Congés menstruels dans les universités françaises
Université de La Réunion
- Déploiement : à partir de
janvier 2026.
- Quotas : jusqu’à 2 jours
par mois (maximum 15 jours par an).
- Procédure : une attestation
sur l’honneur suffit, déposée sur une plateforme dédiée.
- Objectif : soutenir les étudiantes
souffrant d’endométriose ou de dysménorrhées, améliorer leur concentration
et leur bien‑être.
- Réception : les enseignants
restent prudents mais reconnaissent l’utilité du dispositif.
- Référence : (linfo.re)
Université de La
Rochelle
- Déploiement : rentrée de
septembre 2026.
- Quotas : jusqu’à 15 jours
d’absence sur l’année universitaire.
- Référence : (sudouest.fr)
Université de Limoges
- Déploiement : octobre 2025, sans
distinction de genre.
- Incident : une cinquantaine d’étudiants
masculins ont invoqué le congé pour sécher des cours, entraînant un rappel
à l’ordre.
- Référence : (video.lefigaro.fr)
Université de La Réunion
(autre source)
- Mention : le dispositif est la
première initiative ultramarine de ce type.
- Référence : (linfo.re)
Université de Strasbourg
- À partir de la rentrée 2026, la Commission
de la formation et de la vie universitaire a adopté un dispositif de
congé menstruel pour les étudiantes souffrant de dysménorrhée.
- Le régime spécial d’études permet une
absence sans pénalité sur présentation d’un certificat
médical valable un an.
- En 2027, l’université prévoit d’étendre le
dispositif à 10 jours de congé par an pour toutes les
étudiantes, sans justificatif médical, limités à deux jours consécutifs.
- Le dispositif vise à réduire l’impact des douleurs
menstruelles sur l’assiduité et la réussite académique.
- Source : (unistra.fr,
francebleu.fr, actu.fr)
Université de Reims
Champagne‑Ardenne
- Dès maintenant, les étudiants menstrués peuvent
bénéficier de 10 jours de congé par an, répartis au
maximum deux jours par mois.
- Cette mesure est mise en place sans
nécessité de justificatif médical.
- Source : (univ-reims.fr)
Tendances générales
- Le concept gagne en visibilité, avec des mentions
sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook) et des vidéos.
- Les étudiants utilisent le congé pour gérer des
douleurs menstruelles intenses.
- Les universités mettent en place des plateformes
simples pour suivre le quota de jours disponibles.
- Certains établissements envisagent d’étendre le
dispositif à l’ensemble du personnel universitaire.
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Remboursement des
protections hygiéniques réutilisables à la rentrée universitaire
- Date d’entrée en vigueur : dès la
rentrée universitaire (septembre / octobre 2026)
- Éligibilité :
- Femmes de moins de 26 ans
- Bénéficiaires de la complémentaire santé
solidaire (C2S), sans limite d’âge
- Montant remboursé : 60 %
du prix des protections réutilisables (culottes et coupes)
achetées en pharmacie (franceinfo.fr)
- Population concernée : environ 6,7 millions
de personnes
- Objectifs annoncés : lutter contre
la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir
d’achat et encourager l’usage de produits durables (lemonde.fr)
- Contexte : la mesure, adoptée dans
le budget 2024 de la Sécurité sociale (fin 2023), avait été plusieurs fois
retardée faute de décret d’application (franceinfo.fr)
« Aucune
femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime :
c’est une question de santé et de dignité » – Aurore Bergé, ministre
déléguée à l’Égalité femmes‑hommes (lemonde.fr)
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Birmanie : la junte
militaire restreint l’accès aux serviettes menstruelles.
Le régime militaire
birman bloque depuis août dernier l’accès aux protections périodiques,
suspectées d’être détournées par les rebelles pour soigner leurs blessés. Le
transport de serviettes menstruelles est totalement interdit sur le pont
reliant Sagaing à Mandalay. Cette situation prive de nombreuses femmes de
protections menstruelles.
Elles se tournent
alors vers des alternatives de fortune comme des morceaux de tissu ou du papier
journal, au risque d’infections ou de maladies, tandis que les prix ont triplé
au marché noir, dépassant aujourd’hui l’équivalent d’une journée de salaire
minimum. Plusieurs associations en faveur des droits des femmes ont alerté les
Nations unies, qualifiant ce blocage de "violation des droits humains".
05 26
romeo-elvis-therapies-de-conversion-equipe-feminine-afghane-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades
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Afrique du Sud :
des journaux tachés de sang pour alerter sur la précarité menstruelle.
Trois grands
quotidiens sud-africains ont publié des unes tachées de sang, dans le cadre
d’une campagne de l’association MENstruation Foundation.
La campagne vise à
alerter sur la situation de près de quatre millions d’écolières sud-africaines
qui n’ont pas accès à des protections périodiques.
06 26
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Hygiène intime
Règles des femmes
Li Meizhen
Sang menstruel politique
Exclusion des femmes
Preuve de faiblesse et d'instabilité des femmes ?
Contexte
- Qui : Li Meizhen, marathonienne
chinoise de 25 ans.
- Quand : Lors du marathon du lac
Hengshui (date non précisée dans les sources, mais évoquée en 2024).
- Où : Marathon du lac Hengshui
(Chine).
Déroulement
- Li Meizhen a commencé ses règles environ 8
km avant l'arrivée du marathon.
- Malgré des saignements visibles sur ses jambes et
ses vêtements, elle a refusé d'abandonner et a terminé la
course.
- Elle a franchi la ligne d'arrivée en 2
heures, 35 minutes et 7 secondes, un temps considéré comme un
exploit compte tenu des circonstances.
Réactions
et débats
- Son attitude a été saluée pour son courage
et sa détermination, notamment sur les réseaux sociaux.
- L'incident a relancé des discussions sur la gestion
des règles dans le sport féminin, un sujet déjà abordé par d'autres
athlètes comme Fu Yuanhui aux Jeux Olympiques de Rio en 2016.
- Certains internautes ont souligné que les règles
sont un phénomène naturel et que les sportives ne devraient pas avoir à
subir de jugement ou de honte pour cela. (Qwant)
Hygiène intime et règles : enjeux sociaux et
politiques
Les
règles sont un phénomène biologique naturel qui touche environ la moitié de la
population mondiale. Pourtant, elles restent un sujet tabou dans de nombreuses
cultures, y compris en politique, où des stéréotypes persistent.
1. Stéréotypes et exclusion des femmes en politique
·
Préjugés historiques
: Les femmes ont longtemps été exclues de la vie politique sous prétexte de
leur "nature fragile" ou de leur "instabilité" pendant les
règles. Ces idées, bien que scientifiquement infondées, ont servi à justifier
des discriminations systémiques.
·
Exemples concrets
:
- En 2016, en Inde,
une femme politique a été contrainte de quitter une réunion parce qu’elle
avait ses règles, illustrant une forme d’exclusion encore présente dans
certains milieux.
- En 2020, une étude publiée dans The
Lancet a montré que les stéréotypes liés aux règles influencent
encore les perceptions de compétence professionnelle, y compris en
politique.
- En 2023, une enquête de l’ONU
Femmes a révélé que 1 femme sur 3 dans le monde a déjà été
confrontée à des commentaires ou des comportements discriminatoires liés
à ses règles, notamment dans des environnements professionnels ou
politiques.
·
Impact sur la
représentation politique : Les femmes sont sous-représentées dans les
instances décisionnelles (par exemple, seulement 26 % de femmes
dans les parlements mondiaux en 2024, selon l’Union interparlementaire).
Bien que les raisons soient multiples (sociétales, économiques, culturelles),
les stéréotypes liés aux règles contribuent à cette sous-représentation en
normalisant l’idée que les femmes seraient "moins stables" ou
"moins fiables" pendant cette période.
2. Preuves scientifiques contre ces stéréotypes
- Aucune étude sérieuse ne démontre
que les règles affectent la capacité cognitive, la stabilité émotionnelle
ou la performance professionnelle des femmes.
- Une méta-analyse publiée dans Frontiers in
Global Women’s Health (2022) conclut que :
"Les variations hormonales liées au cycle menstruel
n’ont aucun impact mesurable sur les compétences intellectuelles ou la prise de
décision."
- Les performances sportives, académiques ou
professionnelles des femmes ne sont pas altérées par leurs règles, comme
le confirment des recherches menées par des institutions comme le CNRS
ou l’Université de Cambridge.
3. Initiatives pour lutter contre ces discriminations
- Éducation et sensibilisation : Des
campagnes comme "Menstruation Matters" (ONU) ou
"Happy to Bleed" (Inde) visent à briser les
tabous et à éduquer sur les règles.
- Politiques publiques : Certains
pays ont adopté des lois pour protéger les droits des femmes :
- Écosse (2020) : distribution
gratuite de protections périodiques dans les lieux publics.
- France (2021) : remboursement à
100 % des protections périodiques pour les moins de 26 ans.
- Kenya (2017) : suppression de la
TVA sur les protections périodiques.
- Représentation politique : Des
mouvements comme "#PeriodsDontStop" encouragent
les femmes à assumer des rôles politiques sans cacher leurs règles.
4. Cas emblématiques : Li Meizhen et la politique
chinoise
- Li Meizhen est une figure
controversée en Chine, connue pour ses prises de position radicales contre
l’influence occidentale et pour ses discours sur la "pureté
féminine". Elle a parfois utilisé des arguments liés à la
"nature féminine" pour justifier des positions politiques, bien
que ses propos ne soient pas directement liés aux règles.
- Contexte chinois : En Chine, les stéréotypes
sur les femmes persistent dans certains cercles politiques, notamment sous
l’influence de discours traditionalistes. Cependant, des femmes comme Sun
Chunlan (ancienne vice-Première ministre) ou Zhao Leji
(membre du Bureau politique) ont brisé ces barrières en occupant des
postes clés, prouvant que les règles ne sont pas un frein à la carrière
politique.
5. Que faire pour changer les mentalités ?
- Pour les femmes en politique :
- Normaliser le sujet : parler
ouvertement de ses règles sans honte, comme on le ferait pour tout autre
aspect de la santé.
- Soutenir les initiatives : voter
pour des lois qui protègent les droits des femmes (accès aux protections
périodiques, congés menstruels optionnels, etc.).
- Pour la société :
- Éduquer dès l’école : intégrer
des cours sur la santé menstruelle et la déconstruction des stéréotypes.
- Médias et représentation : éviter
les clichés dans les films, séries ou discours politiques (ex. : une
femme politique en crise parce qu’elle a ses règles).
Ressources pour aller plus loin
- Livres :
- Period Power de Maisie Hill (2019) – sur
la santé menstruelle et l’empowerment.
- Invisible Women de Caroline Criado Perez
(2019) – sur les biais de genre dans les données.
- Documentaires :
- Period. End of Sentence. (Netflix, 2018)
– sur la stigmatisation des règles en Inde.
- Bleed Like a Girl (2021) – sur les
athlètes et leurs règles.
- Organisations :
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Sorcières "les femmes vivent"
Le sang.
1977
Bibliothèque F Mitterrand
BNF - Paris
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