Fascisme
RN
Carcassonne
Mairie
Menaces
contre les lycéen-nnes qui se mobilisent contre les fermetures de postes.
Un groupe créé sur les réseaux sociaux appelait à une
manifestation ce mardi 31 mars pour protester contre "la montée de
l’extrême-droite à Carcassonne". (La Dépêche).
À peine élu et déjà dans la provocation ? Selon les
informations de « l’Humanité », le nouveau maire RN de Carcassonne aurait
infiltré un groupe Instagram de lycéens. (MSN).
Selon
l’Humanité, le nouveau maire de Carcassonne, Christophe Barthès
(RN), aurait infiltré un groupe Instagram de lycéens afin de
les mettre sous pression et d’empêcher une mobilisation étudiante prévue le
31 mars 2026. Il aurait récupéré les pseudos de chaque membre du groupe et
menacé de faire intervenir la police si aucune manifestation n’était déclarée
en préfecture ou si des dégradations étaient commises
humanite.fr
----------------------
Le
RN est anti-pauvres :
À
peine élu, Christophe Barthès, maire de Carcassonne
issu du Rassemblement national, a signé un arrêté anti‑mendicité
visant le centre‑ville et la Cité médiévale. Cette mesure est présentée comme
une action pour « remettre de l’ordre » et répondre à un « trouble à l’ordre
public » (ladepeche.fr)
Réactions politiques
- Antoine Léaument (La France
insoumise) a dénoncé la mesure comme une attaque contre les plus
précaires, déclarant que le RN « lutte contre les pauvres plutôt que
contre la pauvreté » (ladepeche.fr)
- Le chef de l’opposition de gauche, Alix Soler Alcaraz,
a averti de l’impact potentiel sur le vivre‑ensemble (ladepeche.fr)
- Des critiques ont également été émises sur les
réseaux sociaux, notamment sur X, où la décision a été comparée à une
« mise en scène » similaire à celle de Donald Trump (x.co
Contexte symbolique
En
parallèle de l’arrêté, le drapeau de l’Union européenne a été retiré de la
façade de l’hôtel de ville, remplacé par le drapeau tricolore, renforçant
l’image d’une orientation idéologique forte (ladepeche.fr)
----------------------
Fascisme
Mécène
n°2
Institut
Paralos
Lien
avec Pierre-Edouard Stérin.
L’ombre de Pierre-Édouard Stérin plane sur l’Institut
Paralos, nouveau mécène de l’extrême droite.
Depuis plusieurs mois, la mystérieuse
structure finance plusieurs associations et médias identitaires en veillant à
rester anonyme. Plusieurs éléments la relient au projet Périclès du
milliardaire ultraconservateur, qui vise à favoriser l’arrivée de l’extrême
droite au pouvoir.
De l’argent tombé du ciel.
Mi-janvier,
Arthur de Watrigant, patron de la rédaction de la revue L’Incorrect,
assure découvrir qu’un intrigant don de 5 000 euros vient d’atterrir sur
les comptes du mensuel d’extrême droite. Au même moment, son bienfaiteur se
manifeste sur le réseau social X : une mystérieuse structure, baptisée
« Institut Paralos », annonce être à l’origine de ce versement.
(Médiapart).
-------------------
Sophie Djigo,
Alexandre Dufosset et Joshua Hochart
|
Personne
|
Rôle
|
Contexte
de l’affaire
|
|
Sophie Djigo
|
Professeure
de philosophie, lycée Watteau, Valenciennes
|
Elle
a organisé en 2022 un projet pédagogique sur les migrations, incluant une
sortie à Calais. Le projet a été ciblé par des propos de l’extrême droite,
entraînant un cyberharcèlement massif. Elle a porté plainte pour diffamation
contre plusieurs responsables politiques et militants.
|
|
Alexandre Dufosset
|
Député
du Cambrésis, Rassemblement national (RN)
|
Il
est l’un des prévenus dans le procès de diffamation contre Sophie Djigo.
Ses propos sur les réseaux sociaux ont été jugés diffamatoires par la
professeure.
|
|
Joshua Hochart
|
Sénateur
du Nord, Rassemblement national (RN)
|
Il
est également prévenu dans le même dossier de diffamation. Ses déclarations
ont été citées comme partie à la campagne de dénigrement de Sophie Djigo.
|
Chronologie de l’affaire
- 2022 : Sophie Djigo
prépare une sortie pédagogique à Calais avec ses élèves. Le projet est
rapidement relayé sur les réseaux sociaux par des militants d’extrême
droite, qui l’accusent de « propagande » et de « grand remplacement » (lobservateur.fr)
- 20 mars 2026 : cinq internautes
sont condamnés pour cyberharcèlement aggravé contre Sophie Djigo (france3-regions.franceinfo.fr)
- 30–31 mars 2026 : procès de
diffamation à Paris. Neuf personnes, dont Éric Zemmour, Alexandre Dufosset
et Joshua Hochart, sont jugées pour avoir publié des propos
diffamatoires à son encontre (lobservateur.fr)
- Objectif de la professeure :
rétablir son honneur, défendre la liberté pédagogique et dénoncer les
pressions exercées sur les enseignants (lobservateur.fr)
Points clés
- Sophie Djigo est considérée comme un symbole
de la liberté pédagogique par les syndicats et les enseignants
locaux (leparisien.fr)
- Les prévenus invoquent la liberté
d’expression et la nature politique de leurs propos, mais la
justice juge ces déclarations comme diffamatoires (france3-regions.franceinfo.fr)
- Le tribunal rappelle que l’espace numérique n’est
pas un lieu d’impunité et souligne le caractère outrageant
et dénigrant de plusieurs messages (lobservateur.fr)
« J’attends
aujourd’hui que mon honneur soit lavé, que mon intégrité en tant qu’enseignante
et chercheur soit réhabilitée. » – Sophie Djigo (france3-regions.franceinfo.fr)
------------------