Bas salaires des aides à domicile et problèmes de recrutement
Les aides à domicile font face à une situation salariale très défavorable qui se traduit par une pénurie de main‑d’œuvre et un manque d’attractivité du métier.
1. Salaires en dessous du SMIC et seuil de pauvreté
- 40 % des niveaux de rémunération se situent en dessous du salaire minimum (lavoixrurale.info)
- 17,5 % des aides à domicile vivent sous le seuil de pauvreté, contre 6,5 % pour l’ensemble des salariés en France (lavoixrurale.info)
- La grille de rémunération n’a pas évolué depuis quatre ans, malgré les négociations d’un avenant visant à augmenter les salaires de 63 € brut mensuel (lavoixrurale.info)
2. Refus répétés d’agrément des avenants salariaux
- Le 19 mars 2026 l’État a refusé d’agréer l’avenant 72 qui aurait permis une hausse de 64 € brut par mois (la-croix.com)
- C’est la troisième fois depuis 2025 que l’État refuse d’agréer un avenant salarial, après les refus du 17 octobre 2025 et du 18 mars 2026 (lemediasocial.fr)
- Le refus est motivé par l’avis défavorable de Départements de France et par la décision de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist (lagazettedescommunes.com)
3. Impact sur le recrutement et l’attractivité
- La pénurie de personnel est aggravée par le manque de revalorisation salariale et par la discrimination de genre (le secteur est majoritairement féminin) (lavoixrurale.info)
- Les aides à domicile, souvent autonomes et mobilisés sur de longues distances, subissent des coûts de transport non compensés par les indemnités kilométriques, surtout avec la hausse du prix du carburant (lavoixrurale.info)
- Les employeurs déclarent une difficulté à recruter et une dégradation de la qualité des services rendus, car les postes restent vacants ou sont occupés par des salariés peu motivés (francebleu.fr)
4. Réponses des organisations professionnelles
- L’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA) réclame une augmentation à 1 840 € pour l’ensemble des salariés, contre 1 777 € actuels (france3-regions.franceinfo.fr)
- Les fédérations d’employeurs (UNA, ADMR, Adedom, FNAAPF‑CSF) soulignent que les salaires restent trop faibles et que la pénurie de personnel est un problème sociétal majeur (lagazettedescommunes.com)
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