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mardi 5 mai 2026

Football féminin - Convention collective - Blessures - Image médiatique - Inégalités -

 

Couverture des blessures et droit à l’image dans le football féminin français

1. Blocage principal de la convention collective

Les footballeuses professionnelles françaises n’ont toujours pas de convention collective après trois saisons de négociations. Le blocage se concentre sur deux points :

  • Le droit à l’image – les clubs (via Foot Unis) refusent de verser une redevance aux joueuses pour l’exploitation de leur image, alors que l’UNFP souhaite pouvoir commercialiser cette image en utilisant le logo des clubs.
  • La couverture en cas de blessure – les clubs exigent une protection de 90 jours de prise en charge du salaire pour chaque blessure, mais uniquement pour toute la saison. L’UNFP, quant à lui, réclame 90 jours de maintien du salaire pour chaque blessure individuelle, pas sur un an glissant.

Ces deux points restent donc en suspens, empêchant la signature de la convention collective (radiofrance.fr)

2. Droit à l’image

  • Position de l’UNFP : permettre la commercialisation de l’image des joueuses en associant le logo des clubs, afin de générer des revenus supplémentaires pour les clubs et les joueuses.
  • Position de Foot Unis : refuser cette commercialisation, estimant que les clubs ne doivent pas payer de redevance aux joueuses.
  • Conséquence : sans accord sur ce point, les clubs ne versent pas de redevance, et les joueuses ne bénéficient pas d’une rémunération supplémentaire liée à leur image.

3. Couverture des blessures

  • Exemple de la convention masculine : un joueur de Ligue 1 bénéficie de 90 jours de prise en charge de son salaire par le club à chaque blessure.
  • Proposition actuelle :
    • Foot Unis : 90 jours de prise en charge pour toute la saison (c’est‑à‑dire un plafond annuel).
    • UNFP : 90 jours de prise en charge pour chaque blessure (sans plafond annuel).
  • Impact : les joueuses n’ont pas encore de garantie salariale équivalente à celle des joueurs masculins, ce qui crée une inégalité de traitement social.

4. Réactions des parties prenantes

  • Capitaines des équipes : ont publié une tribune dans L’Équipe (21 avril 2026) demandant l’égalité de traitement et dénonçant le blocage.
  • UNFP : affirme que les négociations sont en cours mais que le point du droit à l’image reste un obstacle majeur.
  • Foot Unis : insiste sur la nécessité de protéger les clubs contre les redevances potentielles et sur la mise en place d’une protection de 90 jours pour la saison.
  • LFFP : souhaite une convention collective « au plus vite » pour structurer la ligue, mais ne peut pas fixer de date.

5. Conclusion

La convention collective des footballeuses professionnelles françaises reste bloquée principalement à cause du droit à l’image et de la couverture des blessures. Les clubs demandent une protection de 90 jours pour toute la saison, tandis que l’UNFP réclame 90 jours par blessure. Sans un accord sur ces deux points, les joueuses ne bénéficieront pas d’une rémunération et d’une protection salariale équivalentes à celles des joueurs masculins.

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Cadre juridique du football féminin : absence de convention collective

Les footballeuses françaises se trouvent bloquées par l’absence d’un cadre juridique. Depuis la création de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) en juillet 2024, aucune convention collective n’a été signée, ce qui empêche la mise en place de droits fondamentaux (salaires, protection en cas de blessure, droits à l’image, etc.)  (actu.fr)

Points clés du blocage

Point

Situation actuelle

Réaction des parties

Droit à l’image

L’UNFP souhaite commercialiser l’image des joueuses avec le logo des clubs, refusé par Foot Unis

Point de friction majeur, reste non résolu 

actu.fr

Protection en cas de blessure

Une version amendée prévoyant le maintien du salaire pendant 90 jours a été envoyée à l’UNFP sans réponse

Retard dans la négociation 

actu.fr

Autres clauses

Pécule de fin de carrière, durée horaire minimum, gestion des « lofts »

Discussions fructueuses entre l’UNFP et les clubs, mais pas finalisées 

actu.fr

Conséquences pour les joueuses

  • Inégalité de traitement : les joueuses pratiquent le même sport que leurs homologues masculins mais ne bénéficient pas des mêmes protections  (actu.fr)
  • Précarité structurelle : les clubs féminins sont souvent les premiers à réduire leurs coûts, comme dans le cas de Dijon, qui envisage de mettre fin au statut professionnel de son équipe 
  • Délais disproportionnés : alors que la convention collective pour la Ligue 3 masculine a été conclue en quelques mois, les négociations pour le football féminin durent depuis plus de trois ans  (leprogres.fr)

Perspectives

LFFP : souhaite réunir toutes les parties pour accélérer la signature avant le début de la prochaine saison 

  • UNFP : considère qu’une convention collective doit être signée rapidement, mais estime que la mise en place est improbable pour septembre 2024  (actu.fr)
  • Syndicat des joueuses : réclame un cadre équitable et un effet miroir de la convention masculine  (leprogres.fr)

En résumé, l’absence de convention collective constitue un déficit juridique majeur pour le football féminin français, créant un déséquilibre entre les droits des joueuses et ceux des joueurs masculins. Les parties restent en négociation, mais aucune solution concrète n’a encore été conclue. (Qwant)

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