Enseignement
Réduction des vacances d'été
C'est la réduction des congés payés qui est visée.
- France : les élèves bénéficient de huit semaines de vacances estivales, plus longues que dans plusieurs pays européens (six semaines au Royaume‑Uni et en Allemagne, 11 semaines en Espagne, 12 semaines en Italie) (anienit.org)
- Propositions récentes : la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a évoqué la possibilité de réduire les vacances d’été dès 2026, une idée déjà soulevée par Vincent Peillon en 2013 mais jamais mise en œuvre à grande échelle en raison d’un manque de consensus (anienit.org)
Position du président
- Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien à une réduction des congés d’été en parallèle d’une allongée d’un mois de vacances (un « gros mois ») afin de compenser la diminution du temps quotidien de classe. Il justifie cette mesure par la volonté de réduire les pertes d’apprentissage et d’atténuer les inégalités sociales, notamment pour les enfants issus de milieux défavorisés qui « désapprennent » le plus pendant l’été (parlons-politique.fr)
Comparaisons internationales
- Certains pays européens, comme le Danemark, disposent de six semaines de vacances d’été tout en ayant des journées scolaires plus courtes (fin vers 14 h). La France, quant à elle, est l’un des pays avec le plus de vacances annuelles, ce qui alimente les débats sur l’équilibre entre temps de repos et temps d’apprentissage (tf1info.fr)
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Enseignement
Loi Bétharram
Droite et RN n'en veulent pas.
L'Humanité
Loi Bétharram : bloc de droite et RN contre le texte
Contexte de la proposition
- Origine : la proposition de loi (PPL) a été déposée le 28 janvier par Paul Vannier (La France insoumise) et Violette Spillebout (Renaissance) pour prévenir et lutter contre les violences scolaires, issue du rapport de la commission d’enquête sur l’affaire Bétharram.
- Contenu : le texte, composé de 11 articles, reconnaît la responsabilité de l’État pour les carences ayant permis les violences, crée un fonds d’indemnisation et d’accompagnement des victimes, interdit les châtiments corporels et prévoit un contrôle renforcé de l’honorabilité des personnels scolaires.
- Soutien : cosigné par 142 députés issus de neuf groupes, il a reçu le soutien de la France insoumise, des socialistes et des écologistes.
Réaction de la droite et du RN
- La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition le 26 février 2026.
- Le rejet a été rendu possible par la formation d’un bloc de droite et d’extrême droite, auquel s’est joint le MoDem de François Bayrou pour voter contre le texte, ainsi que le groupe Horizons.
- L’abstention de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République (EPR) et ancien ministre de l’Éducation nationale, a été citée comme facteur décisif.
- Le groupe Rassemblement National (RN) n’a pas signé le texte et a exprimé son opposition, contribuant ainsi à la décision de ne pas inscrire le projet à l’ordre du jour.
Conséquences et réactions
- Les collectifs de victimes (Association des Victimes de Bétharram, Collectif MeeTooEcole, etc.) ont dénoncé le rejet comme une « blessure supplémentaire » pour les victimes, soulignant que le texte représentait un espoir concret de protection.
- La proposition sera re‑proposée à la prochaine conférence des présidents, avec l’objectif d’être inscrite pour la semaine transpartisane du 11 mai 2026.
- Les députés de la France insoumise et de Renaissance ont exprimé leur regret, tandis que les opposants de droite ont maintenu leur position de refus.
« C’est
une décision absolument irresponsable » a déclaré Paul Vannier (la-croix.com)
« Je regrette profondément cette décision » a ajouté Violette Spillebout
(la-croix.com)
En résumé, la droite et le RN ont joué un rôle déterminant dans le blocage de la loi Bétharram, empêchant ainsi la mise en place d’un cadre juridique renforcé pour la prévention des violences scolaires. (Qwant).
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