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mercredi 17 juin 2026

Valérie Rey-Robert - Dix questions sur la culture du viol

 

Valérie Rey-Robert

Dix questions sur la culture du viol

Editions Libertalia

2025



Les VSS :

Les violences sexistes et sexuelles englobent plus de violences que les violences sexuelles : elles intègrent le harcèlement sexuel, les violences domestiques, la  discrimination sur l’orientation sexuelle  liée au genre. (p 21)

Page 17 : Enquête Virage sur 27 000 personnes en 2015 : Viols :

Famille

1 femme sur 10

Un homme sur 25

Famille avant 18 ans

1 femme sur 5

Un homme sur 8

Adultes en France

1 femme sur 7

1 homme sur 25 au cours de sa vie

Adultes aux USA

1 femme sur 5

1 homme sur 71

Page 30 : Viol conjugal – Reconnaissance dans les lois selon les pays :

URSS

Années 1920

Suède

1965

Dakota du Sud - USA

1975

France

1992

Entre 18 et 75 ans, en 2022, deux personnes sur trois connaissent leur agresseur. (p 42).

Les catégories professionnelles avec les plus forts taux de violeurs sont : le médical, para-médical, l’enseignement, l’animation, l’encadrement, la loi et l’ordre. (p 44).

Un homme viole quand il pense qu’il ne sera pas pris, ou excusé ou non puni. (p 45)

Guy Georges contrôlait ses pulsions et attendait le bon moment pour ne pas se faire prendre. (p 46).

Un homme pense à violer une femme quand elle se refuse à lui et lui résiste. (p 47). Pour les hommes, le « Non » des femmes est un défi à surmonter. (p 107). Ne pas exprimer ses émotions peut amener un homme à développer de l’anxiété, de la dépression pouvant l’amener au suicide. (p 123)

Les motivations du violeur sont le pouvoir, le contrôle et la colère. Le physique de la victime ne l’intéresse pas. (p 58)

Si une personne « cède » sous la force, la menace ou la manipulation, alors, elle est victime de viol. (p 65)


Les victimes sont critiquées :

Pour dissuader les autres victimes de parler, le « victime blaming » raconte « qu’elle a aimé ça ».  (p 52)

 


Julie Douib en Corse meurt en 2023. « Elle aurait du partir plus tôt. Elle n’a pas choisi le meilleur des compagnons ». Elle est pointée du doigt. Pas son agresseur. (p 72)

 


Dans « L’Emprise », en 2014, le choix d’Alexandra Lange est remis en cause pendant son procès. (p 73)

 


Nafissatou Diallo a été accusée de vouloir se faire de l’argent sur le dos de Strauss-Kahn. Les mêmes accusations concernent aussi Tristane Banon. (p 76) (1)

 

Théorie du « monde juste », par Gilmartin-Zena : (2)

Les mauvaises personnes sont des candidates pour le viol et les bonnes personnes ne connaissent aucun problème. (p 51)  Ndlr : est-ce certain ?


La non mixité :

Au Japon et au Mexique, il existe des bus uniquement pour les femmes afin d’éviter les agressions sexuelles. Ndlr : est-ce la meilleure réponse au masculinisme ? (p 39) (3)


L’affaire Pelicot :

Gisèle Pelicot érigée en héroïne ? Peut-être correspond-elle à l’image d’une « bonne victime blanche aux moeurs normaux » ? (p 10)

Les hommes qui n’ont pas dénoncé Dominique Pelicot à la police ne sont pas des « rescapés ». (p 92)  Ndlr : qui ne dit mot, consent.


L’éducation sexuelle :

Il y a pas ou peu d’éducation sexuelles (Ndlr : Evars). On laisse persister les comportements problématiques. (p 68)

L’extrême droite prétend que les cours  d’éducation sexuelle permettent de violer des enfants. (p 91)


MeToo :


En 1999-2000, Judith Butler travaille sur l’intersectionnalité dans le féminisme.

 


Kimberlé Creenshaw travaille sur le transféminisme et le harcèlement sexuel. (p 27)

 


Tarana Burke fonde MeToo en 2006. 


Alyssa Milano intervient en 2017 avec le hashtag « MeToo ».  Sandra Muller lance en France “Balance ton porc” en 2017. (p 83) 


Adèle Haenel témoigne et soutient « Balance ton porc ». C’est important pour les victimes. (p 85)

 

Aïssa Maïga s’est opposée à Roman Polanski dans son discours en 2019. Cela n’a pas été suffisant. Il a reçu un César avec son film « J’accuse ». (p 98)


Les critiques de MeToo :


Florence Foresti a critiqué MeToo dans son spectacle « Boys, boys, boys ». (p 87) (4)

Caroline Fourest a prétendu que les vies des hommes accusés seraient brisées.

Agnès Jaoui affirme qu’il n’y a aucune différence entre mettre une main sur le genou et un viol. (p 88) (5)


Le futur :

Les féministes veulent créer une société plus juste et plus équitable pour toutes les victimes de violences. (p 82)

Promotion de relations fondées sur le respect mutuel et le consentement explicite pour obtenir des relations saines. (p 96)

Les femmes doivent devenir des sujets actives de leur propre sexualité. (p 106)

Les émotions ne sont pas liées au genre. Les enfants doivent apprendre à les connaître et les reconnaître. Cela aide aux relations interpersonnelles respectueuses. (p 118)

Les notions de consentement et de limites sont à apprendre dès l’école. (p 118)

L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger : (6)

1950

Suède


Australie


Ontario (Canada)

2020

Grande-Bretagne

(p 119)

L’école doit déconstruire les mythes racistes et classistes. (p 127)

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(1) Accusations contre Dominique Strauss‑Kahn et Tristane Banon

1. Contexte général

  • Dominique Strauss‑Kahn (ex‑ministre des finances et directeur du FMI) a été accusé de tentative de viol par Tristane Banon en février 2003, lors d’une interview qu’elle devait réaliser pour un livre.
  • La plainte a été déposée en juillet 2011, mais le parquet de Paris a classé sans suite la plainte pour tentative de viol, tout en reconnaissant une agression sexuelle

2. Détails de l’incident

  • L’incident aurait eu lieu dans un appartement du 7e arrondissement de Paris, où Banon se sentait mal à l’aise et a décrit une bagarre après que Strauss‑Kahn ait tenté de la toucher.
  • Banon affirme avoir été décrétée (soutien‑gorge déchiré, jean ouvert) et s’être battue au sol pendant plusieurs minutes  (lemonde.fr)

3. Réactions et suites judiciaires

  • Le parquet a reconnu l’agression sexuelle mais a jugé les faits prescrits (radiofrance.fr)

Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances

Banon a exprimé son intention de poursuivre le combat judiciaire, notamment en déposant une partie civile si le dossier est classé sans suite 

4. Confrontation publique

  • En septembre 2023, Banon a confronté Strauss‑Kahn en face‑à‑face, sans avocats, afin d’obtenir une réponse directe.
  • La confrontation a été décrite comme « assez classique » car les deux parties présentent des versions opposées  (lejdd.fr)

5. Résumé

  • Tristane Banon a accusé Dominique Strauss‑Kahn d’une tentative de viol et d’agression sexuelle en 2003.
  • La plainte déposée en 2011 a été classée sans suite par le parquet, qui a toutefois reconnu l’agression sexuelle, mais les faits sont prescrits.
  • Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances.
  • Banon a cherché à obtenir une confrontation publique et envisage de poursuivre le dossier en partie civile si nécessaire. (Qwant)

(2)


Théorie du « monde juste » (Just‑World Hypothesis) – Melvin Lerner

  • Principe de base : les individus ont une tendance psychologique à croire que les personnes obtiennent ce qu’elles méritent (récompenses pour le bien, punitions pour le mal).
  • Fonction : cette croyance sert à préserver un sentiment de contrôle et de sécurité face à l’incertitude du monde.

Principales critiques de la théorie

Critique

Description

Biais culturel

La plupart des études initiales ont été menées en Occident ; la propension à croire en un monde juste varie selon les cultures collectivistes vs. individualistes.

Victim‑blaming excessif

La théorie explique la tendance à blâmer les victimes, mais ne rend pas compte des mécanismes qui atténuent ce biais (empathie, contexte social).

Méthodologie

Utilisation fréquente de scénarios hypothétiques peu réalistes, limitant la validité écologique des résultats.

Causalité ambiguë

Difficulté à distinguer si la croyance en un monde juste cause le jugement moral ou si elle en résulte.

Facteurs situationnels

Néglige l’influence de facteurs structurels (inégalités, pouvoir) qui peuvent expliquer les jugements de mérite indépendamment de la croyance en la justice.

Variabilité individuelle

Ne prend pas suffisamment en compte les différences de personnalité (ex. besoin de cognition, autoritarisme) qui modulent le phénomène.


Points de consensus

  • La croyance en un monde juste existe bel et bien, mais son intensité et ses effets varient selon le contexte culturel, social et individuel.
  • Les recherches récentes intègrent davantage de variables (émotions, identité sociale) pour nuancer la théorie originale de Lerner.

Sources générales : travaux de Melvin Lerner (1970‑1990), revues critiques en psychologie sociale (ex. Journal of Personality and Social Psychology, European Journal of Social Psychology).

(3) Au Mexique

  • Bus réservés aux femmes : La municipalité de Mexico a lancé en 2008 un programme appelé « programme Athéna » qui proposait des autobus exclusivement pour les femmes. Ce service a rencontré un franc succès, offrant un espace plus sûr et moins bondé pour les passagères  (lemonde.fr)
  • État actuel : Le même extrait de Wikipédia indique que ces bus et taxis « ont tous disparu »  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, le service n’est plus en fonctionnement aujourd’hui.

Au Japon

  • Pas de bus réservés aux femmes : Aucun des documents fournis ne mentionne l’existence de bus exclusivement pour les femmes au Japon.
  • Trains : Le Japon dispose bien de wagons réservés aux femmes dans ses métros et trains de banlieue, mais aucune initiative de bus n’est signalée  (japan-experience.com)

Conclusion

  • Vrai pour le Mexique : il a eu des bus réservés aux femmes, mais ils ne sont plus actifs.
  • Faux pour le Japon : il n’existe pas de bus uniquement pour les femmes, seulement des wagons réservés dans les trains. (Qwant)

(4) Oui, Florence Foresti a exprimé une critique du mouvement #MeToo dans son spectacle « Boys Boys Boys ».
Dans ses monologues, elle décrit le phénomène comme « le plus anti‑#MeToo de l’année » et souligne qu’elle « ne veut pas que les femmes soient uniquement victimes et les hommes uniquement coupables »  (parismatch.com)

Elle évoque également les dérives potentielles de certains discours féministes contemporains, proposant une vision nuancée qui refuse de réduire les hommes à des prédateurs  (humorix.fr)

(5) Ce que dit Agnès Jaoui sur la comparaison « main sur le genou » / « viol »

Agnès Jaoui a exprimé son mécontentement face à la façon dont le mouvement Balance Ton Porc (et, plus largement, la mouvance #MeToo) traite les accusations d’agression sexuelle.
Dans plusieurs interviews (notamment sur Arte et Le Parisien), elle affirme que l’émotion prime sur la réflexion, ce qui conduit à confondre une main sur le genou avec un viol caractérisé : « Dès qu’on entend agression sexuelle, il n’y a plus de réflexion, il n’y a que de l’émotion, donc on ne sait pas si c’est une main sur un genou ou un viol caractérisé » 

 « …on place au même niveau une main sur le genou et un viol »  (closermag.fr)

Points clés de son argumentation

Point

Détail

Source

Manque de nuance

Elle estime que la société actuelle ne distingue plus les actes, les considérant comme équivalents.


closermag.fr

Effet de la cancel‑culture

Elle critique la posture de « justicier » qui, selon elle, « mène à la peur de chaque mot prononcé ».


closermag.fr

Appel à la présomption d’innocence

Elle défend l’idée que chaque accusation doit être examinée avec prudence, sans présumer de culpabilité.


valeursactuelles.com

Conclusion

Agnès Jaoui ne dit pas qu’il n’y a pas de différence entre une main sur le genou et un viol, mais qu’il y a une perte de nuance dans le discours public. Elle souligne que les réactions émotionnelles et les réseaux sociaux tendent à éliminer la distinction entre ces deux actes, ce qui, selon elle, est problématique. (Qwant)

(6) L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger

Cadre général

  • Intégration scolaire : Dans la plupart des pays d’Europe et d’Amérique du Nord, l’éducation sexuelle (ou l’éducation à la vie affective et relationnelle) est majoritairement intégrée au programme scolaire, bien que le degré d’implémentation varie selon les régions et les niveaux d’enseignement.
  • Objectifs communs : Les programmes visent à fournir des connaissances sur la puberté, la reproduction, la contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi qu’à promouvoir le respect, l’égalité de genre et le consentement.
  • Variations culturelles : Les traditions, la religion et les politiques publiques influencent la portée et la durée des cours.
  •  

    Exemples par région

    Région

    Particularités

    Niveau d’implémentation

    Points clés

    Europe

    Suède et Finlande introduisent la thématique dès la maternelle ou l’école primaire, abordant émotions, corps et différences.

    Très avancée

    Programme structuré, axé sur le bien‑être et le respect.


    France : programme obligatoire depuis 2001, avec trois séances annuelles obligatoires (article L. 312‑16).

    Obligatoire

    Séances distinctes pour maternelle/élémentaire (EVAR) et collège/lycée (EVARS).


    Italie et Espagne : opposition historique, mais certains régimes introduisent des cours pour la vie conjugale.

    Variable

    Accent sur la préparation à la vie familiale.

    Amérique du Nord

    Les États-Unis présentent une diversité régionale : certains États avancés, d’autres zones rurales ou conservatrices limitent l’enseignement.

    Inégale

    Influence des parents et des groupes religieux.

    Afrique subsaharienne

    Tradition et tabous limitent le développement des programmes. Seuls 37 % des jeunes savent comment se protéger contre le VIH.

    Faible

    Risques élevés de mariages précoces et de grossesses non désirées.

    Amérique latine

    Argentine possède une couverture législative, mais la mise en œuvre est freinée par l’influence religieuse.

    Limité

    Grossesses adolescentes élevées, impact sur l’abandon scolaire.

    Asie du Sud et Moyen‑Orient

    Les programmes sont souvent absents ou très restreints en raison de tabous culturels.

    Très faible

    Risques de violences sexuelles et de maladies.

    Points communs et divergences

  • Prévention des IST : Tous les programmes, lorsqu’ils existent, intègrent la prévention du VIH et d’autres IST, mais la qualité et la fréquence des enseignements varient considérablement.
  • Consentement et violence : La sensibilisation au consentement et à la prévention des violences sexuelles est un objectif partagé, mais son intensité dépend du contexte sociopolitique.
  • Équité de genre : Les programmes qui intègrent la lutte contre les stéréotypes de genre tendent à être plus libéraux (ex. Suède, Finlande) que ceux qui restent plus conservateurs (certaines régions des États‑Unis, Afrique subsaharienne).
  • Rôle des parents et de la société : Dans les pays où l’éducation sexuelle est perçue comme un sujet sensible, la participation des parents est souvent limitée, ce qui peut freiner la mise en œuvre effective des cours.

Conclusion

L’éducation sexuelle à l’école varie largement à l’échelle mondiale. Alors que certains pays, comme la Suède ou la Finlande, l’intègrent dès la petite enfance avec un focus sur le bien‑être et le respect, d’autres régions, notamment en Afrique subsaharienne ou dans certaines parties des États‑Unis, rencontrent des obstacles culturels, religieux ou politiques qui limitent la portée des programmes. Les objectifs restent toutefois communs : fournir aux jeunes les connaissances et les compétences nécessaires pour prendre des décisions éclairées, prévenir les maladies et promouvoir des relations saines et respectueuses.

Les informations ci‑dessus proviennent des sources (education.gouv.fr) et (worldvision.fr)

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jeudi 4 juin 2026

Enseignement - Orthographe- Climat - Locaux - Salaires - Recrutement - Loi Violences dans le privé - EVARS - Education sexuelle -

 

Enseignement

E Geffray

Intransigeant avec l’orthographe au bac

Il fait des fautes

Ne répond pas au besoin de professeur-es bien payé-es

Ni aux locaux non adaptés au climat.

L’interview complète de Geffray sur YouTube  (youtube.com)

aborde principalement la démographie scolaire, la réorganisation des postes et la vision à long terme de l’éducation, sans mentionner la rémunération ou les infrastructures climatiques.

Le texte de la lettre adressée aux professeurs le 22 janvier 2026  (education.gouv.fr)

met l’accent sur la mission et la valeur des enseignants, mais ne traite pas de salaires ni de locaux.

Les articles de presse et les extraits de discours (ex.  aefinfo.fr,fr.wikipedia.org) évoquent la suppression de postes, la gestion de la baisse démographique et les projets de soutien aux collèges, sans aborder les questions salariales ou climatiques.

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Enseignement

E Geffray

Intransigeant avec l’orthographe au bac

Il fait des fautes

L'école se meurt mais le ministre joue.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réaffirmé son exigence vis-à-vis de la maîtrise du français au baccalauréat. Il a annoncé un durcissement des règles de notation afin de placer l’orthographe, la syntaxe et la grammaire au cœur de l’évaluation des copies

Dans une circulaire du 26 mars, il a précisé que « une copie truffée de fautes ne pourra plus obtenir la moyenne »  (letudiant.fr)

Ses propres erreurs
Lors d’une interview, Geffray a trébuché sur le mot « dilemme » et s’est rattrapé avec « rhododendron », illustrant l’ironie de sa position : il est intransigeant sur l’orthographe mais n’a pas toujours la plume parfaite  (etudiant.lefigaro.fr)

Réactions et implications
Les mesures de Geffray visent à garantir que chaque copie atteigne un niveau suffisant en français avant d’obtenir la moyenne, et à harmoniser les critères d’évaluation à travers le pays  (lemonde.fr)

Les correcteurs ont reçu des consignes claires pour ne plus accorder la moyenne à des copies contenant des fautes, et le ministre encourage les élèves à relire plusieurs fois leurs travaux pour éliminer les erreurs  (letudiant.fr)

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Besoins en personnel dans la loi Bétharram (proposition de Paul Vannier)

La proposition de loi issue de la commission d’enquête dite Bétharram, déposée par Paul Vannier et Violette Spillebout, vise à renforcer la protection des enfants et à prévenir les violences dans les établissements scolaires. Elle introduit plusieurs mesures qui concernent directement le personnel éducatif et administratif :

Mesure

Objectif

Impact sur le personnel

Certificat d’honorabilité

Vérifier la moralité et la fiabilité des adultes recrutés pour travailler dans les écoles

Le personnel doit obtenir ce certificat à l’embauche et le renouveler tous les trois ans, garantissant un suivi continu de son intégrité

Contrôle des sanctions disciplinaires

Empêcher qu’un adulte ayant reçu une sanction disciplinaire passe d’un établissement à un autre sans trace

Le personnel dont la sanction est connue doit être signalé, et les établissements doivent tenir un registre à jour

Formation des élèves et des personnels

Sensibiliser à la prévention des violences et aux droits des enfants

Le personnel doit suivre des formations obligatoires sur la détection et la prévention des abus

Contrôle de l’honorabilité des personnes travaillant dans les établissements

Renforcer la vigilance sur l’ensemble du personnel, y compris les intervenants externes

Tous les intervenants, qu’ils soient enseignants, conseillers ou personnels de soutien, sont soumis à ce contrôle

Obligation de signalement pour les ministres du culte

Garantir la protection des mineurs dans les contextes confessionnels

Les ministres du culte doivent signaler toute violence ou agression sexuelle sur un mineur, même dans le cadre de la confession

Ces dispositions montrent que la loi ne se contente pas de sanctionner les actes de violence, mais qu’elle cherche à prévenir en assurant un contrôle systématique et une formation continue du personnel scolaire. Elles répondent ainsi à un besoin clair de renforcer la compétence et la vigilance de ceux qui travaillent avec les enfants.

Sources :  (lcp.fr) (lemonde.fr) (cafepedagogique.net)

(banquedesterritoires.fr)

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Éducation à la vie affective et sexuelle (EVAS) en France

  • Cadre légal : intégrée au Code de l’éducation (article L. 131‑1) ; obligatoire depuis la réforme de 2013.
  • Public visé : élèves de cycle 3 (CM1‑CM2, 6e) et de cycle 4 (5e‑3e) ; modules adaptés à chaque niveau.
  • Objectifs principaux
    • Connaître son corps et son développement physique.
    • Comprendre les notions de consentement, de respect et de diversité des orientations sexuelles.
    • Acquérir des bases d’hygiène et de prévention (IST, grossesses non désirées).
    • Développer l’estime de soi et la capacité à gérer les émotions liées à la sexualité.
  • Contenus typiques
    • Anatomie et physiologie (puberté, menstruations, érection, etc.).
    • Relations affectives, consentement, harcèlement.
    • Contraception, prévention des infections sexuellement transmissibles.
    • Diversité des identités de genre et des orientations sexuelles.
  • Mise en œuvre
    • Enseignement dispensé par les professeurs d’éducation physique et sportive, les enseignants de sciences, ou des intervenants extérieurs spécialisés.
    • Supports pédagogiques fournis par le Ministère de l’Éducation nationale (guides, fiches, vidéos). (Qwant)

Indicateurs de diffusion

  • Participation : Selon un podcast de France Inter, 15 % des jeunes ont assisté aux cours d’Evars. Il est précisé qu’il faudrait 620 millions d’euros pour généraliser l’accès à tous les élèves (radiofrance.fr)

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  • Objectif officiel : Le ministère a annoncé que 100 % des élèves bénéficieront de trois séances d’Evars (une séance par trimestre) ; il s’agit d’un objectif de couverture, pas d’un bilan de résultats actuels  (blogs.mediapart.fr)

Résultats concrets

  • Aucune donnée chiffrée sur l’impact du programme (réduction des violences, amélioration des connaissances, etc.) n’est mentionnée dans les sources fournies.
  • Le ministre se concentre surtout sur la mise en œuvre et la rigueur du programme, sans présenter de bilan d’efficacité à ce jour. (Qwant)

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