vendredi 7 août 2026

Oliveraiecide - Sud Liban - Phosphore blanc - Israël -

 

Oliveraiecide

Sud Liban

Oliveraies détruites au phosphore blanc

Déracinement

Agriculteurs interdits de travailler

Moins 22% de production.

Destruction des oliveraies et déracinement

  • Destruction massive : Plus de 100 000 oliviers auraient été détruits au sud du Liban, notamment à cause de bombes au phosphore blanc et d’incendies volontaires. Ces arbres, certains centenaires, ont été déracinés ou brûlés, privant les agriculteurs de leurs moyens de subsistance (instagram.com)

Incendies agricoles : En février 2026, des avions israéliens auraient pulvérisé du glyphosate (herbicide) sur des zones agricoles, aggravant la destruction des cultures et des terres arables (facebook.com)

Chiffres clés : En 2026, 173 hectares de terres agricoles et d’oliveraies auraient été incendiés par des largages de phosphore blanc

Interdiction pour les agriculteurs de travailler

  • Accès interdit : Les agriculteurs sont empêchés de retourner dans leurs champs en raison :
    • Des restes de munitions non explosées (dont du phosphore blanc).
    • Des ordres d’évacuation répétés de l’armée israélienne, qui a appelé à évacuer des dizaines de villages (ex. : Yohmor, Tal Nahas, Khiam)
    • De la contamination des sols par le phosphore blanc, rendant les terres dangereuses à long terme
  • Témoignages : Des agriculteurs comme Nehmen Younes ou Abou Rami décrivent des paysages apocalyptiques, avec des oliveraies centenaires réduites en cendres et des terres devenues inhabitables

Baisse de la production agricole

  • Moins 22 % de production : Cette estimation correspond à une baisse globale de la production oléicole et agricole dans la région, en raison :
    • De la destruction directe des oliviers.
    • De l’impossibilité de cultiver ou de récolter.
    • De la contamination des sols, qui affecte les futures récoltes (lorientlejour.com)

Exemples concrets :

    • À Houla, des familles ont tenté de replanter des cultures (fèves, lentilles, blé) après le cessez-le-feu de novembre 2024, mais les terres restent impropres à l’agriculture
    • À Ait Aroun, certains villages n’ont même pas pu planter en 2025-2026 en raison des bombardements (humanite.fr)

Contexte et responsabilités

  • Accusations contre Israël :
    • Human Rights Watch (mars 2026) a confirmé l’utilisation illégale de phosphore blanc au-dessus de zones résidentielles et agricoles, violant le droit international humanitaire
    • Une étude de janvier 2026 a cartographié 248 frappes au phosphore blanc entre octobre 2023 et novembre 2024, dont 91 % avant l’entrée des troupes israéliennes au sol

Conséquences humanitaires :

    • Déplacements massifs : Des milliers de personnes ont fui les villages du sud du Litani, craignant les résidus toxiques et les bombardements (libnanews.com)

Risques sanitaires : Le phosphore blanc provoque des brûlures graves, des lésions respiratoires et une contamination durable des sols

Sources officielles et réactions

  • Gouvernement libanais : Beyrouth a dénoncé l’utilisation de glyphosate et de phosphore blanc, qualifiant ces actes de crimes de guerre (facebook.com)

Réponse israélienne : L’armée israélienne n’a pas confirmé l’utilisation de phosphore blanc dans des zones peuplées, affirmant limiter son usage à des cas strictement défensifs (lemonde.fr)

(hrw.org)

Perspectives pour les agriculteurs

  • Reconstruction impossible à court terme : Même avec un cessez-le-feu durable, la décontamination des sols prendra des années, et le retour des agriculteurs dépendra de l’accès sécurisé à leurs terres.
  • Aide humanitaire : Des organisations comme le Croissant-Rouge libanais et l’ONU tentent d’organiser l’accueil des déplacés, mais les ressources manquent (libnanews.com)

------------------------

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire