Investissement des Cubains résidant à l’étranger.
Les autorités cubaines ont annoncé une nouvelle politique qui permet aux Cubains vivant à l’étranger de investir et de posséder des entreprises sur l’île. Cette mesure, annoncée par le ministre du Commerce extérieur et de l’investissement étranger Oscar Perez‑Oliva Fraga, marque un changement historique, car depuis 2021 seuls les résidents de Cuba pouvaient créer ou exploiter des entreprises privées.
Contexte de la décision
- Exode massif : plus d’un million de Cubains ont quitté l’île depuis 2021, constituant la plus grande fuite depuis la révolution de 1959. Cette diaspora représente un potentiel d’investissement largement inexploité.
- Crise économique : le blocus américain, les sanctions et les pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments ont gravement fragilisé l’économie cubaine. Le gouvernement a estimé qu’un flux d’investissements d’environ 5 milliards de dollars par an serait nécessaire pour relancer le pays.
- Objectif de relance : Cuba cherche à ouvrir son économie à des capitaux étrangers tout en maintenant des relations commerciales fluides avec les entreprises américaines et les Cubains résidant aux États-Unis.
Points clés de la nouvelle politique
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Élément |
Détails |
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Qui peut investir |
Tous les Cubains résidant à l’étranger, y compris aux États-Unis, ainsi que leurs descendants. |
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Type d’investissement |
Possession d’entreprises privées sur l’île, participation à des projets économiques locaux. |
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Cadre légal |
La mesure sera officiellement annoncée par le gouvernement cubain plus tard dans la semaine, après l’annonce initiale de Perez‑Oliva Fraga. |
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Motivation |
Attirer les capitaux de la diaspora pour soutenir la croissance économique et réduire la dépendance aux importations limitées par le blocus. |
Réactions et perspectives
- Le président cubain a souligné que la politique vise à dynamiser l’investissement étranger tout en respectant les principes de souveraineté économique de l’île.
- Les experts locaux estiment que cette ouverture pourrait contribuer à stabiliser l’économie, mais soulignent que la mise en œuvre dépendra de la coopération avec les États-Unis et de la gestion des sanctions existantes.
« Cuba est disposé à avoir une relation commerciale fluide avec les entreprises américaines, ainsi qu’avec les Cubains résidant aux États-Unis et leurs descendants ». (Qwant)
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Arrivée du pétrolier russe Anatoly‑Kolodkin à Cuba
Nom
du navire
Le pétrolier Anatoly‑Kolodkin, sous sanctions américaines,
transportait 730 000 barils de brut lorsqu’il a quitté le port
russe de Primorsk le 8 mars 2026. Il a été escorté par un navire de la
marine russe à travers la Manche avant de se séparer dans l’Atlantique (lemonde.fr)
Itinéraire
et arrivée
Le navire a traversé la côte est de Cuba, remontant la côte nord en direction
du port de Matanzas dans le nord‑ouest de l’île. Selon le site
spécialisé MarineTraffic, il devait arriver le 31 mars 2026 :
l’arrivée initialement prévue pour le 30 mars a été repoussée d’un jour (lemonde.fr)
La vitesse moyenne était d’environ 14 nœuds (≈ 25 km/h) (lemonde.fr)
Contexte des sanctions
- Le Anatoly‑Kolodkin est sous sanctions américaines.
- Le 19 mars, le gouvernement américain a assoupli ses sanctions sur le pétrole russe mais a précisé que ces hydrocarbures ne pouvaient toujours pas être livrés à Cuba ni à la Corée du Nord (lemonde.fr)
- Les garde‑côtes américains ont autorisé le navire à rejoindre l’île, citant un responsable américain anonyme (lemonde.fr)
Utilisation prévue de la cargaison
- Selon l’expert Jorge Piñon, il faudra entre 15 et 20 jours pour raffiner le brut, puis 5 à 10 jours supplémentaires pour distribuer les produits raffinés (lemonde.fr)
- La cargaison pourrait être transformée en 250 000 barils de gazole, suffisant pour couvrir la demande cubaine pendant environ 12 jours et demi (lemonde.fr)
- Le gouvernement devra décider si ce carburant est destiné aux groupes électrogènes de secours ou aux transports publics et aux véhicules agricoles (lemonde.fr)
Réactions locales
- Certains cubains voient la livraison comme un geste symbolique insuffisant : Raul Pomares décrit la cargaison comme « une goutte d’eau » (information.tv5monde.com)
- D’autres, comme Miriam Joseph, considèrent qu’elle constitue une aide bienvenue (information.tv5monde.com)
- Le retraité Orlando Ocaña la qualifie de « pansement » mais souligne qu’elle ne résout pas la crise (information.tv5monde.com)
Le pétrolier russe Anatoly‑Kolodkin a franchi le blocus américain pour livrer 730 000 barils de brut à Cuba le 31 mars 2026, apportant une première livraison depuis le 9 janvier 2026. La cargaison, sous sanctions, est attendue pour aider à atténuer la crise énergétique de l’île, bien que son impact reste limité par la quantité et les contraintes logistiques. (Qwant).
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Cuba
Aide personnelle de Claudia Sheinbaum à Cuba
Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, a annoncé qu’elle avait fait un don personnel de 20 000 pesos (environ 1 100 $) pour soutenir une aide humanitaire à Cuba.
- Le don a été versé sur un compte ouvert par plusieurs associations afin de financer l’envoi de nourriture, de carburant et de médicaments à l’île.
- Sheinbaum a précisé que ce geste était strictement personnel et qu’il ne reflétait pas la politique officielle de son gouvernement, déclarant : « C’est ma décision personnelle, celle de Claudia Sheinbaum Pardo, de faire un don à un compte ouvert par plusieurs associations pour apporter de l’aide à Cuba … Cela n’a rien à voir avec ma fonction de présidente » (lefigaro.fr)
- Elle a également réaffirmé que le Mexique continuerait à soutenir le peuple cubain, soulignant les liens historiques entre les deux pays.
- Le geste a suscité des débats au Mexique, certains critiquant l’appel à donner de l’argent à un autre pays alors que le Mexique fait face à ses propres défis économiques et que les livraisons de pétrole vers Cuba sont suspendues sous les pressions américaines. (Qwant)
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