepté cette tâche. (p 16).

 

L’apprentissage du piano.

En France, elle joue entre 3 et 4 heures de piano par jour. A l’âge de 4 ans et demi, en Allemagne, elle subit des punitions perverses de son père. Il a choisi une professeure qui pense comme lui sur les punitions comme la seule manière d’éducation. (p 21).

A 7 ans, la famille retourne en Auvergne. Un nouveau professeur de piano est engagé. Détestant le piano, elle a appris à rêver pendant qu’elle joue comme une automate. (p 39). Elle lisait tout en travaillant son piano (p 53).

A 8 ans, elle gagne un prix national. Les autres participant-es ont seize ans ! (p 51). Son problème est qu’elle a été excellente. (p 53). Le père se cache pour écouter si elle joue toujours au piano quand il est « absent » et quitte la maison. (p 56).

Elle met un CD de musique à fond et s’autorise à jouer à la corde à sauter. (p 59).

Adulte, le seul morceau qui l’émeut est la « Première balade » de Chopin. (p 95).

https://youtu.be/BSFNl4roGlI?si=b7v5xGNhEvRcknC5

 

Chopin - Ballade No.1 in G minor, Op.23 (Krystian Zimerman).

En seconde, elle s’entraîne plus de 45 heures par semaine. (p 109).

 

Le silence de Céline.

Elle se tait car elle a peur des représailles et pense qu’elle ne sera pas crue. (p 30).

Elle reste seule avec son secret. (p 55).

Aucun adulte ne l’aide. Elle se tourne vers la magie et les prières. (p 60).

Elle se tait. Elle a peur que l’on se moque d’elle : « Avec sa bonne situation sociale, de quoi se plaint-elle ? » (p 66). Pas de visite médiale à l’école.

 

Ses parents.

Son père :

Elle décrit son père comme un sauvage. (p 27). Son père domine et laisse un rôle de faible à sa femme. Elle n’a pas voix au chapitre. (p 30). Des années plus tard, il sera dans le déni de sa violence, en répétant « Je suis sévère, mais juste ! » (p 30).

Sa mère :

Sa mère étouffe à la maison. (p 28). Quand elle essaie de s’interposer entre Céline et son père, il la repousse brutalement et son mari s’enferme avec sa fille dans la « salle de jeu ». (p 49). Quand le père est absent, sa mère lui permet de jouer avec un ami de son âge et lui autorise ainsi un retour vers son âme d’enfant. (p 58).

Quand elle est enfermée, elle communique avec sa mère par des messages écrits glissés sous la porte. Sa sœur Marie sert de factrice. (p 69).

Sa soeur et sa mère cachent un peu de nourriture pour Céline. (p 70).

 

Les humiliations du père :

Elle reçoit des coups de ceinture sur les cuisses nues et est privée de nourriture. (p 23).

Il fait raser entièrement les cheveux de Céline, chez le coiffeur, pour la punir. (p 47).

Coups de poings, coups avec sa savate, coups de ceinture. (p 59).

Elle est privée de sommeil. (p 60).

A chaque week-end, enfermée avec lui, elle pense à sa mort prochaine et probable. (p 65).

Elle n’a plus le droit aux WC. « Tu feras caca par terre ! »

Ses vêtements sont confisqués. Elle va au collège avec un jogging trop petit. Moqueries des collégien-nes. (p 67).

 

Au collège :

Elle est battue par les autres. Les problèmes des parents avec son père qui est directeur dans l’entreprise locale ressurgissent sur elle. (p 63).

Elle ne peut pas aller à la piscine ayant des hématomes. Les professeurs ne l’ont pas aidée. (p 64).

 

Au lycée :

Sa conseillère principale d’éducation l’accuse de « mythomanie ». Ses préjugés lui imposent de penser qu’une enfant placée doit avoir des problèmes scolaires…(p 191).

 

L’anorexie :

En troisième, elle cherche une échappatoire. Elle pense apitoyer son père en maigrissant. En seconde, elle pèse 38 kg. Personne ne s’inquiète ou ne l’aide.

Elle est entrée dans la pathologie mentale. (p 121).

Elle décide elle-même de mourir ou de vivre. Elle interdit ainsi à son père de le faire à sa place. (p 208).

En première, elle ne pèse plus que 31 kg.

 

Le corps médical :

Le père la frappe. Elle tombe du tabouret. Les médecins pensent qu’elle s’est fait elle-même son hématome pour attirer l’attention (syndrome de Münchhausen). (p 119). (2)

Elle sait que sa parole ne suffira pas contre celle de son père. Elle doit prouver les coups reçus. (p 121).

 

Le signalement à la police :

Rien ne s’est passé comme elle le souhaitait. Elle est placée au secret. Tout le monde a peur du père. (p 155).

Dans le foyer où elle est placée, les éducateurs et éducatrices pensent qu’elle invente. Elle est en 1ère S, avec un an d’avance. Céline leur reproche de ne servir que de gardien ou de gardienne, sans s’adapter aux besoins individuels des jeunes. (p 163).

 

Le procès :

Pendant le procès, elle a honte d’elle-même. Après le jugement, elle est soulagée d’être reconnue comme victime. Plus personne ne pourra le nier. (p 168).

Elle n’a plus peur de mourir. Elle pense à elle, à 14 ans, et ne veut plus revenir dans sa famille. (p 170).

Mais le père ne veut pas lâcher prise et exige un droit de visite. (p 191).

 

Retours vers sa famille :

Les week-ends, elle rentre en famille. Le père a abandonné le piano, mais s’oriente vers les mathématiques. Il recommence ses violences psychologiques et ses humiliations précédentes, sans les coups.

 

Les infanticides :

Ils sont acceptés par la société. Entre le 17e et le 19e siècle, 6 millions d’enfants sont mort-es pour réguler les naissances. Iels étaient donné-es à manger aux cochons ou abandonnés dans les bois. (p 227) (3)

 

L’autorité parentale :

Au 21e siècle, le droit absolu des parents n’est toujours pas remis en cause.

Les parents doivent s’adapter aux besoins des enfants, pas l’inverse. (p 228)

 

Le harcèlement :

Il concerne tout le monde, les enfants et les adultes.

Quand un enfant souffre psychologiquement, les adultes ont du mal à imaginer la maltraitance. Iels pensent que l’enfant s’oppose et se rebelle (Ndlr : gratuitement, sans raisons ?) (p 230).

 

Les enfants des Dieux maltraités dans la mythologie :

Héphaïstos et Harpocrate. ( 230 à 234).

 

Sandor Ferenczi, en 1932, a dénoncé les familles honorables et puritaines dans lesquelles les enfants étaient violé-es. (p 234). (4)

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(1) Céline Raphaël – informations disponibles

  • Profession : interne et médecin ; auteure de La Démesure – Soumise à la violence d’un père (liberation.fr)
  • Thématique : lutte contre la maltraitance infantile, partage de son vécu personnel  (liberation.fr) (label-emmaus.co)
  • Âge mentionné : dans l’article de Libération de 2013, elle est décrite comme ayant 28 ans (liberation.fr), ce qui indiquerait une naissance vers 1985.

(2) Syndrome de Münchhausen :

  • Définition : Trouble factice où la personne simule, exagère ou provoque délibérément des symptômes médicaux afin d’attirer l’attention et les soins médicaux.
  • Motivation : Recherche de rôle de « patient » et de la sympathie du personnel soignant, sans bénéfice matériel évident.
  • Caractéristiques
    • Historique médical souvent incohérent ou changeant.
    • Refus de subir des examens invasifs ou de quitter l’hôpital.
    • Connaissance médicale parfois élevée (utilisation de médicaments, procédures).
  • Diagnostic
    • Exclusion d’une maladie organique réelle.
    • Observation de comportements de simulation persistants.
    • Utilisation des critères du DSM‑5 ou de la CIM‑10 (trouble factice imposé à soi).
  • Prise en charge
    • Approche multidisciplinaire : psychiatre, médecin traitant, psychologue.
    • Thérapie cognitivo‑comportementale pour travailler sur les besoins affectifs sous‑jacents.
    • Suivi à long terme, souvent difficile en raison du refus de reconnaître le trouble. (Qwant).

(3) Infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle

  • Statut juridique
    L’infanticide était défini comme le meurtre d’un enfant nouveau‑né et était puni de la peine de mort, au même titre que le parricide ou l’empoisonnement  (journals.openedition.org)
    La loi visait à dissuader ce crime, même si les jurés pouvaient parfois faire preuve de clémence  (journals.openedition.org)
  • Répartition des auteurs
    Entre 1831 et 1900, 87 % des prévenus pour crimes contre l’enfant étaient des femmes  (journals.openedition.org)
    Dans la Haute‑Marne, 102 crimes contre l’enfant ont été jugés entre 1812 et 1900, la majorité se produisant dans les campagnes  (journals.openedition.org)
  • Nombre de cas
    Entre 1831 et 1880, environ 9 000 meurtres de nouveau‑nés ont été traités par les cours d’assises en France  (loirebeauce-encyclopedia.fr)
    Aucun des documents fournis ne mentionne une estimation de 6 millions d’enfants décédés pour infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle.
  • Acceptation sociale
    Les sources décrivent l’infanticide comme un crime grave, puni sévèrement, et montrent que la société ne l’acceptait pas.
    Les jurés, bien que parfois indulgents, étaient sensibles à la gravité du crime et à la possibilité de circonstances atténuantes  (loirebeauce-encyclopedia.fr)

À quoi ressemblait la vie des enfants dans les années 1800 ?

En l'absence de lois pour protéger les enfants, ces derniers n'avaient que peu de droits et étaient maltraités. Considérés comme la simple propriété de leurs parents, nombre d'entre eux étaient abandonnés, maltraités, voire achetés et vendus . Pensés être nés mauvais, les enfants devaient être corrigés, punis et transformés en bons citoyens. (Open chat).

Du XVIème siècle à nos jours, des dizaines de milliers de femmes ont été traduites en justice pour ce crime : au moins 1 500 (sans doute beaucoup plus) ont été condamnées et pendues entre le XVIème et le XVIIIème. (Plume d’histoire).

On connaît mal l'ampleur de l'infanticide - meurtre d'un enfant, souvent nouveau-né - au Moyen Âge -, les sources, difficilement accessibles, ayant été peu exploitées. (Historia).

(4) Sándor Ferenczi a effectivement dénoncé en 1932 que même les enfants issus de familles honorables et de tradition puritaine étaient souvent victimes de violences et de viols.
Cette affirmation apparaît dans son travail de 1932, où il souligne la fréquence des abus sexuels dans des milieux qui, à première vue, semblent protégés et moralement irréprochables  (eglise.catholique.fr)

« Même des enfants appartenant à des familles honorables et de tradition puritaine sont, plus souvent qu’on osait le penser, les victimes de violences et de viols »  (eglise.catholique.fr)

Cette citation montre que Ferenczi a remis en question l’idée que les abus sexuels étaient confinés aux familles « démodées » ou « déviantes », et qu’il a mis en lumière la présence de tels traumatismes même dans les milieux les plus respectables.

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mercredi 11 février 2026

CNews - J-M Morandini - Thomas Bauder - Bétharram -

 

Enfance maltraitée

CNews

Thomas Bauder

Mise en retrait demandée après J M Morandini.

Thomas Bauder, directeur de l’information de CNews, a été condamné en décembre 2025 à quatre mois de prison avec sursis pour des violences sur ses enfants, commises entre 2017 et 2023  (franceinfo.fr)

Il a fait appel de cette décision, invoquant la présomption d’innocence  (20minutes.fr)

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J M Morandini

10 ans de polémique

Crise à CNews

Bolloré contraint de le lâcher.

Intervention de Vincent Bolloré
Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Bolloré, a initialement soutenu le maintien de Morandini, mais la pression interne et externe a fini par l’obliger à accepter son retrait. En février 2026, Morandini a annoncé son retrait volontaire de l’antenne, déclarant vouloir « rétablir le calme nécessaire au travail de la rédaction »  (lemonde.fr)

 La direction a confirmé l’acceptation immédiate de ce retrait, marquant la fin de la crise  (lemonde.fr)

Conclusion
Après dix ans de controverses, deux condamnations définitives et une crise interne sans précédent, la chaîne CNews a été contrainte, sous l’impulsion de la pression interne et de la nécessité de préserver son image, à laisser partir Jean‑Marc Morandini. Vincent Bolloré, bien qu’initialement favorable à son maintien, a dû céder face à cette situation. (Qwant).

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J M Morandini quitte CNEWS

Pas de chance !

Notre-Dame-de-Betharram est fermé …

Par Gros

Fermeture de l’établissement Notre‑Dame‑de‑Bétharram

  • Nom actuel : L’institution, renommée Le Beau Rameau depuis 2009, est située à Lestelle‑Bétharram (Pyrénées‑Atlantiques).
  • Annonce : Le président de la Fédération nationale des Ogec, Pierre‑Vincent Guéret, a annoncé que l’établissement fermera à l’été 2026.
  • Contexte : La fermeture fait suite à un vaste scandale, avec au moins 217 plaintes déposées par d’anciens élèves.
  • Citation : « Bétharram va fermer, ce n’est pas une option »  (lavie.fr)

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 14 personnes ont lu cet article.




mardi 27 janvier 2026

Enfance maltraitée - Thomas Bauder - Naruto - Safine - J-M Morandini -

 

Enfance maltraitée

Thomas Bauder

Directeur de l'information de CNews

Douches froides, gifles, insultes

Justice clémente avec le persécuteur.

En décembre dernier, Thomas Bauder, directeur de l’information de CNews, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences sur ses enfants.  (threads.com)

Mediapart révèle la condamnation début décembre de Thomas Bauder pour des faits commis entre 2017 et 2023. Le numéro deux de la chaîne du groupe Bolloré a fait appel. (Libération).

D’après le dernier baromètre Ifop pour la Fondation de l’enfance sur les violences éducatives ordinaires, datant de juin 2024, environ huit parents sur dix ont eu recours dans la semaine précédant l’enquête à au moins une violence éducative ordinaire (qui va de crier à donner une fessée en passant par la menace ou des propos qui rabaissent). Près d’un quart des parents affirmait par ailleurs avoir donné une fessée à leur enfant dans la semaine précédant l’enquête, et 16 % une gifle. (20 Minutes).

Lors de l’audience publique tenue en septembre 2025, les enfants ont été entendus. L’un d’eux aurait expliqué avoir subi régulièrement des violences physiques et verbales de la part de son père, avec des qualificatifs insultants dirigés contre lui à la moindre faute. D’autres enfants ont décrit des scènes de gifles répétées et d’insultes rabaissantes, ce qui a été pris en compte par le tribunal dans l’analyse globale des faits. (Entrevue).

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Enfance

Violences sur mineur-es 

Paintball 

Naruto et Safine

Garde à vue

Streamers

Chaîne Jean Pormanove.

Identité de Jean Pormanove

Streamer français, vrai nom Raphaël Graven, décédé le 18 août 2025 après 12 jours de live sur Kick.

scienceshumaines.com, fr.wikipedia.org, france3regions.franceinfo.fr, leparisien.fr, franceinfo.fr

Chaîne

« Lokal TV » (Kick et YouTube).

france3-regions.franceinfo.fr, leparisien.fr

Violences subies

Coups, gifles, étranglements, humiliations psychologiques, jets de peinture, tirs de paintball, simulations de viol.

scienceshumaines.com, fr.wikipedia.org

, france3regions.franceinfo.fr

Acteurs de la violence

NarutoVie (Owen C., 26 ans) et Safine H. (23 ans), membres récurrents de la chaîne.

france3regions.franceinfo.fr, leparisien.fr

Garde à vue

Naruto et Safine ont été placés en garde à vue et bannis de Kick pendant l’enquête.

france3regions.franceinfo.fr, leparisien.fr

Violences en ligne impliquant des mineurs et l’usage de paintball
Les streamers Owen Cenazandotti (alias Naruto) et Safine Hamadi ont été placés en garde à vue par la police judiciaire de Nice pour des faits de violences en ligne, notamment l’usage de projectiles de paintball contre un mineur de 15 ans  (lemonde.fr)

Contexte de la garde à vue

  • Les deux hommes ont été convoqués pour les chefs suivants : violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination (handicap, orientation sexuelle), enregistrement et diffusion d’images de violences  (lemonde.fr)
  • Ces mesures constituent des reprises de garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en décembre 2024  (lemonde.fr)

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Jean-Marc Morandini

Sonia Mabrouk contre sa présence

Crise ouverte à CNews.

Jean‑Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs, reste à l’antenne de CNews, ce qui a déclenché une crise interne.
Sonia Mabrouk, journaliste de la chaîne, a exprimé publiquement son désaccord avec cette décision, affirmant qu’elle ne cautionne pas le maintien de l’animateur et qu’elle se sent mal à l’aise face à la politique de la hiérarchie. Elle a souligné son engagement contre les violences sexuelles et a rappelé que la chaîne avait déclaré en 2016 que Morandini devrait quitter le groupe s’il était condamné. (Cultinfos).

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Jean-Marc Morandini

Thomas Bauder

CNews

Chaîne des agresseurs de mineur-es.

Jean‑Marc Morandini

  • Condamné par la Cour de cassation le 15 janvier 2026 pour corruption de mineurs (public.f

Thomas Bauder (directeur de l’information de CNews)

  • Condamné le 26 janvier 2026 à quatre mois de prison avec sursis pour violences sur ses enfants (et pour des propos blessants à leur égard)  (public.fr)
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