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mercredi 30 septembre 2026

Boni de Castellane - De l’art d’être pauvre - Comment j’ai découvert l’Amérique

 

Boni de Castellane

1867 - 1932

De l’art d’être pauvre

Comment j’ai découvert l’Amérique

Mémoires

Editions Tallandier 2022

 

Il est issu de la vieille France royaliste et a du mal avec l’évolution des mœurs : les femmes, le divorce, l’égalité, etc. Il n’a pas imaginé que sa femme allait le haïr et le ruiner.

Il est blond, gai et enjoué. (p 117) Il n’aime pas la démocratie et pense que l’on ne se passionne plus pour ces idées. (p 23)  Pour lui, le mauvais goût est le reflet du désordre mental de l’après Ancien Régime. (p 41)  La période post révolutionnaire est un « fumier moderne » ! (p 171) Ndlr : il est un aristocrate pur jus.

Il lutte en lui-même entre l’animal et l’humain, entre l’instinct et la raison. Il en ressent du dégoût. (p 74) Il dépense plus que ce que ses parents lui donnent. A partir de ses 20 ans, il rêve de chevaux, voitures, maisons, palais, châteaux. (p 80) Il reconnaît qu’il n’est pas raisonnable. (p 155) Aux USA, sa nature exubérante s’habitue au luxe (wagons de train privés où des nègres vêtus de toile blanche les servent) (p 113) Ndlr : une pointe de racisme ?

 

Les Femmes

Il hésite entre dominer une femme ou aller vers toutes les femmes. (p 91) Plus tard, il tranche et se révolte contre toute tentative de domination sentimentale. Il rompt avec une femme mariée avant 1894. (p 93)

Aux USA, il s’inquiète de l’émancipation totale des femmes. « L’Enfer sera sur Terre. »

Les Parisiennes âgées qui s’habillent comme des petites filles sont des « sauvages ». (p 113)

Il utilise le mot « ministresse » (p 174).

La comtesse Jean de Montebello possède une grande érudition. Pour lui, elle a le « cerveau d’un homme ». Ndlr : ah, la, la… (p 232)

Quand on lui demandait son âge, madame Edouard André (= Nélie Jacquemart) répondait : « Comment voulez-vous que je me souvienne d’une chose qui change tout le temps ? » (p 274)

Quand il présente ses condoléances à une veuve française, il lui dit : « Il était si bon, si charmant ». Elle répond : « C’est possible, mais je ne l’ai jamais connu comme ça ! ». (p 278)

Les riches Américaines sont peu instruites. (p 281)

L’ignorance des jeunes femmes est comique. Adultes, elles s’amusent de la naïveté des hommes, sont rosses, défiantes, coquettes. (p 282) Ndlr : et il continue sa litanie misogyne…

Divorcé, des vieilles Parisiennes catholiques le blâment. Il les trouve bigotes, à l’esprit étriqué, sans charité. (p 384)

 

Les femmes de la famille 


Son arrière grand-mère, la duchesse de Dino, reçoit Flaubert en 1836 à Rochecotte dans la région de Tours, à contre-cœur, uniquement pour faire plaisir à Talleyrand. (p 15)

La comtesse Greffuhle avait des grands yeux bruns qui ressemblaient à des pierres précieuses. (p154)

 

Sa femme – Mademoiselle Anna Gould

Il a 27 ans et il la rencontre en 1894, à Paris. Il croit que les milliardaires sont des êtres remarquables. Il est certain de lui avoir plu, mais il fuit en Grande-Bretagne, puis aux USA. Trois mois plus tard, elle l’y rejoindra. (p 97) Il manque d’argent avant d’y partir. Il est au bord de la ruine. (p 103) Ils ne se parlent pas d’amour. (p 121)

Il dépense plus d’un million de francs en espèces en cadeaux pour sa femme. (p 151)

Sa femme ne supporte pas ses invité-es et se met souvent en colère. (p 157)

Après la naissance des ses deux fils (3 et 2 ans), le couple vit dans la mésentente. Il batifole de son côté et oublie tout devant une jolie femme. (p 162) Au moment du divorce, une nuée de détectives le poursuit. (p 296)

Il n’a rien vu venir et personne ne l’a prévenu. Sa femme a joué le jeu de la femme soumise jusqu’au bout. Elle le quitte en 1905 avec les trois enfants. Il ne voulait pas divorcer et il l’a fait « contre son gré ». (p 298)

Il n’aime pas Michelet qui « déforme l’esprit des enfants ». Mais il veille au grain et éduque « à sa manière » ses trois fils. (p 412) (1) Ndlr : quand il les voit, ce qui est assez rare…Sa femme se venge de lui à travers leurs enfants.

 

La Comédie française

Les femmes y font leur cour : 

Mademoiselle Julie Bartet, 


 

Jeanne Samary, 


 

Marthe Brandes, 


 

Suzanne Reichenberg. (p 61)

 


Les Salons parisiens

La duchesse de Maillé : danse

La comtesse Siméon : soirées

La duchesse de Doudeauville : somptuosité

La duchesse de Luynes : table ouverte

La comtesse Edmond de Pourtalès : histoires racontées

La comtesse de Beaulaincourt : réception de sa famille et de l’impératrice Eugénie

Madame Moore (USA) : marieuse pour un monde « désabusé ». (p 67)

 

Les demi-mondaines

Elles sont les prostituées pour aristocrates.

Katinka, Fanny Signoret, Miss Cléry, Alice Haward, Lucie de Kerne. (p 76)

Il assiste au début d’Emilienne d’Alençon. et  de Wanda de Boncza. (p 77)

 

L’art de la table

Guérin a été l’officier de bouche de la maison Castellane. Il était mondialement connu. (p 18)

Il a dépensé 500 000 francs en fleurs pendant douze ans, chez la même fleuriste. A chaque réception qu’il organisait, il usait de milliers de fleurs en décoration.(p 322)

 

L’art

Les tableaux attestent de la haute situation de leurs propriétaires. (p 24)

Il a une frénésie d’achat. Lui seul sait le faire avec goût et tradition, contrairement aux Américains. (p 151) Ndlr : il ne les aime pas du tout.

A Deauville, il sort en grand apparat avec une voiture tirée par quatre chevaux, pour aller chez une antiquaire à Trouville, madame Doucet. (p 159)

En douze ans, il a dépensé plus de 60 millions de francs. (p 240)

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les bohémiens viennent du fond de la Perse pour admirer le soleil. (p 415)

A Versailles, le toit est plat. Le plafond de la chambre de Louis XIV est le seul du château à monter jusqu’en haut de la toiture. Il voulait être au plus proche  du ciel  et nul ne pouvait habiter au-dessus de lui. (p 419)

 

L’armée

Il rate l’examen d’entrée à Saint-Cyr à l’oral. Il s’engage pour 4 ans dans l’armée. (p 60)

Le général de Galliffet a participé à l’écrasement de la Commune et a déboulonné la statue de la République à Dijon. (p 63)


Les USA

Boni de Castellane  y est invité partout. « Le dollar supplante les idées ». (p 107)

Chez son futur beau-frère George Gould à Long Island, un cuisinier français officie. (p 107)

Dans le Colorado, les femmes jouissent des prérogatives des hommes et ont le droit de voter. (p113)


Les propriétés

Il entretient de front quatre châteaux  dans le Marais (en Essonne), à Grignan, à Coste (en Seine-et-Marne) et leur palais avenue du Bois.(p 206) (3)

Après le divorce, ruiné, il est recueilli chez ses parents pendant des années au 27 rue de Constantine à Paris. (p 317)  (4)

Ruiné, il vend tout, mais continue de voyager dans le monde. Il participe toujours à des chasses à courre. Il chasse à Rambouillet avec les duchesses d’Uzès et de Luynes. (p 407)

Il connaît toute l’aristocratie française et est reçu dans tous les châteaux.


Les problèmes financiers

Ils commencent sérieusement avec le procès mené par Wertheimer qui assigne en justice le groupe Gould. Sa femme et ses beaux-frères ne le soutiennent pas. Il se retrouve avec des dettes en 1899. (p 211)

Il cite un proverbe arabe : « Ne te venge pas. Assieds-toi au seuil de ta porte et attends. Tu verras passer le cadavre de ton ennemi. » (p 231)

Ruiné, tout le monde médit de lui : la famille, les créditeurs, les débiteurs, les huissiers. (p 306)

Il parvient à régler ses dettes. Il trafique avec l’art dans le monde entier en achetant et revendant à de riches propriétaires.

Des Américaines juives ont été compatissantes et lui ont donné des bons achetés pour lui. Ca l’a aidé. (p 444)

Il reprend du personnel : un valet de chambre, une cuisinière, un échansonnier (pour le vin). Mais son personnel lui coûte cher. (p 460) (5)


Les duels

Il a le sang chaud. Il en mène deux à l’épée, un au pistolet avec le directeur du Figaro. (p 217)


Le Havre

On a insulté le drapeau français en janvier 1903. (p 271) ? (6)

Il s’engage comme interprète dans l’armée anglaise au début de la Première guerre mondiale. Il part au Havre qui est « une ville horrible au climat malsain », un « affreux patelin ». (p 476 – 477)  Il mange sur le Quai dans un bon restaurant normand, « le Guidon ». Il y passe six mois. (p 478) Le bâtiment maritime, d’époque Louis XVI,  était assez joli en 1915. (p 479)


Vocabulaire :

Pisistrate (de carton) (p 60)

Pisistrate était un dirigeant d’Athènes au VIᵉ siècle av. J.-C., considéré comme son premier tyran — au sens antique de dirigeant ayant pris le pouvoir, pas forcément au sens moderne de despote. Selon un récit antique, il aurait fait revenir au pouvoir en se faisant accompagner d’une femme déguisée en Athéna, comme une déesse « en carton-pâte ». (ici.fr)

Elk (sur la conscience) (p 114) Peter Weffel Zapffe : conscience humaine. Comme les bois démesurés de l’élan auraient été un handicap, notre conscience serait devenue si développée qu’elle nous fait prendre conscience de la mort, de l’absurdité possible de l’existence et de l’absence de sens évident.  Selon Zapffe, nous atténuons cette angoisse par quatre mécanismes : l’isolement, l’ancrage dans des valeurs ou des projets, la distraction et la sublimation par la création ou la pensée. C’est une thèse philosophique pessimiste, pas un fait scientifique établi.  (dawn.com)

Girandole (Lumière ?) (p 177) chandelier à plusieurs branches, souvent orné de pendeloques de cristal. Le mot désigne aussi un bijou en forme de grappe, notamment une boucle d’oreille.

Dans le domaine de la lumière, une girandole est donc un type de luminaire décoratif. (Qwant)

Débucher (Chasse à courre) (p 179) En chasse à courre, débucher signifie sortir du bois ou de la forêt, généralement en parlant du gibier qui quitte le couvert forestier. (brotonne.free.fr)

Cheval rouan (pur sang) (p 330) Rouan désigne une robe, pas une race : des poils blancs sont mêlés aux poils colorés du corps, tandis que la tête et les membres restent généralement plus foncés. Contrairement au cheval gris, le rouan ne blanchit pas progressivement avec l’âge.

Un pur-sang rouan serait donc un cheval de race pur-sang ayant cette robe — mais elle est très rare chez le pur-sang. (horserizon.com)

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  1. Georges de Castellane (banquier, 1899–1944), Boniface de Castellane (marquis, 1897–1946) et Jason Honoré Louis Sévère de Castellane (attaché d'ambassade, 1902–1956) sont les trois fils de Boni de Castellane et d'Anna Gould. (Qwant)
  2. Officier de bouche au 19e siècle :cette fonction historique étant liée à la cour royale française. (Qwant)

La maison de Castellane est une famille subsistante de la noblesse française, d' extraction féodale, originaire de Provence. (Encyclopédie Wikimonde)

Je n’ai rien trouvé sur Guérin sur Internet.

Fils de marquis et descendant d’une illustre et noble lignée provençale, il partage son enfance entre la résidence parisienne de ses parents et le château de Rochecotte. (Jeanine Tissot)

(3) En avril 1896, la première pierre du palais Rose, nouvelle résidence des Castellane, construite par Ernest Sanson, à l’angle de l’avenue du Bois (aujourd’hui avenue Foch) et de l'avenue Malakoff sur le modèle du grand Trianon.

- Boni de Castellane a acquis le château du Marais en Essonne (1 200 hectares) en 1897.

- Château – en ruines – de Grignan que le comte Boni de Castellane acquiert en décembre 1902 pour la modique somme de 30.000 francs. (Le pavillon de la littérature)

Il se croyait souverain de ses petits états. (Wikipedia)

(4) Il vécut en deux temps entre la résidence de ses parents, au 27, rue de Constantine, et le château de Rochecotte. Après son divorce, il est revenu vivre chez sa mère à cette même adresse, de 1906 à 1913.  (geneastar.org)

(5) Un échansonnier est la personne qui sert le vin à table, notamment lors d’un repas officiel ou chez un souverain. Le mot est surtout historique. (Qwant)

(6) Il n’y a rien sur Internet.

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mardi 20 août 2024

Laure Hillerin. La comtesse Greffulhe. La vraie vie de la muse de Proust.


Laure Hillerin.

La comtesse Greffulhe.

La vraie vie de la muse de Proust.

Editions Champs libres – 2014

 


Elisabeth Greffulhe est une comtesse indomptable. (page 184). Elle a été oubliée.

Le couple Greffulhe est invité au Château d’Eu, chez le comte de Paris. (page 39). Elle a connu une vie privée, privée d’amour. (page 212). Elle mettra en place une stratégie de survie face à un mari impérieux et indifférent. (page 229). Le mari use de toutes les armes : harcèlement, mesquineries, jalousie, injures, plaintes suivies de séductions, (= double visage), douches écossaises par le biais de lettres manipulatrices. (page 280).  Il est qualifié de « vampire énergétique ». (page 290). Pour survivre après son mariage, Elisabeth devait croire à la possibilité du bonheur. (page 278). Il y a de l’amour dans l’humour. On n’en trouve pas dans l’ironie. (page 451).

Au bout de trois semaines de mariage, elle s‘ennuie ferme. Henry, son mari, prend de la distance vis-à-vis d’elle et provoque chez elle une grande tristesse. (page 29).

Au bout d’un mois de mariage, il la trompe avec des « blondes, grassouillettes et idiotes ». (page 32). Mais sa femme ne doit pas ressembler à « une dinde ». (page 39). Les jeunes femmes sont élevées dans le culte de la soumission et de la passivité qui devient une entrave morale et psychologique. (page 62).

Deux ans plus tard, elle tombe en dépression. Son mari l’encense ou l’humilie, selon son humeur. (page 36).

Il leur faudra quatre ans pour obtenir une fille, Elaine, née en 1882. (page 37).

Sa vie conjugale est toujours désespérante. Elle est sous la tutelle de son mari qui gère la fortune familiale, y compris sa dot. (page 170). Son mari lui paie ses somptueuses tenues et ses réceptions. Il ne donne rien pour le reste. (page 172).  Comme Cendrillon, son mari ne  lui accorde que « la permission de minuit ». (page 215). En 1891, à Bayreuth, ses tenues passent pour excentriques. (page 118). Son mari la confine dans sa chambre à Paris. Il lui interdit son bureau. Il débute sa liaison avec Marie-Thérèse de la Béraudière en 1909. (page 288). Jusqu’au décès de sa belle-mère, en 1911, Elisabeth subira sa loi et son rythme de vie, rue d’Astorg, rive gauche de Paris. Les valets de pied y marchaient à reculons. (page 261). Elisabeth passe toujours  pour excentrique en 1914. (page 99). Elle veut se sentir indépendante, libre et utile. (page 100). Elle regrette les mariages imposés aux femmes, les maris étant des instruments de torture. (page 173). Elle constate qu’il y a des hommes « honnêtes », mais aussi des hommes « sans conscience » qui abusent de leur femme. (page 176). Son mari la frappe à coups de cannes. Elle a cinquante-huit ans. (page 106). Elle est le souffre-douleur préféré de son mari. (page 109). Il la torturait moralement mais elle aimait son bourreau. (page 115). En cas de divorce des Greffulhe, c’était la mort sociale pour Elisabeth. Elle aurait pu prétendre à 12 000 francs plus 100 000 francs par an. (page 288). Son mari oscillait entre la culpabilité de la faire souffrir et les remords. NDLR : il était surtout macho. (page 118). Sa fille Elaine la trahira en recevant chez elle son père accompagné de sa maîtresse en titre, la Béraudière, dénommée aussi madame Brocheton. Elisabeth a soixante ans. (page 110).

Après la guerre de 1914- 1918, il l’enferme à la campagne, à Bois-Boudran. (page 113). Elle pratique la bicyclette pour ne pas rester enfermée à Bois-Boudran. (page 279). Depuis la création des impôts sur le revenu en 1916 et la crise de 1929, ils sont proches de la ruine. (page 112). Elle luttera toute sa vie contre la dépression. (page 113). Elle n’est pas née pour souffrir. Elle aime la vie. (page 169). Ella aura vécu 54 ans d’enfer conjugal. NDLR : Que pouvait-elle faire d’autre, ne disposant pas de fortune à elle ? (page 116).

En 1935, pendant le procès pour la succession avec la maîtresse de son défunt mari, elle subira les calomnies. (page 109). La réconciliation mère-fille n’aura pas lieu après le procès.

En 1937, la bibliothèque sera vendue pour payer les frais de succession colossaux. (page 264).

 


Affaire Dreyfus.

Les femmes ne sont pas censées s’occuper de politique. Elles sont considérées comme « fragiles et faibles d’esprit ». Le père de la comtesse Grefullhe n’était pas raciste et pensait que l’on pouvait « être patriote sans être xénophobe ». (page 66). Elisabeth Greffulhe sera une dreyfusarde.

 

Est-ce que Elisabeth Greffulhe aimait son gendre, Armand de Gramont, en 1904, en disant qu’elle l’avait choisi pour gendre par ce qu’elle « aurait aimé l’épouser elle-même »? (page 76)

Elaine et son mari, duc de Guiche, louaient la villa « Mon rêve » à Bénerville (entre Cabourg et Deauville) au début de leur mariage. (page 404).

 


La comtesse Grefullhe organisait des concerts privés de musique de chambre, dans sa villa La Case (page 251), à Dieppe. (page 56). Claude Monet a peint la villa, avant sa destruction. (La falaise à Dieppe).

Elisabeth  compense son manque d’amour conjugal et devient manageuse de spectacles, usant de lobbying.

Elle fait jouer ses relations et met en place des stratégies pour « lever de l’argent ». (page 172).

Elle aidera Marie Curie, Serge Diaguilev et Edouard Branly, entre autres. (page 82). Comment subventionner la création de l’Institut Curie ? Elisabeth proposera d’utiliser les 400 000 francs du mécène Daniel Iffla, au lieu de créer un musée pour abriter ses collections. L’idée sera retenue en 1909. (page 158).

Elle lance la carrière d’Isadora Duncan en la présentant à la princesse de Polignac. (page 145).

Son mari ne la soutient pas, ne décolère pas, pense qu’elle déshonore son nom en produisant des spectacles musicaux. Il la juge irresponsable car femme. (page 149).

Elisabeth ne travaillait pas seule. Elle était entourée de quelques secrétaires. (page 188).

Elle a patronné Hahn Reynaldo qui n’aimait pas les femmes « qui pianotent, pas mieux que leurs aïeules qui jouaient médiocrement du clavecin ». (page 383). NDLR : encore un macho.

 


En 1913, à Bois-Boudran, on chassait 1500 faisans en un jour ! (page 255).

Film de la BNF : Alphonse XIII.

La population aux alentours n’avait ni le droit de chasse ni de braconnage. (page 258).



Extrait - Entrons chez Élisabeth de Caraman-Chimay, Comtesse Greffulhe.

 

Extrait d'un documentaire intitulé La société au temps de Marcel Proust. Visite privilégiée et unique des intérieurs de la propriété de Bois-Boudran, domaine de la famille Greffulhe ( et non De Greffulhe comme dans le commentaire narratif), résidence plaisancière et de chasse. Puis petit détour du côté de chez Robert de Montesquiou, oncle de la Comtesse, dans son Palais Rose du Vésinet, aux abords de Paris.

 

La duchesse d’Uzès, veuve richissime de 30 ans, milite contre les injustices vécues par les femmes. On lui pardonne tout. Les femmes ne pouvaient pas vivre de leur travail. Elles étaient dans l’impossibilité de gérer leurs biens. (page 54).

 

Mademoiselle Litvinne chante l’Alceste de Glück. (page 83).



Gluck: Alceste - French version, 1776 - Act 2 - "Je n'ai jamais chéri la vie. sans toi je ne puis vivre" · Anne Sofie von Otter · Paul Groves · Monteverdi Choir · English Baroque Soloists · John Eliot Gardiner

Gluck: Alceste.

 

Elle chante aussi Brünnhilde dans le « Crépuscule des Dieux » de Wagner en 1902 au théâtre du Château d’Eau, à Paris. (page 143). Alfred de Gramont la surnommera « le Greffuscule odieux ». (pages 143, 144).



Orchestre d'harmonie du Conservatoire, en partenariat avec la Musique des Parachutistes. direction : Mathieu Larrieu Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen, IV. Götterdämmerung Arr. : Christiaan Janssen

 

Léon Daudet est surnommé le « gros Léon ». Il est violent, antisémite et ne mâche pas ses mots. Il est anti-dreyfusard. (pages 104, 105, 119). Il attaquera souvent Elisabeth Greffulhe.

 

La comtesse de Pange était la nièce de la comtesse Greffulhe. (page 416).

 

Alfred de Musset a écrit « Gamiani ou deux nuits d’excès »*. L’Enfer libertin ?

 (page 264).

 


Marcel Proust  

Houlgate - Dives-sur-Mer- Cabourg

Montage

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Proust dépeignait la comtesse Greffulhe comme une femme « brillante, futile et superficielle ». NDLR : quelle misogynie.

Du coup, la princesse Bibesco pensait qu’il ne fallait jamais recevoir d’homme de lettres chez soi. (page 417).

Dans la Recherche du Temps perdu, Proust mélangeait les personnalités.

Sauf pour : Oriane = comtesse de Chevigné.

Mélange pour Odette de Crécy, cocotte = Laure Haymann. Quand elle se marie= madame de Forscheville. A la fin du roman = madame de la Béraudière. (page 423).

Swann est un mélange de Charles Haas et de Charles Ephrussi. (page 442).

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Gamiani ou Deux nuits d'excès est un roman d'Alfred de Musset édité pour la première fois en 1833. Ce roman est l'ouvrage licencieux le plus lu. (Wikipédia).

Un livre érotique agréable à lire car fort bien écrit par la plume de Musset, pas de vulgarité mais des descriptions pertinentes d'actes sexuels extrêmes. (Amazon).

Les " deux nuits d'excès " annoncées par le sous-titre de l'ouvrage sont deux nuits d'amour à trois - la comtesse Gamiani, Fanny et Alcide. (Le hall du livre).

Il ne manque à la comtesse Gamiani que de connaître ce qu'on peut éprouver en mourant au moment de l'orgasme.  (Fnac).

Un récit théâtral de deux nuits où la sexualité se mêle à la crasse, l'excès, l'immonde et même la mort. Une succession de tableaux fantasmés. (Babelio).

Vocabulaire.

Sinapisme. (page 37).

Préparation médicamenteuse à la farine de moutarde servant à produire une révulsion, qui s'applique sur le corps, le plus souvent froide, sous forme de cataplasme ou d'emplâtre ou de feuille. (Centre national de ressources textuelles et lexicales).

 

Barzoïs. (page 259).

Race de grand chien lévrier, originaire de Russie, à queue longue, à poil long soyeux et ondulé. Le barzoï est un lévrier de chasse, de course et de poursuite à vue sur leurre et il est devenu aussi un chien de compagnie. (Wikipédia).

 

Equanimité. (page 274).

Qualité d'une âme équanime, qui reste égale à elle-même, qui ne s'émeut pas facilement au choc des événements ; paix de l'âme ; égalité d'humeur ; tranquillité. (Wikipédia).

 

Tunique de Nessus. (page 291).

Vêtement offert par Déjanire à Héraclès, préalablement imprégnée du sang du Centaure Nessus (Nessos). Blessé mortellement par Héraclès, Nessus, pour se venger, a fait croire que son sang est un puissant philtre d'amour. Lorsque le héros revêt la tunique, celle-ci adhère à sa peau en occasionnant de mortelles brûlures. (Larousse).

Quel cadeau Nessus Offre-t-il à Déjanire en mourant ?

Mais tandis que Nessus tente d'enlever Déjanire, Hercule le blesse mortellement d'une flèche. Avant de mourir, Nessus, pour se venger, offre à Déjanire sa tunique imprégnée de son sang mêlé au venin de l'hydre de Lerne, tout en lui faisant croire que c'était un talisman incitant à l'amour. (Bibliotheca classica selecta).

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Mona Chollet.

L'idéologie de domination colonise nos esprits.

Les parents, le patriarcat, le pouvoir politique, le patronat nous ordonne tout au long de notre vie.

NDLR: Nous devons lutter contre nous -mêmes pour nous autoriser un bonheur personnel.

Il est refusé par les "autres" et difficilement acceptable à nos yeux. Et pourtant quel super bonheur quand on peut le savourer !

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