300 écrivains réunis au
Théâtre de la Concorde
Le 13 mai 2026, plus de 300 auteurs se
sont rassemblés au Théâtre de la Concorde à Paris
pour organiser la première édition des « États généreux ».
Cette assemblée a été créée pour défendre la liberté d’écrire face
à l’« emprise dévorante » de Vincent Bolloré sur le monde du
livre et de la pensée, notamment via son groupe Hachette et
ses maisons d’édition (Grasset, Fayard, Stock, Calmann‑Lévy, Hatier…) (humanite.fr)
Objectifs de la réunion
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Objectif
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Détails
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Riposte
juridique
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Élaboration d’un arsenal juridique
(clauses de cession, de conscience, limitation de durée, réexamen automatique
en cas de changement d’actionnaire, protection du droit moral) pour permettre
aux auteurs de quitter une maison qui change brutalement de nature humanite.fr
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Mobilisation
collective
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Les participants, parmi lesquels Virginie Despentes,
Vanessa Springora, Colombe Schneck, Anne Berest, Tania de Montaigne,
Julien Delmaire, Frédéric Beigbeder, ont partagé leurs expériences et
leurs craintes d’un basculement idéologique humanite.fr
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Création d’un
réseau
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Lancement d’un site « états
généreux » afin d’imposer une narration pluraliste et de contrer la
stratégie de Bolloré qui, selon les auteurs, utilise un catalogue
sérieux pour donner du crédit à des ouvrages de propagande humanite.fr
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Proposition de
loi
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Discussion autour d’une future loi‑cadre
« Jean Zay » pour protéger les écrivains, qui restent dépourvus de cadre
social comparable à celui des journalistes ou des intermittents du spectacle humanite.fr |
Participants clés
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Virginie Despentes :
a déclaré que trois cents auteurs avaient annoncé
qu’ils ne publieraient plus chez Grasset
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Sylvie Robert (sénatrice)
a exhorté les auteurs à rester mobilisés
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Jean‑Yves Mollier a
dénoncé une « opération de blanchiment » visant à « débarbouiller » des auteurs
d’extrême droite
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Christophe Hardy (président
de la SGDL) a décrit la stratégie éditoriale de Bolloré (humanite.fr)
Contexte supplémentaire
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Le
même jour, environ 200 anciens auteurs de la maison
d’édition ont également été réunis au Théâtre de la Concorde pour se battre
ensemble (facebook.com)
·
Le
27 mai 2026, 300 écrivains francophones (dont Annie Ernaux et Jean‑Marie Gustave Le Clézio)
ont publié une tribune dans Libération dénonçant le
« génocide » à Gaza et demandant un cessez‑le‑feu immédiat (lefigaro.fr)
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Dégâts provoqués par Vincent
Bolloré dans les médias
1. Procédures judiciaires et
« poursuites‑bâillons »
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Le
groupe Bolloré, via la holding Socfin, a lancé une
vingtaine de procédures en diffamation contre des journaux (Mediapart, L’Obs, Le
Point), des ONG (Sherpa, ReAct) et des journalistes
depuis une dizaine d’années
·
Ces actions sont qualifiées de « poursuites‑bâillons » par
les signataires d’une tribune dénonçant la stratégie de rétorsion du groupe
·
En 2014, Havas (filiale dirigée par Yannick
Bolloré) a tenté de supprimer plus de 7 millions d’euros de
publicité au Le Monde suite à une enquête sur
les activités de Bolloré en Côte d’Ivoire (20minutes.frà
·
Le groupe a également déposé des procédures contre France 2 (réclamant
50 millions d’euros) et a mené des actions visant à censurer ou
déprogrammer des documentaires que Canal + devait
diffuser
(fr.wikipedia.org)
2. Pression interne et censure
éditoriale
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Après l’acquisition de Canal + en 2015, Bolloré
a remplacé l’équipe dirigeante par ses proches et
a multiplé censures et coups de pression sur la
rédaction
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La rédaction d’i‑Télé (qui deviendra CNews)
a été mise en grève en 2016, mais la grève a été
écrasée, entraînant la réduction du pôle journalisme‑reportage au
profit de talk‑shows et de contenus provocateurs
·
Le groupe a porté plainte contre de nombreux médias qui
enquêtaient sur ses activités africaines, cherchant à censurer ces
investigations (lemediatv.fr)
3. Influence sur la ligne éditoriale
·
Bolloré a placé des cadres alignés sur ses
positions politiques dans les médias qu’il contrôle, créant une ligne
éditoriale qui s’aligne sur ses vues
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Il
a imposé la présence d’Éric Zemmour à CNews,
transformant la chaîne en un nid de l’extrême droite b (lemediatv.fr)
·
L’acquisition
de Europe 1 et d’autres radios a permis de proximité
avec CNews, favorisant la diffusion de contenus à
orientation politique (unboutdumonde.org)
4. Impact financier et réputationnel
·
Les procédures de diffamation et les pressions ont fragilisé
financièrement les médias ciblés, en les isolant et
en les réduisant au silence
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Les
actions de Bolloré ont attaqué la liberté de la presse et
l’indépendance des rédactions, comme le souligne la tribune
signée par de nombreux journalistes (20minutes.fr)
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