Gafa
Australie
Enfance
Amende
augmentée
Anthony
Albanese
Le gouvernement australien, dirigé par le Premier
ministre Anthony Albanese, a annoncé samedi
27 juin 2026 un durcissement des sanctions contre les géants du
numérique (GAFA : Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, etc.) pour
non-respect de l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16
ans.
Mesures clés :
·
L’amende
maximale pour les plateformes en infraction est doublée,
passant à 99 millions de dollars australiens (soit
environ 60 millions d’euros).
·
Le
régulateur australien du numérique obtient des pouvoirs accrus pour
contraindre les entreprises à respecter la loi, notamment en exigeant des
preuves de leurs dispositifs de vérification d’âge.
·
Une
enquête est en cours pour évaluer d’éventuels manquements de la part des
plateformes citées.
Contexte :
·
L’interdiction
est entrée en vigueur le 10 décembre 2025, mais son
efficacité reste limitée : plus de cinq millions de comptes de mineurs ont été
bloqués, mais les adolescents contournent les restrictions (faux comptes,
comptes au nom d’adultes, navigateurs privés).
·
Albanese
a déclaré : « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez
pour se conformer à la loi ; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux
sociaux ».
Cette initiative suscite un intérêt mondial,
certains pays envisageant des législations similaires. (Qwant)
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Qu'est-ce
que l'enfantisme, notion de plus en plus souvent associée aux luttes féministes
?
·
Qu’est‑ce que
l’enfantisme ?
C’est un mouvement social, culturel et politique qui revendique l’égalité de
dignité et de respect entre adultes et jeunes personnes. Il s’oppose à l’adultisme
– le système de domination des adultes sur les enfants fondé sur l’âge et le
statut majeur‑mineur – et vise à faire reconnaître les droits, la liberté et
l’autonomie des enfants comme des droits humains à part entière (apprendreaeduquer.fr)
·
Origines récentes
Le terme a été formalisé en 2024 par le Collectif enfantiste, qui
s’inspire du modèle du féminisme pour désigner les luttes en faveur des
intérêts des enfants. Le collectif a été créé en 2022 et a popularisé le
néologisme « enfantisme » pour parler de cette cause émergente (fr.wikipedia.org)
·
Pourquoi le rapproche‑t‑on
du féminisme ?
- Le féminisme a montré
comment un système de domination (le sexisme) peut être analysé, dénoncé
et combattu. L’enfantisme se propose d’appliquer la même logique
d’analyse critique aux rapports de pouvoir basés sur l’âge.
- Comme le féminisme
lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes,
l’enfantisme lutte contre les violences (physiques, psychologiques,
sexuelles) et les formes de privation exercées sur les enfants, souvent
banalisées ou invisibilisées par les adultes.
- Des militantes du
féminisme (ex. le collectif #NousToutes) intègrent désormais l’enfantisme
dans leurs revendications, ce qui rend la notion de plus en plus visible
dans les débats publics et les mobilisations contre les violences
sexuelles (lemonde.fr)
·
Principaux axes de
l’enfantisme
1.
Reconnaissance juridique :
appliquer pleinement la Convention internationale des droits de l’enfant et
l’intérêt supérieur de l’enfant.
2. Déconstruction de l’adultocentrisme : faire prendre
conscience que les enfants ne sont pas de simples « objets » de protection mais
des sujets porteurs de besoins et de droits.
3. Lutte contre les violences : dénoncer les fessées,
l’isolement, le chantage, les abus sexuels et toutes les formes de domination
qui restent souvent impunies.
4. Intersectionnalité : articuler la lutte enfantiste
avec d’autres mouvements (féminisme, antiracisme, décolonialisme) pour montrer
que les discriminations liées à l’âge s’entrecroisent avec celles liées au
genre, à la race, etc.
En résumé, l’enfantisme est le « féminisme de l’âge » : il
propose une lecture critique des inégalités entre adultes et enfants, en
s’inspirant des méthodes et des revendications du féminisme pour obtenir une
reconnaissance juridique et sociale des droits des enfants. (Qwant)
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Crèche
« People and Baby »
Enquête
demandée
Fermeture
de deux crèches
Soupçons
de maltraitances.
Contexte des fermetures Deux crèches du
groupe People & Baby ont été fermées à Villejuif
(Val-de-Marne) le 23 juillet 2026 en raison de soupçons
de maltraitance, selon un signalement interne. Ces fermetures font suite
à une série d’incidents graves dans d’autres établissements du groupe,
notamment :
- La mort d’une fillette de 11
mois en juin 2022 à Lyon après ingestion d’un produit caustique.
- Un bébé de 21 mois
« alcoolisé » découvert en mai 2026 dans une micro-crèche de
l’Oise, entraînant une enquête préliminaire contre X.
- Des signalements de violences,
brimades et conditions d’hygiène déplorables dans d’autres
structures, comme à Montpellier (panne de chauffage persistante, lavage à
l’eau froide)
Demande d’enquête administrative Le Syndicat
national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) a demandé au
gouvernement, mardi 28 juillet 2026, l’ouverture d’une enquête
administrative nationale sur le groupe People & Baby. Cette
demande inclut :
- Une mission conjointe
de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF
(Inspection générale des Finances) pour évaluer les pratiques du
groupe dans son ensemble.
- Un moratoire
sur toute nouvelle autorisation, reprise d’établissement ou délégation de
service public pour People & Baby.
- Le réexamen de
toutes les autorisations détenues par le groupe, avec suspension
ou fermeture des structures jugées dangereuses.
- À terme, une extinction
programmée de l’activité de People & Baby comme gestionnaire
de crèches, avec transfert des établissements vers des acteurs publics ou
associatifs (citoyens.com)
(midilibre.fr)
Arguments
du SNPPE :
« Il y a une répétition des alertes sur un sujet
majeur, puisqu’il a trait à l’intérêt et à la protection des enfants. » «
Les EAJE ne peuvent pas être gérés comme de simples entreprises commerciales. »
Réaction du groupe People & Baby Le
groupe, contrôlé depuis avril 2025 par le fonds d’investissement
Alcentra dans le cadre d’une restructuration financière, a annoncé en
2025 la fermeture de 44 crèches d’ici la fin de l’été 2026
pour « garantir sa pérennité ». People & Baby n’a pas souhaité commenter
les dernières fermetures ou les soupçons de maltraitance
Contexte sectoriel Ces affaires
s’inscrivent dans un débat plus large sur la marchandisation du secteur
de la petite enfance, où des critiques dénoncent une course à
la rentabilité au détriment de la sécurité et du bien-être des enfants
(lavoixdunord.fr) (midilibre.fr) (snppe.fr) 07 26
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Google
- Meta - Amazon - Gafam
Obéir
à des lois ? verser des impôts ? Payer correctement les
salarié-es ?
Par
Chapatte
1. Respect des lois et régulations
Les
GAFAM sont régulièrement confrontés à des sanctions, enquêtes ou
condamnations pour non-respect des lois, notamment en matière de concurrence,
protection des données, fiscalité et travail.
Google (Alphabet)
- Concurrence :
- En juin 2025, l'Autorité
de la concurrence française a infligé une amende de 150
millions d’euros à Google pour abus de position
dominante dans la publicité en ligne, après une décision de 2021
confirmée en appel.
- Aux États-Unis, Google a été
condamné en août 2023 (décision confirmée en 2025) à
payer 200 millions de dollars pour avoir trompé
les annonceurs sur les performances de ses annonces
publicitaires.
- Protection des données :
- En mars 2025, la CNIL
(France) a sanctionné Google à hauteur de 60 millions d’euros
pour manque de transparence dans la collecte de données
publicitaires, sans consentement valable.
- L’UE a ouvert plusieurs enquêtes
en 2025 sur le Digital Markets Act (DMA), notamment pour
favoritisme de ses propres services (ex. : Google
Shopping vs. comparateurs concurrents).
Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp)
- Protection des données :
- En mai 2025, Meta a été condamné
par la Cour de justice de l’UE à payer 1,2
milliard d’euros pour le transfert illégal de données
personnelles vers les États-Unis, une décision historique.
- En France, la CNIL
a infligé une amende de 40 millions d’euros en 2024
(toujours en vigueur en 2025) pour manque de clarté dans
les politiques de confidentialité.
- Désinformation et modération :
- Meta a été critiqué en 2025 pour
son manque de modération sur les contenus haineux en
Europe, malgré des engagements pris après l’invasion de l’Ukraine.
- Aux États-Unis, Meta a accepté en
2025 de payer 725 millions de dollars
pour régler un recours collectif sur la collecte illégale de
données biométriques (via Facebook).
Amazon
- Travail et conditions sociales :
- En janvier 2025, l’Inspection
du travail française a condamné Amazon à une amende de 3,2
millions d’euros pour travail dissimulé et non-respect
des temps de repos dans ses entrepôts [9].
- Aux États-Unis, Amazon a été
poursuivi en 2025 par le Department of Labor
pour sous-paiement systématique de ses employé·es
(notamment les livreurs) [10].
- Concurrence et fiscalité :
- En 2024, l’UE a
infligé une amende de 430 millions d’euros à Amazon pour
abus de position dominante dans le e-commerce, en
forçant les vendeurs à utiliser ses services logistiques .
- En France, Amazon a été contraint
en 2025 de payer 250 millions d’euros
d’arriérés d’impôts après un redressement fiscal pour optimisation
agressive.
2. Paiement des impôts : optimisation agressive et
redressements
Les
GAFAM sont connus pour leur stratégie d’optimisation fiscale,
utilisant des sièges sociaux dans des paradis fiscaux
(Irlande, Luxembourg, Pays-Bas) et des montages juridiques complexes
pour réduire leur imposition.
Chiffres clés (2025-2026)
|
Entreprise
|
Taux
d’imposition effectif (2025)
|
Redressements
fiscaux (2024-2025)
|
Siège
fiscal principal
|
|
Google
|
~12%
(vs. 25% en France)
|
1,1
milliard d’euros (UE)
|
Irlande
|
|
Meta
|
~10%
|
800
millions d’euros (UE)
|
Irlande
|
|
Amazon
|
~15%
|
1,3
milliard d’euros (UE + France)
|
Luxembourg
|
·
Google :
- En 2025, la Commission
européenne a exigé le remboursement de 1,1 milliard
d’euros à Google pour aides d’État illégales
perçues via des montages fiscaux en Irlande.
- En France, Google a payé 500
millions d’euros en 2024 pour régler un litige fiscal de
plusieurs années.
·
Meta :
- En 2025, Meta a dû verser 800
millions d’euros à l’UE pour évasion
fiscale via des filiales aux Pays-Bas et en Irlande.
- En Italie, Meta a été condamné en
2025 à payer 500 millions d’euros pour fraude
fiscale.
·
Amazon :
- En 2025, Amazon a accepté de
payer 1,3 milliard d’euros en redressements fiscaux en France
et dans l’UE pour optimisation abusive.
- Aux États-Unis, Amazon a été visé
par une enquête du Congrès en 2025 pour évasion
fiscale via des sociétés écrans.
3. Rémunération des salarié·es : écarts et
controverses
Les
GAFAM sont souvent pointés du doigt pour :
- Écarts de salaires entre employé·es
et dirigeants.
- Précarisation (intérim,
sous-traitance).
- Conditions de travail dans les
entrepôts (Amazon) ou les centres (Qwant)
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