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jeudi 30 avril 2026

Camille Claudel - Portraits -

 


 

Camille Claudel - Portraits

A Villeneuve-sur-Fère.

La Maison de Camille et Paul Claudel est un musée situé dans l’ancien presbytère de Villeneuve‑sur‑Fère (Aisne, France).
Elle a été transformée en musée en 2018 après des travaux de restauration menés par le Conseil départemental de l’Aisne puis par la Communauté d’agglomération de la Région de Château‑Thierry (CARCT)  (fr.wikipedia.org)

Localisation

 Ancien presbytère du XVIIIᵉ siècle, propriété de la mère de Camille et Paul Claudel par héritage.

Vendu en 1870, redevenu presbytère jusqu’en 1960. (Wikipedia).

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1 Jeune fille :

Communiante

Camille Claudel a reçu sa première communion.
Selon le Catalogue raisonné de ses œuvres, elle suivait l’enseignement des sœurs de la Doctrine chrétienne, rue du Cygne, et a accompli sa communion solennelle  (calameo.com)

Des images partagées sur Pinterest illustrent la scène de la communion de la sculptrice, bien que les détails de la cérémonie ne soient pas précisés dans ces sources  (pinterest.com)

Alfred Boucher Camille Claudel lisant un livre

Jeune Fille lisant est une statuette en terre cuite, réalisée par le sculpteur Alfred Boucher (1850‑1934). Elle est dédiée « à Camille Claudel, en souvenir d’A. Boucher » 

La pièce représente une jeune fille assise, un livre ouvert devant elle, et est considérée comme l’un des rares témoignages visuels de la relation entre Camille Claudel et son premier maître.

Contexte de création

  • Période : vers 1876, pendant la résidence de la famille Claudel à Nogent‑sur‑Seine
  • Enseignement : Alfred Boucher a donné à Camille Claudel ses premières leçons de sculpture, l’encourageant dès l’âge de douze ans  (museecamilleclaudel.fr)
  • Lieu : la sculpture a été créée dans le cadre de la vie artistique de la famille à Nogent‑sur‑Seine, avant le déménagement à Paris  (pop.culture.gouv.fr)

Description de la pièce

  • Sujet : une jeune fille lisant, avec un livre ouvert devant elle.
  • Modèle : la figure est supposée être Camille Claudel lorsqu’elle était adolescente, mais les traits ne correspondent pas exactement aux photographies de la jeune artiste 

Certains critiques suggèrent qu’elle pourrait être Élise Viat, l’épouse d’Alfred Boucher, mais l’âge de la femme rend cette identification improbable 

  • Signification : la statuette témoigne de l’importance de Boucher dans la formation de Claudel et de la passion de la jeune fille pour la lecture, notamment des poèmes d’Ossian  (museecamilleclaudel.fr)

Importance historique

  • Relation maître‑élève : la sculpture illustre la première étape de la carrière de Camille Claudel, avant son passage à Paris et son apprentissage auprès d’Auguste Rodin (musee-rodin.fr)
  • Édition posthume : la pièce a été reproduite en bronze par la fonderie La Plaine en 2005, soulignant son statut de pièce maîtresse du patrimoine de Camille Claudel (pop.culture.gouv.fr)

Déguisée.

Camille Claudel a laissé plusieurs photographies où elle apparaît vêtue de costumes élaborés, témoignant de son sens de la mise en scène et de son intérêt pour l’esthétique de l’apparence.

  • 1885 – Un portrait photographique, publié sur Facebook, montre la sculptrice en tenue d’époque, probablement pour un événement artistique ou personnel. La photo est datée de 1885 et illustre son style vestimentaire de l’époque  (facebook.com)
  • 1887 – Le blog de Jean‑Pierre Kosinski présente des clichés de la jeune artiste à Paris, déguisée en août 1893, soulignant son penchant pour les déguisements dans le cadre de ses activités artistiques 
  • 1893 – Les mêmes photographies du blog indiquent qu’en août 1893, Claudel se présentait en costume, ce qui suggère une participation à des événements culturels ou à des séances de portrait où l’apparence était soignée  (jeanpierrekosinski.over-blog.net)

Rue Notre-Dame-des-Monts au 117

Camille Claudel a loué un atelier à 117 rue Notre‑Dame des Champs à Paris en 1882.
L’immeuble, construit en 1876, était dédié aux ateliers d’artistes et possédait une charpente métallique ainsi que de grandes verrières qui laissaient entrer la lumière naturelle  (paris-promeneurs.com)

  • L’atelier était partagé avec d’autres sculptrices, notamment Jessie Lipscomb (facebook.com)
  • Les parents de Camille Claudel résidaient alors au n° 111 de la même rue, ce qui facilitait la logistique familiale
  • Le bâtiment se situe dans le 6e arrondissement, à proximité de la station de métro Vavin  (paris-promeneurs.com)

Cet espace a été le lieu où Claudel a commencé à se faire connaître en tant qu’artiste indépendante, exposant ses bustes et portraits au Salon des Artistes Français et collaborant étroitement avec Auguste Rodin dans les années qui ont suivi  (barnebys.com)

« La sculptrice Camille Claudel y partage un atelier avec d’autres sculptrices à partir de 1882 ; ses parents résident alors au n°111 rue Notre-Dame des Champs »  (paris-promeneurs.com)

Par Rodin, en 1883.

Date connue : Le portrait photographique conservé dans les collections personnelles de Rodin est daté vers 1884 (musee-rodin.fr)

Mention de 1883 : Le contexte indique que Rodin et Claudel se rencontrent en 1883, mais il ne fait pas référence à une photographie réalisée exactement cette année ; il mentionne plutôt une photographie anonyme (avant 1883) (museumtv.art)

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Camille Claudel

2 - Jeune femme

L'atelier de Camille Claudel à Villeneuve-sur-Fère

Mes dessins

Camille Claudel - 1887 - Par Nadar 

En 1887, un portrait de la sculptrice Camille Claudel a été réalisé par le célèbre photographe Nadar (Félix Tournachon) dans son studio parisien.
La photographie, disponible sur Pinterest, indique qu’elle a été prise probablement en février 1887(es.pinterest.com)

Nadar, reconnu comme le photographe des célébrités du XIXᵉ siècle, était réputé pour ses portraits de figures artistiques et littéraires. Son studio à Paris était un lieu de rencontre pour de nombreux artistes, dont Camille Claudel (beauxarts.com)

Camille Claudel - Boulevard de Belleville - Paris 10 e.

Il existe un lieu portant son nom se trouve dans le 20ᵉ arrondissement : un Foyer de Vie Camille‑Claudel situé sur le boulevard de Belleville. (Fonds d’art contemporain Paris).

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Camille Claudel

3 - De la femme à la vieillesse

Camille Claudel à Bar-le-Duc – 1870

En 1870, la famille Claudel s’installe à Bar‑le‑Duc (Meuse) lorsque son père, Louis‑Prosper Claudel, est muté à la préfecture.

  • Camille (née en 1864) suit alors l’enseignement des sœurs de la Doctrine chrétienne, l’école de la ville basse.
  • La résidence familiale à Bar‑le‑Duc dure quatre ans, période pendant laquelle la jeune sculptrice passe ses premières années d’école et de vie provinciale.

« En 1870, Louis‑Prosper Claudel est muté à Bar‑le‑Duc (Meuse) où Camille suit l’enseignement des sœurs de la Doctrine chrétienne. »

 « En 1870, Louis‑Prosper Claudel est muté à Bar‑le‑Duc (Meuse) où Camille suit l’enseignement des sœurs de la Doctrine chrétienne. »  (museecamilleclaudel.fr)


« 1870 Juillet, le 19 : la France déclare la guerre à la Prusse. Septembre, le 4 : proclamation de la IIIe République. Louis‑Prosper est nommé à Bar‑le‑Duc (Meuse). »  (calameo.com)

Camille Claudel Ile de Wight -1886 ou 1893

1886 :

  • Une photographie prise à Shanklin montre Camille Claudel et Florence Jeans en août 1886  (flickr.com)
  • Le texte du site du musée Camille Claudel confirme que la sculptrice séjourne sur l’Île de Wight en août 1886, après un passage à Peterborough  (museecamilleclaudel.fr)

1893 :

  • Une autre image (photo de 1893) illustre Camille Claudel travaillant sur un buste de Monsieur Back à Shanklin (facebook.com)
  • Cette photo ne concerne pas un séjour, mais un atelier temporaire à Shanklin en 1893.

Camille Claudel en Napoléon – 1888

Camille Claudel  lit un livre Quai Bourbon – 1903

Les références décrivent son installation au 19 quai de Bourbon à partir de 1899 et son séjour jusqu’en 1913  (fr.wikipedia.org)

Camille Claudel taille Sakuntala

La série Sakuntala (ou Sakountala) comprend plusieurs versions réalisées dans différents matériaux, chacune ayant des dimensions distinctes :

  • Terracotta (étude d’environ 1886) : 12 × 16 × 13 cm  (arthive.com)

et 15,5 × 11,5 × 12,5 cm  (musee-rodin.fr)

  • Plâtre (version complète de 1888) : 190,5 × 110 × 60 cm 
  • Marbre (version finale de 1905, intitulée Vertumnus et Pomona) : 91 × 80,6 × 41,8 cm  (en.wikipedia.org)
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jeudi 16 avril 2026

Camille Claudel - Clotho - Diane - Femmes - L'Implorante - L'Age mûr - La petite châtelaine - La Valse - Vue par Rodin – Sakountala -

 

Camille Claudel

- Mon dessin - Camille Claudel  sculpte au château de l'Islette

Camille Claudel a effectivement travaillé au château de l'Islette.
Entre 1890 et 1893, elle y a installé son atelier et y a sculpté l’une de ses œuvres les plus emblématiques, La Petite Châtelaine. Le modèle de ce buste était la petite‑fille des propriétaires du château à l’époque, et quatre versions ont été réalisées, différant par la chevelure de la figure

Le château a également été le lieu où Auguste Rodin a travaillé sur son projet de Balzac, tandis que Claudel a pu se concentrer sur son propre travail loin des critiques parisiennes(chateaudelislette.fr)

Les deux artistes ont ainsi trouvé à l'Islette un havre de paix et d’inspiration pour leurs créations les plus importantes (my-loire-valley.com)

- Clotho - Musée Rodin

Clotho est une sculpture réalisée en plâtre en 1893 par Camille Claudel (1864‑1943). Elle a été exposée à la Société nationale des Beaux‑Arts en 1893, puis une version en marbre, achevée en 1897, fut présentée en 1899, mais cette dernière est aujourd’hui perdue 

L’œuvre s’inspire de la mythologie gréco‑romaine, représentant Clotho, la plus jeune des trois Parques qui filent le destin humain 

Description artistique
La sculpture représente Clotho sous les traits d’une vieille femme décrépite, tête chauve, yeux enfoncés, et prise dans ses propres filets. Elle est présentée comme une antinomie de la Valse, soulignant le thème du destin et de la vieillesse, un sujet que Claudel explorait également dans d’autres œuvres 

La pièce constitue un point de repère de la préoccupation claudélienne du destin, thème récurrent dans son travail (musee-rodin.fr)

- Torse de Clotho vers 1893  - Musée d'Orsay – Paris

Cette sculpture représente le torse d’une figure de la mythologie grecque, Clotho, l’une des trois Moires. Elle est conservée dans la collection permanente du musée et n’est pas exposée en salle au moment de la dernière mise à jour de la notice. (Qwant)

Edmond Lévêque - Diane - Jardin des Tuileries – Paris

La statue a été commandée par Napoléon III pour le Palais de Fontainebleau le 1 juin 1864, avec un paiement de 8 000 francs et un bloc de marbre fourni par l’administration le 19 juillet 1864 

Le solde a été réglé le 10 juin 1865.

Bien que prévue pour Fontainebleau, la sculpture n’a jamais été livrée ; elle a été placée dans le Jardin des Tuileries le 17 avril 1872, dans l’allée centrale de l’ancien jardin réservé, face à la Nymphe de Lévêque 

L’œuvre est actuellement conservée par le Musée du Louvre, Département des Sculptures du Moyen‑Âge, de la Renaissance et des temps modernes (collections.louvre.fr)

-         Camille Claudel – Diane

Elle est considérée comme la première œuvre connue de Claudel, soulignant son émergence dans le monde de la sculpture (pinterest.com)

La sculpture a été achetée lors d’une vente aux enchères auprès des descendants de la sœur Louise par la Communauté d’agglomération de la région de Château‑Thierry, puis intégrée à la collection de la Maison Camille et Paul Claudel à Villeneuve‑sur‑Fère 

La Maison expose également d’autres œuvres de jeunesse de l’artiste, comme un buste de Paul Claudel à 37 ans, ainsi que des sculptures posthumes et des copies de grande qualité (maison-claudel.fr)

Les femmes

Mon dessin – Les commères

Camille Claudel - Dessin de Florence Jeans

Camille Claudel a réalisé en 1886 un portrait de son amie Florence Jeans (1862‑1939).
Le travail est réalisé au fusain, à la craie blanche et à la sanguine sur papier, et il est conservé au Musée Camille Claudel à Nogent‑sur‑Seine.
Ce dessin fait partie d’une série de portraits que Claudel a dessinés pendant son séjour sur l’île de Wight, où elle a également esquissé d’autres amis, comme le docteur James William Jeans (flickr.com)

La relation entre les deux artistes est attestée par une correspondance de 1886‑1889, où Claudel évoque notamment le groupe Sakountala, ses difficultés avec ses modèles, et les projets d’exposition. Cette correspondance témoigne de l’intimité et de l’échange artistique qui ont inspiré le portrait de Florence Jeans (museecamilleclaudel.fr)

Camille Claudel - Dessin d'une vieille du pont Notre -Dame -1886

Lieu de conservation : Musée La Piscine, Roubaix (exposition « Camille Claudel » 2014‑2015) (flickr.com)

Camille Claudel - Les causeuses dessin

Les Causeuses (ou Les Bavardes / La Confidence) est une sculpture réalisée par Camille Claudel en 1897.
Elle fait partie de la série Croquis d’après nature, où l’artiste dépeint des scènes du quotidien en petites dimensions.

Sujet : un groupe de quatre femmes, l’une d’elles tenant la main à la bouche pour diriger un murmure vers les trois autres qui l’écoutent attentivement.

Composition : les femmes se penchent, se cambrent et se pressent les unes contre les autres, créant une scène très théâtrale autour d’un paravent qui rappelle un coin de mur. (Qwant)

Camille Claudel - Les causeuses -1893

Élément

Détail

Matériau

Plâtre

Dimensions

45 × 42,2 × 39 cm (H × L × P)

Sujet

Quatre femmes nues, assises, l’une faisant une confidence aux trois autres qui l’écoutent.

Disposition

La scène est fermée par un paravent, créant un effet théâtral.

Réception

L’œuvre a suscité un vif intérêt au Salon, mais a reçu un accueil critique mitigé, comme indiqué dans les archives du musée Camille Claudel

museecamilleclaudel.fr

Inspiration : Claudel évoque dans une lettre de 1893 à son frère Paul un groupe de femmes qu’elle a observé dans un wagon de chemin de fer, ce qui a inspiré la scène de quatre femmes nues, l’une confiant un secret aux autres. (Qwant)

Camille Claudel - Torse de femme accroupie – 1884-1885

Camille Claudel a réalisé « Torse de femme accroupie » vers 1884‑1885. L’œuvre représente le torse d’une femme accroupie, sans tête ni bras, dans une posture de recroqueville. Elle est souvent désignée sous le titre « Femme accroupie ».(navigart.fr)

 Réserves et collections

Réserve

Support

Localisation

Notes

Musée Camille Claudel, Nogent‑sur‑Seine

Plâtre patiné

France

Exposition permanente

Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix (La Piscine)

Bronze

France

Version « torse mutilé »

J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Bronze

États‑Unis

Acquis   en 2018, fondue par Philippe Berthelot après l’internement de Claudel

Musée des Arts de Bucarest

Bronze

Roumanie

Découverte en 1996 par Ioana Beldiman, conservatrice du musée national de Bucarest

latribunedelart.com

 

 

 

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Camille Claudel – L’Implorante et l’Age mûr

- L'implorante 1890 -1907  - Roubaix - Musée La Piscine

L’œuvre « L’Implorante » a été réalisée dans le cadre du groupe L’Âge mûr, dont la sculptrice travaillait dès 1890(sculptureetcollection.com)

Les premières études de la figure datent de vers 1892‑1894(navigart.fr), et la version finale en bronze a été produite entre 1894 et 1905

La sculpture représente une femme agenouillée, interprétée comme une autobiographie de Claudel, et fait partie d’un trio de personnages symbolisant la sculptrice, Rodin et Rose Beuret (sculptureetcollection.com)

- Etude pour L'implorante - 1894 - Roubaix - Musée La Piscine

Le musée de Roubaix a acquis plusieurs œuvres de Camille Claudel depuis 1994, et Etude pour l'Implorante fait partie de cette collection. L’engagement du musée à enrichir son parcours avec les pièces de Claudel est souligné dans ses communiqués

L’œuvre est une première réflexion sur la figure de L'Implorante, qui appartient au groupe L'Âge mûr sur lequel Claudel travaillait depuis 1893. Elle est décrite comme une étude de la posture et de l’expression de la figure féminine(navigart.fr)

- L’Age mûr- Musée Rodin – Paris

L’Âge mûr est une sculpture majeure de Camille Claudel (1864‑1943) exposée au Musée Rodin à Paris.
Elle est présentée dans la collection permanente, généralement située au premier étage, salle 16, bien que sa présence ne soit pas garantie à tout moment (musee-rodin.fr)

La première version, un plâtre, a été donnée par Paul Claudel en 1952 

La version en bronze a été fondue deux fois : en 1902 par Thiébaut Frères (pour un particulier) et en 1913 par Carvilhani (pour le musée Rodin) (musee-rodin.fr)

La sculpture a été exposée au Salon des Beaux‑Arts en 1899 (fr.wikipedia.org) mais n’a jamais été livrée au dépôt des marbres.

- Tête de vieille femme - Hélène - Musée d'Orsay – Paris

La Vieille Hélène ou Buste de vieille femme est une sculpture en terre cuite réalisée par Camille Claudel vers 1881-1882. D’après Mathias Morhardt, son premier biographe, ce portrait de jeunesse serait la première œuvre signée de l’artiste. Il représente une des domestiques de la famille Claudel. Le chignon très fin indique son origine modeste. (Musée Camille Claudel)

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Camille Claudel - La petite châtelaine - La Valse - Vue par Rodin – Sakountala -

Camille Claudel - La petite châtelaine

Versions et matériaux

Version

Matériau

Année

Dimensions (H × L × P)

Marbre (Musée Rodin)

Marbre

1895

34,3 × 28,4 × 22 cm

Marbre (La Piscine, Roubaix)

Marbre

1896

44 × 36 × 29 cm

Plâtre patiné (Musée Camille‑Claudel)

Plâtre

1892‑1893

32,3 × 28,9 × 21,2 cm

Bronze (Musée Joseph‑Denais)

Bronze

1895

32,3 × 28,9 × 21,2 cm

Bronze (Musée Soumaya, Mexico)

Bronze

1895‑1900

32 × 27 × 31 cm

La Petite Châtelaine est une série de bustes réalisés par la sculptrice française Camille Claudel entre 1892 et 1900. L’œuvre représente une petite fille de six ans, la fillette Marguerite Boyer, la petite‑fille de la propriétaire du château de l’Islette, où Claudel séjournait à plusieurs reprises. Elle a été posée pendant 62 heures, ce qui a permis à l’artiste de capturer une expression à la fois docile et pleine de ferveur (fr.wikipedia.org)

Camille-Claudel- - Affiche

- Musée Rodin

« Le musée est l'un des prêteurs majeurs de l'exposition, avec 7 sculptures et 5 pièces d'archives, dont la photo qui illustre l'affiche, tirée de … » (facebook.com)

L’exposition se déroule au Musée Camille Claudel à Nogent‑sur‑Seine (13 septembre 2025 – 4 janvier 2026), mais le Musée Rodin a contribué matériellement et visuellement à son affichage. (Qwant)

- 1892 - 1893  - Roubaix - Musée La Piscine

La Petite Châtelaine à la natte courbe (1892‑1893) est une sculpture en plâtre de Camille Claudel déposée à la Musée La Piscine de Roubaix en 2018. Elle a été exposée au public à partir du 13 février 2019 dans le cadre d’une exposition temporaire consacrée à l’artiste, aux côtés d’autres pièces de sa collection permanente. (Qwant)

-         1896  - Roubaix - Musée La Piscine

« Le marbre de la Petite Châtelaine (dite aussi Jeanne Enfant ou La Petite de l’Islette) a été retenu pour l’affiche de l’exposition »(lessoireesdeparis.com)

Le Musée La Piscine possède également d’autres œuvres de Camille Claudel, notamment Léon Lhermite et Clotho, témoignant de la richesse de son patrimoine artistique (coupsdoeil.fr)

Camille Claudel – La valse

1893

La Valse a été conçue entre 1889 et 1893, période où Camille Claudel était encore profondément liée à son maître Auguste Rodin(fr.wikipedia.org)

La sculpture représente un couple de danseurs de valse, tournoyant autour d’un axe oblique, et illustre l’« énergie du mouvement » qui caractérise l’œuvre de Claudel (musee-rodin.fr)

Exposition et réception
En 1893, Claudel expose une version modifiée, désormais drapée, au Salon national des beaux‑arts. Cette version, appelée La Valse avec voiles, a été approuvée par l’inspecteur Armand Dayot après que l’artiste ait ajouté un drapé à la danseuse pour atténuer l’indécence perçue 

Le salon a toutefois refusé une commission en marbre, jugeant l’œuvre trop « indécente » (en.wikipedia.org)

Camille Claudel vue par Auguste Rodin.

Camille Claudel jeune aux cheveux courts de Rodin vers 1884

  • Le portrait est le premier portrait de Claudel réalisé par Rodin (musee-rodin.fr)
  • Le buste a été créé en plâtre et est conservé dans la collection du Musée Rodin, où il est catalogué sous la désignation « aux cheveux courts »

Description visuelle

  • Le modèle porte une coiffure courte qui souligne son jeune âge et son énergie.
  • Le portrait est réalisé en plâtre patiné, ce qui confère à la sculpture une texture légèrement vieillie, typique des œuvres de Rodin de cette période (collections.musee-rodin.fr)

Camille Claudel jeune coiffée d'un bonnet de Rodin – 1884

Lorsque Camille Claudel entra pour la première fois dans l’atelier de Rodin, elle avait vingt ans. Son visage fascina le sculpteur, qui réalisa plusieurs portraits de la jeune femme, dont Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet et Masque de Camille Claudel(jeanpierrekosinski.over-blog.net)

La tête de Claudel coiffée d’un bonnet, réalisée en 1884, est l’une des premières représentations de la jeune artiste dans l’atelier de Rodin.

Camille Claudel jeune - Masque de Rodin vers 1884

  • Rodin a réalisé plusieurs portraits de la jeune Camille Claudel : Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet et Masque de Camille Claudel (jeanpierrekosinski.over-blog.net)
  • Le masque se distingue par la présence volontaire des traces de moulage et des résidus de doigts, soulignant le processus de création et la présence de l’artiste dans l’œuvre. Il est ainsi considéré comme un autoportrait de Rodin, où le corps de l’artiste se situe entre le modèle et sa représentation (elevensteens.com)

Signification

  • Le masque illustre la fascination de Rodin pour le visage de Camille Claudel, tout en introduisant une dimension de mélancolie et d’« éloignement affectif » dans la représentation, comme le souligne la description de son visage dans le texte (jeanpierrekosinski.over-blog.net)

Camille Claudel jeune De Rodin

Camille Claudel jeune - La pensée De Rodin - 1895

Camille Claudel, élève et amante de Rodin, posa souvent pour lui et le sculpteur en fit plusieurs portraits. (Musée d’Orsay)

Pour affirmer sa propre identité créatrice, en totale rupture avec celle de Rodin, elle invente de nouveaux sujets.  (Musée Rodin)

La Pensée est une tête en marbre réalisée vers 1895 par Auguste Rodin.
Elle représente la jeune Camille Claudel et illustre le concept de la pensée qui « émerge de la matière » : seule la partie supérieure du bloc a été sculptée, tandis que le reste du marbre reste brut, soulignant l’idée que la réflexion surgit parfois de rien (musee-orsay.fr)

 La sculpture est une tête de Camille Claudel dont le visage est légèrement penché en avant, les yeux fixés sur l’invisible ; le contraste entre le marbre poli et le bloc laissé brut crée une impression d’apparition et confère à l’œuvre une profondeur symboliste (musee-orsay.fr)

Histoire de la création

  • Au cours de la réalisation, il a décidé de ne pas poursuivre la sculpture, laissant le bloc sous la tête inachevé 
  • L’œuvre a été baptisée « La Pensée émergeant de la matière »(musee-orsay.fr)

 Le visage, sculpté avec un soin particulier, évoque la méditation : l’absence de bras ou de jambes souligne l’idée que la pensée est un état intérieur, non actionnable (histoiresdartsblog.wordpress.com)

Camille Claudel – Sakountala

- Camille Claudel - Etude II pour Sakountala  - Musée d'Orsay Paris

Camille Claudel a réalisé cette étude en terre cuite vers 1886.
Elle fait partie du groupe d’œuvres inspiré du mythe indien de Shakuntala (Kalidasa) et illustre la scène où le roi Dushyanta implore le pardon de Shakuntala après une longue séparation.

Sakountala est l’une des œuvres majeures de Claudel, souvent interprétée comme une réponse amoureuse au Baiser d’Auguste Rodin.

L’étude montre déjà l’empreinte de la passion fébrile qui caractérise l’œuvre définitive, où Dushyanta est à genoux, implorant le pardon de Shakuntala* (musee-orsay.fr)

- Camille Claudel jeune - 1903

Sakountala est une sculpture monumentale de Camille Claudel (1864‑1943) qui a d’abord été présentée au Salon des artistes français en 1888.
Elle est inspirée de la mythologie hindoue et a suscité à la fois un succès critique et une polémique, ce qui a marqué la carrière de la sculptrice.

Évolution de l’œuvre

Période

Événement

Détails

1888

Première exposition

Le groupe Sakountala est exposé au Salon, où il reçoit une mention honorable

lejournaldesarts.fr

1895

Don au musée

Le plâtre original est offert au Musée de Châteauroux, puis redécouvert en 1976

lejournaldesarts.fr

1903‑1905

Réinterprétations

La thématique Sakountala‑Dushyanta apparaît dans Vertumne et Pomone (1903‑1905) et L’Abandon (1905)

lejournaldesarts.fr

1905

Version en marbre

Une sculpture en marbre intitulée Sakountala est réalisée en 1905, représentant un couple enlacé

(histoireparlesfemmes.com)

Contexte de l’exposition actuelle

Du 14 septembre 2024 au 12 janvier 2025, le musée Camille Claudel organise l’exposition « *Camille Claudel à l’œuvre : Sakountala » qui présente près de 100 objets liés à la création, à la réception et aux variations de l’œuvre. L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels du musée Rodin, de la Bibliothèque nationale de France et du musée d’Orsay, et a reçu le label « Exposition d’intérêt national » du ministère de la Culture (museecamilleclaudel.fr)

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vendredi 19 février 2016

Camille Claudel et Rodin à Reims - Léon Daudet - Dreyfus

Musée des Beaux-Arts
Statues


Camille Claudel
1864 – 1943
Tête de brigand
Entre 1885 et 1892
Bronze
Don Rothschild, 1901

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Camille Claudel vue par Edmond de Goncourt :
Vers cette époque, selon le témoignage d’Edmond de Goncourt qui la voit lors d’un dîner chez Daudet*, Camille Claudel « avait une tête enfantine, (de) beaux yeux, (des) dires originaux, (un) parler aux lourdeurs paysannesques. »
Page 93
Debussy par Ariane Charton
Edition Folio biographies
Gallimard
2012
Quand Alphonse eut neuf ans, les parents quittèrent Nîmes pour Lyon.
A 18 ans, Alphonse se retrouve à Paris et fait la connaissance de Frédéric Mistral.
Son engagement dans l'Action française permet de le classer parmi les polémistes d'extrême droite.
Son fils, Léon Daudet:

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Pierre Assouline
Le dernier des Camondo.
Edition Gallimard – 1997 et 1999.

Léon Daudet antisémite et germanophobe :

Page 137 :
« Quand il dénonçait ceux qui applaudissaient la Walkyrie à l’Opéra de Paris, Léon Daudet s’en prenait d’un même trait de plume, à travers les wagnériens, aux Allemands, aux juifs allemands et aux juifs, amalgamés comme autant d’envahisseurs. »

Pierre Assouline explique qu’on est bien loin des idées d’ouverture de l’Europe aux juifs nécessaires à son développement, idées prônées par le seul Diderot au temps des Lumières.


Page 252 :

Léon Daudet poursuit Arthur Meyer de sa hargne. Ils ont travaillé ensemble pendant huit ans. « Il le traitait régulièrement de petit Hébreu sordide, de félon fétide, de traître né, de pleutre vaniteux et servile. »

Arthur Meyer est le fils d’un tailleur juif du Havre. Il utilise Marie Antigny pour démarrer son ascension dans la vie politique et mondaine parisienne. Monarchiste, il devient antidreyfusard. Il dirige le journal Le Gaulois, organe officiel de toutes les aristocraties à partir de 1879. Après son baptême, il devient antisémite. Sa réputation n’a d’égal que son cynisme et son absence de qualités humaines.
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Zola
La faute de l’abbé Mouret
Edition Gallimard – 1991

P 432 :
L’affaire Dreyfus est désormais au centre du débat politique, contre le vœu des pouvoirs et du parlement. Elle oppose le courant nationaliste et militariste à la gauche radicale et socialiste, la libre pensée à l’intégrisme catholique, les partisans du droit à ceux de l’ordre et de la raison d’Etat. Zola, injurié de toutes les manières par les lignes d’extrême droite, inculpé de diffamation à l’égard des officiers qu’il a dénoncés pour forfaiture, est jugé par la cour d’assises de Paris du 7 au 23 février 1898 et condamné à un an de prison et 3000 F d’amende. »

(…) « Zola s’exile en Angleterre. »
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Auguste Rodin
1840 – 1917
Jeune Alsacienne
Vers 1878
Marbre
Legs Vasnier, 1907
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Caran d'Ache 
13 février 1898
L'affaire Dreyfus, en famille. 
"Surtout, ne parlons pas de l'affaire Dreyfus!"
Ils en ont parlé.
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Dreyfus 

L'Affaire en quelques dates.

Rennes.

1894 - 1er procès e envoi au bagne de Dreyfus, pour espionnage dans l'armée au profit de l'Allemagne.

1898 - Zola écrit dans "L'Aurore".

1899 - Second procès de Dreyfus à Rennes. Maintien de la condamnation. Emile Loubet le gracie.

1906 - Dreyfus est innocenté et rétabli dans ses droits.

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Dreyfus

Une audience dans la salle des fêtes du lycée de Rennes.

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Dreyfus.

Sortie du colonel Jouaust.

Rennes.

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Dreyfus

Autour des audiences.

Rennes.

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Dreyfus.

Alfred Dreyfus sort entre 2 rangées de soldats qui lui tournent le dos.

Rennes.

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Il aura fallu attendre 2017 pour que Camille Claudel ait une maison musée ouverte à Nogent sur Seine.

Une salle lui est consacrée au musée Rodin.


C'est son père qui l'a protégée. Une fois mort, sa mère se débarrasse d'elle et de ses problèmes.
Rodin essaie de l'aider? Il n'a pas voulu d'elle comme compagne. A-t-il eu peur? Était -il jaloux du talent de Camille ?
Paul Claudel se contente d'observer la décrépitude de l'état de santé de sa sœur.
Il y a eu non assistance à personne en danger.
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La malnutrition est une maltraitance.
Le gouvernement de Vichy n'aimait pas les handicapé-e-s mentaux. Sa famille l'a abandonnée.
Il n'y a pas beaucoup d'amour dans cette histoire.
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Camille Claudel.
Isabelle Adjani.
Sculptrice au talent fou.
Son mental l'était aussi, hélas. 
Elle peine à exister dans un milieu d'hommes.
Elle croyait en elle, mais la bataille était rude.
Rongée par son amour pour Rodin.
Rodin a choisi sa compagne, plus docile et malléable. Il adorait la fougue de Camille mais il en avait peur.
07 24
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