Aux USA et en France : "T'as les moyens. T'auras tout. T'as pas les moyens? T'auras rien." "Tu veux mourir de mort violente? Tu te fais contrôler par la police." Le sexe n'est pas un "travail". Soutien aux Palestinien-nes , aux Libanais-es, aux Iranien-nes. En 1832, Jeanne DEROIN disait : "Plutôt le célibat, que l'esclavage (NDLR : du mariage)". En 2024, 1 adulte français-e sur 3 est célibataire. 1 101 439 vues. Google attaque mon blog en supprimant des articles. Je vais sur Qwant maintenant.
William Wells Brown et Portrait d'un jeune homme. Fin du 18e s
William
Wells Brown (1814 ? – 1884) (1)
Son
récit est paru en 1847.
L’esclave
est privé de tous ses droits, y compris de son humanité. (p 21)
Enfant,
après sa première fugue, il est fouetté et enfumé (toux et éternuements). En
soins après les coups de fouet, on met du sel ou du rhum sur les plaies,!
(p 69) Ndlr : aïe, aïe, c’est la double punition.
Esclave dans un filet - Françoise-Marie de Bourbon fille de Louis XIV
Un
esclave, Aaron, est en incapacité de 10 à 12 jours de travail, après ces
traitements et punitions. (p 69)
A
Pittsburg, un esclave est fouetté à mort, un homme libre de couleur est brûlé
au bûcher. Le fouet sert pour le « dressage ». (p 71)
William
est battu avec un bâton. Il est dans l’incapacité de travailler pendant cinq semaines.
Il perd son travail qu’il avait en ville. (p 73)
A la
Nouvelle-Orléans, on parque les esclaves dans un enclos. (p 81) (2)
Esclave tête dans un casque à clé - Esclave de Dominique Deurbroucq
L’attitude
de son maître est surprenante quand il demande à William de se trouver tout
seul un nouveau maître en ville. Il y va sans être surveillé. Ndlr :
C’est incroyable. (p 102)
La
religion de tous les esclavagistes est : « Dieu a créé l’homme (noir)
pour être esclave. » (p 116)
Les
maîtres obligent les esclaves à se marier. Il n’y a jamais eu de procès pour
bigamie. Le paternalisme et les profits augmentent avec la naissance de bébés.
(p 121) (3)
A
Cleveland, en face du Canada, il travaille en attendant que le lac dégèle. Il
lit des livres à ses temps perdus et « ça lui fait le plus grand
bien ». (p 139)
La
liberté :
Pour
lui, la liberté c’est de pouvoir disposer de son corps. (p 106) (4)
Etre
libre, c’est ne plus être une marchandise, mais redevenir un homme qui peut
faire ses propres choix. (p 135)
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(1)William Wells Brown (6 novembre 1814 – 6 novembre 1884) était un
écrivain et militant abolitionniste afro-américain. Il est né à Lexington, dans
le Kentucky, et mort à Chelsea, dans le Massachusetts. (Qwant)
(2) Au XIXᵉ siècle, des personnes réduites en esclavage
étaient parfois détenues dans des « enclos » ou des dépôts avant leur vente à
La Nouvelle-Orléans. La ville était alors un important centre de vente aux
enchères, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce d’êtres
humains (fr.wikipedia.org)
(3) L’idée est que la naissance d’enfants esclaves
pouvait accroître la richesse des propriétaires, puisque ceux-ci
prétendaient en détenir la propriété et pouvaient les exploiter ou les vendre.
Cela renforçait souvent un paternalisme de façade : les maîtres
se présentaient comme protecteurs ou « pères », tout en tirant profit de la
domination et du travail forcé.
Cette logique variait selon les lieux et les périodes. Les
femmes esclaves subissaient aussi des violences et des contraintes
reproductives ; il ne faut donc pas confondre les discours paternalistes des
propriétaires avec une véritable protection. (Qwant)
(4) Disposer de son corps, c’est pouvoir faire ses propres
choix, sans contrainte ni contrôle imposé. Cette liberté suppose aussi le
respect du consentement et des droits d’autrui. (Qwant)
Ndlr :
accidentelle, vous y croyez, vous ? La concordance des mairies fascistes est
…fascinante…pour l’émission de cette chanson…
Fascisme
Carpentras
et dans le Roussillon
« Maréchal
nous voilà »
Pétain
glorifié le 8 mai, jour de la défaite du nazisme.
Diffusion accidentelle d’un chant pétainiste lors des
commémorations du 8 mai
Contexte général
Le chant
« Maréchal, nous voilà », à la gloire du maréchal Pétain et
du régime de Vichy, a été diffusé à Carpentras (Vaucluse) et à
Canet‑en‑Roussillon (Pyrénées‑Orientales) le vendredi
8 mai 2026, jour de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre
mondiale. L’événement a suscité une vive polémique, les autorités locales
dénonçant une « manipulation politique » et la diffusion d’un hymne inapproprié
à une journée de mémoire.
Carpentras
Diffusion : Le chant a été joué
depuis les haut‑parleurs de la mairie vers 17 h 30, au milieu d’autres
musiques liées à la Libération.
Réaction du maire : Hervé
de Lépinau, élu Rassemblement national, a d’abord contesté les
images, puis confirmé que le morceau avait bien été diffusé « à son
insu ». Il a affirmé ne pas avoir été informé de la playlist et a accusé
la précédente majorité de gauche d’être à l’origine de l’erreur.
Explication du prestataire : La
radio associative RTV FM a présenté ses excuses, expliquant que
le technicien de 33 ans avait ajouté le morceau par inadvertance à une
playlist intitulée « 1939‑1945 en chansons – Le bal de la Libération »,
pensant l’avoir entendu dans le film Les Choristes.
Conséquences : Le maire a annoncé
une plainte pour malveillance auprès du parquet de Carpentras, tandis que RTV FM
a précisé que la municipalité n’était pas responsable. (liberation.fr)
Canet‑en‑Roussillon
Diffusion : Le même chant a été
entendu lors d’une reconstitution de la Libération organisée par
l’association MVCG Languedoc‑Roussillon.
Réaction de l’association :
L’association a qualifié l’incident d’« erreur » et a indiqué que la
chanson avait été immédiatement arrêtée et retirée de la playlist.
Responsabilité : La régie sonore, assurée
par un prestataire de l’office de tourisme, a reconnu l’erreur et a assuré
qu’elle n’était pas liée à une intention politique. (actu.orange.fr)
Points clés
Nature de l’erreur : Toutes les
parties impliquées (mairie, radio, association) reconnaissent qu’il s’agit
d’une erreur de playlist et non d’une intention de
glorifier Pétain.
Réactions politiques : Le maire de
Carpentras a évoqué une « manipulation politique », tandis que les
responsables de la radio et de l’association ont insisté sur le caractère
accidentel de la diffusion.
Mesures prises : Le prestataire a
présenté ses excuses, la municipalité envisage une plainte, et la chanson
a été retirée des programmes. (liberation.fr)
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Fascisme
Vierzon
Abolition
de l'esclavage
Annulation
de la cérémonie.
Annulation de la cérémonie d’abolition de l’esclavage
à Vierzon
Contexte
En
mai 2026, la municipalité d’extrême droite de Vierzon
(Cher) a décidé d’annuler la commémoration annuelle de
l’abolition de l’esclavage, prévue le 10 mai. Cette décision intervient après
la victoire d’une liste d’union d’extrême droite à la mairie, un bastion
communiste depuis longtemps (liberation.fr)
Motifs invoqués par la
mairie
Contraintes budgétaires – Le coût
estimé de la cérémonie (dépot de gerbe, micro, etc.) serait d’environ 1 500 €
Manque d’intérêt des habitants –
L’événement ne rassemblerait pas suffisamment de participants, selon
l’adjoint Yves Husté
Non‑inclusion dans les journées nationales
officielles – Bien que le décret du 31 mars 2006 institue une
« commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage » le 10 mai, la
mairie affirme que cette date ne figure pas parmi les 12 journées
nationales reconnues
Réaction de l’opposition
Le
député communiste Nicolas Sansu (PCF) a dénoncé la décision comme une faute
de la municipalité d’extrême droite et a organisé, lui‑même, une cérémonie à
11 h le même jour, sur la place Aimé Césaire
.Il
a souligné l’importance de rappeler que « il n’y a pas de races » et a invité
la nièce de Aimé Césaire, Christelle Césaire, à lire des
poèmes de l’écrivain martiniquais
En résumé
Décision : annulation de la
cérémonie du 10 mai 2026 par la mairie d’extrême droite de Vierzon.
Justifications : coût de 1 500 €,
faible participation, absence de reconnaissance officielle.
Contre‑action : organisation d’une
cérémonie alternative par Nicolas Sansu pour souligner la mémoire
de l’abolition et la lutte contre le racisme (franceinfo.fr)
Cette
situation a suscité une vive polémique locale, mettant en lumière les tensions
entre la nouvelle majorité d’extrême droite et l’opposition communiste qui
défend la commémoration officielle. (Qwant)
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Fascisme
Liévin
Dany
Paiva
Drapeaux
Décrochés
1er
mai amputé.
Situation à Liévin – actions du maire Dany Paiva
(RN)
Retrait des drapeaux
étrangers
À la
mairie de Liévin, le fronton a été dépourvu des drapeaux des États‑Unis,
Canada, Royaume‑Uni, Belgique, Pologne et Russie. Le maire a demandé leur
retrait, ne souhaitant afficher que le drapeau français (lemonde.fr)
Annulation de la
cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai
Dany
Paiva a décidé d’éliminer la cérémonie annuelle d’hommage aux mineurs, qui
se tenait chaque 1ᵉʳ‑Mai avec les syndicats. Il a qualifié les syndicats de « propagande »
et a maintenu uniquement le dépôt de gerbes en hommage aux 42 mineurs décédés
lors du coup de grisou de 1974 (lcp.fr)
Contexte historique
Le
27 décembre 1974, un grisou a fait 42 morts parmi les mineurs de Liévin,
marquant profondément la mémoire ouvrière locale
La
cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai servait à commémorer ces victimes et à rappeler les luttes
ouvrières (marianne.net)
Réactions
La
décision a suscité de vives réactions politiques et sociales, dénonçant une
tentative d’effacer la mémoire ouvrière et de supprimer une tradition locale (lcp.fr)
En
résumé, le maire Dany Paiva (RN) a retiré les drapeaux
étrangers du fronton de la mairie et a annulé la cérémonie du 1ᵉʳ‑Mai, ne
conservant que le dépôt de gerbes en hommage aux mineurs de 1974, ce qui a
provoqué une polémique autour de la suppression d’une tradition ouvrière. (Qwantt)
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Fascisme
Carcassonne
FSU,
CGT, CFDT
Locaux
retirés
Démocratie
malmenée.
Situation à Carcassonne : retrait des locaux syndicaux
Le
maire Christophe Barthès (RN) a décidé de retirer la
mise à disposition des locaux municipaux aux organisations syndicales CFDT,
Sud Solidaires, CGT et FSU. Cette décision a été prise à la suite
d’une manifestation contre l’extrême droite organisée le
29 avril 2026 par le collectif Nous Carcassonne (lefilactu.fr)
Contexte de la décision
Date de l’annonce : 30 avril 2026,
lors d’une séance du conseil municipal
Motif invoqué : l’occupation des
locaux par des syndicats ayant participé à la marche contre l’extrême
droite
Réponse des syndicats : ils
qualifient la mesure de « mesure de rétorsion politique »
et affirment qu’ils payent eux‑mêmes l’eau, l’électricité,
l’assurance et assurent le nettoyage des locaux
Réaction des syndicats : ils ont
lancé une pétition en ligne (plus de 2 300 signatures) et ont sollicité le
soutien d’autres unions locales
Conséquences pour la
démocratie locale
La décision est perçue comme une attaque
directe sur les libertés syndicales et, par extension, sur la démocratie
sociale de la ville
Le maire a proposé la possibilité
d’acquérir le bâtiment pour 300 000 € — une offre que les
syndicats ont accueillie avec ironie (lefilactu.fr)
Les syndicats soulignent que la Bourse du
travail (où la CGT est installée depuis 89 ans) est un lieu
historique de rassemblement et de formation (environnementsantepolitique.fr)
Position des syndicats
Sud Solidaires rappelle qu’ils accueillent
régulièrement des salariés en difficulté et qu’ils ont accompagné
plusieurs centaines de personnes en surendettement depuis 2016
La CFDT a lancé une pétition pour
conserver les locaux de la Bourse du travail (lefilactu.fr)
Le bureau national de Solidaires a
été alerté et étudie les recours juridiques possibles (sudeducation11.fr)
En
résumé, le retrait des locaux syndicaux à Carcassonne est perçu comme
une interférence politique dans les activités syndicales,
remettant en cause les principes de liberté d’expression et de
démocratie sociale dans la commune (lefilactu.fr)
Ghana a présenté une résolution
historique à l’ONU, qualifiant l’esclavage transatlantique de crime
contre l’humanité et appelant à des réparations. Cette initiative est
soutenue par plusieurs pays africains et vise à formaliser la
reconnaissance du passé colonial et esclavagiste (youtube.com)
Le président ghanéen, Nana Akufo‑Addo,
a relancé le débat sur les réparations lors d’un sommet sur la guérison,
soulignant l’importance de la reconnaissance et de la compensation pour
les victimes et leurs descendants (information.tv5monde.com)
Réclamations de la
diaspora
Une délégation internationale d’experts et de
défenseurs réclame des réparations pour l’esclavage transatlantique et le
colonialisme, notamment au Ghana. Cette mobilisation fait partie d’un
mouvement panafricain plus large qui cherche à rétablir la dignité et la
justice pour les peuples déportés (africa24tv.com
Positions opposées
Le ministre français Manuel Valls
a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de réparations financières, appelant
plutôt à concilier le devoir de mémoire avec la réalité économique
actuelle (boursier.com)
Synthèse
Ghana et la diaspora exigent
des réparations financières, soutenues par une résolution ONU.
En France, des propositions
législatives cherchent à instaurer des mécanismes de réparation, mais des
voix conservatrices restent opposées à toute compensation monétaire.
Le débat reste actif et divisé,
avec des initiatives à la fois politiques, législatives et sociales visant
à reconnaître les injustices du passé et à envisager des formes de
réparation, qu’elles soient financières, mémorielles ou culturelles.
(Qwant).
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Réparations financières liées à l’esclavage en Haïti
Contexte historique
Indemnité de 1825 : Après
l’indépendance d’Haïti (1804), la France a imposé une dette de
150 millions de francs‑or (≈ 1 milliard d’euros
aujourd’hui) pour compenser les pertes subies par les anciens colons
français. Cette somme a été versée en 1825 et a été réduite à 90 millions
de francs‑or en 1838, toujours sans contrepartie pour Haïti. (youtube.com)
Montant total payé : Selon le Ransom
Project du New York Times, Haïti a versé environ 560 millions
de dollars (≈ 513 millions d’euros) à la France au fil des
décennies, sans bénéfice direct pour son économie locale. (entraide.be)
Appels contemporains à
la réparation
Commission d’historiens : En
avril 2025, le président Emmanuel Macron a annoncé la création
d’une commission franco‑haïtienne chargée d’étudier l’impact de cette indemnité
lourde sur Haïti. (nantes.maville.com)
Fondation pour la mémoire de l’esclavage
: La fondation, présidée par l’ancien Premier ministre Jean‑Marc Ayrault,
a appelé la France à s’engager dans un chemin de réparation morale
pour son passé colonial et esclavagiste, notamment envers Haïti. (nantes.maville.com)
Débat public : Des vidéos et
articles (ex. YouTube et TV5Monde) relaient les
discussions sur la possibilité de réparations financières
pour l’esclavage, soulignant que la dette actuelle continue de freiner le
développement d’Haïti. (youtube.com, youtube.com,
information.tv5monde.com)
Conclusion
La reparation
financière à laquelle se réfère la question est essentiellement la dette
d’indépendance imposée par la France à Haïti en 1825, versée en
plusieurs tranches jusqu’à aujourd’hui. Les voix actuelles, tant au niveau
politique qu’organisé, réclament que la France reconnaisse cette dette comme
une réparation et envisage des mesures concrètes pour
compenser les effets durables sur Haïti. (Qwant)
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Mots
mêlés
“Entraide”
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La
France s'abstient sur le vote sur l'esclavage à l'ONU
Pas
le plus grand crime contre l'humanité.
« Mairie
remplie de Mamadous » dit Macron.
Le 25 mars 2026,
l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution qui qualifie
la traite des esclaves africains et l’esclavage racialisé comme le plus grave
crime contre l’humanité.
Le
texte a été porté par le Ghana et soutenu par l’Union
africaine.
Il a
reçu 123 voix pour, 3 contre (États‑Unis, Israël, Argentine)
et 52 abstentions, dont la France.
La
résolution ne crée pas d’obligation juridique mais constitue un acte
politique et mémoriel majeur visant à ouvrir un dialogue international
sur les conséquences durables de l’esclavagelemonde.fr
Position de la France
La France a abstention lors du
vote, ce qui a été perçu comme un signal profondément
incompréhensible et en contradiction avec son histoire
législative, notamment la loi Taubira de 2001 qui reconnaissait déjà
l’esclavage comme crime contre l’humanitélemonde.fr
Cette abstention a affaibli la crédibilité
de la France auprès des peuples d’outre‑mer et a été qualifiée de
faute morale, historique, diplomatique et politique par
plusieurs parlementairesrci.fm
Le Code Noir a été promulgué en
1685 par le roi Louis XIV pour réglementer l’esclavage dans les
colonies françaises.
L’esclavage a été aboli en France
en 1848, mais le texte du Code Noir n’a jamais été formellement abrogé,
restant présent dans le corpus juridique, bien qu’il n’ait plus d’effet
légal (lepoint.fr)
Initiative de 2025
En septembre 2025, une proposition de loi
a été déposée pour abroger le Code Noir, considérée comme un geste symbolique
visant à « mettre fin à un texte cruauté » (lhistoire.fr)
Le Premier ministre François Bayrou a
annoncé qu’un texte abrogeant le Code Noir serait présenté devant le
Parlement, après que le groupe parlementaire LIOT a demandé son
abrogation lors de questions au gouvernement le 13 mai 2025 (survie.org)
Cette démarche est décrite comme une manœuvre
mémorielle plutôt qu’une réforme juridique concrète, car le
Code Noir n’avait jamais produit d’effet juridique depuis l’abolition de
l’esclavage
Conséquences et
critiques
L’abrogation symbolique ne change pas la situation
juridique actuelle, car le Code Noir n’était pas en vigueur depuis 1848 (lepoint.fr)
Certains analystes soulignent que la mesure ne doit
pas masquer les questions de réparations et de justice
postcoloniale, qui restent non résolues (survie.org)
Le débat met en lumière la différence entre symbolisme
et action concrète dans la mémoire de l’esclavage (lepoint.fr)
Paul
et Virginie – roman de Jacques‑Henri Bernardin de Saint‑Pierre
Date de publication : 1788
(première édition à Paris)
Lieu de l’action : l’île de France
(actuelle île Maurice)
Personnages principaux : Paul,
Virginie, leurs parents, le colonel (père de Virginie)
Trame : deux enfants élevés
ensemble dans la nature développent un amour pur. Leur bonheur est brisé
par les conventions sociales et un drame maritime qui conduit à la mort de
Virginie. (Qwant)
-Le Havre - Sa maison natale
Bernardin
de Saint‑Pierre (Jacques‑Henri), écrivain, botaniste et
aventurier, est né à Le Havre en 1737 (essentiels.bnf.fr)
Sa maison natale se situe 47 rue de la Corderie, à proximité
des remparts ouest de la ville (alexandrines.fr)
C’est
dans cette demeure qu’il rédige son roman le plus célèbre, Paul et Virginie,
publié en 1788 (francearchives.gouv.fr)
Un
dessin réalisé par Ambroise Joly en 1865 (date de création = 1864)
illustre la façade de la maison natale (nutrisco-patrimoine.lehavre.fr)
L’œuvre, de dimensions 28 cm × 21,5 cm, est conservée à la Bibliothèque
municipale du Havre (EST 1001) (nutrisco-patrimoine.lehavre.fr)
- L'esclavage
Carrière
coloniale : gouverneur de l’Île de France (Maurice) de 1792 à 1794.
Position
sur l’esclavage :
Critique le commerce des esclaves et plaide pour
une abolition progressive.
Participe aux débats abolitionnistes de la fin du
XVIIIᵉ siècle, notamment au sein de cercles éclairés (certaines sources le
lient aux Amis des Noirs).
Héritage : considéré comme l’un des premiers
intellectuels français à associer la défense de la nature à la dénonciation de
l’esclavage. (Qwant)
- Bernardin de Saint-Pierre - Jardin des Plantes - Paris - Paul et
Virginie
Statue
Une grande sculpture en bronze de Louis‑Joseph Holweck (1861‑1935)
représente Bernardin de Saint‑Pierre assis sur un tabouret, tenant un
livre à la main gauche et soutenant sa tempe à la droite. Les livres jonchent
le sol, soulignant son rôle de naturaliste et d’écrivain. Le monument a été
érigé en 1904 à la suite d’un legs de Charles‑Eugène
Potron et d’une délibération de l’Assemblée des professeurs (mnhn.fr)
- Traite des humains.
Dans
son Voyage à l’île de France (1770), il critique la déportation
et la déshumanisation des Africains, dénonçant que « on dépeuple
l’Afrique afin d’avoir une nation pour les cultiver » (essentiels.bnf.fr)
Dans
le roman Paul et Virginie, il décrit la férocité des
propriétaires qui battent leurs esclaves et les privent de nourriture,
et il montre la compassion d’un maître qui pardonne une esclave fugitive (essentiels.bnf.fr)
Au
cours de la Révolution, il adopte une position gradualiste sur
l’abolition de l’esclavage, proposant d’abord une réduction de la
servitude personnelle des Noirs avant d’envisager l’abolition totale (shs.cairn.info)
- Othon Friesz illustre Bernardin de Saint-Pierre - Paul et
Virginie – 1947
Othon Friesz
a illustré la publication de 1947 de Paul et Virginie de Bernardin de Saint‑Pierre.
L’ouvrage, publié à Paris par Éditions
de la Maison française, est un in‑4 de 146 pages.
Il contient 17 compositions gravées sur
bois en couleurs réalisées par Gérard Angiolini, dont 3
hors texte.
Le tirage était limité à 800 exemplaires
numérotés sur pur chiffon Corvol l’orgueilleux, avec quelques
exemplaires réservés à l’artiste et aux amis du « Florilège » (utpictura18.univ-amu.fr)
Le livre est le second de la collection « Le
Florilège des chefs‑d’œuvre français », réalisée pour la French
and European publications de New York (utpictura18.univ-amu.fr)
- Elisabeth Harvey - Portrait de Bernardin de Saint-Pierre
L’œuvre représente Jacques‑Henri Bernardin de
Saint‑Pierre (1737‑1814).
Elle a été reproduite plus tard par Paul
Carpentier (1787‑1877), qui a offert une copie à Versailles en 1851* (fr.wikipedia.org)
Le portrait original d’Elisabeth Harvey
est conservé au musée de Rouen, où il est identifié comme une copie d’un
original d’Harvey exposé au Salon de 1804* (pop.culture.gouv.fr)
Identité
de l’artiste
Elisabeth Harvey est un pseudonyme de Elizabeth
Norton (nom de naissance) et parfois référencée sous Elizabeth
Randon de Pully* (fr.wikipedia.org)
-
Passage de torrent
Bernardin
de Saint-Pierre a fait illustrer son roman Paul et Virginie
par l’artiste Anne‑Louis Girodet.
Le dessin, intitulé « Passage du torrent », représente Paul
portant Virginie sur son dos alors qu’ils traversent un torrent escarpé de
l’île de France. Le décor est caractérisé par des roches glissantes et des eaux
tumultueuses, tandis que la scène transmet la confiance et le courage du jeune
homme envers son amie, comme le souligne la légende : « N’aie pas peur, je
me sens bien fort avec toi »(utpictura18.univ-amu.fr)
-
Le chien Fidèle
Dans
le roman Paul et Virginie (1788), le chien apparaît comme un compagnon
fidèle qui joue un rôle crucial dans la quête des deux jeunes
amoureux.
Le chien s’appelle Fidèle et
appartient à Domingue, un personnage qui aide Paul et Virginie
lorsqu’ils se perdent dans la forêt.
Selon le texte, Fidèle est reconnu par son
aboiement et sa voix, et il guide les protagonistes vers la sécurité (fr.wikisource.org)
La présence du chien est également illustrée dans
une lithographie de Pierre‑Auguste Lamy (inspirée d’une gravure
de Jean‑Alexandre Allais), où l’on voit Paul, Virginie et le
chien de Domingue dans la forêt (webmuseo.com)
-
L’esclave Marie, femme de Domingue
Dans
le roman, l’esclave apparaît comme un personnage central qui illustre la vision
de l’auteur sur l’esclavage.
Nom : Marie (souvent
désignée simplement comme « l’esclave » dans le texte).
Rôle : Elle est la compagne de
Domingue, un autre esclave, et vit en harmonie avec ses maîtres, ce qui
contraste avec la condition d’autres esclaves maltraités décrits dans le
récit.
Événement clé : Un jour, Marie
s’enfuit d’un maître qui la battait. Paul et Virginie la retrouvent et la
conduisent de retour à son maître, où elle est graciée. Cet épisode montre
la compassion de l’auteur envers les esclaves et son opposition à la
violence qu’ils subissent.
Rencontre
: Paul et Virginie, alors âgés d’environ dix‑douze ans, la
rencontrent alors qu’elles se promènent sur l’île de France (actuelle
Île Maurice) ; elle leur explique son exil.
Domingue dans Paul et Virginie
Dans
le roman de Jacques‑Henri Bernardin de Saint‑Pierre, Domingue apparaît
comme un serviteur noir qui accompagne les deux familles
(Madame de la Tour et Marguerite) et qui joue un rôle de soutien dans
l’histoire de Paul et Virginie.
Il est mentionné comme serviteur dans le
texte original : « Son serviteur s’appelle Domingue » (fr.wikipedia.org)
Il fait partie d’un couple de noirs (Marie
et Domingue) qui aident les deux mères : « Mme de la Tour, avec sa fille
Virginie, et Marguerite, avec son fils Paul, sont aidées par un couple de
noirs, Marie et Domingue » (alalettre.com)
Domingue participe aux événements clés, notamment
en aidant les enfants à retrouver une esclave et en les guidant dans leurs
périples sur l’île : « Domingue leur explique qu’en chemin, il a aperçu
l’esclave que les deux enfants avaient voulu sauver… » (fr.wikipedia.org)
Ainsi,
Domingue est un personnage secondaire mais important, représentant la présence
d’un serviteur noir dans le cadre exotique et pastoral de l’histoire.