Interdiction de la place Vendôme
La
préfecture de Paris a interdit le rassemblement prévu le 8 juin à 19 h devant
le ministère de la Justice, sur la place Vendôme.
L’arrêté préfectoral a été publié à 3 h du matin, alors que des milliers de
manifestants se préparaient à se rendre sur le site. La décision a été motivée
par une menace terroriste élevée et par le risque
d’affluence importante pouvant entraîner des troubles à l’ordre public dans un
contexte particulièrement sensible lié à la mort de Lyhanna
Alternatives proposées
La préfecture a proposé deux lieux alternatifs :
·
Place Louis Lépine (Île
de la Cité, 4e arrondissement)
·
Le
parvis du Tribunal judiciaire de Paris
La déclaration de la coalition
organisatrice n’a accepté aucune de ces propositions, préférant maintenir le
rendez‑vous initial (bfmtv.com)
Déroulement malgré l’interdiction
Malgré l’interdiction, plus d’un millier
de manifestants se sont rassemblés sur la place Vendôme le soir du 8 juin. Ils réclamaient un
meilleur traitement de la justice des violences sexuelles et ont exprimé leur
colère face aux institutions (franceinfo.fr)
Des centaines de participants ont également crié « laissez‑nous
passer » tandis que les forces de l’ordre tentaient de les empêcher d’accéder
au site (facebook.com)
Contexte de la mobilisation
Le rassemblement était organisé par
la Coalition féministe et
enfantiste pour une loi intégrale. Ce collectif, actif depuis
2024, exige l’adoption d’une « loi intégrale contre les violences sexuelles »
et souhaite dénoncer les failles systémiques révélées par l’affaire de Lyhanna (bfmtv.com)
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Féminicide
Lyhanna
Légalisation
des drogues et régularisation des migrant-es.
Protection
des mineur-es.
Programme national LIMITS : prévention de
l’implication des mineurs dans le trafic
Statistiques : en 2024, 61 % des
condamnés pour infractions liées aux drogues sont âgés de 15 à 25 ans ; ≈10 000 mineurs
sont impliqués dans des affaires de trafic de stupéfiants, avec un âge moyen
de 15‑16 ans
·
Objectifs :
·
Diagnostic partagé et
stratégie adaptée au territoire.
·
Prévention primaire et secondaire auprès des jeunes vulnérables (renforcement des compétences
psychosociales, lutte contre l’attractivité des réseaux criminels).
·
Actions parentales pour
renforcer les compétences parentales et accompagner les familles confrontées à
l’implication de leurs enfants.
·
Mobilisation communautaire pour occuper l’espace public et réapproprier les quartiers.
·
Financement : 6 millions € (crédits fonds de
concours drogues) pour 30 collectivités métropolitaines et ultramarines, avec
un suivi par la MILDECA et une évaluation externe par le cabinet FORS (drogues.gouv.fr)
Migrants, drogues et protection des
mineurs
·
Prévalence initiale : à l’arrivée, l’usage de drogue chez les
migrants est généralement inférieur à celui du pays
d’accueil, mais certains ont déjà consommé avant l’arrivée et nécessitent un
suivi médical continu (ex. traitements par agonistes opioïdes)
Vulnérabilité
accrue : traumatismes,
chômage, pauvreté, perte de soutien familial et social peuvent pousser les
migrants à consommer pour faire face à l’incertitude et à la frustration liées
à leur statut migratoire
·
Interventions existantes :
·
Accès
facilité aux services de santé (traduction, médiation culturelle).
·
Dépistage
et évaluation des besoins adaptés aux demandeurs d’asile et aux migrants en
situation irrégulière.
·
Interventions
rapides dans les centres d’hébergement.
·
Mobilisation
de populations migrantes via des structures à bas seuil.
·
Intégration des services de prise en charge dans les services de santé
intégrés
·
Limites : peu d’interventions ciblées spécifiquement sur l’usage de drogue
parmi les migrants, et les données sur l’efficacité restent lacunaires (euda.europa.eu)
Régularisation des migrants et
protection des mineurs non accompagnés
·
Mineurs isolés étrangers (moins de 18 ans, sans représentant légal) :
ils doivent s’adresser aux services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) pour
bénéficier de la protection de l’enfance. L’ASE peut déléguer l’autorité
parentale à un tiers digne de confiance ou au juge des enfants
·
Éducation : tout enfant de moins de 16 ans doit aller à l’école,
indépendamment de la nationalité. L’inscription passe par un test de niveau de
français (CASNAV ou CIO)
·
Santé : les mineurs isolés placés à l’ASE ou à la Protection judiciaire
de la jeunesse (PJJ) peuvent bénéficier de la PUMA‑CMU‑C pour un accès gratuit
aux soins. En l’absence de prise en charge, l’Aide médicale d’État (AME) reste
disponible
·
Asile : la demande d’asile permet d’obtenir une protection de l’État
français et un droit de séjour, sans condition de nationalité. La
régularisation à la majorité dépend de la durée de prise en charge à l’ASE et
des démarches d’insertion (france-terre-asile.org)
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Féminicide
Lyhanna
Andréa
Bescond en garde à vue à Paris
Menottée,
malmenée, intimidée.
Andrea
Bescond a raconté à ses avocates avoir été "menottée, malmenée, soumise à
plusieurs palpations de sécurité et intimidée".
Elle a
été "détenue dans un commissariat de police parisien sans que ne lui
soient jamais notifiés les motifs et le cadre précis de la mesure dont elle
faisait l’objet, la qualification pénale retenue à son encontre, ni les droits
attachés à cette mesure", ont affirmé ses conseils. (France 24).
Situation d’Andréa Bescond
après la manifestation de la Place Vendôme
·
Placement en garde à vue
Andréa Bescond, actrice et réalisatrice, a été arrêtée le 8 juin 2026 à
la Place Vendôme, à la suite d’une manifestation non autorisée en mémoire de la
fillette Lyhanna (11 ans) décédée le 4 juin. Elle a été
placée en garde à vue pour outrage et rébellion (ou,
selon d’autres comptes, pour menaces de mort et provocation publique à
la haine). Elle a passé la nuit en cellule et est sortie à 9 h le
lendemain matin
·
Réaction de Bescond
Dans un post Instagram, elle a exprimé sa surprise face à la présence policière
et a ironisé sur la situation, mentionnant qu’elle avait passé la nuit entourée
de jeunes filles en garde à vue pour d’autres délits. Elle a conclu en
souhaitant que les autorités cessent de qualifier les militants de
« pédocriminels »
·
Décision du parquet
Le parquet de Paris a demandé la levée immédiate de la garde à vue, après avoir
été informé de la mesure
·
Interdiction de la manifestation
La préfecture de police a interdit la manifestation initialement prévue devant
le ministère de la Justice, invoquant une menace terroriste élevée et le risque d’une affluence importante avec des
groupes militants aux opinions antagonistes susceptibles de troubler l’ordre
public, dans un contexte sensible lié à la mort de Lyhanna (fr.news.yahoo.com)
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Collage
féministe
L'État
contre les enfants
Collage féministe « L’État
contre les enfants »
Le collage féministe intitulé « L’État
contre les enfants » est une œuvre visuelle qui a été partagée sur
les réseaux sociaux par plusieurs comptes liés à la défense des droits des
enfants et à la critique de la politique publique.
·
Le
collage est composé de lettres roses, rouges et violettes qui
forment le titre.
·
Il
est présenté comme une dénonciation de la justice pédocriminelle et
de la manière dont l’État, selon les auteurs, peut être hostile aux enfants.
·
Le contenu a été publié par le compte LesGrenades_ sur
X (anciennement Twitter) et repris par l’association Protéger l’enfant sur
Bluesky, ainsi que par Humanit'Elles (x.com)
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