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mardi 24 février 2026

Jeanne Champion - Suzanne Valadon

 

Jeanne Champion

Suzanne Valadon

Presses de la Renaissance

1984

 

Elle était petite avec ses 1 m 54. (p 52).

 

Son enfance :

Sa mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille, Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller vivre à Paris où elles vont connaître la misère.

La petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.

Elle dessine depuis l’âge de 9 ans.

Après être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre 12 et 15 ans. (p 39).

Elle perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p 52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra architecte. (p 76)). (2)

Elle est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p 176).

 

Modèle.

Elle pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux muses ». (p 62). (3)

Elle a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la campagne ». (p 76 et 82). (4)

Marie gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut arrêter de travailler et s’occuper de son fils.  (p 82).

Pour Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un bistrot ». (p 88). (5)

C’est Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans « Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)

 

Suzanne, adulte :

Après Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7) Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).

Suzanne expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8)  Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre 14-18. (p 269).

André Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).

 

La rue Cortot.

Erik Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir  a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra aussi. (10)

 

Maurice Utrillo :

Son fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long de sa vie.

En 1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère Madeleine. (p 148).

Violent, bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter les barrières. (p 171).

Suzanne et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr : on ne sait pas soigner les troubles mentaux.

Exaspérée par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il commence à peindre. (p 220).

Maurice souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat ! (p 229).

Utrillo connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon » (p 238).

Les policiers le battent. (p 239).

D’après Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).

Il entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es lui donne envie de pleurer. (p 258).

Il vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre 15 à 20 litres par jour. (p 265).

Suzanne est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p 265).

Le couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles. L’argent coule à flot. (p 277)

Utter est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).

Maurice a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).

 

Erik Satie :

Il est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue Cortot ». ( p 126).

Il écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).

Il joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)

Après la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat « Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)

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(1) Le Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.

Boissy était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans les archives de la scène artistique de l’époque  (musees-occitanie.fr)

Bien qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).

(2) Qui est Miquel Utrillo ?

Miquel Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre, décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.

  • Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma, où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
  • En plus de son activité artistique, il a exercé la profession d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte (excerpts.numilog.com)
  • Son parcours scientifique (météorologie, astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres (hal.science)

(3) Au centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses (allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu intemporel et idéal de l’Art  (mba-lyon.fr)

  • À gauche, Vision antique évoque une Grèce primitive idéale.
  • À droite, Inspiration chrétienne représente l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
    Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections sur le palier  (lecurieuxdesarts.fr)

La participation de Valadon

  • À quinze ans, Suzanne Valadon a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
  • Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
  • Selon les sources, elle a devient la maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la ville et la Danse à Bougival (1883)  (roussard.com)

« Toujours à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne) “le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »  (roussard.com)

(4) Suzanne Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog : « Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes (le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)

(5) Suzanne Valadon est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes » (1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café, capturant l’atmosphère parisienne de l’époque  (bridgemanimages.com)

(6) Le tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur claire  (harvardartmuseums.org)

Le style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit de la modèle  (harvardartmuseums.org)

Le modèle – Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover (en.wikipedia.org)

Sa présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque  (en.wikipedia.org)

(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis, un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après lequel elle épousa André Utter.

« En 1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »  (pandesmuses.fr)
« Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change. Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »  (artbasel.com)
« A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens. Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »  (roussard.com)
« Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie, qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »  (fr.wikipedia.org).

(8)   Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date d’exposition  (mbam.qc.ca)

  Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année  (museunacional.cat).

(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.

Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André Utter.

(Musée de Montmartre).

Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).

(10) Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898  (fr.wikipedia.org)

Auguste Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877 selon certaines sources).

  • Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette (paris.visites.jpkmm.free.fr)
  • Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir »  (oh-oui.com)
  • D’autres références précisent que l’artiste y a séjourné pendant la même période  (museedemontmartre.fr), (beauxarts.com), (montmartre-addict.com).

12 rue Cortot

Maison du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre dédié à l’histoire et aux artistes de la butte  (fr.wikipedia.org)

 

6 rue Cortot

Domicile de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

8 rue Cortot

Résidence de Edmond Heuzé et David Laksine (1901) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

(11) Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour (livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle production  (eriksatie.fr)

Origine : Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou)  (journals.openedition.org)

Uspud est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre  (cambridge.org)

(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?

Erik Satie était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois, mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge du Clou.

  • Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes » permettait à Satie d’improviser de courts récitals  (montmartre-secret.com)
  • Le même texte précise que Satie devient second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre Claude Debussy  (totems.over-blog.org)
  • La liste des cabarets de Montmartre inclut également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie (marcel-legay.com)

En revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune source ne le décrit comme y jouant au piano  (eve-adam.over-blog.com)

Il y est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.

(13) Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.

Plusieurs explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui aurait formulée Claude Debussy.

« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la nécessité »[]. (Wikipedia).

  • Le seul passage qui évoque la princesse Murat est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et de sa belle‑fille Violette Murat  (fr.wikipedia.org)
  • Aucun des autres extraits (id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).
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Suzanne Valadon

Victorine ou la tigresse

1919

Victorine ou la tigresse est un portrait expressif de la muse et modèle de Valadon, illustrant son style caractéristique de figure féminine forte et indépendante. (Qwant)

  • Signature : « Suzanne Valadon 1919 » (en haut à gauche)  (christies.com)

Provenance

  • Propriété de Jonas Netter à Paris, puis transmise par héritage au propriétaire actuel.
  • Actuellement dans une collection privée  (facebook.com)

Expositions

  • Paris, Galerie Georges Petit, juin 1932 (exposition n° 24)  (christies.com)
  • Musée Toulouse‑Lautrec, Albi
  • Fondation de l’Hermitage, Lausanne
  • Musée Kawamura, Chiba
  • Divers autres expositions (ex. Utrillo, Valadon 1979, Les Peintres de Zborowski 1994, Modigliani et son époque 1997)  (christies.com)

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 11 personnes ont lu cet article.

 

mardi 16 septembre 2025

Henri de Toulouse-Lautrec - Suite

 

Henri de Toulouse-Lautrec

The Marble Polisher.

Le polisseur de marbre.

Le Polisseur de Marbre est une œuvre de Henri de Toulouse-Lautrec réalisée entre 1882 et 1887 pendant sa formation à l'atelier de Fernand Cormon à Paris, où il a étudié l'anatomie humaine et les techniques impressionnistes. (Chequadro).

"Le polisseur de marbre" par Henri de Toulouse-Lautrec est une peinture qui illustre la vie quotidienne des travailleurs avec une approche presque documentaire. (Art majeur).

L'œuvre intitulée « The Marble Polisher » (Le polisseur de marbre) est une peinture réalisée par entre 1880 et 1890. Elle est actuellement conservée au Princeton University Art Museum. (App fta art).

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Henri de Toulouse-Lautrec

Au lit.

1892 

La peinture représente deux jeunes femmes blotties l’une contre l’autre dans un lit. Leur étreinte, visible sous les draps, suggère un baiser intime et une affection sincère. L’éclairage doux et la palette de couleurs pastel créent une atmosphère de tendresse et de discrétion. L’œuvre se distingue par son approche non voyeuriste, privilégiant la compassion plutôt que la provocation  (fr.muzeo.com)

Toulouse‑Lautrec a choisi de représenter l’intimité entre deux femmes, un thème audacieux pour l’époque. L’œuvre reflète son intérêt pour les marges de la société parisienne (danseuses, prostituées) et son approche empathique de la vie nocturne de Montmartre. La peinture s’inscrit dans le post‑impressionnisme, avec des traits audacieux et une utilisation expressive des couleurs, influencée par les estampes japonaises  (singulart.com), (fr.muzeo.com)

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25 personnes ont lu cet article.

 

jeudi 12 juillet 2018

Albert de Belleroche au musée d'art et d'histoire d'Orange - Emile Zola - Toulouse-Lautrec - Utrillo




Albert de Belleroche
1864 – 1944
Autoportrait
Huile sur toile
Musée d’art et d’histoire
Orange
Albert de Belleroche
Il est reconnu par les plus illustres peintres contemporains : Toulouse-Lautrec, Renoir, Roger-Marx. Il est peu connu en France, ayant refusé les commandes et rechigné à vendre ses toiles.
Il naît à Swansea au pays de Galles, dans une famille protestante française, émigrée en Angleterre après la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Après avoir quitté son père, sa mère Alice épouse l’aristocrate Harry Vane Milbank. Le couple mène grand train à Londres ou dans leur hôtel de l’avenue Montaigne à Paris avec de brillantes réceptions où l’on croise le marquis de Queensbury ou Oscar Wilde.
Albert étudie à Paris et fonde le Boxing Club de France. Il entre en 1882 dans l’atelier de Carolus-Duran. Il fréquente le café de la Rochefoucauld où il croise Emile Zola*, Oscar Wilde, George Moore et Toulouse-Lautrec* dont il peint le portrait en souvenir de leur amitié.

Lili Grenier par Albert Belleroche:

Albert Belleroche painted Toulouse-Lautrec’s portrait and shared with him an admiration for the model and actress Lili Grenier, whom he depicts here asleep in a work from 1890.

Albert Belleroche a peint le portrait de Toulouse-Lautrec et partageait avec lui une admiration pour le mannequin et actrice Lili Grenier, qu'il représente ici endormie dans une œuvre de 1890.

Née en 1863 et décédée en 1936, Lili Grenier a été une muse pour plusieurs artistes célèbres, dont Louis Anquetin, Henri de Toulouse-Lautrec, et Albert de Belleroche. Elle a également été modèle pour d'autres peintres comme Fernand Cormon.

Lili Grenier est un symbole de la liberté et de l'audace féminine de son époque. Ses albums photographiques et les œuvres d'art qu'elle a inspirées offrent un aperçu unique de la vie bohème et artistique de la fin du XIXe siècle. (Qwant).

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Emile Zola à Tarascon





André Gill

Zola saluant Honoré de Balzac

Château de Saché

1878

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Edouard Manet 
Portrait d'Emile Zola 
1868 
Musée d'Orsay 

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Il possède un atelier proche du Moulin Rouge. C’est à Montmartre* qu’il rencontre Lili, l’égérie de Toulouse-Lautrec qui devient rapidement son principal modèle. Il peint également Mata-Hari, ou Olympia, le modèle de Degas.
Au Salon d’Automne de 1904, son travail reçoit un accueil enthousiaste de la critique.
Il est surnommé « le peintre des femmes décoiffées. »
En 1910 après avoir épousé Julie Visseaux, fille de riches sculpteurs, il retourne en Angleterre, dans le Sussex. Il n’expose plus. Parmi ses amis, on compte le guitariste Andrès Ségovia qui fut le professeur de sa mère.
Dans les années 1930, il donne ses lithographies à divers grands musées ou bibliothèques.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s’installe à Southwell dans le comté de Nottingham, où il meurt à l’âge de 80 ans.




Albert de Belleroche

1864 – 1944

Study of a nude back

Lithographie



Musée d’art et d’histoire

Orange


Albert de Belleroche

1864 – 1944

Impudence

Lithographie



Musée d’art et d’histoire

Orange



Albert de Belleroche

1864 – 1944

Femme nue au coquillage – dos

Lithographie



Musée d’art et d’histoire

Orange


Albert de Belleroche

1864 – 1944

Femme nue se coiffant

Lithographie



Musée d’art et d’histoire

Orange



Albert de Belleroche

1864 – 1944

Femme à la harpe

Lithographie



Musée d’art et d’histoire

Orange

Albert de Belleroche
1864 – 1944
Lili au bain
Huile sur toile
Musée d’art et d’histoire
Orange      

Albert de Belleroche
1864 – 1944
Le petit corset rose
Huile sur toile
Musée d’art et d’histoire
Orange      


Albert de Belleroche

1864 – 1944

Le déshabillé d’Yvette

Huile sur toile

Musée d’art et d’histoire

Orange
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Albert de Belleroche

- Lili Grenier

Model and actress

Modèle et actrice

Lili Grenier, modèle et actrice, est née en 1863 et est décédée en 1936.

Lili Grenier (1863-1936) a été une figure centrale dans la vie artistique de la fin du XIXe siècle. Elle a posé pour plusieurs artistes, dont Albert de Belleroche et Toulouse-Lautrec. Belleroche a peint plusieurs portraits d'elle, la représentant dans diverses poses et situations, souvent dans son atelier.

(Qwant).

- Le déshabillé d’Yvette Orange

Ndlr : quel âge avait Yvette ? Elle m’a l’air bien jeune….

Albert de Belleroche a peint Lili Grenier, modèle et actrice, dans plusieurs œuvres, dont "Le déshabillé d’Yvette", exposée au musée d'art et d'histoire d'Orange. Il partageait avec Toulouse-Lautrec une admiration pour cette figure emblématique de l'époque.

Cette peinture fait partie d'une série de tableaux où Belleroche explore des scènes intimes et des portraits de femmes, souvent dans des poses suggestives ou élégantes.

(Qwant).

 
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Albert de Belleroche

Musée d’Orange.

Nues.

- Femme à la harpe

- Femme nue au coquillage de dos

- Femme nue se coiffant

- Impudence

- Le petit corset rose

- Lili au bain

-Study of a nude back

Etude pour un nu de dos

Les œuvres Femme nue au coquillage – dos, Femme nue se coiffant, et Impudence d'Albert de Belleroche sont exposées au musée d'art et d'histoire d'Orange. Ces pièces illustrent son style caractérisé par une palette délicate et une représentation sensuelle de la femme.

Le Musée d'Art et d'Histoire d'Orange, en France, abrite une importante collection d'œuvres d'Albert de Belleroche, grâce à une donation de sa famille en 1940. Cette collection, située au deuxième étage du musée, comprend plus de 500 œuvres, dont des peintures et des lithographies.

Albert de Belleroche, né en 1864, était un artiste peintre et lithographe britannique d'ascendance française. Il a vécu une grande partie de sa vie en France et a été formé dans l'atelier de Carolus Duran. Il est connu pour ses portraits et ses nus, souvent réalisés au pastel. Renoir le surnommait « le peintre des femmes décoiffées ».

  • Femme à la harpe : Une œuvre qui met en scène une femme jouant de la harpe.
  • Femme nue au coquillage – dos : Une étude de nu où la femme est représentée de dos, tenant un coquillage.
  • Femme nue se coiffant : Une représentation d'une femme en train de se coiffer.
  • Impudence : Une œuvre qui explore la sensualité et le mystère, caractéristiques du style de Belleroche. (Qwant).
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Henri de Toulouse-Lautrec
France, 1864 – 1901
Maison de la rue des Moulins, Rolande
Peinture à l’essence sur carton
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse



Henri de Toulouse-Lautrec
France, 1864 – 1901
L'Aube (revue illustrée)
1896
Lithographie en couleurs
MUMA 
Le Havre



Henri de Toulouse-Lautrec

1864 – 1901

Toulouse-Lautrec de dos

1884

Fontevraud

Abbaye royale.

Oeuvre de jeunesse, c'est un des rares autoportraits de l'artiste.

La pose de dos est improbable. Comment se peindre sans se voir? Cela suppose la présence d'un photographe et de beaucoup d'humour et de virtuosité.

Le tabouret est dans le brouillard*. Il masque l'expression de la farce provocatrice de l'auteur: "Oh, que ce pet pue".

L'infirmité du peintre et l'autodérision tragique de Toulouse-Lautrec l'amènent au rejet des conventions sociales et picturales.

Cette toile a été le clou de la vente de la galerie Charpentier et le tableau fut acheté par Martine et Léon Cligman.


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* Par Raul Cantu.
Brouillard dans la nuit.
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Henri de Toulouse-Lautrec

1864 – 1901

Cheval se rendant à l'entraînement

Fontevraud

Abbaye royale

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Henri de Toulouse-Lautrec

1864 – 1901

Homme assis en buste

Fontevraud

Abbaye royale

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Montmartre:


Maurice Utrillo
France, 1883 – 1955
La rue Bayen à Paris
Huile sur toile
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg

Toulouse

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5 tableaux en Gif sur Twitter.
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Graph 
Paris 
"Homme à la manière de Lautrec".

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Henri de Toulouse-Lautrec 
Au nouveau Cirque, Papa Chrysanthème 
1894 
Paris 
Musée d'Orsay 

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Henri de Toulouse-Lautrec 
Le Photographe Paul Sescau 
1896 
Paris 
Musée d'Orsay

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Henri de Toulouse-Lautrec 
"Je boirai du lait quand les vaches brouteront du raisin"  
Honfleur 

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Adrien Voisard-Margerie 
1867 - 1954
Toulouse Lautrec et son modèle
1895
Huile sur toile. 
Musée Eugène Boudin 
Honfleur
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Rose 
"Toulouse Lautrec" 
Jardins suspendus
Le Havre 
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