Affichage des articles dont le libellé est Guerre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guerre. Afficher tous les articles

mardi 25 août 2026

VSA - Vidéosurveilance - Bodilis - Meta - Norvège - RayBan - Reconnaissance faciale - Lunettes - Interdiction - Ottange _ Forêt-Fouesnant - USA - Caméras Flock -

 

Bodilis. Dégradations : le maire envisage la vidéoprotection – (Ouest-France)

Contexte des dégradations Depuis juillet 2026, la commune de Bodilis subit une série de dégradations répétées sur son domaine public. Parmi les actes signalés :

  • Des toilettes publiques et un parc de loisirs vandalisés (table de pique-nique renversée, protections de trampoline enlevées).
  • Le week-end du 15 août 2026, des chaises ont été placées sur le toit du sas d’entrée de la salle multifonctions. La mairie souligne que ces actes dégradent les équipements publics, mobilisent les agents municipaux pour les réparations et mettent en danger leurs auteurs.

Réaction du maire Face à cette situation, le maire de Bodilis a décidé d’inscrire le sujet à l’ordre du jour du conseil municipal de septembre 2026. La pose de caméras de vidéoprotection sera notamment débattue lors de la séance prévue le lundi 7 septembre 2026.

Critiques et débats Bien que la source ne détaille pas explicitement les critiques locales, ce type de mesure divise souvent les habitants et les élus. Les arguments contre la vidéoprotection incluent généralement :

  • Le coût élevé de l’installation et de la maintenance.
  • Les questions liées à la vie privée et à la surveillance de l’espace public.
  • L’efficacité réelle du dispositif pour prévenir les dégradations.

La décision finale sur l’installation des caméras sera donc prise lors du conseil municipal du 7 septembre 2026.

-------------------------

 

Norvège

Interdiction prochaine des lunettes connectées de Meta

Reconnaissance faciale

RayBan.

25 août 2026

Annonce de réglementer plus strictement l’utilisation des lunettes connectées, notamment celles de Meta (Ray-Ban Meta), en raison des risques pour la vie privée et de la reconnaissance faciale dans l’espace public.

Ce qui est prévu :

  • Une interdiction des fonctionnalités de reconnaissance faciale des autres personnes dans les lieux publics, si elles sont intégrées aux lunettes connectées.
  • La création d’un groupe d’experts pour conseiller l’administration sur l’encadrement de ces technologies.
  • Un appel aux secteurs public et privé à réévaluer leurs propres règles concernant ces appareils.

Contexte : La ministre norvégienne de la Numérisation, Karianne Tung, a souligné que ces mesures visent à protéger les citoyens face à la surveillance accrue permise par ces dispositifs. Elle a également mentionné que Meta disposerait déjà d’une technologie de reconnaissance faciale prête à être intégrée à ses lunettes, mais que son déploiement serait bloqué par cette réglementation à venir.

À noter :

  • Aucune date précise n’a encore été fixée pour l’entrée en vigueur de cette interdiction, mais les discussions sont en cours.
  • En France et dans l’UE, l’usage des lunettes connectées reste encadré par le RGPD et le Règlement européen sur l’IA, mais aucune interdiction spécifique n’a encore été annoncée. (Qwant)

------------------------

Ottange. Vidéosurveillance, immobilier, écoles : voilà ce qui pourrait changer.

Le nouveau maire d’Ottange, Morgan Valenza, gère un mandat exigeant avec 50 à 80 heures hebdomadaires, incluant des dossiers comme la vidéosurveillance, l’immobilier et les écoles, dans un contexte de lutte contre les habitats indignes et de mise en place d’un permis de louer dès 2025.

----------------

Forêt-Fouesnant (Finistère)

Marie-Françoise Cosquéric aborde sa première rentrée en tant que maire de La Forêt-Fouesnant (Finistère). C'est l'occasion de dresser un bilan.

Lors du conseil municipal, jeudi 23 avril 2026, l’adjoint aux travaux, Philippe Castrec, a présenté le projet d’installation de vidéosurveillance à La Forêt-Fouesnant (Finistère). (Ouest France.

À 71 ans, née le 2 mai 1954 à Carhaix, Marie-Françoise Cosquéric vient de prendre la mairie de La Forêt-Fouesnant ; elle expose son parcours, ses liens familiaux avec la musique bretonne. (Au fournil montechois).

-------------------


 Les Américains ont déclaré la guerre aux caméras Flock. 

Les critiques envers Flock Safety reposent sur plusieurs arguments :

1.                  Surveillance intrusive :

·                                                         Les caméras Flock enregistrent en continu les déplacements des véhicules, créant une base de données massive accessible aux forces de l’ordre.

·                                                       Elles sont perçues comme un outil de contrôle social, notamment dans un contexte de montée des tensions politiques (ex. : manifestations comme celles de 2025 contre les lois restrictives) 

Dérives et abus :

·                                                       Des cas d’utilisation abusive ont été documentés, comme le traçage de partenaires romantiques par des policiers ou des employés, ou l’utilisation des données pour des enquêtes controversées (ex. : suivi de femmes ayant avorté au Texas) (northeasttimes.com)

L’Electronic Frontier Foundation (EFF) a révélé que des bases de données Flock ont été consultées lors d’enquêtes politiques ou sociales sensibles 

(eff.org)

Manque de transparence et de régulation :

·                                                       Flock Safety est accusée de collaborer avec des forces de l’ordre sans cadre légal strict, ce qui alimente les craintes d’un État policier (ibre-media.com)

Actions de protestation et de sabotage

Les méthodes de résistance incluent :

·                                 Vandalisme : caméras recouvertes de peinture, démontées, ou endommagées (ex. : spray, ruban adhésif, destruction physique).

·                                 Désactivation : certains activistes coupent les câbles ou brouillent les signaux des caméras.

·                               Manifestations : des rassemblements ont eu lieu devant les sièges de polices locales ou les bureaux de Flock Safety, avec des slogans comme « Arrêtez la surveillance de masse » (libre-media.com)

 (edition.cnn.com)

Bilan :

·                               Au moins 33 incidents de vandalisme ont été recensés entre juin et juillet 2026, dans 23 États différents. Plusieurs personnes ont été arrêtées et inculpées pour ces actes 

·                               Des élus locaux commencent à réagir : certains proposent des interdictions fédérales du financement de ces caméras, comme le député Thomas Massie (northeasttimes.com)

Réponse de Flock Safety et des autorités

·                               Flock Safety défend son outil en arguant qu’il aide à résoudre des crimes et à sécuriser les communautés. Son PDG, Garrett Langley, affirme que les caméras réduisent la criminalité et permettent des enquêtes plus rapides (leparisien.fr)

Certaines villes ont déjà cessé leur partenariat avec Flock, mais les caméras restent en place dans de nombreuses zones, souvent remplacées par des systèmes similaires d’autres entreprises 

(theguardian.com)

Les forces de l’ordre continuent de défendre l’utilisation de ces outils, malgré les critiques 

Contexte politique et social

·                                 Le mouvement s’inscrit dans un climat de défiance envers les technologies de surveillance, amplifié par :

·                                                         Les révélations sur les abus policiers (ex. : affaire George Floyd en 2020, toujours dans les mémoires).

·                                                         La polarisation politique aux États-Unis, où les deux camps (progressistes et conservateurs) s’opposent sur la question de la surveillance.

·                                                       L’essor des réseaux sociaux, qui amplifient les appels à l’action directe (leparisien.fr)

( ladn.eu)

Perspectives

·                                 Le mouvement « Deflock » pourrait s’étendre, surtout si d’autres dérives sont révélées.

·                               Des débats législatifs sont en cours pour encadrer (ou interdire) l’utilisation de ces caméras, mais les avancées restent lentes face à l’inertie des institutions (northeasttimes.com)

Flock Safety, bien que critiquée, reste un acteur majeur du secteur, avec un modèle économique basé sur la vente de ces technologies aux municipalités  (theguardian.com)

En résumé

Aspect

Détails

Origine du mouvement

« Deflock » : appel à détruire les caméras Flock, né sur TikTok.

Nombre de caméras

Plus de 120 000 déployées dans 6 000 communautés.

Méthodes de protestation

Vandalisme, désactivation, manifestations.

Accusations

Surveillance de masse, abus policiers, manque de transparence.

Réponse des autorités

Certains élus proposent des interdictions fédérales ; Flock Safety défend son outil.

Bilan humain

33 incidents de vandalisme recensés (juin-juillet 2026) ; arrestations

----------------------- 

 53 personnes ont lu cet article.

 

jeudi 23 juillet 2026

Jules Michelet - Le Moyen-Age –II - Les rois - Guerre avec la papauté - Les historiens -

 

Jules Michelet

Le Moyen-Age –II

Edito-Service- SA- Genève

Année d’édition ?

 


Les rois.

Page 36 :

Philippe Auguste créa la première garde royale.

Frédéric Barberousse était un empereur. (p 48).

Charlemagne a été ensorcelé au lac d’Aix-la-Chapelle. (p 176) (5)

En 1200, Jean devient roi d’Angleterre. Les Anglais voient la Normandie comme un territoire étranger. C’est le divorce. Les soutiens de la Normandie voient les Anglais comme des étrangers. La Normandie est prise par Philippe Auguste en 1204. (p 61) (6)

Jean, roi d’Angleterre, fait arracher les dents aux personnes, prêtres, Juifs, qui refusent de le financer en 1212. (p 80)

Saint Louis connaît une crise de mysticisme et il se plonge dans la lecture. Il commence la bibliothèque royale. (p 136) (7)

La Sainte Chapelle est d’inspiration arabe pour l’architecture. Eudes de Montreuil avait accompagné Saint Louis à la croisade. (p 137) (8)

Saint Louis meurt de la peste à Carthage, en Tunisie. C’est la dernière croisade. Le commerce remplacera la religion, avec la route de l’Inde. (p 131)

Philippe le Bel a la force pour lui et il en joue. (p 234)

Roi

Conseiller assassiné par le successeur

Saint-Louis

Le Barbier  la Brosse.

Tête pensante. Il sera tué. (9)

Philippe le Bel

Enguerrand de Marigny

Chevalier normand né Le Portier (10)

(Barbet est le maître de la monnaie – p351)

Philippe le Long

Gérard Guecte (11)

Charles Le Bel

Rémy, trésorier. (12)

Jean

(Poilvilain était le trésorier) – p351. (13)

Les conseillers sont des légistes favorables à des institutions d’ordre et de paix. Ils suscitent des jalousies. (p 271)

Plante-Genêts (= plante bruyère), nom en Bretagne. Il devient le nom des rois d’Angleterre. (p 314)

 

 

Les préjugés.

L’Ordre des Assassins, de Syrie, fait peur à tous les puissants qui développent des préjugés de haine sanguinaire mêlée de terreurs concernant les Juifs et les Musulmans, au 13e siècle.

 

La guerre entre la royauté et la Papauté.

Page 37 :

Philippe Auguste lutte contre Innocent III. (14)

Page 44 et 45 :

L’église apparaît assoiffée de sang, après la croisade des Albigeois. (p 101)

Qui dirigera au 14e siècle ? Le roi ou l’église ? (p 173).

Philippe Le Bel lutte contre Boniface VIII.

 

France(15)

Henri VIII

Schisme entre les protestants et les catholiques 

Grande-Bretagne (16)

François 1er

Concordat

France (17)

L’église connaîtra son apothéose jusqu’au Jubilée de 1300 , à Rome, puis ce sera son déclin. (p 177).

Le roi convoque les Etats Généraux le 10 avril 1302, à Notre-Dame, contre Boniface VIII. C’est l’acte de naissance de la France. (p 185)

Le clergé ne pourra pas sortir de France pour aller à Rome le 1er novembre, selon l’ordre du roi. (p 186).

Humilié et molesté à Agnani par Nogaret et Colonna, Boniface VIII se réfugie à Rome où il perd la tête, à l’âge de 86 ans et il y meurt. (p 198). (15 bis)

Benoît, le successeur, pardonne à tout le monde, sauf à Nogaret. « Leur pardonner, c’est les déclarer coupables. » (p 200). Empoisonné le 7 juin 1304, aucune enquête n’est ouverte. (p 200).

Le pape Clément se soumet à Philippe le Bel. Couronné à Lyon le 14 novembre 1305, il devient captif. (p 208).

Son amour pour Brunissende de Talleyrand lui coûte cher, financièrement. (p 209) (18)

Pourquoi le pape se réfugie-t-il à Avignon ?

Avignon reste en France mais n’appartient à personne. (p 269) Il apparaît indépendant. Philippe Le Bel a préféré le savoir là. L’avoir en captivité aurait révolté les chrétiens. (p 230)

Pour sauver son rôle de pape, Boniface cède les Templiers à Philippe Le Bel. (p 248)

50 ans après que le roi se soit retourné contre le pape, Etienne Marcel se retourne contre la royauté et le dauphin avec son ordonnance de 1357. (p 373) (19)

 

Les croisades.

Page 46 :

Les chefs chrétiens et musulmans s’apprécient en se côtoyant à Acre, en 1193.

Richard d’Angleterre, fils d’Henri II, est violent, vaillant de cruauté, Particulièrement contre les Sarrasins lors de la 3e croisade, la dernière en Terre Sainte. Il est insolent et orgueilleux. (p 44)

Les croisades suivantes concerneront l’Egypte et Constantinople.

 

La Normandie.

Elle est pillée par les troupes anglaises commandées par Knolles au 14e siècle, au temps d’Etienne Marcel à Paris. (p 365) (20)

 

Les historiens. Le français.

Page 49 :

Geoffroy de Villehardouin, de la Champagne, est le premier historien de la France en langue vulgaire. (21) Le français se répand en orient. (p 57) Les nobles anglais parlent encore le français au 14e siècle, jusqu’en 1361. Après cette année, ils avaient interdiction de l’écrire et de l’utiliser dans les actes publics. (p 317 et 319)

On écrit en latin. On traduit en français, en « langue vulgaire » (= vernaculaire). (p 237)

Le sire de Joinville, lui aussi de la Champagne, racontera l’histoire de Saint-Louis et la fin des croisades.  (22)

Nicétas est un historien grec de la 4e croisade à Constantinople, menée par les Vénitiens en 1187. (p 54).  (23)Ils gagnent des avantages matériels (1200). (p 57)

Le chapelain de Philippe Auguste, Guillaume Le Breton, écrit le récit flatteur et flagorneur de la bataille de Bouvines, le 17 août 1214. (24)

Froissart, historien des Jacqueries (p 367) et Guillaume de Nangis sont des historiens qui racontent la peste. (p 334). (25)

--------------------------

 

(5) Charlemagne (742–814) a fait d'Aix-la-Chapelle sa résidence principale à la fin de sa vie. Il y a construit un palais impérial et une chapelle palatine, aujourd'hui intégrée à la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Cependant, il n'existe pas de lac naturel ou artificiel directement associé à Charlemagne dans cette ville aujourd'hui. (Qwant)

(6) En 1204, le roi Philippe II Auguste (Philippe Auguste) a bien pris le contrôle du duché de Normandie, mettant fin à la domination des Plantagenêts (notamment Jean sans Terre) sur cette région. Cet événement marque un tournant dans l'histoire de France, car la Normandie est alors définitivement rattachée au domaine royal français (Qwant)

(7) La Bibliothèque royale trouve ses origines sous le règne de Charles V (1364–1380), qui a rassemblé une collection de manuscrits dans la tour de la Librairie du Louvre. Cependant, c'est sous Louis IX (Saint Louis, 1226–1270) que des efforts significatifs ont été faits pour conserver et organiser des manuscrits, notamment en fondant la Sainte-Chapelle (1248) où des livres liturgiques et royaux étaient conservés. (Qwant)

(8) Eudes de Montreuil : son rôle

Eudes de Montreuil (ou Eudes de Montreuil-sur-Epte), également appelé Maître Eudes, est l’architecte principal de la Sainte-Chapelle. Il est mentionné dans les archives comme « maître des œuvres du roi » et a supervisé la construction de 1243 à 1248.

Contributions d’Eudes de Montreuil

  • Direction des travaux : Il a dirigé l’ensemble du chantier, en collaboration avec d’autres artisans et maîtres d’œuvre.
  • Innovations techniques :
    • Il a perfectionné l’usage des arcs-boutants pour permettre des murs presque entièrement vitrés.
    • Il a optimisé la structure porteuse pour soutenir les vitraux sans alourdir l’ensemble.
  • Collaboration avec les artisans :
    • Les vitraux ont été réalisés par des maîtres verriers comme Jean de Chelles (qui a aussi travaillé sur Notre-Dame de Paris).
    • Les sculptures et les décors ont été confiés à des ateliers spécialisés, sous sa supervision.
  • Respect du calendrier : La chapelle a été construite en seulement 6 ans, un exploit pour l’époque, grâce à une organisation rigoureuse.

Postérité

Eudes de Montreuil est considéré comme l’un des grands architectes du gothique rayonnant. Son travail sur la Sainte-Chapelle a influencé d’autres édifices religieux en France, comme la Sainte-Chapelle de Riom (Auvergne) ou la cathédrale de Clermont-Ferrand. (Qwant)

(9)Jean de Joinville (1224–1317), sénéchal de Champagne et chroniqueur, proche de Saint Louis, souvent cité comme son conseiller et biographe. Il est l’auteur de la Vie de Saint Louis, une source majeure sur le règne de ce roi.

Romain Frangipani, un conseiller italien mentionné comme ayant aidé la régente Blanche de Castille pendant la minorité de Louis IX.

(10) Philippe le Bel (1268–1314) est un roi de France de la dynastie des Capétiens directs, connu pour son règne marqué par des conflits avec la papauté (affaire des Templiers, conflit avec Boniface VIII) et des tensions financières avec les États généraux.

Enguerrand de Marigny (vers 1260–1315) est un conseiller et homme d'État français, d'origine normande, qui a servi sous Philippe le Bel et son successeur Louis X. Il est surtout connu pour avoir été le principal ministre de Philippe le Bel après la chute des Templiers, jouant un rôle clé dans la gestion des finances royales. Il a été accusé de corruption après la mort de Philippe le Bel, condamné à mort et exécuté en 1315 sous Louis X. (Qwant)

(11) Philippe le Long, deuxième fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, succède dans des conditions équivoques à son frère aîné   Philippe V le Long : son sacre valide la loi salique - (Hérodote)

 Philippe V, (1291 – 1322) surnommé "Le Long", se distingue par son approche réformatrice et sa volonté de structurer et moderniser l’administration. (hist europe)

Le roi tente, malgré l'opposition des seigneurs du Midi, d'imposer une monnaie commune dans l'ensemble du royaume. (Encyclopaedia universalis)

(12) Charles Le Bel (1294–1328) est un roi de France, fils de Philippe IV le Bel, qui a régné de 1322 à 1328. Son règne est marqué par des tensions financières et politiques, notamment en raison des dettes accumulées par son père et des conflits avec la noblesse.

(13) Jean II le Bon:

(14) Philippe Auguste et Innocent III ont été en conflit principalement sur deux sujets :

  • Le mariage de Philippe Auguste avec Ingeburge de Danemark (1193) : Le roi avait annulé ce mariage peu après le couronnement, ce qui a provoqué une crise diplomatique avec la papauté. Innocent III a finalement imposé l'annulation du divorce et la réintégration d'Ingeburge comme reine de France, sous peine d'interdit sur le royaume.
  • La question de la suzeraineté pontificale : Innocent III a tenté d'affirmer l'autorité du pape sur les rois, notamment en exigeant que Philippe Auguste reconnaisse la supériorité spirituelle du Saint-Siège. Le roi de France a résisté à cette ingérence, défendant l'autonomie du pouvoir royal. (Qwant)

(15) Philippe le Bel cherche à renforcer le pouvoir royal en France, notamment en :

  • Taxant le clergé sans l’accord du pape (création de la décime, un impôt levé sur les églises).
  • Affirmant le droit de juger les évêques en cas de trahison, empiétant sur les prérogatives pontificales.
  • Soutenant les Colonna, une famille romaine opposée à Boniface VIII, après un conflit violent entre eux (destruction de Palestrina en 1297).

Boniface VIII, quant à lui, défend une théocratie pontificale et affirme la supériorité du pape sur les rois. En 1302, il publie la bulle Unam sanctam, qui déclare :

« Toute créature humaine, par nécessité de salut, doit être soumise au pontife romain. » Cette bulle affirme que le pouvoir spirituel (celui du pape) prime sur le pouvoir temporel (celui des rois).

L’escalade (1301–1303)

  • 1301 : Boniface VIII exige la libération d’un évêque français emprisonné par Philippe le Bel. Le roi refuse et convoque une assemblée à Paris (1302), où il obtient le soutien des évêques français contre le pape.
  • 1302 : Le pape publie Unam sanctam, une provocation directe pour le roi de France.
  • 1303 : Philippe le Bel lance une campagne de propagande contre Boniface VIII, l’accusant de simonie (vente des charges religieuses) et d’hérésie. Il envoie son conseiller Guillaume de Nogaret en Italie pour organiser une action contre le pape.

(15 bis) L’attentat d’Anagni (7–8 septembre 1303)

Le 7 septembre 1303, une troupe menée par Guillaume de Nogaret et Jacopo Colonna (un membre de la famille ennemie de Boniface VIII) prend d’assaut la ville d’Anagni, où réside le pape. Boniface VIII est capturé, humilié, et libéré le lendemain grâce à l’intervention des habitants.

Bien que libéré, Boniface VIII meurt un mois plus tard (11 octobre 1303), probablement des suites de cette agression.

Conséquences

  • Affaiblissement de la papauté : Le conflit marque un tournant dans la lutte entre pouvoir royal et pouvoir pontifical en Europe.
  • Début de la papauté d’Avignon : En 1309, le pape Clément V (un Français) s’installe à Avignon, sous l’influence de Philippe le Bel. La papauté reste en Avignon jusqu’en 1377, une période appelée la « captivité de Babylone ».
  • Renforcement de l’État royal français : Philippe le Bel sort renforcé de ce conflit, bien que son règne reste marqué par d’autres crises (affaire des Templiers, conflits avec la Flandre). (Qwant)

(16) Henri VIII (1491–1547), roi d'Angleterre de 1509 à sa mort, est surtout connu pour avoir rompu avec l'Église catholique et fondé l'Église d'Angleterre. Ce schisme, initié au début des années 1530, marque un tournant dans l'histoire religieuse européenne et la naissance du protestantisme en Angleterre.

Contexte et causes

  • Motif personnel : Henri VIII cherche à annuler son mariage avec Catherine d'Aragon, qui ne lui a pas donné d'héritier mâle. Le pape Clément VII refuse cette annulation, ce qui pousse le roi à contester l'autorité du pape sur l'Église d'Angleterre.
  • Motifs politiques : Henri VIII souhaite renforcer son pouvoir en contrôlant aussi bien l'État que l'Église sur son territoire.
  • Influence de Thomas Cranmer : L'archevêque de Canterbury, Thomas Cranmer, joue un rôle clé en soutenant la réforme et en légitimant le divorce d'Henri VIII.

Étapes clés du schisme

  1. 1527–1533 : Henri VIII demande l'annulation de son mariage. Le pape refuse, ce qui pousse le roi à se déclarer chef suprême de l'Église d'Angleterre en 1534 via l'Acte de Suprématie. Cela marque officiellement la rupture avec Rome.
  2. 1536–1539 : Dissolution des monastères et confiscation de leurs biens par Henri VIII, ce qui affaiblit l'Église catholique en Angleterre.
  3. 1539 : Publication du Six Articles, qui maintient certains dogmes catholiques (comme la transsubstantiation) tout en rejetant l'autorité du pape. Cela montre que le schisme n'est pas encore un virage protestant.
  4. Sous Édouard VI (1547–1553) : Le protestantisme progresse avec l'adoption du Livre de la Prière Commune (1549) et des réformes plus radicales.

Conséquences

  • Naissance de l'anglicanisme : L'Église d'Angleterre devient une voie moyenne entre catholicisme et protestantisme, bien que les tensions persistent.
  • Persécutions religieuses : Sous Marie Ire (1553–1558), catholique, les protestants sont persécutés. Sous Élisabeth Ire (1558–1603), l'anglicanisme est consolidé et le protestantisme s'enracine.
  • Impact en Europe : Ce schisme inspire d'autres réformes protestantes et affaiblit l'influence de l'Église catholique en Europe du Nord.

Différence avec la Réforme protestante

Le schisme d'Henri VIII n'est pas une réforme protestante au sens strict (comme celles de Luther ou Calvin). Il s'agit avant tout d'une rupture politique et personnelle avec Rome, même si elle ouvre la voie à des influences protestantes sous ses successeurs. L'Église d'Angleterre conserve une structure épiscopale et des rites proches du catholicisme, tout en rejetant l'autorité du pape. (Qwant)

  • (17) Le Concordat de Bologne a été signé le 18 août 1516 entre le pape Léon X et le roi François Ier, peu après la victoire française à Marignan (septembre 1515).
  • Il met fin à la Pragmatique Sanction de Bourges (1438), qui limitait l’influence du pape sur l’Église en France.
  • Ce texte officialise la supériorité du roi sur les nominations ecclésiastiques (évêques, abbés) dans le royaume, tout en maintenant une reconnaissance symbolique de l’autorité spirituelle du pape.

Principales dispositions

  • Nomination des évêques : Le roi obtient le droit de nommer les titulaires des sièges ecclésiastiques (évêchés, abbayes) dans les six mois suivant une vacance. Les nouveaux évêques prêtent serment de fidélité au roi.
  • Investiture spirituelle : Le pape conserve le pouvoir de donner l’investiture « spirituelle » a posteriori, mais sans pouvoir de veto sur les choix royaux.
  • Annates : Le pape récupère le droit de percevoir une taxe, appelée « annate », correspondant à la première année des revenus d’un bénéfice ecclésiastique.
  • Fin du conciliarisme : Le concordat met un terme aux principes électifs et collégiaux défendus par la Pragmatique Sanction, renforçant l’autorité royale sur l’Église nationale.

Conséquences et postérité

  • Le concordat renforce le gallicanisme royal, c’est-à-dire la subordination de l’Église à la monarchie française, tout en évitant un schisme avec Rome.
  • Il reste en vigueur jusqu’à la Révolution française (1789), malgré des contestations ponctuelles (notamment de l’Université et du Parlement de Paris).
  • Il pose les bases d’une Église nationale alignée sur les intérêts de l’État, une tradition qui influencera les relations Église-État en France jusqu’à la loi de 1905 (Séparation des Églises et de l’État). (Qwant)

(18) Clément V et Brunissende de Talleyrand Clément V, né Bertrand de Got, était effectivement proche de la famille de Talleyrand, notamment de Brunissende de Talleyrand, une noble limousine. Leur relation, à la fois politique et personnelle, a été critiquée par ses contemporains, notamment parce qu'elle aurait influencé ses décisions, comme la nomination de cardinaux issus de cette famille. Cette proximité a alimenté les rumeurs de népotisme et de corruption, déjà présentes en raison de la translocation de la papauté en Avignon sous son pontificat.

Conséquences financières et politiques

  • Népotisme : Clément V a nommé plusieurs membres de la famille de Talleyrand à des postes clés, ce qui a été perçu comme un abus de pouvoir et a affaibli la crédibilité de l'Église.
  • Dépendance financière : La papauté a dû financer les ambitions de cette famille, ce qui a pesé sur les ressources pontificales et accru les tensions avec les autres États européens.
  • Critiques et perte de légitimité : Ces choix ont contribué à la détérioration de l'image du pape, déjà fragilisée par le procès des Templiers et les accusations de simonie. (Qwant)

(19) L'ordonnance cabochienne, promulguée en janvier 1357 sous l'impulsion d'Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, marque un tournant dans la révolte parisienne contre le pouvoir royal pendant la guerre de Cent Ans. Elle vise à limiter l'autorité du dauphin Charles (futur Charles V) et à renforcer le rôle des États généraux dans le gouvernement du royaume.

Points clés de l'ordonnance cabochienne :

  • Elle impose que les décisions royales soient soumises à l'approbation des États généraux.
  • Elle restreint le pouvoir du dauphin en matière de finances, de justice et de nominations.
  • Elle est souvent interprétée comme une tentative de transférer une partie de la souveraineté du roi vers les représentants du peuple (bourgeois, nobles, clergé).

Cette ordonnance est un symbole de la contestation contre la monarchie centrale, mais elle sera rapidement annulée après la reprise en main du pouvoir par le dauphin Charles, qui reprendra le contrôle de Paris en 1358. Étienne Marcel sera tué lors de cette répression. (Qwant)

(20) Robert Knolles était un chef militaire anglais actif pendant la guerre de Cent Ans, notamment sous le règne d’Édouard III et de Richard II. Il a dirigé plusieurs expéditions en France, ciblant notamment la Normandie pour affaiblir le royaume de France et financer ses campagnes par le pillage.

Période : Les raids de Knolles en Normandie ont eu lieu principalement entre 1370 et 1372, pendant la troisième phase de la guerre de Cent Ans (1369–1380), marquée par une reprise des hostilités après la trêve de Brétigny (1360).

Objectifs : Ces expéditions visaient à piller les régions riches (comme la Normandie, proche de l’Angleterre) pour affaiblir l’économie française et financer les armées anglaises. Knolles et ses hommes ont ainsi ravagé des villes, des villages et des monastères, semant la terreur.

 Conséquences : Ces raids ont causé d’énormes destructions en Normandie, mais ont aussi contribué à radicaliser la résistance française, notamment sous l’impulsion de Du Guesclin, qui a progressivement repris l’avantage pour la France. (Qwant)

(21) Geoffroy de Villehardouin est effectivement considéré comme l’un des premiers historiens français à avoir rédigé une œuvre majeure en langue vernaculaire (le français médiéval) plutôt qu’en latin. Son texte le plus célèbre, La Conquête de Constantinople (ou De la Conquête de Constantinople), relate la quatrième croisade (1202–1204) et ses conséquences. Ce récit est à la fois un témoignage historique et une œuvre littéraire, marquant un tournant dans l’historiographie médiévale.

Points clés :

  • Langue : Il a choisi d’écrire en ancien français, ce qui était rare pour un texte historique à l’époque.
  • Style : Son œuvre mêle récit personnel (il a participé aux événements) et style épique, influençant la littérature médiévale.
  • Postérité : Il est souvent cité comme un pionnier de la prose narrative en français, aux côtés d’autres auteurs comme Jean de Joinville. (Qwant)

(22) Jean de Joinville (1224–1317) était un noble champenois, sénéchal de Champagne et un proche conseiller du roi Louis IX (Saint Louis). Il est surtout connu pour avoir écrit la Vie de Saint Louis, une biographie détaillée du roi, composée entre 1305 et 1309. Cet ouvrage est considéré comme une source majeure pour comprendre le règne de Saint Louis et la société médiévale française. (Qwant)

(23) Nicétas Choniatès est un historien et homme d'Église byzantin né vers 1155 et mort en 1217. Il est surtout connu pour son œuvre historique, la Chronique, qui couvre la période de 1081 à 1207. Cette chronique est une source majeure pour comprendre la chute de Constantinople lors de la quatrième croisade (1204) et les événements qui ont conduit à la fragmentation de l'Empire byzantin.

Ses écrits offrent un témoignage direct et détaillé sur :

  • La prise de Constantinople par les croisés en 1204.
  • Les conséquences politiques et sociales de cet événement.
  • La résistance byzantine face aux Latins et aux autres forces en présence. (Qwant)

(24) Guillaume le Breton est surtout connu pour avoir rédigé la Philippide, un poème épique en latin célébrant les victoires de Philippe Auguste, notamment la bataille de Bouvines (27 juillet 1214). Ce récit, écrit dans un style flatteur et élogieux envers le roi de France, s'inscrit dans la tradition des panégyriques médiévaux. Il met en avant la bravoure de Philippe Auguste et la supériorité des troupes françaises, tout en minimisant ou omettant les aspects moins glorieux du conflit. (Qwant)

(25) Jean Froissart (vers 1337–1404) et Guillaume de Nangis (mort en 1300) sont deux chroniqueurs médiévaux, mais leur lien direct avec la description de la peste noire (1347–1351) est inégal :

  • Guillaume de Nangis : Chroniqueur du XIIIe siècle, il est surtout connu pour ses écrits sur les règnes de Louis IX et Philippe III. Il ne décrit pas la peste noire, car celle-ci survient après sa mort (il meurt en 1300). Ses chroniques couvrent la période antérieure à 1300.
  • Jean Froissart : Chroniqueur du XIVe siècle, il est célèbre pour ses Chroniques, qui couvrent la période de 1325 à 1400. Il mentionne la peste noire dans ses écrits, notamment ses conséquences sociales et politiques en Europe. Cependant, ses descriptions sont moins détaillées que celles d'autres chroniqueurs contemporains comme Jean de Venette ou Gilles Le Muisit. (Qwant)

------------------ 

79 personnes ont lu cet article.