Palestine
Rony Brauman
MSF
« Je me sens menacé par la loi Yadan. On pourra être poursuivi parce qu'on accuse Israël un état colonial et génocidaire. »
Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières (MSF), a exprimé son inquiétude quant à la loi Yadan. Selon lui, cette loi pourrait entraîner des poursuites contre ceux qui critiquent Israël en le qualifiant d’État colonial et génocidaire. Il affirme que, si la loi est adoptée, les défenseurs du droit et de la justice internationale risqueraient d’être criminalisés, car la loi viserait à restreindre la liberté d’expression et à crimialiser les critiques de la politique israélienne
« Je me sens personnellement menacé par la loi Yadan. On pourra être poursuivi parce qu’on accuse, à juste titre, Israël d’être un État colonial et génocidaire »
Brauman souligne que la loi représente une menace avérée pour la liberté fondamentale et qu’elle pourrait ouvrir la voie à d’autres mesures restrictives, notamment sur la critique d’autres groupes ou institutions
Il critique également l’usage de la loi comme instrument de criminalisation des opposants, rappelant que la Shoah ne doit pas être utilisée pour justifier de nouvelles formes de violence ou de répression(fr.linkedin.com)
Ces propos ont été partagés sur plusieurs plateformes sociales, notamment Facebook, LinkedIn et Instagram, où Brauman a détaillé ses préoccupations concernant l’impact de la loi Yadan sur la liberté d’expression et la justice internationale(facebook.com)
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Loi Yadan – 415 000 signatures.
La
pétition « Non à la loi Yadan » a dépassé les 360 000
signatures en quelques jours, le 6 avril 2026.
Cette mobilisation citoyenne se fait sur le site de l’Assemblée nationale, où
la pétition est visible dès qu’elle atteint 100 000 signatures ; atteindre
500 000 signatures permettrait de débattre de la proposition en séance
publique
Contexte de la proposition
- La loi, portée par Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger, vise à lutter contre les « formes renouvelées » d’antisémitisme : elle élargit le délit d’apologie du terrorisme, crée un délit de négation de l’État d’Israël et étend le délit de négation de la Shoah aux comparaisons entre Israël et le régime nazi
- Les signataires dénoncent un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël, qu’ils jugent un danger pour la liberté d’expression
Réaction et portée
- La pétition a déjà mobilisé plus de 415 500 signataires à la matinée du 7 avril 2026, dépassant largement le seuil de 360 000 (humanite.fr)
- Elle est l’une des rares pétitions à atteindre un tel niveau de mobilisation dans la Ve République, et elle est suivie de près par les parlementaires et les organisations de défense des droits humains (bfmtv.com)
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Loi Yadan - 500 000 signatures.
La pétition et le seuil symbolique
Une pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale (numéro 5158) a recueilli plus de 500 000 signatures le 7 avril 2026
Ce seuil, atteint uniquement une fois auparavant (pour la loi Duplomb), ouvre la possibilité d’un débat dans l’hémicycle, mais ne conduit pas à un vote sur la loi elle‑même (tf1info.fr)
Réactions
- Défenseurs de la loi : soutiennent qu’elle est nécessaire pour combattre l’antisémitisme et protéger la sécurité nationale.
- Opposants : soulignent que la loi « muselera la liberté d’expression », pénalisera les critiques légitimes d’Israël et pourrait être utilisée contre les soutiens à la cause palestinienne
Résumé
- Proposition de loi : portée par Caroline Yadan, élargit les délits d’apologie du terrorisme et crée un délit de négation de l’État d’Israël.
- Pétition : dépasse le seuil des 500 000 signatures le 7 avril 2026, ouvrant la voie à un débat parlementaire sans vote.
- Enjeux : tension entre lutte contre l’antisémitisme et protection de la liberté d’expression, avec des critiques de la loi comme « liberticide » (huffingtonpost.fr)
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