mercredi 20 mai 2026

Fascisme - Culture - Sciences - 300 écrivain-es - Liberté d'écrire - V. Bolloré - Les dégâts dans les médias.

 

300 écrivains réunis au Théâtre de la Concorde

Le 13 mai 2026, plus de 300 auteurs se sont rassemblés au Théâtre de la Concorde à Paris pour organiser la première édition des « États généreux ».
Cette assemblée a été créée pour défendre la liberté d’écrire face à l’« emprise dévorante » de Vincent Bolloré sur le monde du livre et de la pensée, notamment via son groupe Hachette et ses maisons d’édition (Grasset, Fayard, Stock, Calmann‑Lévy, Hatier…) (humanite.fr)

Objectifs de la réunion

Objectif

Détails

Riposte juridique

Élaboration d’un arsenal juridique (clauses de cession, de conscience, limitation de durée, réexamen automatique en cas de changement d’actionnaire, protection du droit moral) pour permettre aux auteurs de quitter une maison qui change brutalement de nature humanite.fr

Mobilisation collective

Les participants, parmi lesquels Virginie Despentes, Vanessa Springora, Colombe Schneck, Anne Berest, Tania de Montaigne, Julien Delmaire, Frédéric Beigbeder, ont partagé leurs expériences et leurs craintes d’un basculement idéologique humanite.fr

Création d’un réseau

Lancement d’un site « états généreux » afin d’imposer une narration pluraliste et de contrer la stratégie de Bolloré qui, selon les auteurs, utilise un catalogue sérieux pour donner du crédit à des ouvrages de propagande humanite.fr

Proposition de loi

Discussion autour d’une future loi‑cadre « Jean Zay » pour protéger les écrivains, qui restent dépourvus de cadre social comparable à celui des journalistes ou des intermittents du spectacle humanite.fr

Participants clés

·                               Virginie Despentes : a déclaré que trois cents auteurs avaient annoncé qu’ils ne publieraient plus chez Grasset

·                               Sylvie Robert (sénatrice) a exhorté les auteurs à rester mobilisés

·                               Jean‑Yves Mollier a dénoncé une « opération de blanchiment » visant à « débarbouiller » des auteurs d’extrême droite

·                               Christophe Hardy (président de la SGDL) a décrit la stratégie éditoriale de Bolloré (humanite.fr)

Contexte supplémentaire

·                               Le même jour, environ 200 anciens auteurs de la maison d’édition ont également été réunis au Théâtre de la Concorde pour se battre ensemble (facebook.com)

·                               Le 27 mai 2026, 300 écrivains francophones (dont Annie Ernaux et Jean‑Marie Gustave Le Clézio) ont publié une tribune dans Libération dénonçant le « génocide » à Gaza et demandant un cessez‑le‑feu immédiat (lefigaro.fr)

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Dégâts provoqués par Vincent Bolloré dans les médias

1. Procédures judiciaires et « poursuites‑bâillons »

·                               Le groupe Bolloré, via la holding Socfin, a lancé une vingtaine de procédures en diffamation contre des journaux (MediapartL’ObsLe Point), des ONG (SherpaReAct) et des journalistes depuis une dizaine d’années 

·                               Ces actions sont qualifiées de « poursuites‑bâillons » par les signataires d’une tribune dénonçant la stratégie de rétorsion du groupe  

·                               En 2014, Havas (filiale dirigée par Yannick Bolloré) a tenté de supprimer plus de 7 millions d’euros de publicité au Le Monde suite à une enquête sur les activités de Bolloré en Côte d’Ivoire  (20minutes.frà

·                               Le groupe a également déposé des procédures contre France 2 (réclamant 50 millions d’euros) et a mené des actions visant à censurer ou déprogrammer des documentaires que Canal + devait diffuser

(fr.wikipedia.org)

2. Pression interne et censure éditoriale

·                               Après l’acquisition de Canal + en 2015, Bolloré a remplacé l’équipe dirigeante par ses proches et a multiplé censures et coups de pression sur la rédaction 

·                               La rédaction d’i‑Télé (qui deviendra CNews) a été mise en grève en 2016, mais la grève a été écrasée, entraînant la réduction du pôle journalisme‑reportage au profit de talk‑shows et de contenus provocateurs 

·                               Le groupe a porté plainte contre de nombreux médias qui enquêtaient sur ses activités africaines, cherchant à censurer ces investigations  (lemediatv.fr)

3. Influence sur la ligne éditoriale

·                               Bolloré a placé des cadres alignés sur ses positions politiques dans les médias qu’il contrôle, créant une ligne éditoriale qui s’aligne sur ses vues

·                               Il a imposé la présence d’Éric Zemmour à CNews, transformant la chaîne en un nid de l’extrême droiteb (lemediatv.fr)

·                               L’acquisition de Europe 1 et d’autres radios a permis de proximité avec CNews, favorisant la diffusion de contenus à orientation politique  (unboutdumonde.org)

4. Impact financier et réputationnel

·                               Les procédures de diffamation et les pressions ont fragilisé financièrement les médias ciblés, en les isolant et en les réduisant au silence

·                               Les actions de Bolloré ont attaqué la liberté de la presse et l’indépendance des rédactions, comme le souligne la tribune signée par de nombreux journalistes  (20minutes.fr)

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