Noblesse
Surreprésentation
des familles nobles dans les grandes écoles françaises deux siècles après la
Révolution.
Deux
siècles après la Révolution française, une étude récente montre que
les descendants de familles nobles restent surreprésentés
dans les établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux.
1. Résultats clés de
l’étude
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Indicateur
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Valeur
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Référence
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Probabilité
d’intégrer une grande école (période récente 1990‑2015)
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6
à 9 fois supérieure à la moyenne nationale
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france24.com
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Probabilité
d’intégrer une grande école (début du XXᵉ siècle)
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11
à 15 fois supérieure
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france24.com
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Répartition
dans la population française
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1
personne sur 500 d’origine aristocratique
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france24.com
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Répartition
dans les grandes écoles
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1
étudiant sur 50 d’origine aristocratique
|
france24.com
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Écart
hommes/femmes
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Les
hommes sont davantage surreprésentés que les femmes, bien que l’écart se soit
réduit
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france24.com
,
insee.fr
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2. Méthodologie
- Échantillon : 269 917 dossiers de
dix grandes écoles (ENA, ENS Ulm, ESPCI Paris, École polytechnique, École
des Ponts, Télécom Paris, Mines Paris, ESSEC, ESCP, Sciences Po) entre
1911 et 2015.
- Identification des ascendants nobles
: noms à particule et liste de l’Association d’entraide de la noblesse
française (ANF).
- Analyse : comparaison des chances
d’admission entre les étudiants d’origine aristocratique et le reste de la
population. | (insee.fr)
3. Répartition par type
d’établissement
- Historiquement concentrés à Sciences Po,
les descendants de la noblesse sont aujourd’hui uniformément
répartis entre les écoles les plus prestigieuses.
- Les écoles de commerce affichent
les niveaux de surreprésentation les plus élevés. | (france24.com)
Interprétation
- Malgré l’abolition des privilèges juridiques, des hiérarchies
historiques persistent.
- Les descendants de la noblesse semblent avoir perdu
une part de leur domination financière, mais maintiennent un réseau
d’entre-soi et investissent dans le capital scolaire. | (france24.com)
En
résumé, deux siècles après la Révolution, les descendants
de familles nobles ont entre six et neuf fois plus de chances d’intégrer
les grandes écoles françaises que le reste de la population, avec une présence
notable dans les écoles de commerce et une surreprésentation plus marquée chez
les hommes. Ces résultats soulignent la persistance de mécanismes de
reproduction sociale au-delà de la suppression officielle des privilèges
aristocratiques. (Qwant)----------------------
Belgique - Les femmes toujours plus nombreuses à
décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur.
Les
femmes de 25 à 34 ans sont de plus en plus nombreuses à être titulaires d’un
diplôme de l’enseignement supérieur, creusant l’écart avec les hommes. Cet
écart, qui était de 5,9 points de pourcentage en 2000, a atteint 15,1
points de pourcentage en 2025, ressort-il des chiffres publiés jeudi par
Statbel.
(…) Différences entre
régions
Les disparités
régionales sont également notables.
Bruxelles affiche le
taux le plus élevé de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25-34 ans
avec 63,5% en 2025.
En Flandre, ce
chiffre est inférieur de 10 points de pourcentage (53,5%), tandis qu’en
Wallonie, il chute à 46,3%.
Dans chacune des
trois régions, l’écart entre hommes et femmes continue de se creuser,
atteignant notamment 16,2 points de pourcentage en Wallonie.
les-femmes-toujours-plus-nombreuses-a-decrocher-un-diplome-de-l-enseignement-superieur
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Enseignement
« Samuel
Paty au Panthéon »
Transmission,
explication et émancipation par la connaissance
République
précieuse.
Un comité
de soutien nommé « Samuel Paty : un professeur au Panthéon »
a lancé un appel à la panthéonisation de l’enseignant
d’histoire‑géographie assassiné le 16 octobre 2020. Le comité, créé le
31 mars 2024, souhaite que Samuel Paty soit reconnu comme figure
républicaine et héro de l’enseignement (la-croix.com)
Argumentation des
partisans
Un héros du quotidien
Les
initiateurs affirment que Paty ne doit pas être réduit à une victime
de terrorisme, mais à un professeur qui a refusé de se mettre en
retrait et qui a continué à enseigner malgré les menaces (marianne.net)
Joëlle Alazard, présidente de l’Association des professeurs d’histoire‑géographie,
souligne que sa panthéonisation serait un signal fort aux enseignants
et un message de soutien à l’école républicaine (radiofrance.fr)
La transmission comme
valeur républicaine
Le
comité insiste sur le rôle de Paty dans la transmission des
valeurs de la République : liberté d’expression, laïcité et émancipation
par la connaissance. Il est présenté comme un exemple de laïcité
émancipatrice qui a incarné les idéaux des Lumières face à
l’obscurantisme (la-croix.com)
Un symbole national
Samuel
Paty est déjà perçu comme un symbole national. Sa
panthéonisation serait, selon les signataires, une façon de nommer
clairement ce qui s’est passé et d’adresser un message clair
aux enseignants (franceinfo.fr)
Opposition du ministre
de l’Éducation
Le
ministre Édouard Géffray a déclaré qu’il n’était pas favorable à
l’entrée de Paty au Panthéon « à titre personnel »
Il
rappelle que le Panthéon est « réservé à ceux qui, par leur création ou leur
engagement, ont marqué l’histoire de la nation » (rtl.fr)
Réflexion nécessaire
Le
ministre a également indiqué que la panthéonisation doit être réfléchie,
soulignant la différence entre une victime de terrorisme et une figure ayant un
apport individuel déterminant
Il a
rappelé que la décision appartient au président Emmanuel Macron (franceinfo.fr)
Pétition :Pétition • Samuel Paty : un professeur au Panthéon - France • Change.org
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Militarisme
Lycée Claude Monet à Paris bloqué contre la militarisation
et les coupes budgétaires.
Le lycée
Claude Monet du 13ᵉ arrondissement de Paris a été bloqué par des
élèves le vendredi dernier (2025) pour dénoncer la militarisation
de l’éducation et les coupes budgétaires qui menacent les
moyens scolaires. Le mouvement, qui s’inscrit dans une mobilisation nationale,
a vu ses participants porter des slogans tels que « La jeunesse emmerde
le militarisme » et « Bloquons tout » (facebook.com)
Objectifs revendiqués
Les
élèves réclament la fin de l’austérité dans l’éducation :
- Maintien des options et spécialités
(Histoire‑art, langues, littérature, civils étrangers, paramédical).
- Préservation des dédoublements en
histoire‑géographie dans les filières technologiques.
- Amélioration des moyens humains
(surveillants, infirmières).
- Fin du service national universel
et de la militarisation de l’enseignement.
Ces revendications sont liées à la volonté d’éviter la suppression de
programmes et de garantir un avenir digne aux lycéens (revolutionpermanente.fr)
Réseau national
Le
blocage parisien fait partie d’une série d’actions organisées dans plusieurs
villes : Grenoble, Marseille, Rennes, Lyon et Le Havre.
Les mobilisations partagent le même message anti‑guerre et anti‑austérité, et
se sont souvent accompagnées de rassemblements pacifiques ou de blocages
d’établissements scolaires (facebook.com)
Présence policière
Les
vidéos et publications indiquent que la police était présente aux abords du
lycée, chargant la foule de manière « chaotique » et utilisant des sprays de
gel irritant. Aucun incident violent n’est rapporté dans le contexte parisien,
contrairement à la situation au Havre où la police a utilisé des sprays et des
lanceurs de balles de défense (revolutionpermanente.fr)
04 26
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