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mardi 5 mai 2026

Enseignement - Université - Bourses - Repas - Etudiant-es étrangers et étrangères -

 

Le repas à 1 € pour tous les étudiants : une avancée mais source de précarité

1. Mise en place de la mesure

À partir du 4 mai 2026, tous les étudiants (boursiers, non‑boursiers, apprentis, alternants, doctorants, volontaires) peuvent se rendre dans n’importe quel Crous et consommer un repas à 1 €. Le tarif est valable pour le déjeuner et le dîner, avec un seul repas par service par étudiant. Le paiement se fait via l’application Izly  (service-public.gouv.fr)

2. Réaction des syndicats étudiants

  • Satisfaction initiale : plusieurs syndicats se sont félicités de l’annonce, la considérant comme une avancée dans la lutte contre la précarité alimentaire des étudiants
  • Vigilance et scepticisme : les mêmes organisations restent sur leurs gardes. Elles soulignent que la mesure ne résoudra pas la précarité globale, qui touche logement, santé, etc.
  • Préoccupations budgétaires : aucune ligne budgétaire n’est encore prévue dans le budget 2026 pour financer la mesure, qui coûterait environ 90 millions d’euros par an à l’État. Les syndicats craignent que le manque de financement entraîne une saturation des restaurants universitaires et une détérioration du service (letudiant.fr)
  • Impact sur le personnel : l’augmentation de la fréquentation (environ 20 % depuis la mise en place du tarif) met sous pression les personnels des Crous, qui travaillent déjà avec des moyens humains et matériels constants. Les syndicats appellent à des recrutements et à des investissements supplémentaires pour garantir la qualité de vie au travail et la sécurité des étudiants  (ferc-cgt.org)

3. Enjeux de précarité

  • Critères de bourse : les critères actuels de bourse ne reflètent plus la réalité de la précarité étudiante. Les syndicats demandent une réforme de la bourse étudiante afin de mieux cibler les étudiants réellement en difficulté  (letudiant.fr)
  • Coût de la mesure : le coût estimé de 90 millions d’euros par an est jugé insuffisant pour couvrir les besoins supplémentaires (personnel, équipements, logistique)  (ferc-cgt.org)
  • Effet paradoxal : certains craignent que la généralisation du repas à 1 € ne nuise aux étudiants déjà en situation de précarité, en créant une concurrence accrue pour les repas disponibles  (france3-regions.franceinfo.fr)

4. Engagements du réseau des Crous

Le réseau des Crous s’engage à maintenir la qualité des repas (produits labellisés, bio, locaux) et à mettre en place une stratégie de déploiement progressive, avec un budget supplémentaire de 50 millions d’euros annoncé par le ministre de l’Enseignement supérieur (lescrous.fr)

Un dialogue social actif est prévu pour accompagner la mise en œuvre et préserver les conditions de travail des agents.

En résumé, la généralisation du repas à 1 € est perçue comme une avancée par les syndicats étudiants, mais ils restent vigilants quant à son impact sur la précarité, le financement, la saturation des restaurants et la charge de travail des personnels des Crous. La mesure nécessite un accompagnement budgétaire et organisationnel solide pour éviter de créer de nouvelles formes de précarité. (Qwant)

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Etudiant-es étranger-es

Titres de séjour non renouvelés

Frais différenciés.

la mise en œuvre des droits différenciés (2 895 € en licence, 3 941 € en master) pour les étudiants extracommunautaires,

les exonérations limitées à 10 % des établissements,

la fin des aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non‑européens,

le timbre fiscal applicable aux titres de séjour (350 € à partir du 1 er mai 2026). (Qwant)

Pourquoi un titre de séjour étudiant peut‑être refusé ou non renouvelé

1. Conditions de base pour le renouvellement

Les étudiants étrangers doivent déposer leur demande de renouvellement entre 4 et 2 mois avant l’expiration de leur titre de séjour actuel ; ils doivent être encore inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur ou de formation initiale  (herault.gouv.fr)


Si ces conditions ne sont pas remplies, la préfecture peut refuser le renouvellement.

2. Coût financier accru

Depuis le budget 2026, le tarif de la première carte de séjour passe de 200 € à 300 €  (meridiane.fr)
Pour un titre d’un an, le coût total peut atteindre 650 € lorsqu’on ajoute les nouvelles taxes (droit de visa de régularisation, autorisation provisoire de séjour, droit de timbre)  Ces montants élevés constituent un frein réel à la régularisation, surtout pour les étudiants qui ne disposent pas de ressources suffisantes  (lacimade.org)

3. Exigences linguistiques

Le renouvellement d’un titre de séjour étudiant exige désormais un niveau de français A2/B1 (meridiane.fr)
Un étudiant qui ne maîtrise pas ce niveau peut voir sa demande refusée, même s’il est toujours inscrit et dispose des ressources requises.

4. Difficultés administratives

Les plateformes de dépôt de dossiers sont souvent défaillantes (bugs, fermetures de guichets, absence de réponses téléphoniques)  (lacimade.org)
Ces dysfonctionnements peuvent entraîner des retards ou des refus administratifs, même si le dossier est complet.

5. Réforme 2025‑2026 et critères d’intégration

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la loi du 26 janvier 2024 impose des critères linguistiques et civiques pour les titres de séjour longue durée 

Bien que ces exigences concernent principalement les cartes pluriannuelles et les cartes de résident, elles peuvent influencer indirectement le renouvellement étudiant lorsqu’un étudiant souhaite obtenir une carte pluriannuelle après sa première année  (ouali-avocat.fr)

6. Conseils pratiques

  • Préparez votre dossier bien à l’avance (documents, justificatifs de ressources, certificat de langue).
  • Soumettez votre demande entre 4 et 2 mois avant l’expiration.
  • Assurez‑vous de pouvoir régler les frais de renouvellement (300 € + éventuelles taxes supplémentaires).
  • Vérifiez votre niveau de français et, si nécessaire, suivez un cours pour atteindre le niveau A2/B1 avant le dépôt.

En suivant ces étapes, vous réduirez les risques de refus ou de non-renouvellement de votre titre de séjour étudiant.

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samedi 18 avril 2026

Universités - Sous‑représentation des femmes - Isabelle Régner - Recherche scientifique -

 

Universités - Sous‑représentation des femmes selon Isabelle Régner

Isabelle Régner (professeure des universités, Laboratoire de Psychologie Cognitive, CNRS 7290) a mené plusieurs études démontrant que les femmes restent sous‑représentées à tous les niveaux de la recherche scientifique, notamment au CNRS.

1. Statistiques générales

  • Au CNRS, le pourcentage moyen de chercheuses est de 35 %
  • Ce pourcentage diminue avec la hiérarchie : plus on monte en grade, moins la proportion de femmes augmente, ce qui montre une baisse progressive de la représentation féminine à chaque niveau supérieur.

2. Biais implicites et décisions de promotion

  • Une étude de 40 jurys CNRS a montré que les stéréotypes implicites de genre (association automatique de science avec masculin) sont présents chez la plupart des membres, hommes comme femmes 
  • Lorsque les jurys nient ou minimisent l’existence de biais en faveur des femmes, la présence de ces stéréotypes réduit la promotion des femmes. En revanche, lorsqu’ils reconnaissent la possibilité d’un biais, l’influence des stéréotypes disparaît 

3. Actions mises en place

  • Depuis 2019, les jurys de concours sont invités à suivre une auto‑formation sur les stéréotypes de genre et à désigner un référent ou une référente parité (cnrs.f
  • Régner souligne que ces mesures doivent être complétées par d’autres actions (formation continue, évaluation systématique, stratégies de contrôle des biais) pour être réellement efficaces (egalab.org)

4. Conclusion

Les travaux d’Isabelle Régner montrent clairement que les femmes sont sous‑représentées à tous les niveaux de la recherche scientifique, et que les biais implicites de genre contribuent à cette inégalité. Les initiatives actuelles visent à réduire ces écarts, mais la situation reste préoccupante. (Qwant)

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mercredi 15 avril 2026

Amendes racistes à répétition - Evry - Maire : Beaudet - Enseignant raciste à Gand - Nathan Cofnas - Kanye West -

 

Amendes racistes à répétition

Evry

Maire : Beaudet

Police municipale

Propos racistes : Dakar.

Maire d’Évry et propos racistes

Le maire d’Évry, Stéphane Beaudet, a été critiqué pour des propos racistes envers un chauffeur de taxi sénégalais.

  • Un extrait d’un post Instagram indique que Beaudet a été accusé de « contrôler que des petits arabes et des petits noirs » et que la responsabilité de cette politique raciste lui est imputée 

(instagram.com)

  • Le maire a été pointé du doigt pour ces propos

Amendes répétées et accusations de racisme à Évry‑Courcouronnes

Les récents rapports et témoignages publiés sur les réseaux sociaux et dans la presse locale décrivent une situation où des jeunes de quartiers populaires d’Évry‑Courcouronnes, notamment dans les secteurs des Épinettes, des Aunettes et des Pyramides, se plaignent de contraventions fréquentes et souvent jugées injustifiées.
Ces amendes sont attribuées par la police municipale de la ville, notamment par l’unité Groupe de soutien et d’intervention (GSI) créée en 2016 pour intervenir sur des points sensibles comme les zones de trafic de drogue. Les jeunes témoignent d’une série de PV dressés pour des infractions mineures (tapage, crachat, dépôt de déchets, conduite sans casque) qui, selon eux, s’accumulent à plusieurs centaines, voire milliers d’euros avant même d’avoir atteint la majorité (leparisien.fr)

1. Contexte des accusations

  • Un groupe de policiers municipaux (le Groupe de soutien et d’intervention – GSI) a été accusé d’intervenir de façon disproportionnée dans le quartier des Épinettes, où les jeunes déclarent avoir reçu des centaines, voire des milliers d’euros de contraventions avant même d’avoir atteint la majorité.
  • Les infractions invoquées sont variées : tapage, crachat, dépôt de déchets, conduite sans casque, etc. Les documents officiels fournis par les jeunes montrent des contraventions majorées pour ces infractions (leparisien.fr)

2. Réactions et mobilisations

  • Le média Loopsider a publié une vidéo virale et plusieurs posts Facebook/Instagram où les adolescents racontent leurs expériences et dénoncent les abus du GSI.
  • Des recours collectifs ont été lancés, notamment à Évry, afin de contester les amendes et de demander la révision des pratiques de la police municipale (facebook.com)
  • Le Le Parisien a relayé ces témoignages et a mis en lumière la tension entre le GSI et les jeunes du quartier, soulignant que les amendes sont perçues comme abusives par les habitants (leparisien.fr)

3. Points de vigilance

  • Les accusations de racisme sont implicites dans les propos des jeunes, qui évoquent une surveillance ciblée de « petits arabes et petits noirs » (instagram.com)
  • La police municipale, dépendant de la mairie d’Évry‑Courcouronnes, n’a pas confirmé ces pratiques et a déclaré ne pas être au courant de la vidéo (instagram.com)

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Racisme

Gand

Polémique sur Nathan Cofnas

Enseignant américain de la « science de la race »

Emploi contesté

Racisme

Idée dangereuse

Les races n'existent pas

Nous sommes tous humains.

Idées controversées

  • Cofnas se décrit comme un « réaliste racial » et soutient que le QI est lié à la race.
  • Il affirme l’existence d’un « gène de l’intelligence » et estime que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs.
  • Ses publications et posts de blog ont été qualifiés de pseudoscience par de nombreux chercheurs, qui soulignent l’absence de prise en compte des facteurs environnementaux (nutrition, éducation) (bruxellestoday.be)

 Réactions à l’Université

  • 45 philosophes de l’UGent ont demandé le licenciement de Cofnas, invoquant des violations du code d’éthique de l’université et des propos « moralement méprisables » (dhnet.be)
  • Des petitions et des manifestations (soixante étudiants devant le bâtiment UFO) ont été organisées pour protester contre son recrutement (msn.com)
  • La rectrice Petra De Sutter a reconnu que certains propos de Cofnas pouvaient être « blessants ou inquiétants » mais a défendu la liberté académique, affirmant que les idées doivent être débattues plutôt que censurées (21news.be)

Le débat s’est internationalisé, rappelant des controverses similaires à Cambridge en 2024, où Cofnas avait également été critiqué pour des positions racistes (quillette.com)

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Le concert unique de Kanye West en France a été annulé à Marseille pour des raisons de sécurité et de respect de la loi contre la haine.

La date du 11 juin, jour du concert de la star américaine à Marseille, approchait. Finalement, les propos antisémites du chanteur auront eu raison de sa représentation. (Ouest France).

Face à la polémique, le concert de Kanye West à Marseille est finalement annulé. Entre pressions politiques et interdiction au Royaume-Uni, la tournée européenne du rappeur s’effrite. (L’Indépendant).

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17 personnes ont lu cet article.

 

mardi 31 mars 2026

Congés menstruels dans les universités françaises - La Réunion - La Rochelle - Limoges - Strasbourg - Reims - Hygiène - Remboursement - Université - Précarité menstruelle - Birmanie -

 

Congés menstruels dans les universités françaises

Université de La Réunion

  • Déploiement : à partir de janvier 2026.
  • Quotas : jusqu’à 2 jours par mois (maximum 15 jours par an).
  • Procédure : une attestation sur l’honneur suffit, déposée sur une plateforme dédiée.
  • Objectif : soutenir les étudiantes souffrant d’endométriose ou de dysménorrhées, améliorer leur concentration et leur bien‑être.
  • Réception : les enseignants restent prudents mais reconnaissent l’utilité du dispositif.
  • Référence :  (linfo.re)

Université de La Rochelle

  • Déploiement : rentrée de septembre 2026.
  • Quotas : jusqu’à 15 jours d’absence sur l’année universitaire.
  • Référence :  (sudouest.fr)

Université de Limoges

  • Déploiement : octobre 2025, sans distinction de genre.
  • Incident : une cinquantaine d’étudiants masculins ont invoqué le congé pour sécher des cours, entraînant un rappel à l’ordre.
  • Référence :  (video.lefigaro.fr)

Université de La Réunion (autre source)

  • Mention : le dispositif est la première initiative ultramarine de ce type.
  • Référence :  (linfo.re)

Université de Strasbourg

  • À partir de la rentrée 2026, la Commission de la formation et de la vie universitaire a adopté un dispositif de congé menstruel pour les étudiantes souffrant de dysménorrhée.
  • Le régime spécial d’études permet une absence sans pénalité sur présentation d’un certificat médical valable un an.
  • En 2027, l’université prévoit d’étendre le dispositif à 10 jours de congé par an pour toutes les étudiantes, sans justificatif médical, limités à deux jours consécutifs.
  • Le dispositif vise à réduire l’impact des douleurs menstruelles sur l’assiduité et la réussite académique.
  • Source : (unistra.fr, francebleu.fr, actu.fr)

Université de Reims Champagne‑Ardenne

  • Dès maintenant, les étudiants menstrués peuvent bénéficier de 10 jours de congé par an, répartis au maximum deux jours par mois.
  • Cette mesure est mise en place sans nécessité de justificatif médical.
  • Source :  (univ-reims.fr)

Tendances générales

  • Le concept gagne en visibilité, avec des mentions sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook) et des vidéos.
  • Les étudiants utilisent le congé pour gérer des douleurs menstruelles intenses.
  • Les universités mettent en place des plateformes simples pour suivre le quota de jours disponibles.
  • Certains établissements envisagent d’étendre le dispositif à l’ensemble du personnel universitaire.

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Remboursement des protections hygiéniques réutilisables à la rentrée universitaire

  • Date d’entrée en vigueur : dès la rentrée universitaire (septembre / octobre 2026) 
  • Éligibilité :
    • Femmes de moins de 26 ans
    • Bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), sans limite d’âge 
  • Montant remboursé : 60 % du prix des protections réutilisables (culottes et coupes) achetées en pharmacie (franceinfo.fr)
  • Population concernée : environ 6,7 millions de personnes
  • Objectifs annoncés : lutter contre la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d’achat et encourager l’usage de produits durables(lemonde.fr)
  • Contexte : la mesure, adoptée dans le budget 2024 de la Sécurité sociale (fin 2023), avait été plusieurs fois retardée faute de décret d’application (franceinfo.fr)

« Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et de dignité »Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité femmes‑hommes(lemonde.fr)

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Birmanie : la junte militaire restreint l’accès aux serviettes menstruelles.

Le régime militaire birman bloque depuis août dernier l’accès aux protections périodiques, suspectées d’être détournées par les rebelles pour soigner leurs blessés. Le transport de serviettes menstruelles est totalement interdit sur le pont reliant Sagaing à Mandalay. Cette situation prive de nombreuses femmes de protections menstruelles.

Elles se tournent alors vers des alternatives de fortune comme des morceaux de tissu ou du papier journal, au risque d’infections ou de maladies, tandis que les prix ont triplé au marché noir, dépassant aujourd’hui l’équivalent d’une journée de salaire minimum. Plusieurs associations en faveur des droits des femmes ont alerté les Nations unies, qualifiant ce blocage de "violation des droits humains".

05 26 

romeo-elvis-therapies-de-conversion-equipe-feminine-afghane-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

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samedi 28 mars 2026

Enseignement - Grandes écoles - Noblesse - Entre-soi - Femmes diplômées - Samuel Paty au Panthéon - Militarisme - Occupations -

 

Noblesse

Surreprésentation des familles nobles dans les grandes écoles françaises deux siècles après la Révolution.

Deux siècles après la Révolution française, une étude récente montre que les descendants de familles nobles restent surreprésentés dans les établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux.

1. Résultats clés de l’étude

Indicateur

Valeur

Référence

Probabilité d’intégrer une grande école (période récente 1990‑2015)

6 à 9 fois supérieure à la moyenne nationale

france24.com

Probabilité d’intégrer une grande école (début du XXᵉ siècle)

11 à 15 fois supérieure

france24.com

Répartition dans la population française

1 personne sur 500 d’origine aristocratique

france24.com

Répartition dans les grandes écoles

1 étudiant sur 50 d’origine aristocratique

france24.com

Écart hommes/femmes

Les hommes sont davantage surreprésentés que les femmes, bien que l’écart se soit réduit

france24.com

,

insee.fr

2. Méthodologie

  • Échantillon : 269 917 dossiers de dix grandes écoles (ENA, ENS Ulm, ESPCI Paris, École polytechnique, École des Ponts, Télécom Paris, Mines Paris, ESSEC, ESCP, Sciences Po) entre 1911 et 2015.
  • Identification des ascendants nobles : noms à particule et liste de l’Association d’entraide de la noblesse française (ANF).
  • Analyse : comparaison des chances d’admission entre les étudiants d’origine aristocratique et le reste de la population. |  (insee.fr)

3. Répartition par type d’établissement

  • Historiquement concentrés à Sciences Po, les descendants de la noblesse sont aujourd’hui uniformément répartis entre les écoles les plus prestigieuses.
  • Les écoles de commerce affichent les niveaux de surreprésentation les plus élevés. |  (france24.com)

 Interprétation

  • Malgré l’abolition des privilèges juridiques, des hiérarchies historiques persistent.
  • Les descendants de la noblesse semblent avoir perdu une part de leur domination financière, mais maintiennent un réseau d’entre-soi et investissent dans le capital scolaire. | (france24.com)
En résumé, deux siècles après la Révolution, les descendants de familles nobles ont entre six et neuf fois plus de chances d’intégrer les grandes écoles françaises que le reste de la population, avec une présence notable dans les écoles de commerce et une surreprésentation plus marquée chez les hommes. Ces résultats soulignent la persistance de mécanismes de reproduction sociale au-delà de la suppression officielle des privilèges aristocratiques. (Qwant)

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Belgique - Les femmes toujours plus nombreuses à décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur.

Les femmes de 25 à 34 ans sont de plus en plus nombreuses à être titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, creusant l’écart avec les hommes. Cet écart, qui était de 5,9 points de pourcentage en 2000, a atteint 15,1 points de pourcentage en 2025, ressort-il des chiffres publiés jeudi par Statbel.

(…) Différences entre régions

Les disparités régionales sont également notables.

Bruxelles affiche le taux le plus élevé de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25-34 ans avec 63,5% en 2025.

En Flandre, ce chiffre est inférieur de 10 points de pourcentage (53,5%), tandis qu’en Wallonie, il chute à 46,3%.

Dans chacune des trois régions, l’écart entre hommes et femmes continue de se creuser, atteignant notamment 16,2 points de pourcentage en Wallonie.

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Enseignement

« Samuel Paty au Panthéon »

Transmission, explication et émancipation par la connaissance

République précieuse.

Un comité de soutien nommé « Samuel Paty : un professeur au Panthéon » a lancé un appel à la panthéonisation de l’enseignant d’histoire‑géographie assassiné le 16 octobre 2020. Le comité, créé le 31 mars 2024, souhaite que Samuel Paty soit reconnu comme figure républicaine et héro de l’enseignement(la-croix.com)

 

Argumentation des partisans

Un héros du quotidien

Les initiateurs affirment que Paty ne doit pas être réduit à une victime de terrorisme, mais à un professeur qui a refusé de se mettre en retrait et qui a continué à enseigner malgré les menaces (marianne.net)


Joëlle Alazard, présidente de l’Association des professeurs d’histoire‑géographie, souligne que sa panthéonisation serait un signal fort aux enseignants et un message de soutien à l’école républicaine(radiofrance.fr)

 

La transmission comme valeur républicaine

Le comité insiste sur le rôle de Paty dans la transmission des valeurs de la République : liberté d’expression, laïcité et émancipation par la connaissance. Il est présenté comme un exemple de laïcité émancipatrice qui a incarné les idéaux des Lumières face à l’obscurantisme (la-croix.com)

Un symbole national

Samuel Paty est déjà perçu comme un symbole national. Sa panthéonisation serait, selon les signataires, une façon de nommer clairement ce qui s’est passé et d’adresser un message clair aux enseignants(franceinfo.fr)

Opposition du ministre de l’Éducation

Le ministre Édouard Géffray a déclaré qu’il n’était pas favorable à l’entrée de Paty au Panthéon « à titre personnel » 

Il rappelle que le Panthéon est « réservé à ceux qui, par leur création ou leur engagement, ont marqué l’histoire de la nation » (rtl.fr)

Réflexion nécessaire

Le ministre a également indiqué que la panthéonisation doit être réfléchie, soulignant la différence entre une victime de terrorisme et une figure ayant un apport individuel déterminant 

Il a rappelé que la décision appartient au président Emmanuel Macron(franceinfo.fr)

Pétition :

Pétition • Samuel Paty : un professeur au Panthéon - France • Change.org

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Militarisme

Lycée Claude Monet à Paris bloqué contre la militarisation et les coupes budgétaires.

Le lycée Claude Monet du 13ᵉ arrondissement de Paris a été bloqué par des élèves le vendredi dernier (2025) pour dénoncer la militarisation de l’éducation et les coupes budgétaires qui menacent les moyens scolaires. Le mouvement, qui s’inscrit dans une mobilisation nationale, a vu ses participants porter des slogans tels que « La jeunesse emmerde le militarisme » et « Bloquons tout » (facebook.com)

Objectifs revendiqués

Les élèves réclament la fin de l’austérité dans l’éducation :

  • Maintien des options et spécialités (Histoire‑art, langues, littérature, civils étrangers, paramédical).
  • Préservation des dédoublements en histoire‑géographie dans les filières technologiques.
  • Amélioration des moyens humains (surveillants, infirmières).
  • Fin du service national universel et de la militarisation de l’enseignement.
    Ces revendications sont liées à la volonté d’éviter la suppression de programmes et de garantir un avenir digne aux lycéens (revolutionpermanente.fr)

Réseau national

Le blocage parisien fait partie d’une série d’actions organisées dans plusieurs villes : Grenoble, Marseille, Rennes, Lyon et Le Havre. Les mobilisations partagent le même message anti‑guerre et anti‑austérité, et se sont souvent accompagnées de rassemblements pacifiques ou de blocages d’établissements scolaires (facebook.com)

Présence policière

Les vidéos et publications indiquent que la police était présente aux abords du lycée, chargant la foule de manière « chaotique » et utilisant des sprays de gel irritant. Aucun incident violent n’est rapporté dans le contexte parisien, contrairement à la situation au Havre où la police a utilisé des sprays et des lanceurs de balles de défense (revolutionpermanente.fr)

04 26 

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mardi 3 février 2026

Enseignement - Marseille - Plan Macron - J-M Blanquer - Le retour! Caroline Grandjean - Mort de l'Université

 

Enseignement

Marseille

Plan écoles de Macron

Justice

1,5 milliards d'euros

Chantier en chaos inquiétant.

 

Le rapport de la Cour des Comptes souligne l’absence de coordination globale entre les projets de transport et d’éducation, et l’absence de mesures spécifiques pour améliorer le climat scolaire ou la santé des élèves  (actu.fr)

 

Le plan ne prévoit pas de dispositifs pour renforcer la réussite scolaire, la mixité sociale ou le bien‑être des élèves, malgré les problèmes structurels identifiés  (actu.fr)

Le sénateur Max Brisson a critiqué le projet comme étant une « annonce politicienne » sans réelle cohérence, notamment sur le volet « école du futur »  (publicsenat.fr)

Certaines écoles ont déjà été rénovées, comme Oasis Aygalades, qui offre désormais un confort thermique et sanitaire satisfaisant  (tf1info.fr)

Bien que les travaux commencent à sortir de terre, aucune inauguration n’a encore eu lieu, et le calendrier reste flou, sans liste précise des écoles concernées par chaque marché  (actu.fr)

Investissement total : 1,5 milliard d’euros (400 millions d’État + 650 millions de garanties d’emprunt)  (marseille.fr)

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Université

J-M Blanquer

Terra Academia

Bachelor payant

Panthéon-Assas

Conflit d'intérêt

Ndlr : Celui qui a cassé l'enseignement pense à lui !

Jean‑Michel Blanquer, professeur à l’Université Panthéon‑Assas (Paris II)

  • Projet de bachelor payant : le 8 et 16 décembre 2025, il a présenté devant les instances de l’université un projet de bachelor payant, une licence à frais qui se multiplie dans le supérieur.
  • Terra Academia : Blanquer est le fondateur et le président d’un institut de formation privé qu’il a créé avec l’aide de Veolia. Cet institut sera le principal prestataire du bachelor payant proposé par l’université publique.
  • Conflit d’intérêt : il a déclaré qu’il ne subit aucun conflit d’intérêt, malgré son rôle à la fois d’enseignant à l’université et de dirigeant d’une société de conseil.

Ces éléments montrent que Blanquer est à la fois enseignant et entrepreneur dans le même domaine, et qu’il défend son projet de bachelor payant contre les accusations de conflit d’intérêt.  (mediapart.fr)

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Enseignement

Défaillance institutionnelle

Caroline Grandjean

Suicide de la directrice d'école.

Caroline Grandjean, directrice d’école dans le Cantal, a été la cible d’un harcèlement lesbophobe depuis septembre 2023. Elle a déposé plainte, mais n’a reçu aucune réponse ni soutien de l’Éducation nationale, des parents d’élèves ou de la municipalité où elle enseignait. Elle s’est suicidée le 1 septembre 2025, jour de la rentrée scolaire  (sos-homophobie.org)

Manque de soutien institutionnel

L’enquête administrative menée après son suicide a conclu à une « défaillance institutionnelle dans le soutien » apporté à la directrice. Le ministère a reconnu que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits, notamment en refusant une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité, décision jugée injuste  (huffingtonpost.fr)

Le Syndicat des directeurs et directrices d’école (S2DÉ) a salué la reconnaissance de la défaillance comme un symbole fort de la toxicité du management de l’Éducation nationale  (franceinfo.fr)

La veuve de Caroline Grandjean a exprimé son regret que les responsables ne soient pas reconnus dans le rapport, malgré la reconnaissance de la défaillance institutionnelle  (tf1info.fr)

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Enseignement

Université

Mort du service public

Soumission aux désirs et délires des multinationales

Anne Fraïsse, présidente d'université.

Anne Fraïsse est présidente de l’Université Paul‑Valéry de Montpellier depuis 2010, réélue en 2020. Elle a longtemps défendu la collégialité et la représentation des Sciences Humaines et Sociales dans les projets de fusion universitaire, refusant de céder aux pressions budgétaires du gouvernement  (fr.wikipedia.org)

·  Déficit budgétaire : l’université dispose d’un budget annuel d’environ 120 M € mais affiche un déficit d’environ 6 M € aggravé par la hausse des charges salariales. Elle est considérée comme l’un des établissements les plus sous‑encadrés de France, avec un ratio d’encadrement inférieur à 50 % dans 11 départements  (ecomnews.fr)

·  Sous‑dotation : les enseignants titulaires doivent recruter des vacataires et gérer des charges de travail excessives, ce qui entraîne un stress professionnel et des conséquences graves (suicides, crises cardiaques, AVC)  (francebleu.fr)

Anne Fraïsse se positionne comme une défenseure du service public universitaire. Elle critique le déficit budgétaire, le sous‑encadrement et l’influence des intérêts privés, tout en mettant en avant les réussites académiques de son établissement. Ses actions et ses déclarations visent à rappeler que l’université doit rester un pôle de recherche, d’enseignement et de service public indépendant des pressions des multinationales. (Qwant).

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