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mardi 24 février 2026

Régine Deforges - L’enfant du 15 août - Mémoires - Insultes -

 

Régine Deforges

L’enfant du 15 août

Mémoires

Editions Robert Laffont.

2013

 

Homosexuelle, elle a été durement punie à l’adolescence, en étant renvoyée du collège en 3e. Elle n’a pas poursuivi d’études. Son premier mariage est sans amour. Sa maison d’édition de livres érotiques la menée au bord du gouffre. Elle a failli être jetée en prison.

Elle était dépressive et a lutté avec ses petits poings pour tenter d’imposer sa liberté. Elle a souvent perdu. Jean-Jacques Pauvert (1) ne l’a pas épousée, ils avaient une fille ensemble. Il l’a déçue. Elle s’est plus amusée avec les femmes qu’avec les hommes. Elle s’est demandée pourquoi elle s’était infligée tous ces mauvais traitements pour des hommes qu’elle n’aimait pas. Elle a côtoyé le gratin parisien qui ne l’a pas aidée quand elle a connu des difficultés financières. C’était le « chacun pour soi ». Toute sa vie, elle a cherché à être acceptée et aimée (non sans mal…). (p 431). Elle a voulu fuir la médiocrité et l‘avenir qui lui était promis. (p 480). Elle rêvait de Paris. Elle y deviendra libraire, éditrice et écrivaine.

 

La lessive :

Les femmes se retrouvaient autour de la lessive pendant la bugée. (2) Elles méditaient et déliaient leur langue dans des éclats de rire. Elles faisaient la sieste après manger puis reprenaient le travail. (p 36).

La fin de la seconde guerre mondiale :

A la fin de la guerre, elle assiste au « spectacle des femmes rasées et tondues, avec une croix gammée noire sur la tête. Elle a eu honte et les femmes insultées et humiliées la poursuivent encore. (p 50).

Pendant l’épuration, les personnes étaient exécutées sans procès, d’autres jetées dans des puits. (p 51).

Beate Uhse, la reine de la pornographie allemande (usines, entrepôts), a été une fervente nazie. (p 240). (3)

L’homosexualité :

Amoureuse des femmes, homosexuelle, elle aime la conquête, seulement. (p 164).

Elle préfère les porte jarretelles, plus érotiques que les bas nylon. (p 234).

Elle participe à des partouzes dans les milieux bourgeois. (p 235).

L’édition :

En 1967, elle publie « Le con d’Irène » de Louis Aragon. Elle est convoquée à la police. Elle est menacée de lourdes amendes, inculpée pour outrages aux bonnes mœurs et condamnée. (p 228).

En 1969, elle crée « La Bibliothèque privée contemporaine » consacrée à  la littérature érotique. (p 232).

Dans « Les cahiers volés », elle a raconté son expérience terrifiante de la meute déchaînée contre elle. Elle avait écrit dans son journal intime son amour pour une fille. Sa sœur la trahira.  A quinze ans, elle va découvrir la douleur, la peur, les pleurs, la haine, les insultes, les moqueries. (p 337)

A la demande de Jean-Pierre Ramsay, elle écrit « La bicyclette bleue » qui est une version inspirée « d’Autant en emporte le vent ». (p 355). Au bout de cent pages, elle s’éloigne du roman américain de Margaret Mitchell. Elle laisse libre cours à son imagination. (p 357). Les trois tomes sont des succès et elle devient riche. Elle peut rembourser ses dettes. (p 388). Les descendants de Margaret Mitchell lui intentent un procès pour plagiat. Gaumont voulait faire un film, en 1988, de la « Bicyclette bleue ». (p 423). En 1991, elle gagne son procès en cassation. (p 425).

Quand les Editions Ramsay déposent le bilan, Denoël ne lui verse pas ses droits d’auteur sur « Noir tango ». Endettée, son mari la sauve. (p 426).

Jean-Jacques Pauvert :

Lassée, elle n‘aime plus Jean-Jacques Pauvert. (p 331). Il reconnaîtra leur fille, Camille, quand elle était adulte et mariée. Jalouse de sa mère, elle lui reproche de ne pas avoir été reconnue quand elle était enfant. (p 442).

Second mariage :

Elle épouse Pierre Wiazemsky (4) , petit-fils de Jeanne Mauriac, et fils de Claire Mauriac. (p 335). Son père, Yvan Wiazemsky, était officier de cavalerie et fait prisonnier du côté de Compiègne. (p 356). Le Prince Wiazemsky, lieutenant de l’armée russe, est fait prisonnier par les Allemands. Il leur servit d’interprète. En 1945, il réintègre l’armée française. Il rencontre Claire Mauriac, ambulancière, à Berlin. Ils se marient en 1946 à Paris. (p 381). Pierre a pour ancêtre Anne de Kiev. Son mari, Henri 1er, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant. (5) Anne de Kiev disait descendre de Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand. Certains rois de France ont porté le prénom de Philippe. (p 373). (6)

François Mitterrand :

On ne sait pas si elle a été la maîtresse de François Mitterrand. Elle est ambiguë et le suggère. Ils sont tous les deux place de la Bastille, le soir de son élection en 1981. Elle assiste ensuite à plusieurs repas. (p 344).

Le féminisme :

En 1968, la mésentente avec les féministes est consommée. Elle les trouve « naïves, idiotes et sans intérêt ». Elles la surnomment de « pornographe collabo ». (p 233).

Les artistes :

Au moulin d’Andé, François Truffaut, Louis Malle, Robert Enrico, Jean-Paul Rappeneau y sont séjourné. (p 324). (7)

Quand elle rencontre Georges Simenon, il lui raconte ses relations scabreuses avec sa domestique. (p 457).

Histoire :

Radegonde a fondé le monastère de Sainte-Croix de Poitiers pour y recevoir les filles de la noblesse qui y étudiaient le grec, le latin, l’hébreu, la médecine. (p 352).

Mathilde a offert la « Mora » à Guillaume le Conquérant. Le bateau a été construit à Barfleur.

La Mora signifie « L’Enchanteresse ». (p 372). (8)

Elle part en Argentine et travaille sur Eva Peron. Le couple a accueilli des nazis pourchassés par les Alliés après la guerre. (p 390).

Les cartes de Tarot proviennent de Chine, de Palestine. Quand Charles VI sombre dans la folie, on pense le distraire avec les cartes qui se sont répandues en Europe, dessinées par de grands artistes. L’Eglise les a interdites. (p 429).

Sous le trou des Halles à Paris, on trouvait l’emplacement du cimetière des Innocent-es. (p 326). (9)

L’Abbé Pierre :

Elle est invitée par l’Abbé Pierre et partage un repas insipide. En partant, il l’embrasse sur le coin des lèvres et elle n’a pas aimé ça. Elle lui écrit, à sa demande, des histoires mettant en scène des lesbiennes. (p 407).

Cuba :

Elle aime une chanteuse cubaine, Omara Portuondo. (10) (p 416). Puis Ketty Angel. (11) (p 418). Elle dévore les livres de Leonardo Padura Fuentes. (12) (p 438).

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(1) Contributions majeures

  • Réédition de Sade : premier éditeur à publier les œuvres complètes de Sade sous son propre nom, sortant le divin marquis de la clandestinité (fr.wikipedia.org)
  • Histoire d’O : roman érotique publié en 1954, dont l’auteur, Dominique Aury, ne révéla sa véritable identité qu’en 1994  (radiofrance.fr)
  • Collection Libertés : format poche (9 cm × 18 cm) avec couverture en papier kraft, illustrée par des graphistes comme Jacques Darche et Pierre Faucheux  (fr.wikipedia.org)
  • Bibliothèque internationale d’érotologie : série de publications d’œuvres érotiques et de littérature marginale.
  • Découverte d’auteurs : Albertine Sarrazin, Brigitte Lozerec'h, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Michel Bernard, Jean Carrière, etc.  (universalis.fr)

Marié à plusieurs reprises, a été en couple avec l’écrivaine et éditrice Régine Deforges. (Qwant).

(2) La bugée désigne une grande lessive communautaire, surtout dans le sud de la France, où les femmes du village se réunissaient pour laver le linge de maison.
Cette pratique, d’origine provençale (bugado en provençal), se caractérisait par l’utilisation de cendres pour blanchir le linge avant l’invention du savon au XVIIᵉ siècle. Elle se déroulait généralement au printemps et à l’automne, et constituait un événement social important, ponctué de repas, de chants et de danses  (fr.wikipedia.org)

(3) Beate Uhse n’est pas attestée comme une fervente nazie.

  • Elle a volé pour la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui la place dans une armée nazi‑contrôlée  (portrait-culture-justice.com), mais le fait d’être pilote ne constitue pas une preuve d’engagement idéologique.
  • Les sources ne mentionnent pas de participation active à la propagande, aux politiques raciales ou à d’autres activités nazies.
  • Au contraire, après la guerre, elle a rapidement lancé une entreprise de vente d’articles de contraception et d’érotisme, se concentrant sur la libération sexuelle plutôt que sur la politique nazie  (theguardian.com)

(4) Pierre Wiazemsky, connu sous le pseudonyme Wiaz, est un dessinateur de presse français né le 29 avril 1949 à Rome (Italie)  (gw.geneanet.org)
Il est issu d’une famille aristocratique russe : son père, Yvan Wiazemsky, est héritier du titre de prince Wiazemsky et de comte Levachov, tandis que sa mère, Claire Mauriac, est la fille de l’écrivain François Mauriac  (gw.geneanet.org)

Parcours artistique

  • Études : après des études secondaires à Janson‑de‑Sailly, il se forme au dessin publicitaire et pratique le pointillisme.
  • Premiers travaux : ses dessins apparaissent dans les magazines Pop Music et Best à partir de 1968, puis dans la presse musicale Rock & Folk  (larousse.fr)
  • Nouvel Observateur : il rejoint le Nouvel Observateur en 1972, où il bénéficie d’un espace réservé pour ses caricatures politiques. Ses œuvres ciblent la classe dirigeante, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy  (larousse.fr)
  • Collaborations : il travaille également pour La Croix, Libération, Rouge (hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire) et d’autres publications comme Sciences et Avenir ou Nouvelles Littéraires  (larousse.fr)
  • Illustrations : en 2010, il illustre des mots du Petit Larousse pour l’édition anniversaire  (larousse.fr)

(5) Henri Ier, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant.
Henri Ier a pris la tutelle de son neveu, Guillaume II de Normandie, après le départ de Robert le Magnifique pour la Terre Sainte en 1035  (fr.wikipedia.org)

Il l’a soutenu contre ses barons et l’a aidé à reprendre le contrôle de son duché, notamment lors de la bataille de Val‑ès‑Dunes en 1047  (chateauxmedievaux.com)

Ainsi, Henri Ier a joué un rôle de tuteur et de protecteur pour le futur duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. (Qwant).

(6) Rois de France portant le prénom Philippe

Roi

Numéro

Début règne

Fin règne

Épithète

Philippe II

II

1180

1223

Auguste

Philippe III

III

1270

1285

le Hardi

Philippe IV

IV

1285

1314

le Bel

Philippe V

V

1316

1322

le Long

Philippe VI

VI

1328

1350

de Valois

Philippe I

I

1643

1661

le Long

(7) Les sources indiquent que le Moulin d’Andé a été un lieu de résidence et de tournage pour plusieurs figures majeures de la Nouvelle Vague française.

  • François Truffaut y a tourné des scènes de Les 400 coup et de Jules et Jim (moulinande.e-monsite.com)
  • Louis Malle a également séjourné et y a travaillé sur ses projets cinématographiques  (moulinande.e-monsite.com)
  • Robert Enrico a passé du temps dans le moulin, notamment pour des tournages  (moulinande.e-monsite.com)
  • Jean‑Paul Rappeneau a été présent dans les années 1960, y écrivant et tournant  (moulinande.e-monsite.com)

Ces visites ont contribué à faire du Moulin d’Andé un repaire d’artistes et un lieu emblématique de la Nouvelle Vague. (Qwant).

(8) Dans certains contextes littéraires ou folkloriques, la Mora désigne une figure féminine surnommée « l’enchanteresse ». Cette appellation provient notamment de la mythologie ibérique et des légendes où la Mora est présentée comme une créature séductrice ou ensorcelante. (Qwant).

(9) Le cimetière des Innocents était situé sous l’actuelle zone des Halles à Paris (le « trou des Halles »). Il a été fermé et désaffecté au XVIIIᵉ siècle, puis les restes ont été transférés au cimetière du Père‑Lachaise.

(10) Elle est reconnue comme l’une des figures emblématiques de la musique cubaine, notamment grâce à son rôle de “Novia del feeling” et à sa participation au projet Buena Vista Social Club en 1996  (evene.lefigaro.fr)

Parcours musical

  • Débuts : elle a commencé à Radio Cadena Habana puis a intégré le cuarteto D'Aida en 1952, où elle a chanté aux côtés de sa sœur Haydée (africultures.com)
  • Solo : en 1967, elle se lance dans une carrière solo qui l’amène à l’Olympia de Paris et au Carnegie Hall de New York  (africultures.com)
  • Albums : son premier album solo, Magia Negra, a été enregistré en 1959 pour le label cubain Velvet (africultures.com)
  • Collaborations : elle a travaillé avec des musiciens tels que Julio Gutiérrez, Juanito Márquez, Chucho Valdés et Roberto Fonseca (radiofrance.fr)
  • Performances internationales : elle a donné des concerts à Paris, Tokyo, New York, et a participé à des festivals en Espagne, au Mexique, en Finlande, et au Canada  (montunocubano.com)

Distinctions

  • Latin Grammy Awards : elle a reçu plusieurs prix, dont un Latin Grammy Award pour un album de musique tropicale contemporaine en 2009 et un autre en 2023, ainsi qu’un Latin Grammy Lifetime Achievement Award en 2019  (spectable.com
  • Nominations : elle a été nominée à plusieurs reprises pour des Grammy Awards (spectable.com)

Vie personnelle

Sa mère provenait d’une famille espagnole et a épousé un joueur de baseball cubain noir. Omara a commencé à danser à l’âge de quinze ans au Tropicana, où elle a été repérée par la directrice de l’établissement  (evene.lefigaro.fr)

(11) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(12)

Année

Titre (original)

Titre (français)

Distinctions

1991

Pasado perfecto

Passé parfait

Prix des Amériques insulaires 2002

1994

Vientos de cuaresma

Vents

1997

Máscaras

Prix Café Gijón 1995, Prix Hammet 1998

1998

Paisaje de otoño

Prix Hammet 1999

2000

La cola de la serpiente

2001

Adiós Hemingway

2005

La neblina del ayer

2013

Herejes

2018

La transparencia del tiempo

2022

Personas decentes

Autres romans : L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014), Poussière dans le vent (2021)  (booknode.com)

Vie et convictions

  • Reste à Cuba malgré la critique de son œuvre, affirmant que « ma littérature est complètement cubaine »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Considéré comme un écrivain qui « décrit la société cubaine sans se lancer dans le racolage »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Son travail est souvent vu comme un moyen de contourner la censure tout en exposant les réalités sociales de l’île  (fr.m.wikipedia.org)

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“Nique ta mère”, “Ta mère la pute” : pourquoi ce sont toujours les mamans qu’on insulte ?

Elles n’ont rien demandé. Pourtant, les mères sont constamment insultées ou au centre d’injures. “Nique ta mère”, “Ta mère la pute”, “Fils de pute”… On les entend dans les cours de récré, dans la rue et aussi beaucoup dans les textes de rap. “Enculé d’fils de putain, aucun soutien, je me souviens” (Damso), “J’vais niquer des mères, fils de pute tu fais l’homme” (Madrane) ou encore “Vas-y nique ta mère […] petit enfant de pute va dire à ta mère qu’elle aille acheter mon CD. Si elle veut pas, cette petite salope j'pisserai sur sa tombe quand elle sera décédée” (Gradur), pour ne citer que quelques exemples. JoeyStarr et Kool Shen ont même fait de (Suprême) “NTM” leur nom de groupe dans les années ‘90… Mais pourquoi ce sont toujours aux mères qu’on s’en prend ?

(…) Se réapproprier les insultes.

Certains mouvements tentent de se réapproprier des insultes. On l’a vu récemment lorsque la première dame de France, Brigitte Macron a traité de "sales connes" des militantes féministes venues manifester contre la tenue du spectacle d’Ary Abittan. De nombreuses féministes se sont alors revendiquées de "sale conne" pour renverser le stigmate et riposter à leur manière. Idem pour le mot anglais "queer" qui se traduit par "bizarre" ou "tordu" et qui était à l’origine une insulte homophobe. Aujourd’hui, il a largement perdu son côté péjoratif pour être le fameux "Q" dans LGBTQIA +. Alors les mamans pourraient-elles se réapproprier ces insultes qu’elles se prennent à tort et à travers ? Elles pourraient, mais ce n’est pas facile. Il y a quand même très peu d’insultes qui sont comme ça retournées vers l’envoyeur et qui trouvent une nouvelle signification. "Il y a une jubilation immédiate à le faire, mais ça n’empêche que l’insulte a été dite et que la blessure est bien là", indique Laurence Rosier.

Et si en 2026 on laissait les mamans tranquilles ?

 nique-ta-mere-ta-mere-la-pute-pourquoi-ce-sont-toujours-les-mamans-qu-on-insulte

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Amélie Mauresmo et la question de la tolérance en France

Amélie Mauresmo est une ancienne championne de tennis française, ancienne numéro 1 mondiale et première femme à avoir entraîné des joueurs masculins de haut niveau.
En 1999, alors qu’elle atteignait la finale de l’Open d’Australie, elle a révélé publiquement son homosexualité 
(fr.wikipedia.org)
Ce geste a marqué un tournant dans la visibilité des athlètes LGBTQ+ en France et a été salué comme un acte de tolérance et d’authenticité.
Cependant, son coming‑out a suscité de nombreuses critiques de la part de certains médias et spectateurs, comme le montre le post de 2016 où elle est décrite comme ayant reçu « beaucoup de critiques après ses propos » 
(facebook.com)
Malgré ces réactions négatives, Mauresmo a poursuivi sa carrière et est devenue un exemple de résilience et de promotion de la diversité dans le sport français.
Au fil des années, elle a occupé plusieurs postes influents (consultante pour France Télévisions, entraîneuse d’Andy Murray, directrice du tournoi de Roland‑Garros) qui lui ont permis de promouvoir l’inclusion et la tolérance au sein de la communauté tennis et au-delà. Sa réputation, décrite comme « singulière » et « authentique » dans le Figaro, reflète son rôle de ambassadrice de la tolérance et de la diversité dans le sport français 
 (lefigaro.fr)
En résumé, Amélie Mauresmo est un symbole de tolérance en France grâce à son coming‑out, à son parcours sportif exceptionnel et à son engagement continu pour l’inclusion dans le tennis et les médias sportifs. (Qwant).

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jeudi 22 janvier 2026

Licorne - Suite

 

Licornes

10 03

Musée de Cluny à Paris.

·  Contenu : environ 100 œuvres (tapisseries, manuscrits, objets d’art, sculptures) retraçant la symbolique de la licorne depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours  (visitparisregion.com)

·  Thèmes : mythologie médiévale, spiritualité, symbolisme contemporain (ex. licorne queer, résistance)  (sortiraparis.com)

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Licorne

Wild Man —

Master of the Amsterdam Cabinet (aka Master of the Housebook)

L'Homme Sauvage

Maître du Cabinet d'Amsterdam (alias Maître du Livre de Maison)

1475

Le Maître du Livre de Raison ou Maître du Cabinet d'Amsterdam (en allemand : Meister des Hausbuches), est un graveur anonyme travaillant dans le sud de l'Allemagne à la fin du XVe siècle. Il a gravé de nombreuses xylographies et inaugure la technique de la pointe sèche pour graver le métal. (Wikipedia).

  • Titre : Wild Man on a Unicorn (en français : L’Homme Sauvage)
  • Artiste : Master of the Amsterdam Cabinet (également appelé Master of the Housebook)
  • Date de création : entre 1473 et 1477 (incluant l’année 1475)  (art-in-space.blogspot.com)
  • Lieu de création : Allemagne (commons.wikimedia.org)
  • Support : tirage d’impression (print)
  • Dimensions : 93 mm de hauteur × 84 mm de largeur  (commons.wikimedia.org)
  • Collection : Rijksmuseum, Amsterdam, Rijksprentenkabinet
  • Numéro d’accès : RP‑P‑OB‑915 (Rijksprentenkabinet)  (commons.wikimedia.org)
  • Description : un homme sauvage, entièrement couvert de cheveux, chevauchant un unicorn, son corps recouvert de feuilles et portant une couronne de branches sur la tête  (commons.wikimedia.org)

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Remedios Varo

Autoportrait avec une licorne.

Titre : Autoportrait à la Licorne (en anglais : Self‑Portrait with Unicorn)
Artiste : Remedios Varo (1908‑1963)
Date : inconnue, parfois citée comme c. 1957 (instagram.com)
Support : huile sur panneau de tissu renforcé (ou masonite) ; oil on strengthened fabric panel (pinterest.com)
Dimensions : 80 × 60 cm (31,5 × 23,62 in) (pinterest.com)
Signature : l’œuvre est signée par l’artiste (pinterest.com)

Description visuelle

L’autoportrait montre Varo assise, regardant ailleurs, accompagnée d’une licorne blanche aux yeux sauvages. Les deux figures sont représentées en nuances de blanc et de gris, tandis que l’arrière‑plan est dominé par un rouge profond, entouré d’un “forêt” de branches torsadées. La posture de l’artiste est soignée et légèrement sensuelle, et la licorne, stylisée, rappelle les représentations médiévales de la créature mythique (artisthesolution.blogspot.com)

Inspirations et symbolisme

L’œuvre s’inspire des tapisseries de la Dame à la Licorne, où la licorne symbolise la pureté et la grâce, et où la dame représente la virginité (reddit.com)

Varo transpose cette iconographie dans un cadre contemporain, ajoutant une dimension sexuelle subtile et une influence artistique asiatique, créant ainsi un mélange de réalismes et d’imaginaire (artisthesolution.blogspot.com)

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Leonora Carrington

Licorne

Saint-Martin-d'Ardèche

Fenêtre

1938

Musée du Luxembourg - Paris

Leonora Carrington« Fenêtre de Saint‑Martin‑d’Ardèche » (1938)

  • Œuvre : peinture sur verre d’une fenêtre, représentant une licorne rouge à crinière en feu, symbole de liberté et d’imaginaire.
  • Contexte de création : réalisée pendant le séjour de l’artiste à Saint‑Martin‑d’Ardèche (1938‑1941), où elle vivait avec Max Ernst. La licorne était décorée directement sur le verre de la cuisine de leur maison, illustrant l’influence surréaliste et la fascination pour les créatures hybrides de l’artiste. (Qwant).

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Anastasia Levytska

Ukraine

Insigne licorne crachant des flammes

2020

Musée de Cluny – Paris.

Anastasia Levytska est une militante ukrainienne qui s’est engagée volontairement pour soutenir l’armée ukrainienne. Elle apparaît dans un reel Instagram où elle se tient devant la délégation ukrainienne, soulignant son rôle de volontaire (instagram.com)

L’insigne licorne

  • Origine : Le modèle de l’insigne a été créé en 2020 et fait partie d’une collection particulière de tissus et de broderies mécaniques. Il est autorisé dans l’armée ukrainienne  (musee-moyenage.fr)
  • Symbolique : La licorne est devenue un emblème de la communauté LGBT+ en Ukraine, notamment depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Elle est portée sur les treillis militaires pour signaler l’appartenance à cette communauté et pour affirmer la présence de combattants et combattantes LGBT+ dans les forces armées  (huffingtonpost.fr)
  • Usage : Sur les vestes militaires, la licorne apparaît sous le drapeau jaune et bleu, accompagnée parfois d’autres symboles. Elle représente la résistance contre les politiques homophobes et la volonté de préserver la culture ukrainienne face à l’invasion russe  (huffingtonpost.fr)

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Chiraz

Iran

Combat d'Hystaspès contre une licorne

Dans « Livre des Rois » - 1490 

La licorne - Musée de Cluny – Paris.

Combat d’Hystaspès contre une licorne

Dans le manuscrit persan du 15ᵉ siècle intitulé Shâh‑Nâma (Livre des Rois) de Abu’l Qāsim Firdausi, une miniature représente le héros Hystaspès affrontant une licorne.
Cette illustration est datée de 1490 et provient de la ville de Chirâz en Iran.
Le texte du manuscrit décrit que Hystaspès combat un loup, mais la représentation artistique choisit de le montrer contre un animal fantastique, la licorne, symbole des forces du mal que tout héros du Shâh‑Nâma doit vaincre  (essentiels.bnf.fr)

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Girolamo da Cremona

Attribué à

Triomphes amour chasteté mort

Coffre de mariage

1460 - 1470 

La licorne - Musée de Cluny – Paris.

Girolamo da Cremona – Triomphes sur un coffre de mariage (1460‑1470)

Attribution et contexte
Les six panneaux illustrant les Triomphes (Amour, Chasteté, Mort, Renommée, Temps, Éternité) sont attribués à Girolamo da Cremona, un artiste actif entre 1451 et 1483  (instagram.com)

Ils faisaient partie d’un coffre de mariage, un objet décoratif couramment orné de scènes allégoriques à la fin du XVe siècle  (instagram.com)

Description des scènes

  • Chasteté (au centre) : une jeune femme vêtue de blanc tient une palme, symbole de pureté  (instagram.com)
  • Mort (à droite) : un squelette brandissant une faux, représentant la fin de la vie  (instagram.com)

Provenance
Le coffre provient de l’église de San Marcellino en Chianti et est aujourd’hui conservé à la Pinacoteca Nazionale de Sienne  (provincedesienne.com)

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Enseigne de pharmacie

Zwettl - Autriche

Vers 1720 

La licorne - Musée de Cluny – Paris.

Enseigne de pharmacie « La Licorne » à Zwettl (Autriche)

Lieu : Zisterzienserstift Zwettl, Zwettl, Autriche
Période : Avant 1720
Description :

  • Tête de licorne sculptée en bois, dorée.
  • La corne est représentée par une dent de narval.
  • L’ensemble est un enseign de pharmacie typique de l’époque, symbolisant les vertus curatives attribuées à la licorne.

Cette enseigne est documentée dans plusieurs publications et réseaux sociaux, notamment sur les pages de Drakoo Editions et de Zisterzienserstift Zwettl, où elle est présentée comme un exemple d’enseigne de pharmacie datant d’avant 1720  (facebook.com)

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Gauthier de Campes

Paris

Le corps de Saint Etienne exposé aux animaux sauvages

Auxerre

Tapisserie - 1503

La licorne - Musée de Cluny - Paris

Artiste modèle
Gauthier de Campes (1468 – après 1530) est identifié comme le peintre ayant conçu le modèle de cette scène. Il est mentionné comme « peintre » et « modèle par Gauthier de Campes » dans la description de l’œuvre b(commons.wikimedia.org)

Lieu de production
La tapisserie a été tissée à Paris par le lissier Guillaume de Rasse, comme indiqué dans la même source  (commons.wikimedia.org)

Contexte historique

  • Elle fait partie de l’ensemble de douze tapisseries représentant la vie, le martyre et les miracles post‑mortem de Saint Étienne, saint patron de la cathédrale d’Auxerre  (musee-moyenage.fr)
  • Le programme iconographique de ces tapisseries est divisé en trois temps : la prédication, le martyre, puis la redécouverte et la translation des reliques  (musee-moyenage.fr)
  • Le style a été rapproché de l’atelier bruxellois de Colyn de Coter et du peintre flamand Gautier de Campes, dont l’activité est documentée à Paris entre 1500 et 1530  (musee-moyenage.fr)
  • Le tableau‑reliquaire a été commandé par Jean III Baillet, évêque d’Auxerre (1477‑1513), dont le blason apparaît dans la tapisserie  (musee-moyenage.fr)

Date
La tapisserie est datée avant 1503 et est considérée comme ayant été tissée entre 1500 et 1509  (commons.wikimedia.org)

Elle a été payée pour la réalisation de deux cartons d’une tapisserie de l’Histoire de Saint Étienne destinée à la cathédrale de Sens en 1503  (musee-moyenage.fr)

Provenance

  • La tapisserie a été suspendue dans le chœur de la cathédrale d’Auxerre jusqu’en 1771, puis remisée et transmise à l’hôtel‑Dieu de la ville.
  • Le Louvre a acquis une partie en 1838 ; le musée de Cluny a reçu le reste en 1880 et l’ensemble a été réuni en 1897  (musee-moyenage.fr)
  • Actuellement, elle est conservée au Musée de Cluny (inventaire Cl. 9932)  (commons.wikimedia.org)

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François-Honoré-Georges Jacob dit Jacob Desmaiter

Chaise à décor d'armoiries de la comtesse d'Osmond

20e s

La licorne - Musée de Cluny - Paris

François‑Honoré‑Georges Jacob, surnommé Jacob‑Desmalter, a réalisé cette chaise entre 1817 et 1820 pour le Cabinet gothique de la Comtesse d’Osmond (petitpalais.paris.fr)
Elle est ornée des armoiries de Aimée Destillères et de son mari Rainulphe d’Osmond, reflétant ainsi le style « à la cathédrale » qui s’épanouit en France entre 1825 et 1835  (petitpalais.paris.fr)

  • Matériaux : bois sculpté et doré, assise moderne.
  • Caractéristiques : dossier haute forme de fenêtres gothiques, décor riche en motifs d’armoiries.
  • Historique : achetée en 1990, inventaire PPO3509‑3510.

Cette pièce illustre l’excellence de l’ébénisterie parisienne du début du XIXᵉ siècle et la transition vers le style « à la cathédrale » qui marquera la période impériale. (Qwant).

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Licorne

Jaime Corum

La Tapisserie rouge.

« The Red Tapestry » est une œuvre de Jaime Corum créée en 2011.

  • Elle est réalisée à l’huile sur toile, mesurant 150 × 150 cm  (instagram.com)
  • Le tableau fait partie d’une série de peintures équestres que l’artiste a préparées après une étude approfondie des tapisseries médiévales  (instagram.com)

Référence à la tapisserie médiévale « The Lady and the Unicorn »

Dans la composition, un cheval porte sur son dos une tapisserie qui représente « The Lady and the Unicorn », un cycle de six tapisseries exposé au Musée national du Moyen Âge à Paris.

  • La tapisserie affichée sur le cheval est donc la même que celle du cycle « The Lady and the Unicorn »  (facebook.com)

Présence de la licorne

La licorne apparaît dans la tapisserie représentée sur le cheval, et non dans la toile elle‑même.

  • Le tableau met ainsi en scène un cheval portant une tapisserie où la licorne est l’un des éléments clés du motif médiéval.
  • Cette utilisation de la licorne rappelle la symbolique médiévale de la pureté et de la noblesse, thèmes chers à Corum dans son travail équestre. (Qwant).

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Hans Holbein le Jeune

Ecu tenu par deux licornes

1522 - 1523 

La licorne - Musée de Cluny - Paris

·  Support : projet pour un panneau de vitrail, réalisé en plume, encre noire et lavis gris

·  Description : un écu (blason) soutenu par deux licornes dressées sur leurs pattes arrière, les membres avant tenant un objet (souvent interprété comme un sceptre ou un symbole de pouvoir). (Qwant).

 


Marc Lescuyer

Licorne tenant l'écu de Robert de Croy

Dans « Graduel de Robert de Croÿ »

1540 

La licorne - Musée de Cluny - Paris

L’image apparaît dans le Graduel de Robert de Croÿ, un livre contenant les chants exécutés pendant la messe. (Qwant).

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Orphée et les animaux

Copie d'après Titien

1562 

La licorne- Musée de Cluny - Paris

Lieu :

  • Musée de Cluny, Paris – exposé dans la section « Licornes » (instagram.com)
  • Museo Nacional del Prado, Madrid – collection officielle (musee-moyenage.fr)

Description de l’œuvre

La peinture représente le mythe d’Orphée charmant les animaux. Parmi les créatures, on trouve une licorne qui se distingue par sa corne spirale, typique de la représentation médiévale de cet animal fantastique (musee-moyenage.fr)

L’œuvre est une copie réalisée après la version originale de Titien, qui aurait été produite à la fin du XVIᵉ siècle.

 


Millefleur

Licorne et cerf affrontés

Tapisserie laine et soie

Vers 1500

La licorne - Musée de Cluny - Paris

Tapisserie « Millefleurs » – Licorne et cerf affrontés.

Description
La tapisserie est un fragment de la série Millefleurs, caractérisée par un décor floral dense. Au centre, une licorne et un cerf se font face, symbolisant une confrontation mythique. La composition est réalisée en laine et en soie, typique de ce type de tenture du début du XVIᵉ siècle. (instagram.com)

Origine et époque
L’œuvre a été produite en France ou en Flandre, à la fin du Moyen Âge, vers 1500. Elle appartient à la tradition de la tapisserie de la cour française, proche de la célèbre Tenture de la Dame à la Licorne conservée au Musée de Cluny. (musee-moyenage.fr)

Matériaux
La tapisserie est tissée à partir de laine et de soie, avec une densité de 6 fils de chaîne par centimètre, ce qui confère à la surface une texture riche et durable. (musee-moyenage.fr)

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